Rita Hayworth

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Rita Hayworth

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Rita Hayworth (1918-1987) dans le film Gilda.

Nom de naissance Margarita Carmen Cansino
Surnom La déesse de l'amour
Naissance 17 octobre 1918
Brooklyn, New York, État de New York, Drapeau des États-Unis États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Décès 14 mai 1987 (à 68 ans)
Manhattan, New York, État de New York, Drapeau des États-Unis États-Unis
Profession Actrice
Danseuse
Films notables Arènes sanglantes
Ô toi ma charmante
La Reine de Broadway
Gilda
La Dame de Shanghai
Tables séparées

Rita Hayworth (née Margarita Carmen Cansino le 17 octobre 1918 à New York - 14 mai 1987 à New York) est une actrice américaine. Elle fut le sex symbol féminin des années 1940. Surnommée « la déesse de l’amour », elle devient une légende vivante avec son rôle principal dans le film mythique Gilda. Elle fut l’épouse d’Orson Welles, du prince Ali Khan et de Dick Haymes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Des origines européennes[modifier | modifier le code]

Rita Hayworth, pin-up girl

Le 17 octobre 1918, Rita Hayworth naît dans le quartier de Brooklyn à New York, sous le nom de Margarita Carmen Cansino[1]. Elle est l’aînée d’une famille de trois enfants (deux jeunes frères).

Son père, Eduardo Cansino, danseur assez célèbre, est d’origine sévillane.

Le père d’Eduardo, Don Antonio Casino, a parcouru le monde avec des représentations qui ont conquis des foules entières avant de s'installer en Amérique. Il a fondé avec certains de ses enfants[2] une troupe populaire de danseurs andalous, les « Dancing Cansinos », le charme latin étant à la mode aux États-Unis. Don Antonio oblige son fils aîné Eduardo à faire de la danse, alors que celui-ci nourrit le rêve de devenir matador[3].

À la suite du décès de deux de ses filles, Don Antonio rentre en Espagne avec sa famille et se consacre uniquement à l’enseignement de la danse[4].

Par la suite, Elisa, une autre de ses filles monta un numéro de danse avec Eduardo, son frère. Ils embarquèrent tous les deux en janvier 1913 pour les États-Unis et parcoururent ainsi le pays avec ce nouveau numéro dansé qui devint renommé[5] et qui se révéla particulièrement lucratif[4].

La mère de Rita, Volga, née Hayworth, elle-même danseuse notamment pour les Ziegfeld Follies, est fille d’acteurs irlandais[3]. Elle avait fui le domicile de ses parents, bien décidée à monter sur les planches. Très vite, elle rencontre Eduardo et décide de le suivre dans ses tournées. Ils se marient en 1917[4].

Ses premiers pas : danseuse[modifier | modifier le code]

1918, Rita était née. Dès ses premières années, elle se produit dans la troupe familiale des « Dancing Cansino » et danse notamment à 4 ans avec éventail et castagnettes, à l’occasion d’un récital au Carnegie Hall. « J'avais quatre ans lorsque je suis montée pour la première fois sur une scène. Celle du Carnegie Hall. Mon père et ma tante Eliza s'y produisaient en une époque heureuse dans cette Amérique d'après-guerre. Ma prestation consistait à jouer des castagnettes et à danser du flamenco dans un numéro spécialement mis au point pour moi par mon grand-père Don Antonio. Je ne me souviens plus si j'ai été applaudie… Je l'ai sûrement été car le public est toujours indulgent pour les enfants. »[6].

Son père, qu’elle admire, exige d’elle un travail intense, il lui impose des cours de danse rigoureux et particulièrement contraignants.

« Travailler, travailler, c’est le seul mot que j’ai entendu pendant mon enfance, confiera plus tard la star Rita Hayworth. Mes parents m’ont appris à danser avant que je marche… »[3]. Rita est alors d’une nature réservée, obéissante et d’une timidité maladive[4].

Avec l’arrivée du parlant, l’âge d’or du music-hall se termine et leurs spectacles ne font plus recette, tant et si bien que le groupe se dissout. Eduardo quitte New York, entasse sa famille dans une roulotte et part au hasard des routes[3]. Persuadé que l’avenir est aux comédies musicales, il prend la direction de Los Angeles espérant poursuivre sa carrière au cinéma, les latin-lovers étant toujours à la mode. Mais réussir à Hollywood n’est pas facile, alors il fonde une école de danse en 1929 à l’angle de Sunset Boulevard et de Vine Boulevard et c’est un succès. Margarita y perfectionne son apprentissage et sera danseuse professionnelle dès l'âge de 12 ans[7].

Le krach de Wall Street vient ébranler l’entente familiale et ses finances, et met l'école de danse en danger. Eduardo perd ses économies dans de mauvais placements[3]. Et les Cansino, bohèmes dans l’âme, repartent sur les routes dans leur roulotte dès la première offre intéressante. Eduardo pousse sa fille à suivre ses cours de danse, et elle se révèle la plus disposée à prendre la relève.

Les besoins financiers se faisant sentir, Eduardo remonte ses anciens numéros de danse, met sur pieds des spectacles et décide de prendre sa fille, alors âgée de 13 ans, comme partenaire attitrée : les « Dancing Cansinos » ressuscitent. Ils dansent des versions modernes du tango espagnol et du boléro, elle se vieillissant, lui se rajeunissant, arrivant même à passer pour un couple. Leur succès est inouï. Margarita travaille beaucoup, jusqu’à vingt shows par semaine, dans des night-clubs à Hollywood, comme l’Agua Calienta à Tijuana (frontière du Mexique), à Santa Monica, à Long Beach… Rita prend cette nouvelle vie comme un privilège de se retrouver avec son père, qu’elle admire, mais elle va vite déchanter : alcoolique, il devient tyrannique, violent, et comme elle le confiera plus tard à Orson Welles, son second mari, elle subira des relations incestueuses[8]. Les conséquences psychologiques seront désastreuses pour Rita et se feront toujours sentir dans sa vie et dans ses relations chaotiques avec les hommes[4].

