Michel-Richard de Lalande

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Michel-Richard de Lalande

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Michel-Richard de Lalande d'après Jean-Baptiste Santerre. - Gravure de Thomassin

Surnom Le Lully latin
Nom de naissance Michel-Richard Delalande
Naissance
Paris Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Décès (à 68 ans)
Versailles Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Activité principale Compositeur
Style Musique baroque française
Motet
Activités annexes Organiste
Lieux d'activité Chapelle royale du château de Versailles
Années d'activité 1683-1726
Maîtres François Chaperon
Élèves André-Cardinal Destouches
François Colin de Blamont
Conjoint Renée Anne Rebel (1663-1722)
Marie-Louise de Cury (1692-1775)
Distinctions honorifiques Ordre de Saint-Michel (1722)
Sous-maître de la Chapelle royale (1683-1726)
Compositeur de la musique de Chambre (1685-1718)
Surintendant de la Musique (1689-1726)
Maître de musique de la Chambre (1695-1726)

Michel-Richard de Lalande[1] (* Paris, - † Versailles, ) est un musicien français qui s’est illustré au service du roi Louis XIV pour lequel il a composé son œuvre, essentiellement religieuse, constituée de motets inspirés surtout de textes latins tirés des Psaumes.

Il a composé aussi des divertissements, pastorales, ballets, même après la mort du Roi Soleil.

À la suite de Lully, Du Mont, Charpentier, et avec Couperin, Campra, Grigny, Desmarest, Rameau, Leclair, entre autres, il incarne le baroque français.

Ses motets annoncent les cantates de Bach et ses chœurs ceux des oratorios de Haendel.

Il est le maître du grand motet français et sa renommée perdurera après sa mort jusqu’aux approches de la Révolution grâce, notamment, à des exécutions au Concert Spirituel des Tuileries, hors d’un contexte liturgique.

En 1722, le roi Louis XV le nomma chevalier de l'ordre de Saint-Michel.

Biographie[modifier | modifier le code]

Naissance, enfance et jeunesse[modifier | modifier le code]

Michel-Richard Delalande, dit de Lalande, naît à Paris le , en tant que le dernier et quinzième enfant de Michel Delalande et de Claude Dumoustier[c 1]. Ses parents sont marchands tailleurs de Paris ainsi que dans la paroisse de Saint-Germain-l’Auxerrois où il est placé comme enfant de chœur dans cette église royale[2], entre 1667 et 1672, notamment en compagnie de jeune Marin Marais[3]. Il y reçoit une formation complète, musicale (clavecin et orgue ), mais aussi littéraire, en même temps qu’il chante dans le chœur. Son maître de chapelle sera François Chaperon qui détecte en lui des dons pour la musique[2]. En raison d'une voix excellente, le maître le nomme l'un des solos[3].

Église Saint-Germain-l'Auxerrois de Paris où Lalande reçut son éducation de très bonne qualité.

À sa sortie de Saint-Germain-l’Auxerrois avec une gratification exceptionnelle, soit 150 livres encore grâce à sa voix[c 2], il a quinze ans, mais orphelin, il est recueilli par une de ses sœurs, rue Bailleul où il poursuit sa formation en autodidacte. Son beau-frère, qui n'est pas encore identifié même de nos jours[c 3], organise des concerts des ouvrages du jeune de Lalande[2].

Il tente en vain de se faire admettre comme violoniste à l’Académie royale de musique dirigée par Lully[2]. Puis il entame une carrière d’organiste principalement à Saint-Gervais, où il assure l’intérim avant que le trop jeune François Couperin ne puisse succéder à son père. Il est également organiste des églises des Grandes-Jesuites de Saint-Louis et du Couvent du Petit Saint-Antoine[2]. Il est choisi par le R. P. Fleuriau afin de jouer la musique pour plusieurs tragédies représentées aux Jésuites[2].

Puis, il est présenté au roi, en tant que candidat d'organiste du Louis XIV à Saint-Germain-en-Laye en juin 1678, lors du concours à la suite de la mort de Joseph de La Barre[c 4]. Toutefois, Michel-Richard est si jeune que le roi juge de le remettre à un autre temps[2]. Parallèlement il devient professeur de clavecin chez le duc Anne-Jules de Noailles, futur maréchal[4]. Le jeune homme y connaît une excellente réputation grâce à laquelle il est chargé de l'enseigner à deux filles de Louis XIV et Madame de Montespan, Louise-Françoise et Françoise-Marie. Le roi lui donnera un logement à Clagny[2].

Il est certain qu'en 1680, une œuvre de Lalande comme compositeur invité, citée en avril par le Mercure galant p. 324, est jouée à la Sainte-Chapelle[c 5]. Il s'agit de la musique pour les jours de ténèbres[g 1], avec celles de François Chaperon, ancien professeur et maître de musique de la Saint-Chapelle, et de Lalouette, ami de Chaperon[5],[h 1].

Louis XIV effectue en mai 1682 une intervention pour lui  : Lalande remplace Pierre Méliton, organiste récemment blessé de l'église Saint-Jean-en-Grève. Si le chapitre préfère le sieur Buterne, c'est Michel-Richard qui obtient le poste[c 4]. Cette année-là, il commence la collaboration avec un compositeur italien, venu en France 1678, Paolo Lorenzani. Leur œuvre, une Sérénade en forme d'opéra, a le vent en poupe[6].

« La Musique Françoise avoit été faite par Mr de la Lande, qui montre à joüer du Clavessin à Mademoiselle de Nantes ; Mr Genest, dont la réputation est établie à bon titre, avoit fait les Vers François. Mr Laurenzani estoit Autheur de la Musique Italienne[c 6]. »

Puis en février 1683, il connaît maintenant un grand succès à Paris. C'est un opéra pastoral L'Amour Berger (S.132) réputé et joué plusieurs fois pendant le Carnaval. Sa réussite est immense car de nombreux jeunes nobles, y compris Louis-Provence de Grignan, petit-fils ayant 12 ans de Madame de Sévigné, ont le plaisir d'y danser, chez le duc Jacques-Henri de Durfort, maréchal de France[c 7].

Au service du roi[modifier | modifier le code]

La Chapelle royale du château de Versailles conçue par Jules Hardouin-Mansart, inaugurée en 1710[a 1].

Il est nommé en 1683 sous-maître à la Chapelle Royale du château de Versailles, comme un des quartiers avec Pascal Collasse, Guillaume Minoret et Nicolas Goupillet, lors d’un concours, mais aussi grâce à l’appui du roi[7]. Il est chargé en tant que quartier d'octobre, vraisemblablement en raison de deux des quatre principales fêtes de la Chapelle, la Toussaint et Noël. Finalement il succède à ces trois collèges, à partir du 1er juillet 1715[3]. En fait, ces derniers ne sont pas capables de satisfaire à leur devoir[c 8]. Lalande fera toute sa carrière au service du roi. Il finira par cumuler les principaux postes de l’administration de la musique, dont celui de Surintendant de la Musique de la Chambre. Lors de cette promotion en janvier 1689, il n'a que 31 ans[3]. L’essentiel de son œuvre est constitué de grands motets composés pour la messe du roi.

En lui octroyant une pension de 1 200 livres[c 9], Louis XIV le marie en 1684 à Renée Anne Rebel (1663-1722)[c 10], sœur aînée de Jean-Féry Rebel, Demoiselle de la Musique ayant une admirable voix[3]. Elle donne naissance à deux filles, Marie-Anne, née en 1686, et Jeanne, en 1687. Ces dernières, élevées soigneusement par le compositeur, chantent à la Chapelle royale où elle se font remarquer par le roi qui leur octroie, en avril 1706, à chacune 1 000 livres de pension[c 11]. C'est la raison pour laquelle Lalande écrit la musique sacrée destinée à voix de femme, à savoir son épouse et ses filles, en dépit de la tradition française de l'époque[c 12],[8]. En fait, selon un catalogue de Philidor l'aîné conservé dans la bibliothèque Ceccano à Avignon, certaines Leçons de Ténèbres ainsi que le Miserere à voix seule (S.87) sont écrits « pour les Dames de l'Assomption et Chantez par Mesde[moise]lles De la Lande à l'admiration de tout Paris »[9].

La disparition de Louis XIV en 1715 provoque un bouleversement, car la cour de la régence se déplace brutalement à Paris[3]. En février 1718, son élève André-Cardinal Destouches prend l'une des charges de Surintendant. Lalande conserve cependant l'honneur royal. Pour le jeune roi, il recommence à écrire de la musique de ballet. Alors que les Symphonies des Folies de Cardenio (S.152, 1720) ne lui plaisent pas, la pièce Les Élemens (S.153, 1721), en collaboration avec Destouches, reste dans le répertoire de l'Académie royale de Musique, jusqu'à la fin du XVIIIe siècle[10],[11]. À la suite du décès de sa première épouse en 1722[e 1], le roi le nomme chevalier de l'ordre de Saint-Michel, créé par Louis XI en 1469[12]. Enfin, il a l'honneur d'être nommé à la direction de la musique à Reims, le 25 octobre 1722, lors du sacre de Louis XV.

Lalande garde encore les quatre quartiers, jusqu'à ce que la cour revienne à Versailles en janvier 1723. Selon Lionel Sawkins, il est possible que pendant cette période la messe basse quotidienne n'y soit pas assurée. Pourtant, dès mai 1722 le compositeur est dans une profonde affliction, à cause du décès de sa première femme. De sorte qu'afin de restituer les quartiers, il propose spontanément au roi de céder trois des quatre dont il dispose. Curieusement, en novembre 1722 déjà, le Mercure galant annonce que Lalande renoncera à ses trois quartiers pour Charles-Hubert Gervais, Nicolas Bernier et André Campra, musiciens protégé par le régent Philippe d'Orléans[c 13]. Cette mention suggère l'intervention de ce dernier[13]. Enfin, aussitôt installé, en 1723, Louis XV nomme ces trois compositeurs le 20 janvier. Le souverain, touché de la volonté de Lalande, le gratifie d'une pension de 3 000 livres[2]. Personne ne réussit cependant à donner satisfaction dans leurs tâches avant que Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville n'arrive à Versailles en 1740[a 2].

Sous-maîtres de la Chapelle royale de 1609 à 1726[modifier | modifier le code]

« À Paris même, la Sainte-Chapelle et Notre-Dame jouent un rôle de premier plan. Mais à partir de la majorité de Louis XIV, la chapelle royale tend à devenir le centre privilégié de la musique sacrée. Le roi assiste tous les jours à l'office ... »

— Jean-François Paillard, La musique française classique, p.65

Alors en 1683, Lalande y commença sa « carrière versaillaise », selon les termes d'André Tessier (1928). En fait, en cette année 1683, pour Louis XIV, il s'agissait de lancer une véritable rénovation : la cour avait officiellement été installée à Versailles en mai 1682[a 3], bien que les offices religieux dussent être provisoirement célébrées dans l'actuel salon d'Hercule[c 14]. C'est la raison pour laquelle, uniquement en 1683, le roi renouvela tous les sous-maîtres, en éliminant Pierre Robert et Henry Du Mont, musiciens vieillis[a 4].

La tâche du sous-maître était la suivante : il fallait que non seulement le musicien célèbre quotidiennement l'office mais également écrive ses propres œuvres selon son quartier.

Tout comme dès 1663[a 5],[f 1] et dès 1683[c 15], quatre musiciens se répartissaient les tâches depuis 1723, en conservant ce système traditionnel de « quartier »[a 6]. Néanmoins, après le décès de Louis XIV ainsi que celui de Lalande, la Chapelle royale ne put pas empêcher son déclin, sous la régence indifférente, puis, à la suite d'une réussite considérable du Concert Spirituel en 1725[a 7].

« En effet, malgré le talent certain de Campra et de Bernier, aucun des successeurs de De Lalande ne s'est consacré entièrement à la tâche qu'il s'était imposée à lui-même, soutenu par la faveur inconditionnelle de son roi. »

— Denise Launay, La musique religieuse en France du Concile de Trente à 1804, p.432


Son mariage[modifier | modifier le code]

La célébration du mariage de Michel-Richard de Lalande et de Renée Anne Rebel est tenue, le 9 juillet 1684, à la paroisse Saint-Julien de Versailles[c 17].

« Ce jour-là se fit chez Madame de Thianges (sœur de Madame de Montespan) le mariage de la Lande, maître de la musique du roi, et de la petite Rebel »

— Journal du marquis de Dangeau daté du 8 juillet 1684[c 18].

Son épouse, Mademoiselle Renée Anne Rebel, était une jeune chanteuse qui commença sa carrière à l'âge de 10 ans. Leur contrat de mariage présente les signatures de prestigieux personnages. On notera tout de même l'absence des membres de la famille Rebel chez Madame de Thianges. Ainsi se présentait la liste des signataires, présent au mariage du compositeur :

Signature[c 19] : Louis XIV, le Dauphin Louis de France, la Dauphine Marie Anne Victoire de Bavière, le duc Philippe d'Orléans et son épouse Élisabeth Charlotte de Bavière, la princesse de Conti, Madame de Montespan et ses enfants Louis Auguste de Bourbon, Louse Françoise de Bourbon et Françoise Marie de Bourbon (anciennes élèves de Lalande), le duc Anne-Jules de Noailles et son épouse Marie-Françoise de Bournonville ainsi que leur fille aînée Marie Christine de Noailles[e 2] (première élève du compositeur), André I Danican Philidor, écuyer Pierre Tasset représentant Madame de Thianges.

