Marie-Paule Belle

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Marie-Paule Belle est une chanteuse, pianiste et comédienne française, née à Pont-Sainte-Maxence (Oise) le 25 janvier 1946. Elle est principalement connue pour la chanson La Parisienne, qu'elle a créée en 1976, et pour son interprétation de chansons de Barbara depuis 2001.

Ses principaux paroliers sont les écrivains Michel Grisolia, ami d'enfance, Françoise Mallet-Joris, qu'elle rencontre à Nice dans sa jeunesse, ainsi qu'Isabelle Mayereau, Jean-Jacques Thibaud, et, depuis peu, Dominique Valls.

Carrière[modifier | modifier le code]

1969-1983 : naissance de La Parisienne[modifier | modifier le code]

Le père de Marie-Paule Belle était un médecin de famille originaire d'Ardèche, et sa mère était une femme au foyer d'origine corse (musicienne contrariée, elle a arrêté sa carrière de concertiste pour faire des études de médecine avant de se marier). Elle a deux frères cadets. Marie-Paule Belle a appris le piano avec sa mère dès l'âge de trois ans puis a reçu des cours particuliers de piano classique pendant 11 ans. En parallèle, elle apprend la guitare en autodidacte. Après une maîtrise en psychologie et le décès de sa mère, elle gagne la capitale pour poursuivre ses études, mais surtout pour jouer dans des cabarets comme L'échelle de Jacob ou L'Écluse[1].

Sa carrière commence en 1969 où, après avoir gagné un concours télévisé (l’émission Chapeau de Radio Monte Carlo) auquel elle s'est inscrite à la suite d'un pari avec ses amis de la faculté, elle enregistre un premier 45 tours chez CBS, puis un second chez BAM. Son premier 33 tours (Sonopresse) date de 1973. Sa première apparition télévisée a lieu sur le plateau de Philippe Bouvard, qui l'autorise à chanter deux chansons au lieu d'une seule comme il était prévu.

En 1973, elle reçoit le prix de l’académie Charles-Cros et le prix de l'académie du disque. Elle se produit la même année pour la première fois à Bobino. Elle reçoit en 1974, à Spa, le grand prix de la chanson française remis par la Communauté des radios publiques de langue française. En 1975, elle rencontre Serge Lama à l'Écluse, et fait une tournée avec lui dans toute la France.

En 1976, la chanson La Parisienne est un très grand succès qui lui vaut, en 1977, un disque d’or[2]. En 1978, elle se produit à l’Olympia et en 1980 au Théâtre des Variétés.

À cette époque, mis à part les chansons qui ont fait son succès, elle enregistre deux 45 tours assez particuliers : un 45 tours pour enfants, qui sort en 1978 chez Adès et comprenant deux chantefables écrites et racontées par Françoise Mallet-Joris (La bicyclette et L'arbre des villes et l'arbre des champs) et dont elle chante les chansons. Et également, en 1982, un 45 tours publicitaire pour la marque Philips, où sa plus célèbre chanson La Parisienne devient un slogan publicitaire.

Jusqu’en 1983, sa carrière bat son plein et les dates de tournée sont nombreuses.

1983-2001 : poésie et chansons[modifier | modifier le code]

Sa carrière se fait plus discrète dans les années 1980 et 1990.

En 1983, elle chante en Belgique, et, en 1985, au Théâtre de la Ville. En 1987, elle publie une brève autobiographie (Je ne suis pas parisienne, ça me gêne…, Carrère-Lafon) et un livre lui est consacré chez Seghers dans la collection « Poésie et chansons » (Marie-Paule Belle, no  57). De 1987 à 1997, France 2 diffuse une parodie de "La Parisienne", interprétée par Marie-Paule Belle elle-même, comme générique de l'émission Matin Bonheur.