Pourtant, malgré ces abus, sa réserve et sa timidité maladive, Rita apparaît sur scène en une femme sensuelle dotée d’une grâce et d’une prestance naturelle[9]. Si elle est réservée et introvertie dans sa vie privée, elle s’épanouit dès qu’elle se trouve sous les spotlights. Lors de ses représentations dans les night-clubs, Eduardo ne manque pas de la présenter à tous ceux qui comptent à Hollywood dans le secret espoir de décrocher un contrat de cinéma[4].

De la figurante à la starlette[modifier | modifier le code]

Rita Hayworth en 1935

Ainsi, en 1933, La Warner Bros. Pictures lui fait passer un bout d’essai mais l’écarte, la jugeant trop ronde et de front trop étroit[10]. D’autres la trouvent trop brune ou elle n’a pas le look qui convient.

C’est Winfield Sheehan (en), vice-président de la Fox Film Corporation, qui remarque l’adolescente de quinze ans « à la timidité qui faisait peine à voir »[11] lors d’un passage à Tijuana. Il assiste au numéro de Rita, et séduit par son charme et son allure, lui fait passer des essais au studio de la Fox sur Western Avenue à Hollywood. Les tests sont plus que concluants et Sheehan lui fait signer un contrat, à condition qu’elle change son prénom en Rita et qu’elle suive un régime, des leçons de diction et de maintien[9].

Elle tourne très vite un court métrage et danse dans un de ses premiers films L'Enfer (1935) aux côtés de Spencer Tracy, Eduardo en sera d’ailleurs l’un des chorégraphes[7]. Elle apparaît dans plusieurs films de série B, Under the Pampas Moon, Charlie Chan en Égypte, Human Cargo où elle incarne les filles exotiques, mexicaines, égyptiennes, russes… Mais Sheehan a un projet d’envergure et veut faire de Rita une vedette grâce à un nouveau film Ramona avec pour elle un premier grand rôle[9].

Seulement la Fox connaît de sérieuses difficultés et lorsqu’elle fusionne avec la 20th Century Pictures pour devenir la 20th Century Fox, le nouveau producteur en chef Darryl F. Zanuck se débarrasse de Sheehan et décide de retravailler tous les projets de ce dernier. Il remplace Rita par Loretta Young pour le film Ramona (1936), alors qu’elle avait déjà travaillé le rôle. De plus, il la libère de son contrat[10], geste qu’il regrette des années plus tard. Quand le studio lui signifie par téléphone qu’elle n’avait plus à mettre les pieds à la Fox, Rita est désespérée.

« Naturellement, j’ai pleuré et crié et j’ai juré que je leur montrerais qu’ils avaient fait une terrible erreur, j’ai décidé que je deviendrais célèbre et qu’ils le regretteraient »[12].

C’est à ce moment-là qu’elle rencontre Edward C. Judson, obscur homme d'affaires arriviste, qui après avoir visionné les rushes du film Ramona[9] propose à Rita, fragilisée par la perte de son contrat, de s’occuper de sa carrière pour tenter de la propulser dans le cinéma. Très vite, il lui trouve des contrats dans des sociétés de petite envergure qui produisent des films de série B : elle tourne un petit rôle dans Meet Nero Wolfe pour la Columbia, deux westerns pour la Crescent Pictures Corporation et deux autres pour la Republic Pictures et la Boots and Saddles Pictures.

Étouffée par son père et sa mère, devenue alcoolique, Rita commence à prendre ses distances avec sa famille et en 1937, alors qu'elle est âgée de 19 ans, elle épouse Judson, de 20 ans son aîné, ce qui lui permet d'échapper à l’enfer familial. Judson se substitue totalement au père de la jeune starlette, toute docile[4]. Dès lors, Judson la métamorphose… Il lui fait prendre des cours de diction, la persuade de changer totalement son « look », de se mettre à la diète, d’avoir recours à la chirurgie esthétique pour creuser l’ovale de son visage (en arrachant des molaires) et pour redessiner l’implantation de ses cheveux[10]. Rita est trop brune et trop « latino ». Après des semaines de torture avec les séances d’électrolyse, il la teint en roux agressif[4].

Continuant ses plans, il la présente entre-temps à Harry Cohn, le patron de la Columbia Pictures, qu’il connaît bien. Le producteur tombe sous le charme de la belle starlette et lui fait signer un contrat de sept ans de 250 dollars par semaine[10]. Il prend en charge les frais pour parachever sa transformation[4] et change son nom de Cansino par le nom de sa mère, Hayworth, pour faire plus distingué (avec un y, ce qui la distingue de son oncle, Vinton Haworth, également acteur)[10]. Elle apparaît pour la première fois sous son pseudonyme en 1937 avec le film Criminels de l'air (Criminals of the air)[7] où elle exécute à nouveau des danses espagnoles. Elle tourne ensuite dans une douzaine de films de piètre qualité mais qui lui permettent tout de même d’acquérir plus de métier.

