Valentin Conrart

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Valentin Conrart

Description de l'image  Valentin Conrart.jpg.
Nom de naissance Valentin Conrart
Naissance 1603
Paris
Décès 23 septembre 1675
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Profession Homme de lettres

Valentin Conrart, né à Paris en 1603 où il est mort le 23 septembre 1675, est un homme de lettres français. Initiateur du projet de l’Académie française, il en est élu secrétaire perpétuel en 1635.

Sommaire

Biographie[modifier]

D’une famille calviniste de Valenciennes, Valentin Conrart ayant reçu une éducation pour entrer dans le commerce, commença trop tard ses études pour apprendre les langues anciennes et s’appliqua à l’italien, l’espagnol et la connaissance approfondie de la langue française. En 1627, il acquiert une charge de conseiller-secrétaire du Roi et de ses finances, et commence à inviter chez lui des hommes de lettres qu'il rencontre régulièrement à l'Hôtel de Rambouillet.

Ami de Jean Chapelain et de Guez de Balzac, il réunit chez lui depuis 1629, une fois par semaine, une dizaine d’hommes de lettres qui vont former le noyau de la future Académie française : Antoine Godeau, Jean Ogier de Gombauld, Philippe Habert, Claude Malleville, François Le Métel de Boisrobert, Jean Desmarets de Saint-Sorlin, Nicolas Faret, Paul Pellisson. Ces réunions littéraires de beaux esprits discutant de leurs œuvres, lisant des poèmes après-dîners, forment le Cercle Conrart. Bien que secret, Richelieu est averti de son existence. Le cardinal, dont les idées prennent un caractère de grandeur et désirant réaliser l'unité linguistique de la France, s'en inspire pour son projet de créer sa propre Académie, l'Académie française[1]. Conrart en dresse les lettres patentes et en rédige les statuts le 13 mars 1634. Treize nouveaux membres, appelés jusqu’en 1636 du nom d’ « Académistes », sont admis à siéger avec le groupe initial dont Richelieu est le protecteur. Conrart en est le premier secrétaire et, malgré son attachement inébranlable à la religion protestante, Richelieu le maintient dans cette fonction jusqu'à sa mort.

Il a une influence primordiale sur la première vague des grandes traductions françaises, réalisées par Giry, d'Ablancourt, Patru et que l'on appellere plus tard « les belles infidèles ». Il collabore avec Vaugelas au texte définitif de la traduction de Quinte-Curce. Avec Chapelain, il joue un rôle important dans les débats de l’Académie sur Le Cid (Sentiments de l’Académie sur le Cid).

Il n'a publié de son vivant aucun écrit notable; ce qui a fait écrire à Nicolas Boileau : J'imite de Conrart le silence prudent (Epître première).

Notes et références[modifier]

  1. Hélène Carrère d'Encausse, Des siècles d'immortalité - L'Académie française 1635-..., Fayard, 2011, 401 p.

Publications[modifier]

Bibliographie[modifier]

  • René Kerviler, Valentin Conrart, premier secrétaire perpétuel de l'Académie française. Sa vie et sa correspondance. Étude biographique et littéraire, suivie de lettres et de mémoires inédits (1881)
  • Charles Weiss, Histoire des réfugiés protestants de France depuis la révocation de l'Édit de Nantes jusqu'à nos jours (tome I, 1853)
  • Nicolas Schapira, Un Professionnel des lettres au XVIIe siècle. Valentin Conrart : une histoire sociale, Seyssel, Champ Vallon, 2003, 512 p. Disponible sur Google Books

Source partielle[modifier]

Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Valentin Conrart » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, 1878  (Wikisource)

Lien externe[modifier]


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