Aux noces étaient présents certains membres de la famille du musicien : Françoise Cantet, désormais belle-mère, Marguerite Delalande, sœur, et François Delalande, frère et organiste de l'église Saint-Gervais. Le témoin de Michel-Richard était un de ses amis, Antoine Maurel, valet de chambre de la Dauphine, auteur du livret des Fontaines des Versailles (S.133)[15].

Disparition de sa famille[modifier | modifier le code]

Le Grand Dauphin Louis de France, dit Monseigneur, disparaît en 1711, juste avant la mort des filles du compositeur.

La fin de sa vie est marquée par des deuils  : ses deux filles sont ainsi emportées par l'épidémie de petite vérole en 1711[16] Sa première épouse Renée Anne Rebel meurt, elle, en 1722[2]. Le roi Louis XIV lui aurait dit en 1711  :

« Vous avez perdu deux filles qui avaient bien du mérite ; Moy, j'ay perdu Monseigneur. La Lande, il faut se soumettre[17]. »

Le 18 avril 1712, à la mémoire du dauphin de France et de son ancienne épouse Marie Anne Victoire de Bavière, un office est célébré dans l'abbaye royale de Saint-Denis. Le compositeur dirige 129 musiciens de la Chapelle royale, à la demande du roi. Il est probable que le motet Dies irae (S.31), déjà composé auparavant, à la suite du décès de la dauphine Marie Anne Victoire en 1690, est profondément remanié à cette occasion, pour rendre hommage non seulement à la famille royale mais également aux propres filles de Lalande[3]. D'ailleurs, le compositeur n'écrit plus que deux grands motets dont Exaltabo te, Deus meus rex (S.76), dans lequel deux dessus chantent duo. Il s'agit sans aucun doute d'un l'hommage rendu à ses filles, Marie-Anne et Jeanne[b 2].

Il se remarie toutefois en 1723 avec Marie-Louise de Cury (1692-1775), fille du chirurgien de Madame la comtesse de Conty, qui lui donne une fille, Marie-Michelle (1724-1781). Marie-Louise tentera d’assurer, après la mort de son époux la survie de ses œuvres et de sa mémoire par une édition de 40 de ses motets précédée d’une notice biographique rédigée par le poète Alexandre Tannevot[3] et par Colin de Blamont, élève du compositeur. Sa dernière épouse est aussi musicienne, jouant pour sa part de la viole de gambe[b 3].

Décès et postérité[modifier | modifier le code]

Dès la mort de Louis XIV, il est surtout occupé à améliorer ses œuvres, notamment celles de jeunesse, sans donner aucune permission à la publication de ses motets. En 1726, Lalande est attaqué d'une fluxion de poitrine. En dépit des espérances de guérison, il décède le [2]'[18]. Il est enterré à l'église Notre-Dame de Versailles[3].

À la suite du décès du compositeur, Sebastien de Brossard, théoricien de musique de l'époque, propose au bibliothécaire du roi Jean-Paul Bignon l'acquisition du cabinet du défunt, sans perdre ses œuvres. Bignon lui répond que le budget de la Bibliothèque n'est pas suffisant[g 2].

Toutefois, le 25 juillet 1726, juste un mois plus tard, Louis XV octroie à sa veuve, par lettres patentes, les privilèges assurant 20 ans de droits, grâce auxquels la publication des œuvres de feu Lalande sera achevée dès 1728.

La jeune reine Marie Leczinska, amateur de musique, reste fidèle aux œuvres de feu Lalande. En septembre 1728, elle fait exécter 8 motets du compositeur devant son père. Le roi Stanislas est tellement content que la cour de Versailles peut répartir cet émerveillement avec lui[c 20].

L’œuvre de Lalande continuera d'être extrêmement populaire, et le Concert Spirituel comptera, pendant 45 ans, 421 exécutions dont la dernière sera le motet Dominus regnavit (S.65) joué le 14 juin 1770 pour la Fête-Dieu. Un seul musicien sera plus plébiscité que Lalande, Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville avec 510 exécutions jusqu'en 1772[a 10],[19]. (Cependant, concernant Lalande, Lionel Sawkins compte 591 représentations au minimum avec 41 grands motets, en raison d'au moins 134 exécutions ne précisant pas les titres)[b 4]. De plus, en nous expliquant sa réputation, les documents d'époque nous renseignent que non seulement la publication du petit motet Miserere (S.87) en 1730, chanté par Marie-Anne et Jeanne de Lalande auparavant, connaît un immense succès, mais la partition sera encore vendue en 1784, 60 ans après la mort du compositeur[20].

Enfin, plusieurs compositeurs dont Jean Philippe Rameau continueront à écrire les motets, selon les psaumes choisis par Lalande. Ainsi, Dominus regnavit (S.65), motet réputé auprès du Concert Spirituel, sera à nouveau mis en musique par Mondonville, directeur de cette association.

Mortels, c'est de ce beau delire

Que sont nez parmi nous des accords si touchants.

À deux divinitez LA LANDE doit ses Chants ;

APOLLON le forma, c'est LOVIS qui l'inspire.

(Les vers suivants le portrait gravé par Thomassin)[e 3]

Reconnaissance au XXe siècle[modifier | modifier le code]

À la suite de la Révolution française, la musique de Michel-Richard de Lalande fut rapidement oubliée.

En 1957, l'année du troisième centenaire de la naissance de Michel-Richard de Lalande, Norbert Dufourcq publia un livre consacré à ce compositeur. Dufourcq et ses quatre élèves avaient travaillé, en bénéficiant des études du musicologue André Tessier, exécutées avant la guerre.

C'est cependant Jean-François Paillard qui présenta au plus grand nombre de lecteurs ce musicien si immensément apprécié par Louis XIV ainsi que ses chefs-d'œuvre méconnus. Dans son livre La Musique française classique évitant le mot baroque[f 2], ce musicologue ainsi que mathématicien analyse la caractéristique particulière de ce compositeur et l'amélioration des œuvres, parfaitement adaptés à l'absolutisme dans le domaine politique[f 3]. Il trouva également la qualité et l'évolution de cette époque, notamment auprès de la musique de De Lalande[f 4] en raison de la cour de Versailles si florissante[f 5].

À cette époque-là, Gaston Roussel, chanoine, étudiait lui aussi Michel-Richard de Lalande, en passant sa vie à Versailles tout comme le compositeur, notamment dès 1961 en tant que chapelain de la Chapelle royale du château de Versailles à laquelle il acheva quelques enregistrements des œuvres de Lalande. André Malraux le nomma ce chapelain officiel. Pendant la deuxième guerre mondiale, le prêtre avait découvert un certain nombre de partitions retirées du château dans la bibliothèque municipale de Versailles[21]. Auprès de lui, l'association Michel-Richard de Lalande, chœur de la cathédrale, comptait jusqu'à 150 membres. Pourtant, ses études ainsi que sa contribution furent malheureusement oubliés[22].

Le premier disque bien connu de Lalande, enregistré par Michel Corboz, parut en 1970 chez Erato. Il s'agit de deux motets, De profondis (S.23) et Regina cœli (S.53).

En France, les Parisiens eurent le plaisir, le 7 août 1974, d'écouter Miserere mei Deus (S.27) ainsi que Dies irae de Jean-Baptiste Lully, lors d'un concert public à l'église des Invalides. Jacques Grimbert dirigea l'orchestre de chambre de l'ORTF avec les solistes de l'ensemble ARS EUROPA ainsi que l'ensemble vocal du Chœur national[23].

Toutefois il fallut attendre encore quinze ans environ, afin que soient bien connus les chefs-d'œuvre du compositeur si profondément illustrés par le classicisme[f 6]. En effet, plusieurs chefs d’orchestre enregistrèrent pareillement, en septembre 1990, des grands motets de Lalande. Paillard, quant à lui, avait réussi non seulement à restituer les célèbres Simphonies pour les Soupers du Roy mais aussi à sortir un disque consacré à ces pièces en 1985, avec sa propre baguette.

Enfin, le centre de musique baroque de Versailles organisa les Journées Michel-Richard de Lalande en 1990[c 21] ainsi qu'en octobre 2001, tandis que la bibliothèque municipale de Versailles acquit 20 tomes de collection copiée par Gaspard-Alexis Cauvin, une précieuse collection[24].

La musique de Lalande est également appréciée en Angleterre, grâce aux études de Lionel Sawkins. Après 35 ans de travail, il publia, en 2005, un catalogue de Lalande citant 3.180 exemples musicaux. En bénéficiant du colloque tenu en 2001, il sortit récemment Lalande et ses contemporains : Actes du Colloque Lalande - Versailles 2001[25] ainsi que ses nouvelles partitions concernant trois motets.

Caractéristique des œuvres de Lalande, dit le Lully latin[modifier | modifier le code]

Compositeur du Psaume[modifier | modifier le code]

Le duc Philippe d'Anjou, petit-fils de Louis XIV, devint en 1700 le premier roi d'Espagne de la dynastie des Bourbon.

Michel-Richard de Lalande, l'on l'appelait Lully latin. Il est vrai que Louis XIV avait besoin d'un successeur à Jean-Baptiste Lully[f 7]. C'est pourquoi le compositeur eut le privilège d'être célébré par toute la famille royale en 1684, lors de ses noces.

« ...après la mort de Mazarin, il décida d'assumer à lui seul la responsabilité du pouvoir. ...le jeune Roi a bientôt compris que la musique pouvait contribuer à renforcer son prestige, tant en France qu'à l'étranger. »

— Denise Launay, La musique religieuse en France[a 11]

Au XVIIe siècle, à la suite de la publication des 150 psaumes de David de Philippe Desportes en 1603, le chant des psaumes de Desportes, notamment pour voix seule mais parfois versions polyphoniques, était un phénomène en France. Ainsi, en 1643, la partition de Guillaume Lusson[26], conseiller de Louis XIII, eut le vent en poupe[a 12]. En 1648, Antoine Godeau, évêque de Grasse et de Vence, aussi commença à sortir ses Paraphrase des Pseaumes de David en vers françois avec privilèges du roi[a 13].

Intéressé par ces Paraphrases, le prédécesseur de Lalande Henry Du Mont se lança en 1657 la composition de ces psaumes en français. En 1663, il publia 29 psaumes pour quatre voix mixtes avec basse continue[a 14]. Mais, vraisemblablement critiqué à cause de son style Psautier huguenot, il y ajouta 3 Paraphrases de textes poétiques de l'Ancien Testament et 5 Psaumes « en forme de Motet ». La révocation de l'édit de Nantes était déjà prévue.

À la Chapelle royale, fondée par François Ier en tant que La Musique du roi, l'on célébrait chaque jour la messe basse en présence du roi. C'était Pierre Perrin, dit l'abbé Perrin, qui prépara les poèmes religieux en latin pour cet objectif. Il sortit en 1665 Cantica pro capella Regis dans lequel la définition de Motet est présentée :

« Une pièce variée de plusieurs chants ou musiques liées, mais différentes ... Toutefois la variété de la pièce sera encor (sic) plus grande & la composition plus facile pour le Musicien, quand il y aura une variété affectée dans les Stances & dans les Versets, & qu'ils seront composez pour un changement continuel ... C'est par cette raison qu'ayant à composer des paroles de Motets pour la Messe de la Chapelle du Roy, j'ay suivi cette méthode. »

Aussi cette synthèse des matériaux musicaux[f 8], à savoir des solos, des dialogues, des chœurs, des interludes d'orchestre, était-il parfaitement autorisé à la Chapelle royale[a 15]. Par exemple, quoique Lully n'y eût aucune obligation, 12 grands et 13 petits motets furent écrits par lui[a 16]. Enfin, 6 grands motets parmi eux furent publiés en 1684 « par exprès commandement de Sa Majesté »[a 17],[c 22].

Le compositeur était parfaitement capable de satisfaire Louis XIV[c 23]. Grâce à sa productivité et aux qualité et diversité des œuvres.

Quand Lalande arriva à Versailles, c'était la veille de l'édit de Fontainebleau. Sans délai, le 14 janvier 1686, un arrêt du Parlement de Paris portera suppression des psaumes en français d'Antoine Godeau, sur ordre exprès de Louis XIV, qui lui avait octroyé auparavant ses privilèges[a 18]. Aussi fallait-il que le musicien du roi soit absolument le virtuose ainsi qu'expert du latin. Toutefois, jeune Lalande était assez capable de maîtriser son art sans aucune difficulté, car il pouvait comprendre complètement les textes grâce à une éducation de très bonne qualité à l'église Saint-Germain-l'Auxerrois. Avec sa excellente connaissance religieuse, il remplacera même deux sous-maîtres ecclésiastiques, Guillaume Minoret et Nicolas Goupillet[c 24]. Alors, son choix, c'était la composition créative des grands motets, pour les psaumes en latin.