Harry Cohn, réputé pour sa vulgarité, est très vite obsédé par la jeune starlette qui refuse ses avances. Orson Welles qualifie cette obsession par « un fantastique sens de la propriété »[8]. Et Rita subit aussi bien une cour empressée que des humiliations répétées, Cohn faisant payer chèrement tous ses refus. Il épia toutes ses relations allant même installer des micros dans sa loge pour être au courant de tous ses faits et gestes. Ce qui ne l’empêche pas de renouveler à chaque fois ses contrats[4].

La déesse de l'amour[modifier | modifier le code]

Rita Hayworth et Tyrone Power dans Arènes sanglantes (1941)

Rita Hayworth se fait enfin remarquer dans le film d’Howard Hawks Seuls les anges ont des ailes malgré la présence écrasante de ses deux célèbres partenaires Cary Grant et Jean Arthur qui est alors la star de la Columbia. Rebutée par la grossièreté de Cohn, Jean Arthur quitte par la suite la Columbia[13]. Ce film fut déterminant pour la carrière de Rita mais l’expérience fut loin d’être des plus agréables ; elle déclara plus tard : « Ce fut un film difficile pour moi. C’était la première fois que je jouais dans un film « A » important et j’avais vraiment peur. Cary Grant a été charmant et très gentil avec moi, il m’a dit : "Ne t’inquiète pas, ça va marcher" »[14].

Effectivement, le film est un succès : les critiques sont enthousiastes et le public masculin aussi, réagissant à chaque apparition de la nouvelle vedette de l’écran, Rita Hayworth[14]. Harry Cohn en prend bonne note : lui qui n’a jamais réussi à créer une véritable star sous contrat exclusif dans ses studios tient peut-être là un véritable filon avec Rita. Il commence à s’occuper énormément d’elle[15].

Rita gagne alors 2 500 dollars par semaine, et cette somme sera multipliée par dix au cours des années suivantes. Sa carrière démarre[13].

Mais le producteur a du mal a trouver des projets pour sa nouvelle vedette[10] et malgré les films qu’elle tourne à la Columbia, ce sont les autres grands studios d’Hollywood qui vont révéler l’actrice. Elle tourne deux séries B pour la Columbia, ainsi qu'un musical Musique dans mon cœur et un film de serial Blondie on a Budget basé sur un Comic strip américain.

La Metro-Goldwyn-Mayer est la première des Majors compagnies à utiliser Rita. Le réalisateur George Cukor lui avait fait passer des essais en 1938, pour la comédie Vacances. La jugeant trop immature pour interpréter la sœur de Katharine Hepburn mais lui reconnaissant un charme indéfinissable[6], il la recommande deux ans plus tard à la Metro-Goldwyn-Mayer pour un rôle secondaire très glamour dans Suzanne et ses idées avec Joan Crawford. Harry Cohn la « prête » volontiers à la célèbre compagnie. Le public réagit immédiatement, à tel point que la Columbia doit tirer un grand nombre de photos publicitaires pour satisfaire ses admirateurs[10].

Elle tourne ensuite deux autres films pour la Columbia : un remake du film français Gribouille, The Lady in question de Charles Vidor (qui deviendra son réalisateur fétiche et avec, pour la première fois, Glenn Ford avec qui elle tourne cinq fois) et L'Ange de Broadway réalisé par le scénariste Ben Hecht.

Harry Cohn est maintenant sûr de la valeur de Rita. Ne sachant toujours pas comment l’employer[10], il continue à la « prêter » à d’autres compagnies plus célèbres. Un Harry Cohn d’ailleurs très enthousiaste à l’idée de voir son étoile gagner en célébrité et obtenir une plus grande audience chez les cinéphiles, son investissement étant également valorisé par le fait de percevoir un pourcentage sur le salaire versé par les autres studios[4].

Ainsi, une autre des principales compagnies s’intéresse à l’étoile naissante et l’engage pour ses deux prochains films. Ce studio, la Warner Bros. Pictures, produit le nouveau film de James Cagney, The Strawberry Blonde avec Olivia de Havilland et Ann Sheridan comme interprètes féminines, lorsqu’un conflit entre Ann Sheridan et Jack Warner, le producteur, éclate. Elle refuse de faire le film. Le réalisateur du film, Raoul Walsh pense alors à Rita Hayworth qu’il avait remarqué également à l’Agua Calienta quand elle dansait sous le nom des Cansinos, et dans un film de la Columbia. Il clame à Jack Warner « J’ai la fille qui vous faut ! »[16].

Fraîche et pétillante, Rita va brillamment composer son personnage de séductrice et faire craquer James Cagney, époux de la très sérieuse Olivia de Havilland. « Quand le petit dentiste (Cagney) parle d’elle comme son idéal, c’est à l’image désormais classique de Rita Hayworth qu’il fait illusion : la fille dont les hommes rêvent et sur laquelle ils fantasment… »[4]. Un idéal féminin de séductrice qui se retrouve dans la plupart de ses films suivants. Le sex symbol des années quarante est né. Le film remporte un vif succès et un critique du « Times » écrivit «…Rita Hayworth vole toutes les scènes où elle joue avec James Cagney et Olivia de Havilland ; c’est elle qui domine le film ». Rita devient une star du jour au lendemain[16]. Le deuxième film de la Warner est une comédie romantique Affectionately Yours, la compagnie essaye de racheter le contrat de Rita à la Columbia, en vain.

