Guy Bedos

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Guy Bedos

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Guy Bedos en avril 2013.

Naissance 15 juin 1934 (80 ans)
Alger (Algérie)
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Humoriste
Artiste de music-hall
Acteur
Scénariste
Films notables Un éléphant ça trompe énormément
Nous irons tous au paradis
Site internet www.guybedos.com

Guy Bedos, né le 15 juin 1934 à Alger, est un humoriste, artiste de music-hall, acteur et scénariste français, pied-noir d'ascendance espagnole. Au music-hall, il interprète divers sketches d'auteurs différents, dont lui-même, et développe une satire politique régulièrement mise à jour. Si cette satire atteint surtout les politiques de droite, ses « amis » de gauche pâtissent également de ses réflexions acerbes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils d'Alfred Bedos, visiteur médical, et de Hildeberte Verdier, fille du proviseur du lycée Bugeaud (désormais lycée Émir Abd el-Kader et où le jeune Guy a été élève)[1]. Lorsque ses parents se séparent, sa vie est ballottée de maisons en hôtels, entre Kouba où il est mis en pension à l'âge de sept ans chez Finouche[2] qui lui sert d'institutrice, Souk Ahras, Constantine[3]. Il est scolarisé à treize ans au lycée catholique de Bône[4] (actuelle Annaba). Son enfance et notamment, selon son autobiographie Mémoires d’outre-mère, ses rapports avec sa mère et son beau-père (ouvrier devenu patron d'une scierie avec qui Hildeberte s'est remariée) sont difficiles[5] : son beau-père bat sa mère, cette dernière bat son fils en retour. Il raconte aussi que c'est son père raciste et antisémite et sa mère maréchaliste qui lui ont donné sa conscience politique humaniste[1]. Il raconte également présenter à cette époque des troubles obsessionnels compulsifs, par exemple il lui arrive de monter et descendre les escaliers avec un journal, à de nombreuses reprises dans la journée[6].

C'est son oncle Jacques Bedos qui a travaillé à Radio Alger avant de rentrer à l'ORTF à Paris, qui lui a donné sa vocation d'artiste[7]

Arrivé à Paris en juin 1949 avec ses parents et ses deux demi-sœurs jumelles, à l'âge de 15 ans, il quitte la maison familiale de Rueil-Malmaison en février 1950 et vit de la vente de livres, pratiquant le porte à porte[5],[1]. À l'âge de 17 ans, il entre à l’école de la rue Blanche et foule les planches du théâtre classique, signant sa première mise en scène à 17 ans et demi, Arlequin poli par l’amour, de Marivaux. Il cumule alors les emplois au théâtre mais aussi au cabaret (La Fontaine des Quatre-Saisons où il interprète un premier sketch signé Jacques Chazot, la Galerie 55 où il est engagé par François Billetdoux) lorsque Jacques Prévert, qui lui trouve des talents d'écriture, l'incite à écrire des sketches[8].

Il fait sa première apparition dans le film Futures Vedettes de Marc Allégret, en 1954.

Lors de la guerre d'Algérie, il fait la grève de la faim et finit par se faire réformer pour maladie mentale[9].

Guy Bedos a été marié trois fois :

Dans un entretien paru dans Libération le 22 décembre 2011[12], il évoque ses proches disparus, et notamment Françoise Dorléac : « J’avais une fiancée, Françoise Dorléac. Depuis sa mort, je ne peux plus passer devant le Louvre sans la voir ». Parce que Françoise Dorléac est morte dans un accident de voiture alors que lui-même prenait des cours de conduite, il n'a jamais conduit depuis.

Carrière[modifier | modifier le code]

Guy Bedos en 2011 à Mouans-Sartoux.

En 1965, il débute au music-hall à Bobino en covedette avec Barbara[8], puis se lance dans une carrière d'humoriste en formant un duo avec Sophie Daumier qu'il épouse le 19 février 1965[13]. Après leur séparation en 1977, il se lance dans une carrière solo, tout en s'affirmant comme un acteur accompli au cinéma et dans des téléfilms.

Au cinéma, il est surtout connu pour son rôle récurrent de Simon, médecin étouffé par sa mère juive pied-noir très possessive, dans Un Éléphant ça trompe énormément et Nous irons tous au paradis d'Yves Robert.

Depuis, il a réalisé et interprété de nombreux spectacles, dont un avec Michel Boujenah et Smaïn intitulé Coup de soleil à l'Olympia et un en duo avec Muriel Robin en 1992.

Il a aussi joué dans des pièces de théâtre comme La Résistible Ascension d'Arturo Ui de Bertolt Brecht.

Il a contribué régulièrement à l'hebdomadaire satirique Siné Hebdo créé par le dessinateur Siné, jusqu'à ce qu'il cesse d'être publié. Il avait pris la défense de Siné lorsque celui-ci fut accusé d'antisémitisme[14].

