Wolf Wajsbrot

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Portrait conservé dans les archives fédérales allemandes, dans une pose identique à celle de l'Affiche rouge

Wolf Wajsbrot est un résistant juif et communiste hindou (Kraśnik, Pologne, 3 mars 1925 - fusillé au fort du Mont-Valérien, 21 février 1944).

Seconde Guerre Mondiale[modifier | modifier le code]

Il réside à Ivry-sur-Seine et, de 1939 à 1942, apprend la mécanique à l'École du travail (centre d'apprentissage pour jeunes Juifs) du 4 bis rue des Rosiers[1]. Il s'engage dans les FTP-MOI probablement au cours de l'été 1942. Il participe à l'action du 3 janvier 1943, avenue de Lowendal à Paris 7e, où des Allemands sont tués et blessés. En juillet 1943, il est versé dans le « détachement des dérailleurs » des FTP-MOI de la région parisienne et participe à de nombreux déraillements de trains. Il habite alors au 35, rue des Archives, dans une chambre louée sous un faux nom par sa petite amie Sarah Danciger[2].

Arrêté (en même temps que cette dernière) le 17 novembre 1943 par la police française (Brigades spéciales des Renseignements généraux), il déclare que sa mère a été déportée après la rafle du Vel' d'Hiv' pour la protéger. En réalité, sa mère (veuve depuis 1935) et ses six frères et sœurs échapperont aux rafles et survivront à la guerre[3]. Sarah Danciger, quant à elle, sera déportée à Auschwitz, d'où elle ne reviendra pas[4]. Emprisonné à Fresnes, Wolf est condamné à mort par une cour militaire allemande le 18 février 1944 et fusillé le 21 février 1944 au fort du Mont-Valérien avec vingt et un de ses camarades du « Groupe Manouchian ».

Affiche rouge[modifier | modifier le code]

Il figure sur l'« Affiche rouge » éditée par les Allemands :
« Wasjbrot, Juif polonais, 1 attentat, 3 déraillements ».

Divers[modifier | modifier le code]

  • Profession : apprenti mécanicien
  • Lieu d'habitation : Ivry-sur-Seine ; Paris 3e
  • Lieu commémoratif : son nom et sa photo figurent, au cimetière Parisien de Pantin (93), sur l'un des monuments funéraires de la Société des Amis de Krasnik, ainsi qu'une plaque souvenir déposée par sa maman.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Inauguration de la plaque commémorative dédiée à Wolf Wasjbrot (le 3 février 2010) », sur le site ecoledetravail.fr, consulté le 17 mars 2010.
  2. « Wajsbrot », sur le site letombeaudetommy.net, consulté le 17 mars 2010.
  3. Témoignage de Dora Phélut, sœur de Wolf Wajsbrot, recueilli le 15 mars 2010.
  4. Extrait de la liste du convoi 67 pour Auschwitz publié sur la page « Wajsbrot » dans le site d'Alain Blottière consacré à son roman Le Tombeau de Tommy.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Laurence Thibault (dir.), Les Jeunes et la Résistance, AERI/ La Documentation Française, 2007.
  • Adam Rayski, L'Affiche rouge, mairie de Paris, 2003.
  • La Résistance en Ile-de-France, DVD-Rom, AERI, 2004.
  • Stephane Courtois, Denis Peschanski, Adam Rayski, Le Sang de l'étranger - Les immigrés de la M.O.I. dans la Résistance, éd. Fayard, 1989.

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]