« Messieurs, voici le roi d'Espagne. »

Ainsi, Louis XIV avait raison, un motet de Michel-Richard de Lalande transforma en 1700 une cérémonie royale en immensément impressionnant drame religieux. En novembre, le duc Philippe d'Anjou fut devenu brutalement le roi d'Espagne, selon le testament de feu Charles II d'Espagne. Quand bien même il se serait agi de la victoire de la diplomatie française, des inquiétudes étaient assez fortes : le petit-fils de Louis XIV n'avait que 17 ans et ne connaissait ni le pays ni la langue.

Lors du départ du prince, la gaieté aurait dû cacher cette angoisse. Pourtant avant qu'il ne quitte la France, le compositeur choisit pour la célébration son motet Beati omnes (S.51), écrit en 1698. Non seulement le texte du psaume 127 adaptait à cet événement mais aussi il l'avait mis en musique avec ses très beaux morceaux. Notamment, ce verset chanté par un basse-taille était un message important de Lalande[27] :

« Filii tui sicut novellæ olivarum, in circuitu mensæ tuæ[d 1] (Vos enfants sont comme de jeunes plants d'olivier autour de votre table) »

L'événement avait été prévu par le psalmiste, et maintenant est parachevé et célébré par Dieu. Lalande présenta donc à la cour ce psaume en manière des théologiens. Les psaumes, chants les plus anciennement connus en Europe, étaient très souvent étudiés de sorte que leurs sens soient retrouvés dans le contexte théologique.

Par ailleurs, le peuple conservait longtemps cette mémoire du jour où s'en allèrent vers Madrid le roi Philippe V d'Espagne et le maréchal de France Anne-Jules de Noailles  :

« ... Louis le Grand ... marcha à sa Chapelle accompagné de Monseigneur le Dauphin son fils, du Roi d'Espagne, ... La Lande fit chanter aussi-tôt son beau Motet Beati omnes qui timent Dominum, Psaume 127. Le Roi, qui avoit devant lui les paroles de ce Psaume en latin & en françois, se sentit attendri & touché vivement par les paroles & l'excellente Musique de ce Motet, sur-tout quand on chanta ce Verset, Filii tui sicut novellæ olivarum in circuitu mensæ tuæ & tout le reste de ce Psaume, qui convenoit si bien à ce grand Prince au milieu d'une Famille aussi nombreuse & aussi auguste ; il ne put même retenir des larmes de tendresse & de joye. Toute la Cour prit part aux sentimens de son Prince, & fut charmée que la Lande eût fait choix d'un Motet aussi convenable à ce grand jour. »

— Évrard Titon du Tillet, Le Parnasse françois (1732)[e 4],[g 3]

Structure mathématique[modifier | modifier le code]

La structure du motet S.31 ressemble à celle du jardin symétrique de Versailles, conçu par André Le Nôtre.

En cherchant les œuvres oubliées dans les bibliothèques, Jean-François Paillard, musicologue et mathématicien, s'aperçut que les motets de Lalande sont caractérisés de leurs structures formelles ou mathématiques. Il pense qu'il s'agit de la classicisme et de la centralisation monarchique qui favorisaient cette caractéristique[f 9].

Motet Dies Iræ (S.31)[modifier | modifier le code]

Plus précisément, Lionel Sawkins trouva un bon exemple concernant ce sujet, en restituant les partitions du motet Dies iræ (S.31). S'il ne reste qu'une version révisée en 1739 dans la collection particulière de M. Robert Lutz de Strasbourg, cette partition distinguée conserve la liste des chanteurs qui avaient participé à l'exécution, obsèques de la Dauphine Marie Anne Victoire de Bavière tenus le 1er mai 1690[29].

Il est vrai que Lalande construisit une structure formelle et formidable, afin d'orner ces 18 strophes du XIIe siècle, en utilisant une grande variété de matériaux musicaux :

  • Dans Dies iræ au début et Pie Jesu à la fin, le chœur de dessus conserve parfaitement le plain-chant :
I : chœur (dessus)
1ère strophe : Dies iræ, dies illa, solvet sæclum in favilla, ...
XII : chœur
Pie Jesu Domine, dona eis requiem. Amen.
  • Les deux strophes au milieu forment l'axe :
VI : trio (haute-contre, taille et basse-taille, puis deux dessus et basse-taille, ainsi que chœur)
9ème : Recordare Jesu pie, ...
VII : duo (dessus)
10ème : Quærens me, sedisti lassus, ...
  • Ensuite, le compositeur structura 4 groupes de 4 strophes. Lors des funérailles, il faut que les messages soient clairement entendus. Donc, Lalande attacha à l'axe, en respectant la tradition de l'homophonie, deux groupes de solos remarquables, chantés par une haute-contre puis un basse-taille, soit la moitié de strophes restantes :
V : haute-contre
5ème : Liber scriptus proferetur, ...
6ème : Judex ergo cum sedebit, ...
7ème : Quid sum miser tunc dicturus? ...
8ème : Rex tremendæ majestatis, ...
VIII : basse-taille
11ème : Juste judex ultionis, ...
12ème : Ingemisco, tanquam[30] reus, ...
13ème : Qui Mariam absolvisti, ...
14ème : Preces meæ non sunt dignæ, ...
Le Motet Dies iræ (S.31) fut écrit pour les obsèques de la Dauphine Marie Anne Christine Victoire de Bavière décédée le 20 avril 1690.
  • Enfin, Lalande paracheva sa tâche avec deux autres groupes. Maintenant, la distribution et la variété de ces morceaux, selon les textes, expriment son talent :
I : chœur (dessus)
1ère : Dies iræ, dies illa, solvet sæclum in favilla, ...
II : chœur
2ème : Quantus tremor est futurus, ...
III : basse-taille
3ème : Tuba mirum spargens sonum, ...
IV : chœur
4ème : Mors stupebit et natura, ...
ainsi que
IX : trio (deux dessus et haute-contre)
15ème : Inter oves locum præsta, ...
16ème : Confutatis maledictis, ...
X : dessus
17ème : Oro supplex et acclinis, ...
XI : trio (haute-contre, taille, basse-taille)
18ème : Lacrimosa dies illa, ...

Motet Miserere mei (S.27)[modifier | modifier le code]

Le motet S.31 n'est pas de cas particulier. Catherine Massip aussi découvrit deux types de symétries dans le motet Miserere mei (S.27)[c 30]. Notamment, cette structure symétrique distingue deux sujets de ce célèbre psaume 50[f 10], la figure du pêcheur (première partie) et l'idée de rédemption (deuxième).

I : dessus et chœur, Miserere mei, Deus, ...
II : dessus, Amplius lava me...
III : basse-taille et chœur, Tibi soli peccavi, et malum...
IV : trio (deux dessus et basse), Ecce enim in iniquitatibus...
V : deux chœurs, Ecce enim veritatem...
VI : dessus, Asperges me hyssopo, ...
VII : chœur, Averte faciem tuam...

VIII : quatuor (deux dessus, haute-contre et basse) Cor mundum crea in me Deus...

IX : haute-contre, Ne projicias me a facie...
X : chœur, Docebo iniquos vias tuas...
XI : basse-taille, Libera me de sanguinibus...
XII : haute-contre, Domine, labia mea aperies...
XIII : chœur, Quoniam si voluisses...
XIV : basse-taille, Sacrificium Deo spiritus...
XV : chœur, Benigne fac, Domine, in bona...

Le compositeur donna donc au VIIIe verset un rôle le plus important, en tant qu'axe. Il s'agit d'un quatuor, quatuor très concentré. Puis, nous y trouvons une symétrie par opposition entre les solistes et les chœurs (VII et IX, VI et X ainsi que V et XI). Il est évident qu'il y existe une autre symétrie par analogie (I et XV, II et XIV, III et XIII) formant deux groupes « chœur - solo - chœur ». En outre, avec un autre groupe de ce type « V - VI - VII », la première partie (I - VII) elle-même possède sa symétrie par analogie alors que la deuxième partie (IX - XV) est caractérisée de sa symétrie par opposition.

« En véritable architecte, il édifie de grandes constructions dont une écoute distraite ne permettra de percevoir que les éléments essentiels, grandeur, majesté, refus des concessions à la virtuosité gratuite. »

— Catherine Massip, Michel-Richard Delalande ou Le Lully latin, p.116

Révision sans cesse[modifier | modifier le code]

Parmi 70 grands motets restants de nos jours, il existe au moins deux versions différentes pour 29 œuvres. Parfois, trois versions ou plus. En outre, les modifications de certains mouvements se trouvent dans d'autres motets[31]. En effet, le compositeur révisait sans cesse ses partitions, jusqu'à sa mort.

Certes, à cette époque-là, la recomposition des œuvres était habituelle, parfois en raison de la disponibilité des musiciens. Néanmoins, Lalande, quant à lui, n'hésitait pas à améliorer la qualité de ses pièces. Par exemple, dans la partition des Fontaines de Versailles (S.133) copiée par Philidor l'aîné, nous distinguons qu'OUVERTURE « est changée. Parce qu'elle n'est pas bonne[32] », vraisemblablement à la main de Philidor. En fait, Lalande dut composer 10 œuvres environ en 1683, pour sa promotion à la cour de Louis XIV, alors qu'il écrivait en général deux ou trois grandes pièces par an.

En 1690, Philidor l'aîné et ses collègues recueillirent tous les 27 motets de Lalande, en 10 volumes dont le tome V contient déjà deux versions d' Audite cæli (S.7).

C'était surtout après le trépas de Louis XIV en 1715 que Lalande se consacrait à la révision de ses œuvres, en vue d'une édition. D'une part, il bénéficiait d'une admirable collection de cantates et de motets de compositeurs italiens, en héritage de l'abbé Nicolas Mathieu, curé de Saint-André-des-Arts et décédé en 1706. D'autre part, ses charges étaient désormais et partiellement entre les mains de ses élèves, c'est-à-dire André Cardinal Destouches, François Colin de Blamont et Jean-François de La Porte, ainsi que de son beau-frère Jean-Féry Rebel[a 19],[33]. Aussi ses motets, notamment, furent-ils enrichis sous l'influence de la musique religieuse italienne. Toutefois, la mort du compositeur finit brutalement ce précieux travail, en 1726.

André Danican Philidor, dit l'aîné, était garde de la Bibliothèque de Sa Majesté. Avec une amitié authentique, il aidait ce jeune musicien, surtout financièrement[c 31].

Sa valeur dans l'histoire de la musique[modifier | modifier le code]

Certes, Michel-Richard de Lalande ne trouva pas de nouveau style de musique, comme Claudio Monteverdi[34], Richard Wagner[35] ou en France Jean-Philippe Rameau, qui bouleversèrent l'histoire de la musique. Mais, il est certain qu'il écrivait les meilleures œuvres de l'époque, en profitant de son talent, et afin de favoriser tous les styles connus pour une grande diversité. Il était assez capable de maîtriser son art.

Tout d'abord, rappelons qu'à la Chapelle du roi, le maître était toujours un ecclésiastique de haut rang[c 32]. De sorte que, selon la tradition, la Chapelle-Musique y célébrait ses grandes messes chantées en plain-chant, le dimanche et lors des grandes fêtes religieuses. Il n'est donc pas étonnant que soit venu « un ordre de le chanter en plain chant » au lieu de Te Deum de Lalande, le jour où Louis XV fut sacré, au dernier moment[c 33]. Alors, le compositeur, connaissant le chant grégorien depuis son enfance, parfois en bénéficiait[f 3].

Il est certain que la composition de Lalande se commença avec l'homophonie, descendant du plain-chant ainsi que le style essentiel de son prédécesseur Henry Du Mont[36]. Néanmoins, une immense évolution de ses œuvres est caractérisée de la transition de l'homophonie à la polyphonie, en réalisant une intégration des musiques française et italienne[a 20],[c 34]. En résumé, le compositeur réussit finalement à maîtriser toutes les deux modes, de sorte que son écriture chorale indique un rapprochement avec celles de Georg Friedrich Haendel et de Jean Sebastien Bach[a 20],[f 3]. Sa fugue dans les motets, quoqu'il ait composé peu d'œuvres d'orgue, possède la même caractéristique de celle de Jehan Titelouze ou de Bach[i 1].

« L'écriture des chœurs des grands motets de Delalande prend une ampleur encore inégalée. La puissance dynamique de ses chœurs homophones résonne dans la mémoire. »

— Catherine Massip, Michel-Richard Delalande ou Le Lully latin, p.111

Ensuite, dans ses motets, nous trouvons une immense richesse des récits, « tour à tour gracieux, nobles ou dramatiques », qui « gardent toujours une allure très mélodique »[f 10]. Notamment, Anthony James se concentra sur leur analyse[c 35] : parmi 135 récits autonomes dans les 40 motets de l'édition royale, l'on ne compte que 10 récits accompagnés de la basse continue. Lalande préférait le violon pour 29 récits ainsi que 13 récits avec le hautbois. De même, il composa ceux de la flûte 12 fois, y compris flûte allemande. De plus, le compositeur y cachait toutes les combinaisons formelles, connues dans le domaine de la musique profane. Ainsi, il est traditionnel que s'y trouvent les binaires (AABB ou ABB). Mais Lalande écrivait parfois les rondeaux (ABACA au XVIIe siècle) et même les chaconnes, pour ces récits[c 36].