Engagements politiques et publics[modifier | modifier le code]

Quelquefois en désaccord avec les idées de ses compatriotes pieds noirs, il se sent « tout de même plus proche d'Albert Camus que d'Enrico Macias[15] ».

Guy Bedos se revendique homme de gauche sans soutenir un parti politique en particulier[16]. En 2012, il se déplace à Hénin-Beaumont pour appuyer la candidature de Jean-Luc Mélenchon[17].

Il est souvent désigné comme l'un des représentants de la gauche caviar[18] par des essayistes et des personnalités de droite dont notamment Éric Zemmour ou Jean Roucas[19].

Dès 2008, il apporte son soutien à Yvan Colonna[20],[21].

En octobre 2013, il injurie lors d'un spectacle l'ancienne ministre du Travail Nadine Morano ce qui déclenche de nombreux commentaires dans les médias[22],[23].

Il soutient également à plusieurs reprises les militants de l'association Droit au logement[24].

Il est membre de la Ligue des droits de l'homme.

Il est membre du comité d'honneur de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité[25]. Il s'implique régulièrement aux côtés de l'association, et cosigne en 2012 un appel aux candidats à l'élection présidentielle leur demandant de s'engager à déposer un projet de loi pour légaliser l'euthanasie[26].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Certaines sources le créditent à tort dans Carambolages (1962), de Marcel Bluwal

Télévision[modifier | modifier le code]

Documentaire[modifier | modifier le code]

Courts-métrages[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Interview de Guy Bedos par Laurence Garcia, émission À voix nue sur France Culture, « Guy Bedos (1/5) » 28 avril 2014
  2. Son livre Mémoires d’outre-mère lui est dédié.
  3. Christine Deymard, Voyage autour de ma mère, Le Nouvel Observateur, décembre 1988, p. 168
  4. Émission Panique dans l'oreillette du 21 octobre 2009 sur France 2 consacrée à Guy Bedos et Mathilda May
  5. a et b Guy Bedos, Matthias Gurtler, vsd.fr, 21 mars 2007
  6. Mémoires d’outre-mère, Stock, 2005, (ISBN 978-2-234-05765-4)
  7. http://www.lexpressiondz.com/culture/183899-de-jacques-bedos-a-guy-bedos-ou-le-hasard-du-18e-sila.html
  8. a et b Gilles Renault, « Guy Bedos « Comme une histoire d’amour qui s’achève » GILLES RENAULT 19 DÉCEMBRE 2013 À 18:26 », sur Libération,‎ 19 décembre 2013
  9. a et b Interview de Guy Bedos par Laurence Garcia, émission À voix nue sur France Culture, « Guy Bedos (2/5) », 29 avril 2014
  10. Jean Paul Billo, « Guy Bedos, rescapé de sa jeunesse », Les portraits des invités de France Bleu, sur radiofrance.fr, France Bleu (consulté le 13/11/2012).
  11. « Ainsi était Philippe Bedos, le fils de Sophie Daumier… », sur le site francedimanche.fr
  12. Guy Bedos, mort au vachard, sur le site liberation.fr
  13. Mariage Sophie Daumier / Guy Bedos, sur ina.fr
  14. Philippe Val, Tu es à Charlie Hebdo ce que Sarkozy est à la France., initialement sur Rue89
  15. « Guy Bedos à propos de son livre "Je craque" », Apostrophes - 12/03/1976
  16. Guy Bedos: « Copé me fait beaucoup de tort. C’est le plus grand humoriste du moment », entretien, varmatin.com, 11 octobre 2012
  17. Guy Bedos à Mélenchon : « Je veux bien être son impresario !», liberation.fr, 5 juin 2012
  18. Guy Bedos, 77 ans et toujours « mal aux autres », lecourrier.ch, 25 février 2012
  19. Roucas fustige « la gauche caviar qui pardonne à Cantat », lepoint.fr, 4 octobre 2013
  20. Guy Bedos apporte son soutien à Yvan Colonna, sur le site jeanmarcmorandini.com
  21. Guy Bedos : Yvan Colonna subit « un acharnement pénitentiaire », sur le site corsematin.com
  22. Le monde selon… Guy Bedos, Christian Gambotti, lenouveleconomiste.fr, 14 octobre 2013
  23. Bedos/Morano : les humoristes, ça ose tout…, Isabelle Marchandier, causeur.fr, 16 octobre 2013
  24. Guy Bedos s’invite sur le campement du DAL, leparisien.fr, 1er octobre 2013
  25. Liste des membres du Comité de parrainage, sur le site de l'ADMD
  26. Euthanasie : des personnalités s'engagent pour « une loi d'ultime liberté », Notre Temps/AFP, 22 février 2012
  27. Plan rapproché, sur le site Stock
  28. Mémoires d’outre-mère, sur le site Stock
  29. Arrêtez le monde je veux descendre, sur le site du cherche-midi
  30. Pointes, piques et répliques, sur le site du Cherche-Midi
  31. Les Molières : Lauréats 1990, Site officiel des Molières

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]