Marcel Dassault
| Marcel Dassault | |
Marcel Bloch en 1914. |
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| Fonctions | |
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| Député 1951-1955 puis 1958-1986 Sénateur 1957-1958 |
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| Gouvernement | IVe République Ve République |
| Groupe politique | RPF (1951-1955) RS (1957-1958) UNR (1958-1962) UNR-UDT (1962-1967) UDVe (1967-1968) UDR (1968-1978) RPR (1978-1986) |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Bloch |
| Date de naissance | 22 janvier 1892 |
| Date de décès | 17 avril 1986 (à 94 ans) |
| Nationalité | |
| Enfants | Serge Dassault |
| Résidence | Alpes-Maritimes Oise |
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Marcel Dassault, né Marcel Ferdinand Bloch le 22 janvier 1892 à Paris IXe et mort le 17 avril 1986 (à 94 ans) à Neuilly-sur-Seine, est un ingénieur, homme politique et entrepreneur français. Il est surtout connu en tant que fondateur et PDG du Groupe Dassault.
Sommaire |
Biographie[modifier]
Après des études secondaires passées au lycée Condorcet à Paris, il entre à l’École d'électricité Bréguet (ESIEE), puis intègre l’École supérieure d'aéronautique et de construction mécanique (Supaéro) dont il sort diplômé en 1913.
Il dessine l'Hélice Eclair pour avion en 1915 , utilisée par l’aviation française durant la Première Guerre mondiale et construit son premier avion en 1917. Il quitte un temps le domaine aéronautique, puis y revient en 1928 et fonde la société des avions Marcel Bloch. Sa société étant nationalisée sous le nom SNCASO en 1937, il crée quelques mois plus tard la société anonyme des avions Marcel Bloch (SAAMB).
Pendant la Seconde Guerre mondiale, ayant refusé de collaborer avec les forces d'occupation, il est arrêté en 1940 en tant que juif par la police française. Arrêté avec sa femme et ses deux fils, Claude et Serge, internés à Montluc et ensuite à Drancy, il est déporté à Buchenwald en août 1944. Il y reste huit mois et est sauvé par Marcel Paul, membre du Parti communiste français et chef de l'organisation clandestine du camp, et également par Albert Baudet. Il manifeste par la suite sa gratitude en nommant Albert Baudet directeur de la publicité du magazine Jours de France et en versant chaque année une somme d'argent au journal l’Humanité et à la fédération des déportés FNDIRP. Selon Jorge Semprún « C'est grâce à Frager que Marcel Dassault a eu des chances supplémentaires de survivre.Peut être même des chances tout court. Il est sans doute bon de le dire, maintenant que Frager est mort, qu'il ne peut pas le dire lui-même »[1].
En 1946, il fait changer son patronyme en Bloch-Dassault (décret paru au Journal officiel du 4 décembre 1946), puis en Dassault (décret paru au Journal officiel du 15 février 1949). Dassault est une déformation du nom de code « Char d'assault » utilisé par son frère, le général Darius Paul Bloch, dans la résistance.
Sa société devient la société des avions Marcel Dassault, puis la générale aéronautique Marcel Dassault (GAMD), qui produit les premiers avions à réaction français : Ouragan (1949), Mystère II (1952), Mystère IV (1954), Super-Mystère B-2 (1955), Mirage III (1956), Mirage IV (1959) qui équipent les forces nucléaires françaises et l'avion civil, bi-réacteur d'affaires Mystère-Falcon (1963). Une division électronique est créée en 1954 pour le développement de radars.
Absorbant les usines Bréguet, la GAMD est renommée avions Marcel Dassault-Bréguet aviation (AMD-BA) en 1971. Elle produit alors l'Alpha Jet (1973) avec l'allemand Dornier, avion d'entraînement qui équipe entre autres la Patrouille de France, le Jaguar avec British Aircraft Corporation, le Mirage 2000 (1978), l'avion de transport de passagers Mercure (1973), le Rafale et des évolutions de la série des Falcon. Il se crée ainsi un groupe industriel militaire et civil centré sur l'aviation, l'électronique (Électronique Serge Dassault) et l'informatique (Dassault Systèmes). Après l'élection de François Mitterrand comme président de la République, en 1981, Marcel Dassault échappe à la nationalisation en faisant don à l'État de 26 % de ses actions. En 1990, la société AMD-BA est renommée Dassault Aviation et devient leader mondial dans ce domaine.
Il s'intéresse également à la presse en créant un hebdomadaire Jours de France[notes 1], concurrent de Paris Match, dans lequel il fit une part belle à l'aviation et à ses idoles Chantal Goya et Thierry Le Luron. Lui-même y tenait une rubrique, « le Café du commerce ».