Enfin, il faut souligner qu'à cette époque-là, en France, il y avait peu de compositeurs qui étaient capable d'écrire les œuvres pour double chœur. Il est normal que Jean-Baptiste Lully né en Italie pût composer les grands motets à double chœur pour Louis XIV. Marc-Antoine Charpentier était l'un des élèves de Giacomo Carissimi. Sans quitter le royaume de France, Michel-Richard de Lalande écrivit deux types de double chœur, celui de grand et petit chœur ainsi que le double chœur en parties réelles[a 20]. En effet, le double chœur versaillais, grand et petit, était une solution de Lalande pour la chapelle provisoire jusqu'en 1710, celle de petite taille[c 37]. À dire vrai, dès commencé par Adrien Willaert[37], le double chœur se développa à la basilique Saint-Marc de Venise qui possédait deux ailes pour deux chœurs complètement séparés[38]. De même, une fois inaugurée, la Chapelle royale actuelle permettait d'amplifier l'effet du double chœur en parties réelles. Désormais, le compositeur n'écrivait que ce dernier[a 20].

Alors que Marc-Antoine Charpentier pouvait, pour sa variété, expérimenter toutes les possibilités entre les styles ancien et modern[h 2],[f 11], Michel-Richard de Lalande pratiquait et cultivait son art au maximum, en utilisant tous les matériaux musicaux connus à son époque pour sa diversité et sa richesse. Mais avec son devoir, une volonté réfréchie ordonnait méthodiquement chaque détail[f 3]. Il savait optimiser ses tâches, car il était toujours le serviteur du roi.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Elle est rassemblée principalement dans quatre ensembles :

« SIRE,

L'ordre que votre Majesté a eu la bonté de donner à Fossard et à moy de recueillir tout ce qui se fait de plus beau en musique, tant pour la Chapelle que pour la Chambre, m'a fait entreprendre ce recueil qui contient tous les motets de M. Delalande. Je les ay mis dans le plus bel ordre qu'il m'a été possible et n'ay rien négligé pour des ouvrages qui ont esté honoré de votre glorieuse approbation.

Philidor l'ainé[c 38]. »
  • une collection commandée par le comte de Toulouse Louis Alexandre de Bourbon en 1703, et préparée entre 1703 et 1706, par Philidor l'aîné ainsi que son fils et une équipe de copistes. Elle est composée de 300 volumes de partitions et de parties séparées dont un volume des Symphonies de M. De La Lande ainsi que 11 motets. Le comte est le dernier enfant de Louis XIV, donc frère cadet des anciennes élèves de Lalande, Louise-Françoise et Françoise-Marie. Tous les volumes portent une élégante reliure en veau fauve ou marbré frappée aux armes du commanditaire[c 39]. La collection se caractérise fortement de la préférence du style italien[i 2]. Cet ensemble aurait été commandé afin d'enrichir la vie privée de la famille royale et il y a peu d'indices liturgiques[c 40] :

« Le soir, chez Madame de Maintenon, le roi fit chanter un motet nouveau de Lalande à la manière italienne et que S.M. a entendu plusieurs fois à la chapelle. Monseigneur et Madame la princesse de Conty vinrent chez Madame de Maintenon entendre cette musique qui est fort à la mode (Journal du marquis de Dangeau daté le jeudi 8 décembre 1701 à Versailles)[c 41]. »

  • une édition entre 1728 et 1734[e 5], gravée par L. Hue, vendue à Paris, chez Boivin et le reste. En fait, par lettres patentes, le roi Louis XV octroya, le 25 juillet 1726[40], à la veuve Marie-Louise de Cury les privilège à imprimer et à vendre exclusivement les partitions d'œuvres de son époux, pendant 20 ans[41]. (Voir Sources imprimées afin d'accéder à ces partitions utilisables même de nos jours. Toutefois, cette édition gravée manque des parties instrumentales intérieures, c'est-à-dire parties d'alto. Il est cependant évident que cette version était destinée au clavecin au lieu d'orchestre, de sorte que plus grand nombre d'amateurs puissent accéder à ces partitions[c 42]. Comme sont présque identiques les choix de motets de cette édition et ceux de la collection de Cauvin, à savoir sauf Lauda Jerusalem (S.19), sa restitution n'est néanmoins pas difficile[c 42].).
Dédicace de Marie-Louise de Cury (tome I, p.1)[42] :

« SIRE,

Les Motets que je presente à VOTRE MAJESTÉ, ont été composez par les ordres, et pour ainsi dire, sous les yeux de son Auguste Bisayeul. Ils ont eu le bonheur de luy plaire, et l'avantage d'être chantez les premiers devant VOTRE MAJESTÉ à son avenement à la Couronne. Ils vont, SIRE, sous votre Protection répandre dans l'Europe des témoignages éclatans de, votre Pieté et de celle du grand Roy qui leur a donné naissance. J'ose, SIRE, vous la demander en leur faveur, cette Protection, Et Supplier VOTRE MAJESTÉ, de vouloir bien agréer le très profond respect avec lequel je suis

SIRE,
DE VOTRE MAJESTÉ,
La très humble et très obéïssante
servante et sujette,
La Veuve De la Lande »
  • un manuscrit de Gaspard-Alexis Cauvin, copiste ou collectionneur[c 43], qui a réalisé en 1741 une copie de 40 motets d’après une source datée de 1713. Il aurait été le manuscrit préparé pour une nouvelle édition. D'une part, les privilèges du roi pour la veuve expiront en juillet 1746, à moins d'être renouvelés. D'autre part, 39 motets sur 40 dans ce manuscrit, rétablissant les parties d'alto, et ceux de l'édition royale sont identiques[c 44]. Actuellement, il se trouve également dans la bibliothèque municipale de Versailles[24]. (Voir aussi Liens externes pour ces partitions générales conservant les parties instrumentales intérieures),
C’est une œuvre expressive et accomplie, ainsi jugée par son disciple Colin de Blamont[43],[44] :

« Le grand mérite de M. De la Lande consistoit dans un merveilleux tour de chant, un précieux choix d’harmonie, une noble expression, faisant toujours valoir les paroles qu’il avoit à traiter, en rendant le sens véritable, le majestueux & le saint enthousiasme du Prophète … Icy, savant et profond, là simple et naturel, il faisoit toute son étude et mettoit toute son application à toucher l’âme par la richesse de l’expression, et des vives peintures, et à délasser l'esprit par les agréments de la variété, non seulement dans le merveilleux contraste de ses morceaux, mais dans le morceau même qu'il traitoit ; ce qu'il est aisé de voir par les disparates ingénieuses dont il ornoit ses ouvrages, et par les traits de chants gracieux, aimables, qui servoient, pour ainsi dire, d'épisodes à ses Chœurs les plus travaillés. »

Aussi retrouvées :

  • dans le Catalogue thématique des sources du Grand Motet français de la bibliothèque du Concert de Lyon, fondé en 1713[a 21].

Musiques religieuses[modifier | modifier le code]

Michel-Richard de Lalande était principalement un compositeur des grands motets. Il en écrivit 77, afin de célébrer les messes et offices quotidiens à la chapelle royale du château de Versailles ainsi que les fêtes royales. En particulier, les psaumes 46 et 109, Omnes gentes et Dixit Dominus, furent mis en musique deux fois, lorsqu'il était jeune, puis après sa maturité.

Si presque la moitié des psaumes fut choisie par Lalande, il existe des tendances. Bien entendu, il composa surtout des psaumes attribués au roi David ainsi que ceux des sujets royaux. D'ailleurs, il n'est pas par hasard qu'il ait commencé à écrire pour les premier et dernier chants de Vêpres du dimanche (S.1 et S.2). En fait, le jeune compositeur aimait sélectionner, notamment dans les années 1680, des psaumes destinés aux Vêpres[c 45]. Parmi les 30 premiers motets (S.1-S.30), ceux des Vêpres comptent neuf. Il semble que le compositeur connût effectivement le rang primordial et la solennité des Vêpres dans la hiérarchie des offices[45].

En dépit du quartier d'octobre dans ses premières années, il écrivait quelques motets pour ses compagnons incapables[c 46]. En 1684, il composa Veni Creator Spiritus (S.14) et remania Super flumina babylonis (S.13) en 1687, pour la Pentecôte[c 47]. S'il ne composait que trois grands motets environ par an, sa fertilité était supérieure à celle d'autres musiciens. Ainsi, en attendant la promotion du roi, Paolo Lorenzani publia ses 25 œuvres en 1693. Mais le livre ne comptait que cinq grands motets. Trois ans auparavant, André Danican Philidor avait déjà copié ceux de Lalande, 27 motets. C'était donc ce dernier qui obtint le quartier vacant de janvier en 1694. En outre, à la suite du décès de la dauphine Marie-Anne-Christine-Victoire de Bavière en 1690, Louis XIV avait chargé d'écrire un motet pour ses obsèques à Lalande (S.31), et non à Lorenzani, musicien préféré par la dauphine.

À cette époque-là, la messe basse de la semaine était quotidiennement célébrée à la Chapelle royale de Versailles pour le roi, avec un grand motet (15 minutes environs) ainsi qu'un petit motet pour l'Élévation et un Domine, salvum fac regem, motet très court[50], au contraire de la grande messe du dimanche[51]. Donc Lalande en écrivit neuf :

Parmi ses petits motets, celui-ci est plus connu :

ainsi que :

Si Sawkins établit toutes les leçons de Ténèbres composées par Lalande, il ne reste que celles des 3e leçons.

Château de Versailles (1668) avant que De Lalande n'entre en service du roi Louis XIV.

Par ailleurs, Lalande n'écrivit que 5 petites pièces religieuses en français (S.125-129). Surtout en 1694, il composa Cantique n°II[a 23] de Jean Racine. Assez étonnamment, il acheva une synthèse de sa double expérience afin d'amplifier ses effets : celle du grand motet et celle du théâtre. En fait, « l'immense contribution que ce compositeur a fournie à la musique religieuse est entièrement écrite sur paroles latines. Les problèmes difficiles que pose la prosodie française, il les a déjà résolus dans les Ballets et Divertissements... (Denise Launay, La musique religieuse en France, p.457) »[a 24].

  • S.127 Cantique II sur le bonheur des justes (1694)

Motets les plus appréciés de Lalande au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Parmi 36 motets identifiés par Lionel Sawkins, entre 1725 et 1770 auprès du Concert Spirituel, au total 591 représentations. Il existe 5 autres motets incomptables[b 6].

titre de motet représentation
1er Cantate Domino (S.72) 65
2e Dominus regnavit (S.65) 47
3e Miserere mei, Deus (S.27) 32
4e Exaltabo te, Deus (S.76) 31
5e Te Deum laudamus te (S.32) 30

Et les dernières exécutions[c 49] :

  • 1741 : De profundis (S.23)
  • 1744 : Sacris solemnis (S.74)
  • 1748 : Dixit Dominus (S.73)
  • 1751 : Lauda Jerusalem (S.19), Quemadmodum desiderat (S.45)
  • 1756 : Miserere mei, Deus (S.27)
  • 1770 : Dominus regnavit (S.65), Exaltabo te, Domine (S.66)

Les programmes du Concert Spirituel étaient essentiellement constitués des œuvres de Lalande, jusqu'à ce que Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville devienne son directeur[f 12]. Ainsi, celui de l'inauguration, tenue le 17 ou 18 mars 1725, comptait quatre œuvres, soit les motets Confitebor (S.56) et Cantate Domino (S.72)[b 7], une Suite d'airs de violon ainsi qu'un Caprice (S.161). Une seule pièce d'autre compositeur s'y trouve : Concerto de la nuit de Noël d'Arcangelo Corelli[f 12].

Musique profane[modifier | modifier le code]

Le jeune roi Louis XV le nomma chavalier de l'Ordre de Saint-Michel en 1722.
  • S.133 Les Fontaines de Versailles, mini opéra en six scènes, livret par Antoine Maurel[53], joué au château de Versailles le 5 avril 1683[54] [10].

