Herbert Hagen

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Herbert Martin Hagen (20 septembre 1913 à Neumünster7 août 1999 à Rüthen) était un responsable allemand de la SS avec le rang de Sturmbannführer (commandant).

À 23 ans il rentre au SD (Service de sécurité) où il sera parrainé par le professeur Franz Six, idéologue du parti nazi.

Un an après son entrée dans le service de sécurité de la SS, il est nommé chef de sa la section antijuive. À 24 ans, il est l'un des plus jeunes chefs de service du RSHA.

La rencontre[modifier | modifier le code]

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Il y rencontrera Adolf Eichmann et ensemble feront un voyage en Palestine. Ils quittent Berlin le 4 septembre 1937 et arrivent à Haïfa le 3 octobre. De là ils prennent la direction de Tel Aviv où un agent de la Haganah les attend. Feivel Polkes des forces armées des colons juifs de Palestine sonde les deux SS. Les deux nazis veulent utiliser les sionistes pour asseoir leur puissance au Proche-Orient.
Mais Polkes est méfiant, et les mettra sur de fausses pistes[réf. nécessaire]. En 1938 la Haganah rompt tous les contacts avec le Reich.

De retour en Allemagne, Hagen parcours le pays pour prêcher sa bonne parole partout : dans les tribunaux militaires, la police, les militants nazi, l'académie de guerre, les sous officiers SS, les pompiers, les avocats stagiaires, etc.

Lors d'un voyage à Prague le 30 juin 1939 il dira à un interlocuteur :

« Les Juifs ont une influence capitale dans la culture et l'économie tchèque, c'est pourquoi le but de mon voyage est de dénoncer les dirigeants nationaux responsables de cette inacceptable tolérance. Et nous profiterons pour éliminer les politiciens tchèques encore en place. Je compte exposer prochainement une idée capitale : un Juif, même après une conversation, garde intacte ses caractéristiques fondamentales. Je tiens donc à inciter mes auditeurs à la plus extrême prudence.[réf. nécessaire] »

Son séjour en France[modifier | modifier le code]

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Diplômé de l'université de Berlin en 1940, ancien journaliste, parlant bien français, il fera partie de l'unité spéciale à rentrer en France clandestinement en juin 1940 aux côtés d'Helmut Knochen.
Le 1er août il est nommé kommandeur à Bordeaux avec pour objectifs de développer une implantation sur la côte atlantique d'Hendaye à la Loire. Il s'installera sur l'ancien yacht du roi des Belges qui mouille dans le port de Bordeaux, abandonné à la suite de la débâcle.
En 1941, il adjoindra la Bretagne dans sa zone de surveillance.
Il charge la police française d'exécuter ses ordres, pour « éviter une mise en avant trop prononcée des services allemands et un retournement contre eux. » Durant les rafles qu'il organise, peu de personnes en réchappent[réf. nécessaire].

  • Le 5 mai 1942, il devient l'adjoint de Karl Oberg au 57 boulevard Lannes à Paris où il fait office de chef d'état major à la direction du département recherche de renseignement (section VI) dont les bureaux se situaient au 76 avenue Foch.

Collaborateur de Eichmann, puis chef de la section anti-juive, il organisa les rafles à Bordeaux puis à Paris.

« 70 000 Juifs se cachent à Paris. Il faut déployer les forces nécessaires pour nettoyer la capitale. Les personnes prises dans les rafles seront déportées à l'est au plus tard le 15 juillet. »[réf. nécessaire]
  • En août 1943, il a pour objectif la dénaturalisations des Juifs avec pour objectif de pouvoir mieux les déporter. Laval rechigne et Hagen s'insurge.
« Le SS Brigadeführer Oberg exprime la grande surprise que le gouvernement français n'a toujours pas abandonné son point de vue “sentimental” dans la question juive.»[réf. nécessaire]

Il dira plus tard à un diplomate : « Nos différends ont les plus déplorables résultats. Par votre faute, nous ne parviendrons jamais à résoudre la question juive en France. »[réf. nécessaire]

Fernand de Brinon écrira dans ses mémoires quelque temps avant sa mort :
« Oberg était un gros prussien, un crâne rasé ne connaissant rien de la France, ni de notre mentalité, ne parlant pas notre langue et tout à fait dominé par un jeune officier SS, le major Hagen. Celui-ci avait l'avantage de bien s'exprimer en français mais le déplorable inconvénient de nous détester et de nourrir contre nous une vigilante rancune. Il entretenait des agents de renseignements et occupait en quelque sorte la place d'un chef d'État major très puissant auprès du général Oberg. »[réf. nécessaire]

L'après guerre[modifier | modifier le code]

Condamné le 18 mars 1955 par contumace aux travaux forcés à perpétuité par le tribunal permanent des forces armées de Paris. L'ancien officier SS disparaît et se met au service des Forces françaises en Allemagne puis refait sa vie en Allemagne comme directeur commercial d'une importante société d'appareillage électrique la JWDAPP et résidera à Warstein (Rhénanie-du-Nord-Westphalie) Wilhelmstrasse 32.

En 1979, Herbert Hagen, Kurt Lischka et Ernst Heinrichsohn seront les trois protagonistes du procès de Cologne. En février 1980, il sera condamné à 12 ans de détention à la prison de Hamm.

À un journaliste qui l'interroge, il déclare :

« Je n'ai fait que mon devoir, Monsieur, j'agissais conformément à la légalité qui était à l'époque en vigueur. »

Références[modifier | modifier le code]

Pour élargir la recherche voir : Antisémitisme, Alois Brunner et Adolf Eichmann.

Liens externes[modifier | modifier le code]