Gaulliste, il fut sénateur des Alpes-Maritimes, puis député de l'Oise jusqu'à sa mort à 94 ans. Doyen de l'Assemblée nationale de 1978 à 1986, il ouvrit, le jeudi 2 juillet 1981, la première législature de gauche de l'histoire de la Cinquième République[2].
Il a été décoré de la plus haute distinction française, la grand-croix de la Légion d'honneur[3].
Dans le palmarès des plus grandes fortunes de France, il fut le premier en 1985 avec sept milliards de francs [réf. souhaitée].
Une place du 8e arrondissement de Paris, le rond-point des Champs-Élysées, est renommée « rond-point des Champs-Élysées-Marcel-Dassault » en 1992.
Régis Franc s'est inspiré de lui dans ses 3 tomes de Tonton Marcel - Capitaine d'Industrie, aux éditions Casterman.
Marcel Dassault compte parmi les membres de sa famille José de Bérys, Francine Bloch, Darius Milhaud et Pierre Vidal-Naquet. Son fils Serge agrandira la famille de 4 petits-enfants : Olivier, Laurent, Thierry et Marie-Hélène.
Marcel Dassault se convertit au catholicisme en 1950. Il est enterré au cimetière de Passy.
Son fils Serge a pris sa succession à la tête du groupe.
Cinéma[modifier]
Producteur[modifier]
- 1984 : La Septième Cible de Claude Pinoteau
- 1984 : Les parents ne sont pas simples cette année de Marcel Jullian
- 1982 : La Boum 2 de Claude Pinoteau
- 1982 : Jamais avant le mariage de Daniel Ceccaldi
Scénariste[modifier]
- 1984 : Les parents ne sont pas simples cette année de Marcel Jullian
- 1983 : L'Été de nos 15 ans de Marcel Jullian
- 1982 : Jamais avant le mariage de Daniel Ceccaldi
- 1979 : Le Temps des vacances de Claude Vital
Bibliographie[modifier]
- Marcel Dassault, Le Talisman (autobiographie), éd. J'ai Lu, 1970 et éd. Jours de France, 1973
- Guy Vadepied (avec la collaboration de Pierre Péan), Marcel Dassault ou les ailes du pouvoir, éd. Fayard, 2003
- Laurent Valdiguié, Notre honorable président, éd. Albin Michel, 2002
- Claude Carlier, Marcel Dassault la légende d'un siècle, Perrin, 2002
- Pierre Assouline, Monsieur Dassault, Balland, 1983
- Régis Franc, Tonton marcel, Casterman, 1983-1986, 3 tomes
- Site du Sénat français
Voir aussi[modifier]
Notes et références[modifier]
- Notes
- Le 19 septembre 1979, Le Canard enchaîné publie sa feuille d'impôt. Il perçoit, en 1978, 24 millions de francs. Le document est cocasse : Dassault ne s'attribue aucun salaire des entreprises aéronautiques qu'il détient, mais s'accorde un revenu annuel de 54 millions de centimes au titre de rédacteur en chef de Jours de France.
- Références
- Le Fer rouge de la mémoire, Quel beau dimanche Gallimard Quarto, page 624 et 625
- Compte-rendu intégral de la séance
- Biographie sur le site de Dassault Aviation
- Inventeur français
- Ingénieur aéronautique
- Ingénieur français
- Entrepreneur français
- Industriel français du XXe siècle
- Élève du lycée Condorcet
- Élève de l'École nationale supérieure de l'aéronautique et de l'espace
- Personnalité du Rassemblement du peuple français
- Personnalité de l'Union pour la nouvelle République
- Personnalité de l'Union des démocrates pour la République
- Personnalité du Rassemblement pour la République
- Ancien sénateur des Alpes-Maritimes
- Déporté de la Seconde Guerre mondiale
- Survivant du génocide juif
- Mémoire de la Shoah
- Survivant de camp de concentration nazi
- Grand-croix de la Légion d'honneur
- Naissance en 1892
- Naissance dans le 9e arrondissement de Paris
- Décès en 1986
- Député de la Ire législature de la Ve République
- Député de la IIIe législature de la Ve République
- Député de la IVe législature de la Ve République
- Député de la Ve législature de la Ve République
- Député de la VIe législature de la Ve République
- Député de la VIIe législature de la Ve République
- Député de la VIIIe législature de la Ve République
- Personnalité de l'Île-de-France
- Député de la IIe législature de la Ve République