Effet Westermarck

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L'effet Westermarck est un mécanisme naturel d'évitement de l'inceste décrit par Edward Westermarck (1862-1939) dans plusieurs de ses œuvres, et en particulier dans Histoire du mariage.

Selon Westermarck, jusqu’à l’âge de 30 mois, l’enfant développe un système instinctif de rejet des sentiments amoureux et des pulsions sexuelles vis-à-vis des personnes vivant avec lui. Westermarck s'oppose à la conception que développe Freud du tabou de l'inceste. L'homme n'évite pas l'inceste du fait d'une condamnation morale ou sociale, mais par un mouvement biologique inné. L'enfant, instinctivement, ne sera pas attiré par sa famille, parce que la nature l'incite à diversifier son patrimoine génétique pour éviter les tares génétiques dues à la consanguinité.

L'effet Westermarck a pu être observé lors d'études sur les mariages en Asie du Sud. On constate que lorsque les futurs époux sont élevés ensemble depuis la naissance — coutume qui persiste dans certaines campagnes chinoises ou thaïlandaises —, ils s'opposent à leur union lorsqu'il est temps pour eux de se marier, ayant développé des sentiments « fraternels » qui inhibent leur attirance sexuelle mutuelle. Le taux de divorce est beaucoup plus importants chez ces couples lorsqu'on les force à se marier malgré tout.[réf. souhaitée]

Le phénomène de tabou de l'inceste peut se combiner à l'effet Westermarck, mais il n'est pas l'explication fondamentale de l'évitement de l'inceste.[réf. nécessaire]

L'effet Westermarck est représentatif du type d'explication que cherche à produire la sociobiologie. Ainsi, Edward Osborne Wilson[1] affirme que tous les phénomènes comportementaux humains que la sociologie et la psychologie ont tenté d'expliquer jusqu'à présent peuvent se ramener à des tendances épigénétiques.


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'unicité du savoir (Consilience: The Unity of Knowledge) (1998) - traduit en français et publié chez Laffont