« Ce fut une vitrine admirable pour les talents et la technique raffinée du compositeur, alors âge de 25 ans, qui devait passer à la Cour de Versailles les quarante-trois années qu'il lui restait à vivre (commentaire du programme par Lionel Sawkins, les 14 et 15 octobre 2001 lors des Journées Michel-Richard de Lalande). »

  • S.134 Concert d'Esculape : donné au Roy chès Madame de Montespan, pièce d'Antoine Maurel[53], exécutée à Versailles chez Madame de Montespan le [...][55] mai 1683[56] [11]
  • S.136 Ballet de la jeunesse présenté devant Sa Majesté à Versailles sur Le petit Theastre Le 28e janvier l'an 1686 [12].
  • S.143 L’Amour fléchi par la constance (1697), représenté devant le roi en exil Jacques II d'Angleterre et la reine Marie de Modène[c 50]
  • S.144 Intermèdes de Musique et de Danse de Mirtil et Mélicerte, pastoralle héroïque. Nouvellement au Théâtre[57] [13].
  • S.150 Le Ballet de la Paix (1713)[39]
  • S.152 Symphonies des Folies de Cardenio (1720)[58]

« Trompettes, éclatez, frappez, percez les airs,

Eclatez, annoncez un maître à l'Univers[c 51]. »

  • S.155 - S.172 Symphonies pour les Soupers du Roy parmi lesquelles Le Deuxième Fantaisie ou Caprice que le Roy demandait souvent (S.161), représenté au premier Concert Spirituel[59]. Concernant les œuvres de Lalande, le terme symphonie ne signifie qu'ensemble instrumental[c 52].
  • S.173 Noels en trio avec un Carillon pour les flûtes, violons et hautbois. 1er livre. par Feu Monsieur Delalande. Gravez par Mlle Michelon.... [ca 1740].

Sources imprimées[modifier | modifier le code]

Catalogue des œuvres[modifier | modifier le code]

Le catalogue de référence est :

référence type d'œuvre
S.1 - S.77 grands motets
S.78 - S.86 élévations et petits motets (perdus)
S.87 - S.90 petits motets
S.91 - S.106 petits motets d'après grands motets
S.107 - S.115 motets Domine, salvum fac regem
S.116 - S.124 Leçons de ténèbres
S.125 - S.130 d'autres petites pièces sacrées
S.131 - S.154 pièces profanes
S.155 - S.172 symphonies
S.173 - S.175 d'autres pièces

Certains aspects peuvent être complétés ou documentés avec :

  • Norbert Dufourcq. Notes et références pour servir à une histoire de Michel-Richard Delalande (1657-1726). Paris : Éditions A. et J. Picard et Cie, 1957, 356p. (La vie musicale en France sous les rois Bourbons). Élaboré d'après des études d'André Tessier, il s'agit du catalogue thématique d'œuvres (préfixées par D) ainsi que des notes et références, publié par N. Dufourcq, et ses élèves Marcelle Benoît, Marie Bert, Sylvie Spycket et Odile Vivier[61].
  • Marcelle Benoît. Dictionnaire de la musique en France aux XVIIe et XVIIIe siècles. Paris : Fayard, 1992. 820 p. (ISBN 978-2-21302824-8)[62]
  • Denis Herlin. Catalogue du fonds musical de la Bibliothèque de Versailles. Paris : Société française de musicologie, 1995[63].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Norbert Dufourcq : Voir ci-dessus (1957)
  • Catherine Massip[64] : Michel-Richard Delalande ou Le Lully latin, collection Mélophiles n°17, Éditions Papillon, Drize en Suisse 2005, 160p. (ISBN 2-940310-21-1)[65]

Études[modifier | modifier le code]

  • Lionel de La Laurencie : Une dynastie de musiciens aux XVIIe et XVIIIe siècles : les Rebel dans SIMG janvier 1906, p. 253-307
  • Lionel de La Laurencie : L'École française de violon de Lully à Viotti, Delagrave, Paris 1922
  • André Tessier : La carrière versaillaise de la Lande dans la Revue de Musicologie, septembre 1928, p. 134-148
  • Norbert Dufourcq : Voir ci-dessus (1957)
  • Jean-François Paillard : La musique française classique, collection Que sais-je? n°878, Presses Universitaires de France, Paris 1960, 128p.
  • Gaston Roussel : Classicisme musical français et piété chretienne, Lethielleux, Paris 1961, 100p.
  • Yolande de Brossard : Musiciens de Paris 1535-1792, Actes d'état-civil d'après le fichier Laborde de la Bibliothèque nationale, Picard, Paris 1965
  • Marcelle Benoît : Musiques de cour, Chapelle, Chambre, Écurie 1661-1733, Recueil de documents, Picard, Paris 1971
  • Marcelle Benoît : Versailles et les musiciens du roi, 1661-1733, Étude institutionnelle et sociale, Picard, Paris 1971
  • Bernadette Lespinard : La Chapelle royale sous le règne de Louis XV dans les Recherches sur la musique française classique, tome XXIII 1985, p. 131-175
  • Denise Launay, La Musique religieuse en France du Concile de Trente à 1804, Société française de musicologie et Klincksieck, 3e série, tome V, Paris 1993, 583 p. (ISBN 2-85357-002-9) (ISBN 2-252-02921-8)

Partitions anciennes[modifier | modifier le code]

  • LES FONTAINES DE/ VERSAILLES : SUR LE RETOUR DU/ ROY ,/ CONCERT./ Donné à Sa Majesté dans les grands appartements/ de son Château de Versailles, le cinqu.e avril. 1683./ FAIT PAR M. MOREL, ET MIS EN MUSIQUE PAR M. DE LA LANDE./ MAISTRE DE MUSIQUE DE LA CHAPELLE DU ROY./ Coppié par M. Philidor, & écrit par Fr. COLLOSSON Le 3.e juin 1683. [15]
  • MOTETS/ DE FEU M./ DE LA LANDE/ Chevalier de l'Ordre de St Michel/ Sur-Jntendant de la Musique du/ ROY, Maître de Musique et Compositeur Ordinaire de la Chapelle/ et de la Champre de sa Majesté, Le Sgr Boivin, gravé par L. Hue, Paris 1729. En fait, malgré l'indication, la publication fut effectuée entre 1728 et 1734[e 3].
  • LES III LEÇONS/ DE TENEBRES/ ET MISERERE/ A VOIX SEULE/ DE FEU Mr DE LA LANDE/ Chevalier de l'Ordre de St Michel Sur Intendant de la/ Musique du ROY Maître de Musique et Compositeur/ Ordinaire de la Chapelle et de la Chambre de Sa MAJESTÉ/ Gravé par L Hue, le Seigneur Boivin, Paris 1730, AVEC PRIVILÈGE DU ROY.1730.

Partitions modernes[modifier | modifier le code]

Œuvres en vente[modifier | modifier le code]

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  • S.3 Deitatis Majestatem, ISMN : M-707-034-593 (Centre de musique baroque de Versailles, juin 2002)
  • S.5 Beati quorum, ISMN : M-707-034-596 (CMBV, février 2003)
  • S.7 Audite Cœli quœ loquor, ISMN : M-707-034-595 (CMBV, avril 2004)
  • S.9 Jubilate Deo, révisé par Lionel Sawkins, ISMN : M-007-10080-3 (Carus Verlag n°21.011, Stuttgart 1985/1992) [40]
  • S.12 Quam dilecta, version primitive avant 1683, ISMN : M-56016-098-6 (CMBV, décembre 2004)
  • S.23 De profundis, première version en 1688, ISMN : M-56016-223-2 (CMBV, juin 2011)
  • S.133 Les Fontaines de Versailles, ISMN : M-56016-042-9 (ISSN : 1954-3344) (CMBV, août 1997)


Œuvres en location pour les concerts[modifier | modifier le code]

  • Liste des partitions disponibles auprès de Lionel Sawkins : S.14, S.24, S.31, S.32, S.40, S.43, S.51, S.53, S.54, S.58, S.59, S.66, S.72, S.73, S.74, S.75, S.76, S.143, S.158, S.161, S.174 [44]
  • Liste des œuvres, auprès des Éditions Durand-Salabert-Eschig, révisés par Alexandre Cellier : S.23, S.27, S.33, S.59, S.70 [45]
  • Liste des œuvres, auprès de Gérard Billaudot Éditeur : Symphonies des Soupers du Roy (extrait) par Laurence Boulay, S.74 [46]

Partitions d'occasion[modifier | modifier le code]

Enregistrements[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Gaston Roussel était vraisemblablement le premier personnage qui ait commencé à enregistrer des œuvres de Lalande, dans les années 1950 et à Versailles[66]. Les enregistrements étaient essentiellement effectués lors de deux fois de Journées Michel-Richard de Lalande, organisées par le Centre de musique baroque de Versailles en 1990 ainsi qu'en 2001.