Rita Hayworth en 1942, faisant la promotion de la récupération des déchets métalliques pour soutenir l'effort de guerre américain

C’est ensuite la 20th Century Fox qui la réclame à prix d'or pour Arènes sanglantes film en Technicolor, avec Tyrone Power et Linda Darnell. Rouben Mamoulian, le réalisateur a pourtant auditionné plus de 30 actrices pour le rôle de Doña Sol, mais il finit par exiger de Darryl Zanuck qu’il fasse venir Rita au casting[9]. Dès qu’il la voit, fasciné par sa gestuelle sensuelle, il sait que c’est elle. Rita y réalise encore une magnifique performance et perpétue son image de femme fatale. Hermes Pan[17], chorégraphe, fut un artisan de la sublime gestuelle de Rita dans Arènes sanglantes : bien des scènes furent chorégraphiées avec précision comme la scène mémorable où l’ensorcelante Doña Sol/Rita Hayworth mime le toréro donnant l’estocade au taureau représenté par Tyrone Power, exprimant tout le désir et la fascination sensuelle qu’elle exerce sur sa proie[4]. Rita hypnotise aussi bien Tyrone Power que le public masculin.

« Les gens l’identifiaient à la fascinante déesse de l’amour, mais elle n’était qu’une petite fille de huit ans. C’était une stupéfiante transformation – ou plutôt un alliage stupéfiant. On ne pouvait pas croire que ces deux êtres étaient une même personne… Elle m’a toujours fait penser à une gitane par sa façon de se comporter. Soudain elle se levait et se mettait à danser. On lui parlait, mais elle ne répondait pas, elle se contentait de danser. Et c’était beau ! » Hermes Pan[18]. Le chorégraphe devient et reste un de ses meilleurs amis.

Rita Hayworth fait maintenant la couverture de tous les magazines et la une des quotidiens, et grâce au film, elle devient une star internationale[9]. Grâce à ces succès Zanuck la réclame encore, persuadé maintenant de son impact auprès du public, pour un musical Mon amie Sally d’Irving Cummings avec Victor Mature et pour Six destins de Julien Duvivier. Désormais, Cohn ne se permet plus de « louer » sa star aux autres studios de production bien décidé à ne l’employer que pour la Columbia.

En 1941, grâce à une photo[19] de Bob Landry parue en couverture de Life magazine où elle apparaît à genoux sur son propre lit en déshabillé de satin et dentelle, elle obtient une popularité considérable auprès des G.I. américains engagés dans la Seconde Guerre mondiale. C’est le règne des pin-up girls et Rita est, avec Betty Grable, sans doute la plus populaire auprès de ces soldats qui épinglent les photos de leur star aux murs de leurs chambrées[10]. Rita participe à l’Hollywood Canteen en dansant au bras des GI’s. En 1943, elle visite des bases militaires et des hôpitaux et fait une immense tournée pour soutenir le moral des troupes (on la voit en particulier en compagnie de Marlène Dietrich).

À la Columbia, l’actrice se remet à la danse pour des comédies musicales comme Musique dans mon cœur et tourne dans deux petits bijoux avec Fred Astaire, L'Amour vient en dansant et Ô toi ma charmante. L’alchimie électrique des deux interprètes touche le public et à la grande joie des spectateurs, le couple explose littéralement l’écran. Dans ses mémoires, Fred Astaire écrit combien les deux films tournés avec Rita « furent de délicieuses expériences » et combien il avait aimé danser avec elle, peut-être même sa partenaire préférée selon l’historien du cinéma Glenn Shipley[9]. « chacun de ses mouvements épousait les siens, comme jamais avec aucune autre partenaire »[20]. Rita garda ces deux tournages comme précieux dans sa carrière « Fred était venu à la Columbia et m’avait demandée, il savait que j’étais danseuse… Sans lui, je n’aurai jamais joué dans ces deux films »[12].

C’est en même temps que la sortie du film qu’elle divorce (22 mai 1942) d’un Edward Judson devenu menaçant, violent et d’une jalousie maladive.

Les spéculations sur ses amours vont alors bon train, et outre une relation suivie avec son partenaire de Mon amie Sally, Victor Mature, on lui prête des liaisons avec David Niven, Gilbert Roland, Tony Martin et le collectionneur des conquêtes féminines, Howard Hughes[9].

L'étoile au firmament[modifier | modifier le code]

Rita Hayworth en 1945

Orson Welles, acteur et réalisateur de génie, est également fasciné par la célèbre photo de Life et entreprend de séduire « la plus belle femme des États-Unis »[21]. La star succombe à la passion et la détermination de Welles et les deux célébrités finissent par se fréquenter assidûment.

Toujours entouré d’une troupe de théâtre composée d’acteurs comme Joseph Cotten ou Agnes Moorehead, Orson, réformé[22] de l’armée, veut participer à l’effort de guerre en montant un spectacle de divertissement le « Mercury Wonder Show », avec des numéros de variétés et de magie sous un chapiteau. Rita y participe avec une joie folle, trop heureuse de faire partie d’une « famille », et s’amuse comme une enfant à exécuter auprès d’Orson des tours d’illusionniste. Après quelques représentations de rodage, la première du spectacle doit avoir lieu en août 43, mais la veille, Cohn interdit à sa star de monter sur scène[21], ne supportant pas qu’elle figure dans un spectacle qui pourrait la distraire du film qu’elle est en train de tourner[23]. Elle a beau le supplier, son producteur a le droit, légalement, d’user de ses prérogatives. Contrainte et dépitée, elle se consacre exclusivement à son nouveau film La Reine de Broadway[4]. Fou d’elle et bouleversé par sa détresse, Orson lui propose le mariage et c’est à la sauvette et en petit comité qu’a lieu la cérémonie le 7 septembre 1943[21].