En 1988, elle est faite chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres et décorée de l’ordre national du Mérite ; elle joue la même année dans une pièce de Labiche, Si jamais je te pince, au festival d’Avignon. En 1990, avec Françoise Mallet-Joris, elle achève un opéra-bouffe, Lucrèce Borgia, qui n’a jamais été joué, mais son public lui reste fidèle et vient nombreux à ses concerts. Elle se produit régulièrement à Paris. En 1995, elle passe au Théâtre de Dix-Heures, aux Francofolies de La Rochelle et de Montréal. En 1997, elle se produit à nouveau au Théâtre de Dix-Heures.

Années 2000 : La Belle et Barbara[modifier | modifier le code]

En 2001, elle crée un spectacle en hommage à Barbara puis, en 2004, un autre spectacle piano-voix. En 2005 disparaît Michel Grisolia. En 2006, elle joue dans Les Monologues du vagin au Théâtre de Paris. En 2007, elle joue dans une comédie de Bruno Druart, Parfum et suspicions. La même année, elle joue le rôle d’Ingrid dans un épisode de la série télévisée PJ sur France 2. En 2008 les éditions L'Archipel publient sa nouvelle autobiographie, rédigée avec la collaboration d’Alain Wodrascka, intitulée Ma vie.com. La même année, l'émission Numéro 1, diffusée à la télévision en 1977, sort en DVD, et elle chante un soir à l’Olympia.

En 2010, elle crée un nouveau spectacle "De Belle à Barbara", composé pour moitié de son propre répertoire, et pour moitié de chansons de Barbara. Elle le joue en particulier à l'Alhambra, en province, au Luxembourg, en Belgique et en Suisse. Son prochain album, Marie-Paule (re)Belle, sort le 14 novembre 2011, et a été produit par 796 internautes sous le label Akamusic. Pour l'occasion, Marie-Paule repart sur les routes de France, après son spectacle à l'Alhambra. Elle est en outre membre du jury du premier Prix Barbara, remis par le ministre Frédéric Mitterrand en juin 2010[3].

Notes discographiques[modifier | modifier le code]

Au début de l’année 2009, son œuvre discographique originale comprend onze 45 tours (dont des bandes originales de films ou de feuilletons télévisés, un disque pour enfants, un disque publicitaire), douze 33 tours (dont un double), quatre CD (dont un dont il existe deux versions), un enregistrement public virtuel (téléchargeable uniquement). Il faut y ajouter une compilation de trois CD (Sélection du Reader’s Digest) qui comprend aussi quelques interprétations inédites. Ces nombreux enregistrements sont disséminés dans de nombreux catalogues (CBS, BAM, Sonopresse, Polydor, Adès, Carrère, AB Productions, Polygram, BMG, Olivi, Philips, Beny Music, Reader’s Digest), dont Universal a repris une partie seulement. Parmi ces nombreux disques, on relève trois récitals en public - à l’Olympia en 1978 (inédit jusqu’en 2008, date à laquelle il a été proposé en téléchargement uniquement) ; à Bruxelles et Tournai en 1983 (double 33 tours) ; à Paris en 1995 (un CD) - qui donnent une idée de ce que représente pour elle le spectacle vivant.

Comédienne[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Martin Pénet, « Marie-Paule Belle », émission À voix nue sur France Culture, 30 avril 2012
  2. Une transposition de cette chanson, intitulée Die Berlinerin, a été créée en allemand en 2008 par Didier Caesar (alias Dieter Kaiser).
  3. http://www.culture.gouv.fr/mcc/Espace-Presse/Discours/Discours-de-Frederic-Mitterrand-ministre-de-la-Culture-et-de-la-Communication-prononce-a-l-occasion-de-la-remise-du-1er-Prix-Barbara

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Je ne suis pas parisienne, ça me gêne, Marie-Paule Belle, Carrère-Lafon, 1987
  • Marie-Paule Belle, Françoise Mallet-Joris et Marie-Paule Belle, Seghers, coll. Poésie et Chansons, 1987
  • Ma vie.com, Marie-Paule Belle et Alain Wodraska, L'Archipel, 2007

Liens externes[modifier | modifier le code]