Exode des Pieds-Noirs

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

L'exode des Pieds-Noirs ou rapatriement des Français d'Algérie suivant l'appellation du gouvernement français, désigne les vagues successives de migration de la communauté pied-noir des départements français d'Algérie vers la France métropolitaine (et tout particulièrement la "vague" massive d'avril à juillet 1962[1]) à la fin de la guerre d'Algérie qui a débouché sur l'indépendance de l'ancienne colonie de peuplement, composée de départements français de 1848 à 1962. Plusieurs générations de Pieds-Noirs, dits « Européens d'Algérie », ont vécu en Algérie française de 1830 à 1962. Les Juifs d'Algérie étant présents dans le territoire par plusieurs migrations d'une période allant de l'Antiquité au XVIIe siècle.

Rapatriés d'Algérie[modifier | modifier le code]

Les exilés proviennent des trois communautés :

  • européenne, (Pieds-Noirs catholiques, protestants en petite minorité - 21 paroisses et 8000 fidèles en 1960 -[2]. ; ainsi que des juifs ashkénazes également très minoritaires)
  • juive séfarade ou d'origine berbère (notamment Juifs du Mzab devenus citoyens français en 1961).

Pieds-Noirs[modifier | modifier le code]

À l'origine, la dénomination « pied-noir » désigne précisément les Français « de souche européenne » vivant en Algérie française, officiellement nommés « Français d'Algérie ».

Par extension, certains l'appliquent aux Juifs séfarades dont l'arrivée en Algérie a été antérieure à la conquête française de 1830 (par exemple, qui se sont établis en Afrique du Nord en époque romaine ou lors de l'exode des Juifs d'Espagne en 1492 )

Le terme pied-noir englobe, du moins selon la définition du dictionnaire Larousse, les rapatriés des protectorat français de Tunisie et protectorat français du Maroc, qui à la différence de l'Algérie étaient terres étrangères sous protection française et non des départements faisant partie du territoire national, c'est-à-dire des citoyens de nationalité française qui retournent dans leur patrie, la France.

Arrivée en métropole[modifier | modifier le code]

Une partie des rapatriés s'est installée dans les régions du Sud de la France, intensifiant la croissance démographique de celles-ci[réf. nécessaire]. Les principaux ports d'accueil des rapatriés ont été Marseille et Nice en Provence-Alpes-Côte d'Azur, ainsi que Port-Vendres en Languedoc-Roussillon.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon une estimation, environ 500 000 départs sur cette période, auxquels s'ajouteraient 200 000 départs avant le 31/12/1961, et 36 000 départs entre le 1er janvier et le 31 mars 1962. En viron 200 000 pieds-noirs resteront en Algérie après l'indépendance.
  2. http://www.alger-roi.net/Alger/religion/pages_liees/eglise_protestante_pn28.htm