Elle rejoint les plateaux de la comédie musicale La Reine de Broadway avec Gene Kelly et Charles Vidor pour réalisateur. Ce film met en valeur les réelles qualités de danseuse de Rita et révèle les talents de chorégraphe de Gene Kelly (et de Stanley Donen), notamment dans le fameux numéro « The alter ego dance » où il danse avec lui-même. À sa sortie en 1944, le film est un triomphe sans précédent qui lui vaudra, cette fois, une renommée mondiale.

Elle tournera encore avec succès deux films musicaux, Cette nuit et toujours de Victor Saville (1945), et L'Étoile des étoiles d’Alexander Hall (1947).

Désormais le public attend son numéro musical, quel que soit le genre de films où elle apparaît. Mais elle n’a pas beaucoup de voix et doit se faire doubler dans ses chansons[10], notamment par Nan Wynn, Anita Ellis ou Jo Ann Greer, secret que la Columbia garde jalousement[10].

Boudé par le cinéma et écarté de la guerre, Orson s’investit dans une nouvelle passion, la politique. Dès lors il participe à des allocutions et des discours politiques ainsi qu’à la campagne de réélection de Franklin Roosevelt. Pour se sortir un peu d’Hollywood, Rita suit son mari sur la côte Est lors de ses tournées de campagne.

Lorsque Rita se retrouve enceinte et doit rejoindre Hollywood pour le film Cette nuit et toujours, il n'est pas question pour Orson d’interrompre sa campagne. Il continue de plus belle ses tournées politiques, délaissant de plus en plus sa femme[9],[21].

Après une année d’absence et la naissance de sa première fille, Rebecca, en décembre 1944, Rita reprend le chemin des studios et signe pour son prochain film.

Gilda (1946)

Gilda est un film phare dans la carrière de Rita dont l’image marque encore aujourd’hui tous les esprits[9]. Incarnation de la femme fatale et de son extraordinaire fascination érotique[24], Rita Hayworth atteint son apogée dans ce film noir de Charles Vidor, son réalisateur fétiche. Une alchimie collective de gens pleins de talent va réunir tous les ingrédients pour engendrer la fascination[25]. Dans une scène, devenue morceau d’anthologie, Gilda vêtue d’un fourreau noir retire ses longs gants en chantant l’incendiaire chanson « Put the blame on Mame », elle entrera à jamais dans la légende et ce « strip tease » suggéré reste un des sommets de l’érotisme au cinéma. Avec ce film, Rita Hayworth entre dans la légende cinématographique.

Le succès est énorme et les retombées sont incroyables. Une expédition enterre au pied de la cordillère des Andes une copie du film destinée à la postérité. On vend un disque sur lequel, à travers un stéthoscope, ont été gravés les battements de cœur de Rita Hayworth[26].

Le succès est tellement foudroyant qu’une des premières bombes atomiques larguée en 1947 sur l’atoll de Bikini est baptisée Gilda et porte l’effigie de l’héroïne[26]. Rita, profondément choquée[4] par ce funeste hommage, proteste : « Je hais la guerre ; toute cette histoire de bombe me dégoûte profondément »[27].

Malgré la naissance de sa fille, le mariage de Rita et d’Orson bat de l’aile, sans doute à cause du comportement d’Orson et de la jalousie maladive de Rita.

Alors qu’ils sont en instance de divorce, Orson Welles lui offre, comme un cadeau de rupture, son meilleur film, La Dame de Shanghai.

Après avoir lu le livre, Rita veut jouer le personnage d'Elsa Bannister et démontrer qu’elle est aussi une actrice dramatique[28]. Aux journalistes qui lui demandent pourquoi ce film, elle rétorque : « Je le devais à Orson ». Welles commence le tournage auquel il a convoqué la presse. Devant seize photographes, il coupe la flamboyante chevelure de la star et la teint en blonde platine pour les besoins du film. Cohn est effrayé après avoir vu le film[29], mais quand il voit la transformation de Rita, il est furieux et explose : « Oh my God! What has that bastard done? »[12]. Le public, selon Maurice Bessy, pardonne mal également au réalisateur « d’avoir démythifié la femme américaine, de l’avoir dénoncée comme un monstre, une mangeuse d’hommes, une mante religieuse, qui se révèle criminelle par la pire des passions, l’argent »[30].

Le film tourne au désastre financier (le budget est de 2 000 000 de dollars[31]), certainement imputable au fait qu’il s’agisse d’une œuvre d’auteur et non d’un film spécialement construit autour de la star[10]. Il comporte pourtant des scènes d’anthologie comme l’entrevue d’Elsa Bannister et Michael O'Hara dans l’aquarium géant, celle du parc d’attractions et du théâtre chinois. Le final du film sera une autre séquence d’anthologie : l’extraordinaire scène de massacre dans un labyrinthe de miroirs où Elsa Bannister (Rita Hayworth) agonise au milieu de ses reflets multipliés par les fragments de miroirs tombés sous le choc des balles.

Certains diront que Welles a voulu ternir l’image et la popularité de sa femme dans un acte vengeur[9], mais tout porte à croire qu’il s’agit plutôt d’un règlement de comptes avec le système hollywoodien[32].

Le divorce est prononcé le 1er décembre 1948.

Après Gilda, un nouveau contrat est signé avec la Columbia qui lui donne une participation aux bénéfices et les cachets de Rita deviendront considérables (400 000 dollars par film[6]). Elle crée la Beckworth Corporation Production (Beckworth : association des noms Becky diminutif de Rebecca sa fille et Hayworth) et produira deux films Les Amours de Carmen avec de nouveau Charles Vidor où elle emploie des membres de sa famille : son père chorégraphe pour les danses espagnoles, son oncle José Cansino avec qui elle danse le flamenco et son frère Vernon qui joue un soldat, puis L'Affaire de Trinidad de Vincent Sherman.