  • 1953
Gaston Roussel ; Christe Redemptor (S.21) ; dans le disque 33 tours Noël à la cathédrale de Versailles[67] ; 1953 Studio SM (33-03)
  • 1954
Gaston Roussel, Orchestre de chambre de Versailles et Chœurs de la cathédrale Saint-Louis ; Venite Exultemus (S.58) ; dans le disque 33 tours Versailles, musique sacrée dans la Chapelle du Roy ; 1954 Studio SM (33-06)
  • 1957 (enregistré en octobre 1955 à l'église Saint-Roch)
Louis Frémaux, Ensembre vocal Philippe Caillard, Orchestre de Chambre Jean-François Paillard, Denise Monteil, soprano ; Jeanine Collard, contralto ; Beatus vir qui timet Dominum (S.39) et Usquequo Domine (S.40) ; Erato (LDE 3027 xParix 50.963) ainsi qu'en collaboration avec Erato, premier album de la collection « Club chrétien du disque » (Noël 1957) lancée par Bernard Coutaz, futur fondateur du label Harmonia Mundi ; à savoir, l'on peut dire qu'il s'agit du premier disque de Harmonia Mundi[68].
  • 1957 (enregistré en juillet 1956) :
Antony Hopkins, The St Anthony Singers, Boyd Neel Orchestra ; Te Deum (S.32) et Confitemini Domino (S.68) ; disque 33 tours ; Éditions de l'Oiseau-Lyre (OL50153)
  • 1961
Gaston Roussel, Geneviève Le Secq ; 1ère Symphonie de Noël (S.130) ; dans le disque 33 tours Les grandes heures de la Chapelle royale de Versailles, soirée de Noël ; 1961 Pathé (DTX311 mono ainsi que ASTX127 stéréo)
  • 1970 (enregistré en 1969) :
Michel Corboz, Ensemble vocal et instrumental de Lausanne ; De profundis (S.23) et Regina cœli (S.53) ; 1970 Erato (STU70584), puis 2003 Erato/Warner Classics France avec S.74 (2564-660240-2 LC0200)
  • 1972 :
Guy Cornut, Ensemble vocal & instrumental Guy Cornut ; De profundis (S.23), disque 33 tours avec Messe Ad Maiorem Dei Gloriam d'André Campra ; L'Apostrophe (AS37227)
  • 1980 :
Stéphane Caillat, Chorale Stéphane Caillat, Orchestre de chambre Jean-François Paillard ; Sacris Solemnis (S.74) ; 1980 Erato, puis 2003 Erato/Warner Classics France avec S.23 et S.53 (2564-60240-2 LC0200)
  • 1985 (enregistrés en janvier 1984 à l'église du Liban de Paris) :
Jean-François Paillard, Orchestre de chambre Jean-François Paillard ; Simphonies pour les Soupers du Roy (a.Concert de Trompettes pour les Festes sur le canal de Versailles, b.Premier Caprice ou Caprice de Villers-Cotterets, c.Deuxième Fantaisie ou Caprice que le Roy demandoit souvent et d.Troisième Caprice) restituées par Jean-François Paillard ; Éditions Costallat (Erato) (2292-45220-2)
  • 1990 :
Hugo Reyne, La Simphonie du Marais ; Symphonies pour les Soupers du Roy (a.Concert de Trompettes, b.12e Suite, dont les Airs forment le 3e Caprice, c.7e Suite, Airs du Ballet de Flore ou de Trianon (extraits) et d.5e Suite) principalement selon le manuscrit de Philidor l'aîne (1703) ; Harmonia Mundi (HMC 901303, actuellement dans la collection musique d'abord HMA1951303)
  • 1990 (enregistrés en juillet 1988 à All Hallows, Londres) :
Edward Higginbottom, The Choir of New College Oxford, The King's Consort, Gillian Fisher (dessus) ; De profundis (S.23) restitué par Lionel Sawkins, Miserere (S.120) et Confitebor tibi Domine (S.56) édition de Philippe Oboussier, Novello & Co. ; Radio France/Erato (2292-45014-2)
  • 1991 (enregistrés en septembre 1990 à l'issue des Journées Michel-Richard Delalande à Versailles) :
William Christie, Les Arts Florissants ; Te Deum (S.32), Super flumina babylonis (S.13) et Confitebor tibi Domine (S.56) ; Harmonia Mundi (HMA1901351, actuellement dans la collection musique d'abord, HMA1951351)
  • 1991 (enregistrés en septembre 1990 à la chapelle du Collège Saint-Stanislas de Nantes) :
Paul Colleaux, Ensemble vocal de Nantes ; La Grande Écurie et la Chambre du Roy ; Jubilate Deo omnis terra (S.9), Te Deum (S.32) et Confitebimur tibi Deus (S.59) ; Erato/Radio France (2292-45608-2)
  • 1991 (enregistrés en septembre 1990 à l'abbaye-aux-Dames de Saintes) :
Philippe Herreweghe, La Chapelle Royale ; Dies irae (S.31) et Miserere (S.27) éditions de Lionel Sawkins ; Harmonia Mundi (901352)
  • 1992 (enregistrés en septembre 1990 et en février 1992) :
William Christie avec Véronique Gens, Sandrine Piau, Noémi Rime, Arlette Steyer (voix seules) ; Miserere (S.87) et d'autres petits motets (Vanum est vobis ante lucem (S.101), Miserator et misericors (S.105) et Cantique quatrième sur le bonheur des justes et sur le malheur des resprouvez (S.127)) ; Harmonia Mundi (HMT7901416, actuellement dans la collection musique d'abord HMA1951416)
  • 1995 (enregistrés à l'église St-Paul de Birmingham) :
Jeffrey Skidmore, Ex Cathedra chamber choir and baroque orchestra ; Regina cœli (S.53), De profundis (S.23) et Cantate Domino (S.72) éditions de Lionel Sawkins ; ASV Academy Sound and Vision (CD GAU 141)
  • 1996 (enregistrés à l'auditorium Tibor Varga à Sion, Suisse, en février 1996)
Isabelle Desrochers, Soprano ; Mauricio Buraglia, théorbe ; Nima Ben David, viole de gambe ; Pierre Trocellier, clavecin et orgue. Leçons de Ténèbres (S.118, 121 et 124) éditions Auvidis Astrée (CD E 8592). Disque récompensé par un Diapason d'or et un FFFF Télérama.
  • 1998 (enregistrés les 11 et 12 octobre 1997 à Gustav-Adolf-Kirche, Berlin-Charlottenburg)
La voce umana ; Leçons de Ténèbres (S.118, 121 et 124) ; avec œuvres pour clavecin de Louis Couperin et de Jacob Froberger ; Querstant (9801)
  • 2001 (enregistrés en juillet 2001 à l'abbaye de Saint-Michel en Thiérache) :
Martin Gester, Le Parlement de Musique, La Maîtrise de Bretagne ; Deus nostre refugium (S.54) et Exaltato te Domine (S.66) éditions de Lionel Sawkins ; avec Suite du Premier ton de Pierre Du Mage ; OPUS111/Naïve (OP30217)
Olivier Schneebeli, Les Pages et les Chantres de Versailles, La Grande Écurie et la Chambre du Roy ; Beati quorum remissæ sunt (S.5), Quam dilecta (S.12) et Audite cæli quæ loquor (S.7) selon les partitions éditées par le Centre de Musique Baroque de Versailles ; EMI/Virgin Classics (7243 5 45531 2 7 (PM518 en France))
  • 2002 (enregistrés en octobre 2001 à l'église Saint-Jude-on-the-Hill, Hampsted Garden) :
Jeffrey Skidmore, Ex Cathedra chamber choir and baroque orchestra ; Te Deum laudamus (S.32), Panis angelicus de Sacris solemnis (S.74), La grand pièce royale (S.161) et Venite exultemus (S.58) éditions de Lionel Sawkins ; Hyperion (CDA67325)
  • 2002 (enregistrés en avril 2002 à la chapelle de l'Hôpital Notre-Dame de Bon Secours, Paris, en reprenant le programme du concert des Journées Michel-Richard de Lalande en octobre 2001) :
Vincent Dumestre, Le Poème harmonique, Claire Lefilliâtre ; Miserere mei Deus (S.87) selon le manuscrit de Sébastien de Brossard (1711), IIIe Leçon du Mercredy Saint (S.118), IIIe Leçon du Jeudy Saint (S.121) et IIIe Leçon du Vendredy Saint (S.124) ; avec un autre CD de Jacques-Bénigne Bossuet Sermon sur la mort ; Alpha Production (Alpha 030)[69]
  • 2006 :
Christophe Coin, Ensemble Baroque de Limoges ; Symphonies des Folies de Cardenio (S.152) ; Fondation La Borie-en-Limousin (LC01)
  • 2007 :
dans le coffret « 200 ans de musique à Versailles », Symphonies pour les Soupers du Roy avec Marek Stryncl, Musica Florea (CD5) ainsi que Symphonies des Folies de Cardenio (S.152, extraits) avec Christophe Coin, Ensemble Baroque de Limoges (CD14) ; France Musique (ISBN 5-425008-376202)
  • 2008 :
Emma Kirkby et Agnès Mellon, soprano ; Charles Medlam, viole de gambe ; Terence Charlston, orgue ; IIIe leçon du Mercredi saint (S.118) et IIIe leçon du Vendredi saint (S.124) ; avec leçons de François Couperin ; BIS (BIS 1575)
  • 2010 :
Didier Bouture et Ensemble Orchestral Harmonia Nova ; Symphonies de Noël (S.130) (Andante, Trio où s'en vont ces gays bergers, Allegretto, Tempo I et Symphonie (Allegretto)) ; dans le disque L'Europe musicale des XVIIe et XVIIIe siècles ; GALLO (CD-542)

Enregistrements d'après l'ordre numérique attribué par Lionel Sawkins[modifier | modifier le code]

  • S.5 Beati quorum remissæ sunt : Schneebeli (2002)
  • S.7 Audite cæli quæ loquor : Schneebeli (2002)
  • S.9 Jubilate Deo omnis terra : Colleaux (1991)
  • S.12 Quam dilecta : Schneebeli (2002)
  • S.13 Super flumina babylonis : Christie (1991)
  • S.21 Christe Redemptor : Roussel (1953)
  • S.23 De profundis : Corboz (1970), Guy Cornut (1972), Higginbottom (1990), Skidmore (1995)
  • S.27 Miserere mei Deus : Herreweghe (1991)
  • S.31 Dies irae : Herreweghe (1991)
  • S.32 Te Deum : Hopkins (1957), Christie (1991), Colleaux (1991), Skidmore (2002)
  • S.39 Beatus vir qui timet : Frémaux (1957)
  • S.40 Usquequo Domine : Frémaux (1957)
  • S.53 Regina Cœli : Corboz (1970), Skidmore (1995)
  • S.54 Deus noster refugium : Gester (2001)
  • S.56 Confitebor tibi Domine : Higginbottom (1990), Christie (1991)
  • S.58 Venite exultemus : Roussel (1954), Skidmore (2002)
  • S.59 Confitebimur tibi Deus : Colleaux (1991)
  • S.66 Exaltabo te Domine : Gester (2001)
  • S.68 Confitemini Domino : Hopkins (1957)
  • S.72 Cantate Domino : Skidmore (1995)
  • S.74 Sacris solemniis : Caillat (1980)
  • S.87 Miserere mei Deus : Higginbottom (1990), Christie (1992), Dumestre (2002)
  • S.101 Vanum est vobis ante lucem : Christie (1992)
  • S.105 Miserator et misericors : Christie (1992)
  • S.118 IIIe leçon du Mercredi saint : Desrochers (1996), Voce umana (1998), Dumestre (2002), Medlam (2008)
  • S.121 IIIe leçon du Jeudi saint : Desrochers (1996), Voce umana (1998), Dumestre (2002)
  • S.124 IIIe leçon du Vendredi saint : Desrochers (1996), Voce umana (1998), Dumestre (2002), Medlam (2008)
  • S.127 Cantique quatrième[70] sur le bonheur : Christie (1992)
  • S.130 Symphonies de Noël : Roussel (1961), Bouture (2010)
  • S.152 Symphonies des Folies de Cardenio : Coin (2006)
  • S.158 Concert de Trompettes : Paillard (1985), Reyne (1990)
  • S.160 Premier Caprice : Paillard (1985)
  • S.161 Deuxième Caprice (La grande pièce royale) : Paillard (1985), Skidmore (2002)
  • S.162 Troisième Caprice : Paillard (1985)

Pour écouter[modifier | modifier le code]

  • YouTube Symphonies de Noël S.130 par Les Violons du Roy, dir. Bernard Labadie.

