Palais Brongniart

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Palais Brongniart
Le Palais Brongniart à Paris
Le Palais Brongniart à Paris
Présentation
Période ou style Style corinthien
Architecte Alexandre-Théodore Brongniart
Date de construction 1807
Destination initiale Siège de la Bourse de Paris
Propriétaire Ville de Paris
Destination actuelle Lieu accueillant des événements : conférences, congrès, séminaires, réceptions, déjeuners, dîners, cocktails, galas, salons, expositions...
Protection  Inscrit MH (1987)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Localité Paris
Localisation
Coordonnées 48° 52′ 09″ N 2° 20′ 29″ E / 48.86917, 2.3413948° 52′ 09″ Nord 2° 20′ 29″ Est / 48.86917, 2.34139  

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Palais Brongniart

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(Voir situation sur carte : Paris)
Palais Brongniart

Le Palais Brongniart, anciennement appelé Palais de la Bourse, est un édifice entouré d'un péristyle de style corinthien, qui accueillait la Bourse de Paris. Il est situé dans le quartier Vivienne, dans le 2e arrondissement de Paris.

Il a été conçu par l’architecte Alexandre-Théodore Brongniart (1739-1813).

Ce site est desservi par la station de métro Bourse.

Histoire du site[modifier | modifier le code]

À la Révolution française, il est décidé de déménager du lieu qui hébergeait la Bourse de Paris au XVIIIe siècle, qui venait de vivre les grandes spéculations boursières sous Louis XVI.

La « commission des Cinq » donne l'ordre au général Jacques de Menou de Boussay d'occuper le Couvent des Filles-Saint-Thomas, située dans la rue des Filles-Saint-Thomas, qui s'étend alors de la Rue Saint-Augustin à la Rue Notre-Dame-des-Victoires, car s'y réunit une « section sans cesse dénoncée à l'Assemblée nationale, dans les journaux, dans les cafés et les places publiques », comme « un repaire de modérés et de contre-révolutionnaires »[1]. Le Couvent des Filles-Saint-Thomas est détruit et débute en 1807 la construction du Palais Brongniart sur ses ruines. En attendant la fin de la construction, on déplace la Bourse, de la galerie Virginie à un hangar situé non loin de l'ex-couvent, dans l'enclos des filles Saint-Tomas, qui servait pour les décors[2] de l'Opéra Le Pelletier, tout proche.

Construction[modifier | modifier le code]

En 1807, Napoléon 1er confie la construction d’un édifice à l’architecte Alexandre-Théodore Brongniart (1739-1813). Il souhaite mettre en place un emblème de la puissance et de l’accomplissement auxquels la France est parvenue. En effet, les triomphes de l’empereur sur les champs de bataille développent un véritable commerce européen. Il commande en 1808 à l’architecte Alexandre-Théodore Brongniart un édifice à l’effigie du commerce : La Bourse de Paris. L’empereur espère ainsi instaurer un ordre dans l’économie du pays en centralisant l’ensemble des échanges économiques.

Cependant, A.T.Brongniart n’eut pas la possibilité de voir son œuvre achevée, mourant prématurément le 6 juin 1813.

Fontaine note le 8 juin 1813 dans son journal, sous le titre Mort de l'architecte de la Bourse :

« M. Brongniart architecte chargé de construire l'édifice de la bourse vient de mourir. Il laisse à terminer l'un des plus beaux et des plus importants du règne présent. La disposition générale du plan que l'on exécute est bonne, mais les détails n'ont pas été suffisamment étudiés. On a déjà fait quelques changements dans les distributions intérieures et le parti à prendre pour la décoration et la couverture de la grande salle n'est pas définitivement adopté. Plusieurs architectes se présentent pour remplacer M. Brongniart mais le ministre jusqu'ici n'a pas agréé leurs services. Il a fait offrir à mon ami Percier qui n'a rien demandé de le nommer. Cette préférence est due à M. Bruyère, mais Percier a refusé. »

Parmi les candidats à la reprise du projet, on compte François-Joseph Bélanger et Louis-Pierre Baltard.
C'est finalement Éloi Labarre (1764-1833) qui prit la succession de Brongniart et acheva l'édifice en novembre 1825.

Il a été inscrit monument historique par un arrêté du 27 octobre 1987[3].

Utilisation[modifier | modifier le code]

La construction du Palais Brongniart fut une étape importante de l'histoire des bourses de valeurs. Lors de son inauguration, il porte au fronton "Bourse et tribunal de commerce"[4]. Ce dernier y tient audience[4]. Le bâtiment héberge aussi la Bourse de commerce, qui n'enménage dans ses locaux qu'en 1885 [5].

Le 17 décembre 1856, un décret impérial fixe un droit d'entrée, perçu via des tourniquets aux angles de la grille d'enceinte. L'un des personnages importants du lieu, Rotschild, fulmine de devoir verser vingt centimes tous les jours pour entrer dans le Palais[6]. la Bourse de Paris devient, 50 ans après sa construction la deuxième au monde après Londres, avec une tendance à l'internationalisation. Le péristyle qui entoure le bâtiment permet d'accueillir les coulissiers, qui font concurrence aux agents de change, en négociant les valeurs étrangères, comme les jeunes sociétés ferroviaires britanniques lors de la Railway mania, puis les mines d'or d'Afrique du Sud

Les cours du marché des actions au comptant sont gérés par informatique depuis 1987, dans les locaux des banques, hors du Palais Brongniart, qui a ensuite hébergé pendant encore douze ans le marché à terme des contrats sur l'indice CAC 40, le Matif, jusqu'au 6 novembre 1998[7].

Palais Brongniart est actuellement un lieu de conférences, congrès, séminaires, réceptions, déjeuners, dîners, cocktails, galas, salons, expositions. Géré auparavant par Euronext, il est aujourd'hui concédé à GL Events pour une durée de trente ans. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a demandé à son ancien adjoint, Éric Ferrand de conduire la mission de définition et de préfiguration de ce que pourra devenir ce site après 2009.

Suite à un accord entre GL Events et l'association Silicon Sentier[8], le 2e étage du Palais Brongniart accueille depuis le 7 janvier 2011 des promotions de 12 startups pour 6 mois dans le programme Le Camping [4], le premier accélérateur de startups en France[9].

De même, suite à un accord entre GL Events et l'École européenne des métiers de l'Internet, le Palais Brongniart accueille à l'automne 2011 les premiers étudiants de cette école nouvellement créée.

Décors[modifier | modifier le code]

Le peintre Alexandre Denis Abel de Pujol réalisa les décors du plafond.

Galerie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "La contre-révolution parisienne : la section de la Bibliothèque (1790-1795)", par Laurence Coudart, mémoire de maîtrise sous la direction d'Albert Soboul, Université de Paris I, I.H.R.F., 1982.
  2. Colling 1949, p. 191
  3. « Notice no PA00086010 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  4. a et b Colling 1949, p. 212
  5. Colling 1949, p. 301
  6. Colling 1949, p. 262
  7. "Le Matif jette l'éponge pour de bon", par Gilles Pouzin, dans L'Expansion le 19/11/1998 [1]
  8. Annonce sur le site officiel du Palais Brongniart[2]
  9. La Tribune du 10 janvier 2011, Le Palais Brongniart se transforme en creuset de l'innovation numérique[3]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Autres
  • Alexandre-Théodore Brongniart, catalogue de l'exposition organisée au Musée Carnavalet du 22 avril au 13 juillet 1986, édité par le Musée Carnavalet, 315 p. (ISBN 2-901414-20-6)