La princesse et ses désillusions[modifier | modifier le code]

Rita Hayworth en octobre 1941.

Rita Hayworth décide, en 1948, de partir quelque temps en Europe, loin des lumières d’Hollywood, malgré le projet d’Harry Cohn de lui faire tourner un western Lona Hanson avec William Holden[4].

Le 3 juillet, lors d’une fête à Cannes donnée par Elsa Maxwell, célèbre chroniqueuse américaine, Rita est présentée au prince Ali Khan. Un an plus tard, le 27 mai 1949, au terme d’une liaison placée sous le feu des tabloïds, Rita Hayworth devient princesse et se marie à Vallauris (Alpes-Maritimes) dans un faste purement hollywoodien[3]. Elle aura une deuxième fille de cette union, la princesse Yasmin Aga Khan. Elle séjourne alors souvent à Cannes, dans la villa qu'y possède son mari (le Château de l'Horizon), ainsi qu'à Deauville[33]. Mais le conte de fées est de courte durée. Rita qui voulait fuir Hollywood retrouve d’autres fastes encore plus contraignants. De plus, elle subit les tendances polygames de son mari, ce qui la blesse profondément[3]. Le couple divorce en 1953.

Elle fait un retour triomphal à Hollywood et en 1952 tourne dans L'Affaire de Trinidad. Ce film est lancé comme un nouveau Gilda, mais le charme n’agit pas.

Sa popularité toujours importante, elle aborde le genre biblique dans Salomé, le film est d’abord mis en chantier par Orson Welles mais, retardé par le montage d’Othello il cède la réalisation à Rouben Mamoulian[34]. Harry Cohn veut rivaliser avec Samson et Dalila, le péplum biblique que Cecil B. de Mille a réalisé[34]. L’histoire d’après Oscar Wilde est complètement remaniée pour en faire un film à la gloire de la star. Le résultat est kitchissime et criblé d’invraisemblances, mais Rita Hayworth reste éblouissante et magnifiquement mise en valeur, jusqu’à la scène qui fera la célébrité du film, où elle semble nue lorsqu’elle exécute la danse voluptueuse des « sept voiles »[3].

Lancé à gros renfort publicitaire Salomé d’un budget de 2 000 000 de dollars[34] va rapporter 4 750 000 dollars[35].

Puis, elle est toujours aussi sensuelle dans le film La Belle du Pacifique dans le rôle de "Sadie Thompson" déjà interprété par Gloria Swanson et Joan Crawford.

Les premières années de son retour à Hollywood vont être très difficiles pour Rita. Une bataille juridique va se dérouler pendant plusieurs années entre elle et Ali pour la garde de Yasmina, des menaces vont peser sur la vie de sa fille, des conflits continuels se prolongeront avec Harry Cohn, des ennuis naîtront avec la commission sur les « activités anti-américaines[36]»… Elles vont être également marquées par un quatrième mariage, le 24 septembre 1954, qui va s’avérer désastreux, avec Dick Haymes, ancien chanteur des orchestres de Benny Goodman et de Jimmy Dorsey. Une fois encore, Rita va s'en remettre complètement à un personnage qui va se révéler aussi trouble que l'était Edward C. Judson, ce qui va la mener dans des imbroglios sans fin avec la presse dans une frénésie médiatique, la justice et sa vie privée. Pendant cette période Rita fait racheter ses parts de la société Beckworth par la Columbia et signe un nouveau contrat, le dernier. Un nouveau film est mis en chantier qui reprend les ingrédients de Salomé, un récit biblique avec William Dieterle pour Joseph et ses frères. Mais le film capote à la suite du refus d’Harry Cohn d’engager Dick Haymes[37] comme interprète principal du film[4].

Par la suite, elle refuse le rôle de Maria Vargas dans La Comtesse aux pieds nus, qui lui rappelle trop sa vie personnelle[38], ainsi que le rôle de Karen Holmes dans Tant qu'il y aura des hommes. Un autre projet européen sur la vie d’Isadora Duncan ne verra pas le jour, Harry Cohn exigeant d’elle par le biais des tribunaux qu’elle fasse les deux films qu’elle lui devait encore avant de tourner pour une autre société.

À la suite des disputes continuelles et des violences perpétrées par son mari, Rita demande le divorce fin 1955.

Elle retourne à la Columbia en 1957 pour L'Enfer des tropiques avec Robert Mitchum et remporte encore de grands succès dans d’excellents films comme La Blonde ou la rousse avec Frank Sinatra, son dernier film à la Columbia. Bien qu’elle y interprète le rôle d’une femme mûre, elle sut administrer une belle leçon, par son jeu, son rayonnement et ses numéros dansés, à la nouvelle star de la Columbia, Kim Novak, désignée par Cohn pour la remplacer dans son « écurie »[39]. Elle est heureuse de passer le flambeau et d’en avoir enfin fini avec Harry Cohn. Puis elle tourne Tables séparées et Ceux de Cordura qui marque sûrement la fin de son mythe de star[40].