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

  1. p.309
  2. p.432
  3. p.308 note n°46 « Louis XIV a séjourné à Versailles, pour la première fois, en 1674 et ne s'y est installé définitivement qu'en 1682. »
  4. p.308
  5. p.308 ; à la suite de la mort de Veillot en 1662, « ... le jeune roi au lendemain de son accession au pouvoir personnel, de mettre au concours la charge de sous-maître de la Chapelle, répartie dès lors en quatre quartiers. »
  6. p.431-432
  7. p.432
  8. p.306-308, 431-432
  9. p.431
  10. p.441
  11. p.305-306
  12. p.167-170
  13. p.176
  14. p.340-341 ; Airs à quatre parties, avec la basse continue, et quelques-uns à trois en forme de Motets, à la fin du livre, sur la Paraphrase de quelques Pseaumes et Cantiques de Messire Anthoine Godeau (Paris : Robert III Ballard, 1663). Il s'agit des psaumes 1, 4, 6, 8, 9, 11, 15, 16, 17, 18, 21, 27, 28, 31, 32, 33, 35, 36, 37, 39, 40, 41, 46, 48, 49, 50, 97, 101 et 112.
  15. p.310
  16. p.314
  17. p.315
  18. p.343
  19. p.435-436
  20. a, b, c et d p. 436
  21. p.433-434 ; il compte 284 motets concernant 77 compositeurs.
  22. p.314
  23. p.457 ; n°IV de la publication musicale, car ceux de Jean-Baptiste Moreau (I, III et IV selon Racine) furent publiés en tant que n°I-III.
  24. p.455-457
  1. p.7 ; selon l'acte de mariage avec Anne Rebel
  2. p.10
  3. p.11
  4. a et b p. 16
  5. p.15
  6. p.23 ; Mercure galant, novembre 1682
  7. p.24-27
  8. p.50 et 89 ; l'on découvrit que Nicolas Goupillet faisait écrire ses motets par un jeune musicien, Desmarest. En 1697, Philidor l'aîné ne put copier que 6 motets de Guillaume Minoret. Au regard de Pascal Collasse, il ne reste que 3 motets copiés en 1704, dans la collection Toulouse-Philidor.
  9. p.39
  10. p.40 ; elle était fille de Jean Rebel et d'Anne Nolson, et fut baptisée le 6 décembre 1663 à l'église Saint-Germain-l'Auxerrois où Lalande avait passé sa jeunesse.
  11. p. 56. Marie-Anne et Jeanne de Lalande bouleversèrent la tradition en chantant à la Chapelle royale. Selon Mercure galant en octobre 1702, cette jeune fille de 15 ans (Marie Anne ou Jeanne) chanta d'abord pendant l'octave de Pâques, puis devant Louis XIV en son cabinet, enfin à la Chapelle, le jour de la Nativité de la Vierge, toujours sur ordre du roi.
  12. p.82 ; les voix d'enfants, les pages de la Chapelle, et des castrats étaient autorisés. En 1697, on y comptait encore 9 castrats dont 5 Italiens.
  13. p.65
  14. p.36-37 ; la nouvelle Chapelle aurait dû être inaugurée plus tôt. En réalité, elle était le dernier bâtiment construit sous le règne de Louis XIV, et donc son inaugration fut retardée à cause d'une dépense considérable pour la guerre.
  15. p.30 ; « Dans son souci de renouveler le fonctionnement de la Musique de la Chapelle, Louis XIV revient à l'ancien système et installe quatre personnalités différentes. »
  16. p.30
  17. p.39
  18. p.40
  19. p.41-42
  20. p.73 ; il s'agissait principalement de ses derniers motets Dominus regnavit (S.65), Cantate Domino (S.72), Exaltabo te (S.76), Confitemini (S.68), Quare fremuerunt (S.70), Exurgat Deus (S.71), Exultate justi (S.75) et Benedictus Dominus Deus meus (S.44).
  21. p.5
  22. p.81 ; chez l'imprimeur Christophe Ballard et « par exprès commandement du roi » sous le titre « Motets à deux chœurs pour la Chapelle du roi ». Ce sont les grands motets Miserere mei, Benedictus Dominus Deus Israel, Te Deum, De profundis, Dies iræ ainsi que Plaude lætare Gallia par Pierre Perrin. La même année, 24 motets de Pierre Robert furent publiés tandis qu'en 1686, 20 exemplaires d'Henry Du Mont furent sortis, tout selon la volonté du roi.
  23. p.52 ; « Louis XIV a trouvé en celui qu'il a choisi et élevé aux plus hautes charges, un musicien convenant parfaitement à sa conception de la musique au service de la royauté. »
  24. p.38
  25. p.43
  26. p.96
  27. p.55
  28. p.59
  29. p.86-87
  30. p.113-114
  31. p.50 ; surtout, il fallut que Lalande fournisse 16 000 livres, afin de succéder à Jean-Baptist de Bosset, maître de la Musique de la Chambre en janvier 1695. Philidor et ses membres de famille lui prêtèrent 600 livres ainsi que 7 200 livres.
  32. p.35 ; Lalande était sous les ordres de l'archevêque de Reims Charles-Maurice Le Tellier, puis du cardinal Melchior de Polignac et enfin de l'évêque de Rennes Charles-Louis-Auguste Le Tonnelier de Breteuil.
  33. p.64
  34. p.144
  35. p.103 ; Anthony James, La structure musicale des récits de Michel-Richard Delalande, colloque international de musicologie en 1986
  36. p.106
  37. p.36-37 ; la chapelle royale provisoire, actuel salon d'Hercule, est détaillé grâce à un dessin à la plume et lavis à l'encore brune par Sébastien Leclerc « Ancienne chapelle de Versailles. Réception des chevaliers de l'ordre du Saint-Esprit par le roi les 1er janvier et 2 février 1689 » (Cliché Bibliothèque nationale de France, Paris). D'après ce dessin, l'on s'aperçoit qu' « une tribune latérale de petite dimension accueille les musiciens » et que « Deux logettes grillagées de chaque côte de la tribune royale », idéales pour le double chœur, étaient réservées « à quelques grandes dames » pour assister aux offices. Donc, même si « Dès 1664, son Miserere (de Lully), pour deux (grands) chœurs, soli et orchestre, arrachait des larmes à la marquise de Sévigné (Denise Launay, p.314-315) », le choix de Lalande était différent.
  38. p.87
  39. p.90-91
  40. p.92-93 ; selon Catherine Massip, peu d'indices liturgiques sauf pour deux motets : Venite exultemus et Dominus regnavit.
  41. p.92
  42. a et b p. 96
  43. p.96 ; selon Catherine Massip, il serait identifié comme un collectionneur, en raison de son autre collection des œuvres de Jean-Philippe Rameau.
  44. p.96 ; plus précisément, Lauda Jerusalem (S.19) est remplacé par Exaudi Deus (S.24.)
  45. p.86
  46. p.87
  47. p.90
  48. p.39 ; dès 1687, Louis XIV fit célébrer la fête de Sainte-Cécile (22 novembre) avec la musique pour les Vêpres de Lalande. Selon Catherine Massip, il est possible que le compositeur ait écrit ce motet pour cette célébration.
  49. p.80
  50. p.55
  51. p.136
  52. p.139.
  • Société de Saint-Jean-l'Évangéliste : Psautier, Latin-Français, du Bréviaire monastique. Paris, Tournai et Rome : Desclée & Cie., 1938. Réimpression en 2003 par Éditions Sainte-Madeleine, 650 p. (ISBN 2-906972-10-X)
  1. p.480 ; le texte donné par la Vulgate est un peu different : novella au lieu de novellæ
  2. p.82 ; en France, il s'agit traditionnellement d' Afferte Domino gloriam au lieu d' Adferto Domino gloriam dans la Vulgate.
  3. p.108, note n°1 ; selon la Vulgate, et non version en hébreu.
  4. p.538 ; selon la Vulgate, quoniam bonum. Toutefois, en France, traditionnellement quoniam bonus.
  5. p.56 ; sans titre en hébreu.
Titon du Tillet par Largillière.jpg
  • Évrard Titon du Tillet : Le Parnasse françois, dédié au Roi. Paris : Jean-Baptiste Coignard fils, 1732. 660 p.
  1. p.615
  2. p.613
  3. a et b p. 616
  4. p.614
  5. p.616 ; Le Parnasse françois précise : « ... a commencé en 1728, à les faire graver, & jusqu'en cette année 1732, on en a donné treize Livres in-folio, que le Public a reçus avec beaucoup de satisfaction, & dont on continue à graver la suite. »
  • Lionel Sawkins, A Thematic Catalogue of the Works of Michel-Richard de Lalande 1657 - 1726. Oxford : Oxford University Press, 2005. 750 p. (ISBN 978-0-19-816368-2)
  1. p.12
  2. Introduction, p.xxii
  3. Introduction, p.xxiii
  4. p.15-16 ; parfois Le Mercure galant ne présentait pas les titres, comme « quelques motets de Monsieur de Lalande ». Parfois, il ne précisait pas tous les titres.
  5. Introduction, p.xxvii
  6. p.16
  7. p.14
  • Jean-François Paillard, La musique française classique. Paris : Presses Universitaires de France, 1960. 128 p.
  1. p.65
  2. p.5 ; Selon Paillard, (dans le domaine de l'art français), « la résistance qu'il oppose au baroque n'a rien de passif : elle est la volonté d'édifier des œuvres raisonnables. » Donc, le redécouvert de Lalande était, pour lui, l'un des meilleurs exemples de sa théorie.
  3. a, b, c et d p. 78
  4. p.79 ; « L'époque de Delalande est vraiment l'âge d'or de la musique sacrée ; à ses côtes paraît une brillante cohorte dont l'étoile se lève avant même la disparition de Charpentier et dont les chefs de file s'appellent Bernier, Campra, Couperin, Gilles, Rameau ...  »
  5. p.6
  6. p.77
  7. p.75
  8. p.60
  9. p.74, 76-77
  10. a et b p. 76
  11. p.74
  12. a et b p. 83
  • Catherine Cessac, Marc-Antoine Charpentier, un musicien retrouvé. Sprimont : Mardaga, 2005. 414 p. (ISBN 2-87009-887-1)
  1. p.315 ; « Le Miserere était chanté au début de l'office des Laudes, après le troisième nocturne des Matines du sacrum triduum, à savoir après l'office de ténèbres. Toutefois, au XVIIe siècle, l'on célébrait ces offices l'après-midi précédant la nuit des trois derniers jours avant Pâques, afin de permettre aux laïcs d'y assisiter. »
  2. p.149 ; Bibliothèque nationale, Manuscrits, ms. fr.22234, fol.30.
  3. p.44 ; Titon du Tillet ne choisit que six compositeurs : Lalande ainsi que Jean-Baptiste Lully, Marc-Antoine Charpentier, Michel Lambert, Pascal Colasse, Pierre Gautier.
  • Catherine Cessac : Marc-Antoine Charpentier. Paris : Fayard, 2004. 627 p. (ISBN 2-213-61733-3)
  1. p.441
  2. p.452
  1. p.426 ; Jean Duron, Fugue et triple-fugue chez Henry Desmarest ainsi que http://books.google.fr/books?id=ecvJVSaGS0MC&pg=PA426
  2. p.303 ; Lionel Sawkins, Italian influence in the Grands motets of Desmarest and Lalande up to 1699.
  • Les années de composition ou de révision des 11 motets dans la collection Toulouse-Philidor (1704 et 1706) sont bien précisées, grâce à la page de titre donnée par Philidor l'aîné (Catherine Massip, Michel-Richard Delalande ou Le Lully latin, p. 91 et 93)
  1. a, b, c, d et e p. 91
  2. a, b, c, d, e et f p. 93

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • [47] Évrard Titon du Tillet : Le Parnasse françois (1732), p. 612 MICHEL RICHARD DE LA LANDE
  • [48] Lionel Sawkins : Michel-Richard de Lalande, vie et carrière de Lalande, musique sacrée, musique profane, symphonies et caprices, Delalande ou Lalande? (Colloque international Lalande, du 4 au 6 octobre 2001)
  • [49] Lionel Sawkins : Les derniers chefs-d'œuvre (Festival d'Art Sacré de Paris, le 28 novembre 2001, à l'église Saint-Roch de Paris)
  • [50] Lionel Sawkins : Les petits motets de Lalande et de ses contemporains (Festival d'Art Sacré de Paris, le 14 décembre 2001, à l'église Saint-Germain-l'Auxerrois)
  • [51] Château de Versailles : Versailles et les fêtes de cour sous le règne de Louis XIV, chronologie

Partitions originales[modifier | modifier le code]

