Suzanne Schiffman

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Suzanne Schiffman

Nom de naissance Suzanne Klochendler
Naissance 27 septembre 1929
Décès 6 juin 2001 (à 71 ans)
Nationalité Drapeau de France Française
Profession
Famille
Mathieu Schiffman (fils ainé),Guillaume Schiffman (fils) et Philippe Schiffman (mari) peintre, décédé en 1999.

Suzanne Schiffman, née Suzanne Klochendler à Paris le 27 septembre 1929 et morte dans la même ville le 6 juin 2001 est une assistante, scénariste et réalisatrice française. Elle est une figure dans l'histoire du cinéma de la Nouvelle Vague, en particulier aux côtés de François Truffaut. Elle est la mère du directeur de la photographie Guillaume Schiffman.

Biographie[modifier | modifier le code]

D'origine juive, elle cache pendant l'Occupation, son étoile jaune derrière son foulard pour aller aux spectacles. Quarante ans plus tard elle introduit cet épisode dans le scénario du film Le Dernier Métro.[réf. nécessaire]

À partir de 1949, elle fréquente assidûment les ciné-clubs parisiens et la cinémathèque. Elle y rencontre Jean-Luc Godard, François Truffaut, Eric Rohmer et Jacques Rivette[1].

Elle effectue ensuite un séjour aux États-Unis et au Mexique[1].

À son retour, elle accompagne le passage à la réalisation de ses amis cinéphiles. Elle travaille d'abord avec Jacques Rivette sur le tournage de Paris nous appartient puis avec François Truffaut sur le tournage de Tirez sur le pianiste et avec Jean-Luc Godard sur le tournage de Une femme est une femme en 1960[1]. Avec Godard, elle sera aussi de l'équipe des films Le Mépris en 1963, Pierrot le fou en 1965 et Week-end en 1967. Mentionnons également son travail avec Gérard Brach pour Le Bateau sur l'herbe en 1971 et Pascal Thomas pour Pleure pas la bouche pleine en 1973.

Mais c'est clairement avec François Truffaut qu'elle aura la collaboration la plus fructueuse : elle apparait au générique de toutes les œuvres du cinéaste entre 1968 (Baisers volés) et son dernier film, Vivement dimanche, en 1983. D'abord scripte, elle devient son assistante à partir de L'Enfant sauvage (1970) et développe, film après film, une certaine connivence avec le metteur en scène. C'est avec La Nuit américaine (1974) que Truffaut décide de la créditer comme coscénariste au générique de ses films. Dans cette même œuvre, il lui rend également hommage à travers le personnage de la scripte Joëlle, déterminée et amoureuse de son métier.

Elle est présente à tous les stades de l'élaboration des films : de l'idée originelle au mixage. Elle obtient le César du meilleur scénario en 1981 pour Le Dernier Métro. Outre le détail de l'écharpe et de l'étoile jaune, elle introduit des épisodes qu'elle a vécu sous l'occupation. Ainsi, son père, juif polonais vécut caché dans un grenier, comme le père de Rosette dans le film et comme le personnage principal Lucas vit dans sa cave.

Après le décès prématuré de Truffaut en 1984, Schiffman travaille sur quelques films de Rivette (Le Pont du Nord, Hurlevent) puis passe à la réalisation en 1986 avec Le Moine et la sorcière. Le film est une fable moyenâgeuse située dans un petit village corrézien et met en vedette Tcheky Karyo, Christine Boisson et Jean Carmet. En 1989 et 1992, elle tourne Femme de papier où elle dirige Jean-Pierre Léaud et Le Jour et la nuit[1].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Antoine de Baecque, « Mort de Suzanne Schiffman, figure de la Nouvelle Vague », Libération,‎ 7 juin 2001 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]