En 1958, Rita épouse son cinquième mari, James Hill, un producteur rencontré lors du tournage de La Blonde ou la rousse. Créateur d’une société de production avec Harold Hecht et Burt Lancaster, la Hecht-Hill-Lancaster, Hill proposera le rôle d’Ann Shankland à Rita Hayworth pour le film Tables séparées, tiré d’une pièce anglaise de Terence Rattigan[6]. Grand succès financier, le film recevra sept nominations dont deux oscars pour les interprétations de David Niven et Wendy Hiller. Rita divorcera très rapidement de James Hill. En 1961, elle déclara : « James Hill a été le plus calme et le plus solide de mes maris. Même avec lui, cependant, je n'ai jamais pu construire quelque chose. Il me considérait comme l'une de ses entreprises et son affection pour moi n'a jamais été un véritable amour… Toutes ces expériences négatives de vie commune m'ont écœurée. J'ai sans doute en moi également les germes de cette incapacité à vivre normalement. Ou peut-être que tout simplement ma vie a été une longue erreur dont je suis la principale victime »[6].

La décennie se terminera par un drame policier Du sang en première page du dramaturge Clifford Odets.

Les adieux d'un sex-symbol[modifier | modifier le code]

Rita Hayworth en 1977.

Le déclin de Rita Hayworth est amorcé et les années 1960 voient son penchant pour l’alcool se répercuter fâcheusement sur son physique et son comportement. Les premiers symptômes de sa maladie apparurent : Rita est atteinte de la maladie d'Alzheimer qui était mal connue à l’époque, ses débordements d’humeur et ses altérations de mémoire furent mis sur le compte de la boisson. En 1962, on lui propose le rôle principal dans une pièce de théâtre, Step On A Crack, mais elle abandonne à la suite d'angoisses et d'un épuisement nerveux[4].

Après la comédie Les Joyeux Voleurs de George Marshall, elle fait encore de belles compositions dans Le Plus Grand Cirque du monde d’Henry Hathaway avec John Wayne, malgré ses difficultés à mémoriser les dialogues. Dans Piège au grisbi de Burt Kennedy où elle retrouve son partenaire et ami Glenn Ford et dans Sur la route de Salina de Georges Lautner où elle joue le rôle d’une mère infortunée propriétaire d’un bar[10].

Durant cette période, ses crises empirent dans la totale incompréhension de son entourage. Elle doit reprendre le rôle de Lauren Bacall dans un des plus gros succès de Broadway, Applause, ce qui aurait pu relancer sa carrière, mais elle n’arrive plus du tout à apprendre le texte[4].

La sachant à court d’argent, Robert Mitchum, son partenaire et ami de L'Enfer des tropiques, la fait engager dans ce qui sera son dernier film, La Colère de Dieu, elle terminera le film tant bien que mal malgré ses abus d’alcool et sa perte d’esprit[41].

Elle commence le tournage de Tales That Witness Madness en 1972, mais les symptômes s'aggravant, elle est remplacée par Kim Novak[42]. La rumeur de sa déchéance se répand, c'est la dernière proposition de film qui lui fut faite. En 1976, elle est prise d’une crise de démence en plein vol et photographiée à Londres à sa sortie de l’avion, l’air complètement hagard[43]. En 1980, un médecin diagnostique chez la star la maladie d'Alzheimer. En 1981, elle est placée sous la tutelle d’une de ses deux filles, la princesse Yasmina Khan qui deviendra une des plus efficaces porte-parole de l’Association pour la défense des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer et organisera au nom de sa mère des galas pour récolter des fonds[3].

Le 14 mai 1987, Rita Hayworth s’éteint à New York. Elle est inhumée à Culver City, faubourg de Los Angeles, au cimetière Holy Cross. Elle possède une étoile sur le Hollywood Walk of Fame au 1645, Vine Street.

Citations[modifier | modifier le code]

Ils ont dit :

  • « J'ai toujours été utilisée et manipulée par les hommes », dira un jour Rita Hayworth. « Le premier qui m'ait exploitée était mon père ! Il savait que de m'exhiber à ses côtés ne pouvait que plaire au public. Il savait que cela lui rapporterait un peu plus d'argent. Et nous en avions besoin ! »[6]
  • « Plus qu'une femme, Rita Hayworth est l'une des incarnations de notre principal mythe national. Elle est la Déesse de l'amour »[44]
  • De Rita Hayworth, Orson Welles disait : « Peut-être vivrai-je si longtemps que je finirai par l’oublier. »[45]

Filmographie[modifier | modifier le code]

En tant qu'actrice[modifier | modifier le code]