Partitions modernes gratuites[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Son nom a donné lieu aux orthographes les plus diverses : Delalande, De La Lande, de La Lande. Celle de la notice d'autorité de la BNF utilisée par le Centre de musique baroque de Versailles est de Lalande. D'ailleurs, Catherine Massip a retrouvé son acte de mariage avec Anne Rebel précisant le nom du père Michel Delalande, selon lequel elle adopte Delalande pour son livre. Pourtant, il est facile à comprendre qu'à la cour de Versailles, étant originaire de la classe moyenne, l'on pût passer sa vie plus aisément au nom de De Lalande. Enfin, Lionel Sawkins souligne que Louis XIV lui-même l'appelât Lalande. En bref, s'il est né Michel-Richard Delalande, le compositeur s'appelait Lalande après être entré au service du roi, tout comme dans un grand nombre de documents. Ainsi, Mercure galant a déjà utilisé le nom Lalande en avril 1680. Donc, il vaut mieux continuer à utiliser le nom Lalande, d'après les bibliothèques ainsi que plusieurs musicologues dont Catherine Cessac, directrice du recherche au C.N.R.S. ainsi que de l'atelier d'études du Centre de musique baroque de Versailles. (Concernant ce sujet, voir aussi l'article de Sawkins dans les liens externes, « Delalande ou Lalande? ».)
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Préface de la partition publiée en 1729, tome I
  3. a, b, c, d, e, f, g, h et i http://philidor.cmbv.fr/jlbweb/jlbWeb?html=cmbv/BurAff&path=/biblio/bur/03/08/308.pdf
  4. http://books.google.fr/books?id=9ZliiOO3kAkC&pg=PA358 ; il devint maréchal de France en 1693, et accompagna en 1700 jeune Philippe V d'Espagne jusqu'à la frontière espagnole.
  5. http://philidor.cmbv.fr/jlbweb/jlbWeb?html=cmbv/BurAff&path=/biblio/bur/00/74/74.pdf p.271
  6. http://philidor.cmbv.fr/jlbweb/jlbWeb?html=cmbv/BurAff&path=/biblio/bur/03/47/347.pdf&ext=pdf p.102
  7. C'est Lully qui conseille au roi ces quartiers, en raison d'une grande variété de la musique, au lieu de deux maîtres auparavant. En payant leur voyage dans tous le royaume, le roi choisit huit candidats (quinze selon Sawkins) parmi trente cinq musiciens (Mercure galant avril 1683 précise les noms de compositeurs : Mignon, Oudot, Dache, Lalande, Minoret, Danielis, Colasse, Grabu, Le Sueur, Charpentier, Lalouette, Menault, Malet, Rebel, Salomon, Goupillet, Sevry, Jouvain, Girard, Poirier, Gervais, Desmarest, Fernon, Fossart, Bouteiller, Tabart, La Garde, Burat, Loisele, Renault, Champenois, Lorenzani, Prévost, La Grillière et Nivers, d'après Catherine Cessac, Marc-Antoine Charpentier, p.153, Fayard, Paris 2004).. Après leurs compositions pour le psaume 31 Beati quorum, effectuées, pour chacun, dans des maison isolées « où ils furent, cinq ou six jours, nourris aux dépens du Roi, et où ils ne parlaient à personne, ... », Lully protège Pascal Collasse tandis que l'archevêque de Reims prie le roi de recevoir Guillaume Minoret. L'abbé Robert, prédécesseur, propose Nicolas Goupillet. Toutefois, Louis XIV leur dit : « J'ay reçû, Messieurs, ceux que vous m'avez présentéz ; il est juste que je choisisse un sujet de mon goût, c'est la Lande que je prends pour remplir le quartier de Janvier » Préface des partitions publiées en 1729, tome I, p.3-4, Boivin, Paris 1729 (voir « Sources imprimées »)Cf. En réalité, Lalande fut chargé comme quartier d'octobre.
  8. En effet, au Moyen Âge, et dans toute l'Europe, Il était interdit aux femmes de chanter dans les églises, selon les Saintes écritures de Saint Paul « Comme cela se fait dans toutes les Églises des saints, que les femmes se taisent dans les assemblées. » (Première Épître aux Corinthiens 14:33-34) d'après Terres de Baroque, Le Magazine du XVème festival de Froville, édition 2012, p.4
  9. http://philidor.cmbv.fr/jlbweb/jlbWeb?html=cmbv/BurAff&path=/biblio/bur/03/18/318.pdf p.48
  10. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9062418n/f2
  11. http://philidor.cmbv.fr/jlbweb/jlbWeb?html=cmbv/BurAff&path=/biblio/bur/03/17/317.pdf
  12. Selon la liste des chevaliers de l'ordre de Saint-Michel, il est probable que Michel-Richard Delalande fusse le seul musicien qui ait été nommé ce chevalier. En effet, Louis XI créa cet ordre, afin que « la saincte foy catholique, l'estat de nostre mere saincte esglise » mais « et la prosperite de la chose publique soyent tenues, gardees et deffendues ainsy qu'il appartient »[1]. Aussi ses promotions étaient-elles toujours réservées aux conseillers et militants des rois, sauf quelques architectes
  13. http://books.google.fr/books?id=_aBKPfs3GT4C&pg=PA150 et sa note n°57
  14. Alexandre Maral, La Chapelle Royale de Versailles sous Louis XIV : Céremonial, liturgie et musique, p.163, Éditions Mardaga, Sprimont en Belgique, 2010
  15. Lionel Sawkins, Les divertissements de Versailles, programme des Journées Michel-Richard de Lalande 14 octobre 2001, p.187
  16. a et b http://www.bibliotheques.versailles.fr/Statique/pages/exposition-virtuelle/chap04-p02-02.htm
  17. a et b http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9062621t/f6
  18. Lionel Sawkins suggère que, selon le Discours, il s'agit d'une pneumonie.
  19. Cependant, il était lui-même directeur du Concert Spirituel.
  20. http://philidor.cmbv.fr/jlbweb/jlbWeb?html=cmbv/BurAff&path=/biblio/bur/03/18/318.pdf p.51
  21. http://musimes.com/roussel.htm
  22. http://chanoine.roussel.free.fr/index.php
  23. http://www.ina.fr/audio/PHD99244631/concert-de-l-orchestre-de-chambre-de-l-ortf.fr.html Il faut télécharger afin d'écouter cet enregistrement.
  24. a et b http://www.bibliotheques.versailles.fr/Statique/pages/exposition-virtuelle/chap01-p02-03.htm
  25. http://www.editions-abbesses.com/parallele.htm
  26. Pseaumes et Cantiques mis en musique par Mre Guillaume Lusson, Conseiller du Roy en ses Conseils, et cy-devant Premier Président de la cour des Monnoyes ; pour sa niepce Anne Le Bossu, religieuse du Val-de-Grâce (Paris : Robert III Ballard, 1643)
  27. http://books.google.fr/books?id=cSeyAAAAMAAJ&pg=PA522
  28. Commentaire du disc HMC901352, p.6, par Lionel Sawkins
  29. Les dessus : castrat : Antonio Bagniera et Antonio Favalli ; falsetto : Jean-Baptiste Matho (Maître de chant de la défunte Dauphine) ; haute-contre : Jean Jonquet l'aîne et Charles Dumoussel, ténor : Gatien Courcier ; baryton : Jacques Bastaron et Antoine Maurel (fréquemment Morel) ; basse : Jacques d'Estival (par Lionel Sawkins, commentaire du disque HMC901352 (Harmonia mundi, Arles 1991)
  30. On écrit très fréquemment avec l'orthographe « tamquam ». Mais dans les versions de Lalande et de Lully, il s'agit de « tanquam ».
  31. http://philidor.cmbv.fr/jlbweb/jlbWeb?html=cmbv/BurAff&path=/biblio/bur/03/08/308.pdf p.27
  32. http://clanfaw.free.fr/delalande_fontaines.pdf p.5
  33. En février 1718, Destouches prit l'une des charges de Surintendant, puis remplacé par Collin de Blamont en novembre 1719. En mars 1718, Rebel et La Porte lui succédèrent en tant que Compositeurs de la musique de Chambre.
  34. Vespro della Beata Vergine (1610)
  35. Tristan und Isolde (1865)
  36. Lionel Sawkins souligne plusieurs influences du style Du Mont dans les premiers motets de Lalande, notamment Deitatis majestatem (S.3). Voir http://philidor.cmbv.fr/jlbweb/jlbWeb?html=cmbv/BurAff&path=/biblio/bur/03/15/315.pdf p.103, 105 et 106
  37. http://books.google.fr/books?id=vncx5jLa02cC&pg=PA26
  38. http://theses.univ-lyon2.fr/documents/getpart.php?id=lyon2.2009.fructus_m&part=165243
  39. a et b http://www.bibliotheques.versailles.fr/Statique/pages/exposition-virtuelle/chap04-p02-01.htm
  40. À savoir, juste un mois après la mort de Michel-Richard de Lalande.
  41. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9062657f/f71 Privilège Général : Louis (XV) par la Grâce de Dieu Roy de France et de Navarre, à nos amez et feaux con[seill]ers, les gens ten[ant]s nos Cours de Parlem[en]t, M[esseur]s des Req[uê]tes ordinaires de nôtre Hôtel, grand Conseil Provost de Paris, Baillfs, Sénéschaux, leurs Lieuten[ant]s, Civils et autres nos just[ici]ers Salut ; nôtre bien améé Marie Louise de Cury, veuve du Sieur Michel Richard De La Lande, Chevalier de nôtre Ordre de St Michel, Sur Intendant et Maître de nôtre Musique de nôtre Chapelle, de nôtre chambre et nôtre Compositeur ordre de nôtre d[i]te Chap[el]le et de nôtre Chambre, Nous ayant fait remontrer qu'elle souhaitteroit faire imprimer et graver Les Motets de La Composition du dit Feu Sr de La Lande son Mary, s'il nous plaisoit luy accorder nos Lettres de Privilège sur ce nécessaire à Ces Causes voulant traitter favolablem[en]t. La dite exposante et luy donner des marques de l'Estime et de la distinction que nous avions du dit feu Sr son mary ; Nous luy avons permis et permettons par ces presentes de faire imprimer et graver les dits Motets oy dessus spéciffiez en tels volumes, forme, marge, caractère, conjointem[en]t ou séparém[en]t et autant de fois que bon luy semblera et de les vendre faire vendre et débiter par tout nôtre Royaume pendant le temps de Vingt Anéés consécutives, à compter du jour et date de dites présentes, faisons défenses à toute sortes personnes de quelques qualité et condition quelle soient d'en introduire d'impréssion ou graveure étrangère, dans aucun lieu de nôtre obeissance come aussy a tous graveurs imprim[eu]rs, m[archan]ds en taille douce et autres de graver ou faire grav[e]r, impri[m]er ou faire imp[rim]er, vend[re], faire vend[re], débiter ny contrefaire les dits Motets de la Composi[ti]on du dit feu Sr deLaLande en tout ny en partie ny d'en faire aucuns extrait sous quelque pretexte que ce soit d'augmentation, corection, changem[en]t de titre même en feuille séparéés ou autrem[en]t sans la permission expresse et par écrit de la dite exp[...]te ou de ceux qui auront droit d'elle : à peine de confisca[ti]on tant des pl[an]ches et des exempl[ai]res contrefaites que des ustanciles qui auront servy à la dite contrefaçon que nous entendons être saisy en quelque lieu, q[ue]l[que]s soient trouvé de 3 000 livres d'am[en]de contre chacun des contrev[enance]s dont un tiers à nous, un tiers à l'hôtel Dieu de Paris, l'autre tiers à la dite exposante, et de tous dépens domages et intérests, à la charge que ces prés[en]tes seront enregistréés tout au long sur le Reg[is]tre de la communauté des impr[imeu]rs et Lib[rai]res de Paris dans trois mois de la date d'icelle que la grav[eu]res et imprés[si]on des dits Motets sera faite dans nôtre Royaume et non ailleurs, en bon papier et beaux caractères conformem[en]t aux réglem[en]s de la Lib[rai]rie. Et qu'avant que de les exposer les manuscrits gravé ou imprimé seront remis ès mains de nôtre très cher et feal Chevalier garde de sceaux de France, le Sieur Fleuriau d'Armenonville, Comand[eu]r de nos ordres ; et qu'il en fera ensuitte remis deux exempl[ai]res dans nôtre Bibliothèq[ue] Publique, un dans celle de nôtre Château du Louvre, et un dans celle de nôtre Très cher et feal Chevalier, Garde des Sceaux de france, le Sieur Fleuriau d'Armenonville, Comandeur de nos ordres le tout à peine de nullité des présentes du Contenu des quelles vous Mandons et Enjoignons de faire jouir l'exposante ou ceux qui auront droit d'elle et ses ayans cause plainem[en]t et paisiblem[en]t sans souffrir qu'il leur soit fait aucun trouble ou empêchem[en]s. [Nous] Voulons que la Copie des prés[en]tes qui sera imprimée ou gravéé tout au long au comencem[en]t ou à la fin des dits Motets soient tenue pour deuem[en]t signifiéé et qu'aux Copies collationnéés par l'un de nos amez feaux Con[seill]ers et Secrét[air]es foy soit ajoutéé comme à l'original. [Nous] commandons au premier nôtre huissier ou sergent de faire pour l'exéction d'icelles tous actes requis et nécessaires sans demander autre permission nonobstant Clameur de haro Charte normande et Lettres à ce contraires ; Car tel est nôtre plaisir. Donné à Paris, le 25e jour du mois de juillet L'an de grâce 1726, de nôtre règne le 11e. Par Le Roy en Son Conseil. De St.Hilaire. Registré sur le Registre VI de la Chambre Royale et syndicale de la Librairie et imprimerie de Paris, n°462, fol.367. Conformem[en]t au Règlement de 1723, qui fait déffenses Act IV à toutes personnes de quelque qualité qu'elle soient autres que les Libraires et impri[meu]rs de vendre débiter et faire afficher aucuns Livres p[ou]r les vendre en leurs noms soit qls s'en disent les auteurs ou autrem[en]t et à la charge de fournir les exempl[ai]res préscrit par l'article CVIII du même Règle, à Paris, le 2e Aoust 1726. D. Mariette. Syndic. Les Exemplaires ont été fournis.
  42. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9062621t/f2
  43. Document Bibliothèque nationale cité dans M-R Delalande éditions Picard (voir Bibliographie).
  44. http://philidor.cmbv.fr/jlbweb/jlbWeb?html=cmbv/BurAff&path=/biblio/bur/03/08/308.pdf p.26
  45. http://books.google.fr/books?id=DQ4uY3zvpA0C&pg=PA117 précision du rang primordial des Vêpres (Richard H. Hoppin, La musique au Moyen Âge time I, p. 117-118, Éditions Mardaga, 1991)
  46. a et b http://philidor.cmbv.fr/jlbweb/jlbWeb?html=cmbv/BurAff&path=/biblio/bur/03/15/315.pdf&ext=pdf
  47. ...Scitote, quoniam Dominus ipse est Deus : ipse fecit nos, et non ipsi nos (Reconnaissez que le Seigneur est Dieu ; c'est lui qui nous a faits, et non pas nous)...
  48. Notes de la partition du Centre de musique baroque de Versailles, p.3, 2004
  49. http://philidor.cmbv.fr/jlbweb/jlbWeb?html=cmbv/BurAff&path=/biblio/bur/03/15/315.pdf p.104
  50. Selon l'avant-propos des Cantica pro Capella Regis. Latine composita & Gallicis versibus reddita de Pierre Perrin (Paris : Robert III Ballard, 1665) : « Pour la longueur des cantiques, comme ils sont composés pour la messe du roi, où l'on en chante d'ordinaire trois [motets], un grand, un petit pour l'Élévation et un Domine salvum fac Regem. J'ai fait les grands de telle longueur, qu'ils peuvent tenir un quart d'heure, étant bien composés et sans trop de répétitions, et occuper depuis le commencement de la messe jusqu'à l'Élévation. Ceux d'Élévation sont plus petits, et peuvent tenir jusqu'à la post-communion, que commence le Domine ». Catherine Cessac, Marc-Antoine Charpentier, p.246, Fayard, Paris 2004
  51. Pierre Perrin n'écrivit rien concernant la grande messe (p.315). Toutefois, Denise Launay considérait qu'il s'agissait de la messe traditionnelle avec le chant grégorien (p.433).
  52. Selon Lionel Sawkins. Cependant, Catherine Massip considère qu'elles auraient été chantées à la Saint-Chapelle en avril 1680 (p.100).
  53. a et b D'après la couverture des Fontaines de Versailles de la partition du CMBV, il s'agit d'Antoine Morel. Toutefois, Lionel Sawkins trouva qu'Antoine Morel était un haute-contre qui avait entré le service en 1696. En revanche, Antoine Maurel était le valet de chambre de la Dauphine, ami de De Lalande, enfin témoin du mariage de ce dernier, selon le musicologue
  54. Partition du CMBV p.3, 1997
  55. blanc
  56. Copié par Philidor aîné et écrit par Fr. Collesson le 5 juin 1683
  57. Paris : Christophe Ballard, 1699.
  58. http://philidor.cmbv.fr/jlbweb/jlbWeb?html=cmbv/BurAff&path=/biblio/bur/03/13/313.pdf
  59. http://philidor.cmbv.fr/jlbweb/jlbWeb?html=cmbv/BurAff&path=/biblio/bur/03/11/311.pdf p.202
  60. http://lionelsawkins.co.uk/Export3.htm
  61. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bec_0373-6237_1957_num_115_1_461396_t1_0241_0000_2 PDF (1664 ko)
  62. http://www.editions-fayard.fr/livre/fayard-026202-dictionnaire-de-la-musique-en-france-aux-xviie-et-xviiie-siecles-marcelle-benoit.html
  63. http://www.sfmusicologie.fr/index.php?id=66#departcontenu
  64. http://www.irpmf.cnrs.fr/spip.php?article37
  65. http://www.editionspapillon.ch/melo/delalande.html
  66. http://www.musimem.com/roussel.htm
  67. Avec Messe de Noël de Marc-Antoine Charpentier et un O mysterium. Mais aucun motet O magnum mysterium ou O mysterium ineffabile de Lalande n'est connu.
  68. http://www.presences.free.fr/sitemorel/site/oducarredisqueclub.html
  69. http://editions.cmbv.fr/achat/produit_details.php?id=705
  70. Selon la publication ; d'après Jean Racine, deuxième.