En tant que productrice[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Biographie sur IMDb
  2. Huit fils et trois filles
  3. a, b, c, d, e, f, g, h et i Paris Match -M2533-1983-29 mai 1987
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r et s Barbara Leaming, Rita Hayworth ; biographie, Paris, Presses de la Renaissance,‎ 1990 (ISBN 2856165540)
  5. En 1926, grâce à leur succès, la Warner Bros. Pictures les engagea pour participer à un film afin de promouvoir le Vitaphone, nouveau système d’enregistrement du son sur disque Rita Hayworth de Barbara Leaming
  6. a, b, c, d, e et f Christian Dureau, Rita Hayworth, Paris, Editions PAC,‎ 1985 (ISBN 2853362604)
  7. a, b et c Encyclopédie alpha du cinéma - Volume 11 - Éditions Grammont S.A. - Alpha Éditions
  8. a et b Rapporté par Orson Welles à l’auteur Barbara Leaming, Rita Hayworth ; biographie, Paris, Presses de la Renaissance,‎ 1990 (ISBN 2856165540)
  9. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Séra, Rita Hayworth, Paris, Nocturne, coll. « BD ciné »,‎ 2004 (ISBN 2849071099)
  10. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Le Cinéma Grande histoire illustrée du 7e art. Volume 3. Éditions Atlas
  11. Winfield Sheehan à Louella Parsons dans Tell it to Louella
  12. a, b et c The films of Rita Hayworth, The Legend & Career of a « Love Goddness ». par Gene Ringgold - The Citadel Press/Secaucus - New Jersey, 1974.
  13. a et b Le Cinéma Grande histoire illustrée du 7e art. Volume 2. Éditions Atlas
  14. a et b Todd McCarthy, Hawks : biographie, Arles Lyon, Solin Actes Sud Institut Lumière,‎ 1999 (ISBN 2742724427)
  15. Rapporté par Henry Rogers, publicitaire qui s’occupa de Rita pour sa campagne publicitaire au début des années quarante. Rita Hayworth Biographie. Presses de la Renaissance. (ISBN 2-85616-554-0)
  16. a et b Raoul Walsh, Un demi-siècle à Hollywood : mémoires d'un cinéaste, Paris, Calmann-Levy,‎ 1976 (ISBN 2702101143)
  17. Célèbre chorégraphe des films de Fred Astaire et Ginger Rogers entre autres.
  18. Hermes Pan - Rita Hayworth Biographie. Barbara Leaming - Presses de la Renaissance. (ISBN 2-85616-554-0)
  19. Tiré à plus de cinq millions d’exemplaires
  20. Glenn Shipley The films of Rita Hayworth, The Legend & Career of a « Love Goddess » par Gene Ringgold – The Citadel Press – Secaucus – New Jersey 1974
  21. a, b, c et d Martine Moriconi - Studio Magazine
  22. « Orson Welles a de l’asthme, les pieds plats et le dos tordu. » Martine Moriconi - Studio Magazine
  23. Elle est remplacée par Marlène Dietrich, amie du couple
  24. Dictionnaire du cinéma – Les films – Jacques Lourcellles – Éditions Robert Laffont – 1992 (ISBN 2-258-04027-2)
  25. 50 ans de cinéma américain par Jean-Pierre Coursodon et Bertrand Tavernier – Éditions Nathan - 1991/1995 - (ISBN 2-258-04027-2)
  26. a et b L'encyclopédie du cinéma - Tome 2 - Roger Boussinot - Les Savoirs Bordas (ISBN 2-04-027052-3)
  27. Delphine Valloire - arte.tv/fr
  28. With Orson Welles Stories from a Life in film
  29. Entretien par Juan Cobos, Miguel Rubio et José Antonio Pruneda - Cahiers du cinéma nº 165
  30. Encyclopédie alpha du cinéma - Le cinéma policier Volume 8 - Éditions Grammont S.A. - Alpha Éditions
  31. Le film noir – Patrick Brion – Éditions de la Martinère
  32. Jacques Siclier – Le Monde (20 février 1982)
  33. Roland Godefroy, Deauville, 25 ans de cinéma américain, éditions CID, 2000
  34. a, b et c William Dieterle - Hervé Dumont - CNRS Éditions/Cinémathèque française (ISBN 2-271-06001[à vérifier : ISBN invalide])
  35. http://www.imdb.com/title/tt0046269/business
  36. Rita Hayworth fut soumise à une investigation par le FBI en pleine période du Maccarthysme à cause des activités politiques d’Orson Welles lors de ses campagnes du début des années quarante. Rita Hayworth dut signer une déclaration de non-appartenance au parti communiste. Le Maccarthysme à Hollywood – Victor Navasky – Balland - 1982
  37. Dick Haymes avait un tel ascendant sur Rita, qu’il la pousse à signer ce nouveau contrat et à exiger ces conditions pourtant plus défavorables aux propres intérêts de la star mais fait principalement pour relancer sa carrière à lui. Rita Hayworth Biographie. Barbara Leaming
  38. Le film aurait été inspiré de sa vie. Joseph L. Mankiewicz – Patrick Brion – Éditions de la Martinière – 1978 – (ISBN 2-7324-3326-8)
  39. Encyclopédie alpha du cinéma - Le cinéma romantique Volume 1 - Éditions Grammont S.A. - Alpha Éditions
  40. Grand dictionnaire illustré du cinéma, vol. 2, éditions Atlas - (ISBN 2-7312-0414-0) édité erroné
  41. Robert Mitchum – François Guérif – Éditions Denoël – 2003 (ISBN 2-207-25414-3).
  42. http://www.imdb.com/title/tt0070770/trivia
  43. (en) St. Petersburg Times du 21 janvier 1976.
  44. Life Magazine
  45. Encyclopédie alpha du cinéma - Le cinéma érotique Volume 7 - Éditions Grammont S.A. - Alpha Éditions

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Gene Ringgold, The films of Rita Hayworth : the legend and career of a love goddess, Secaucus, N.J, Citadel Press,‎ 1974 (ISBN 0806509074)
  • (en) Gerald Peary, Rita Hayworth : A Pyramid Illustrated History of the Movies, New York, Pyramid Publ,‎ 1976 (ISBN 0515041165)
  • (en) John Kobal, Rita Hayworth : the time, the place, and the woman, New York, Norton,‎ 1978 (ISBN 0393075265)
  • (en) Joe Morella et Edward Z. Epstein, Rita : the life of Rita Hayworth, New York, Delacorte Press,‎ 1983 (ISBN 0385292651)
  • Christian Dureau, Rita Hayworth, Paris, Editions PAC,‎ 1985 (ISBN 2853362604)
  • Barbara Leaming, Rita Hayworth ; biographie, Paris, Presses de la Renaissance,‎ 1990 (réimpr. Ramsay Poche, 2008) (ISBN 2856165540 et 978-2-84114-926-1)
  • (en) Adrienne L. McLean, Being Rita Hayworth : labor, identity, and Hollywood stardom, New Brunswick, N.J, Rutgers University Press,‎ 2004 (ISBN 0813533899)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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