Georges Carpentier

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le boxeur. Pour l'homme politique français, voir Georges Carpentier (homme politique). Pour les homonymes, voir Carpentier.
Georges Carpentier
Georges Carpentier en 1914.
Georges Carpentier en 1914.
Fiche d’identité
Nom complet Georges Carpentier
Surnom L'homme à l'orchidée
(« The Orchid Man »)
Nationalité Drapeau de la France France
Date de naissance 12 janvier 1894
Lieu de naissance Liévin
Date de décès 28 octobre 1975 (81 ans)
Lieu de décès Paris
Taille 1,82 m (6 0)
Catégorie Poids welters à poids lourds
Palmarès
  Professionnel
Combats 109
Victoires 88
Victoires par KO 57
Défaites 15
Matchs nuls 6
Titres professionnels Champion du monde poids mi-lourds (1920-1922)

Champion d'Europe poids welters (1911), moyens (1912), mi-lourds (1913-1922), lourds (1913-1922)
Dernière mise à jour : 7 février 2014

Georges Carpentier, né à Liévin le 12 janvier 1894 et mort à Paris le 28 octobre 1975, est un boxeur professionnel qui a marqué l'histoire de la boxe française en devenant le premier français à devenir champion du monde le 12 octobre 1920 à Jersey City (États-Unis) en mettant KO Battling Levinsky.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de mineur, il commence son parcours de boxeur en pratiquant la boxe française. En 1907, à l'âge de 13 ans, il est champion de France junior de cette discipline[1]. Carpentier commence la boxe anglaise l'année suivante et devient champion de France des welters en 1911 à 17 ans, puis d'Europe le 23 octobre à Londres. Le titre européen des poids moyens tombe dans son escarcelle le 29 février 1912 à Monte-Carlo, et celui toutes catégories (lourds) le 1er juin 1913 à Gand. Le 16 juillet 1914 à Londres, sa victoire contre Gunboat Smith (en) lui permet de remporter le titre de champion du monde des poids lourds de race blanche (en), titre institué pour faire barrage à Jack Johnson, boxeur noir étant autorisé à combattre uniquement dans le championnat du monde des poids lourds de couleur (en)[2].

Pendant la Première Guerre mondiale, il sert dans l'armée de l'air, reçoit la Croix de guerre et la Médaille militaire. Il se blesse au bout de 18 mois et réintègre la vie civile où il reprend sa carrière de boxeur après une courte expérience au rugby à XV, autre sport qu'il pratique avec une certaine habileté. En effet, il participe à la saison 1918-1919 du championnat de France au sein de l'équipe parisienne du Sporting Club Universitaire de France (SCUF) en jouant ailier[3]. En fin de saison, il retourne à la boxe et met un terme à sa carrière de rugbyman[3] non sans avoir marqué de son passage le club puisque l'école de rugby porte désormais son nom.

Il combat dans pratiquement toutes les catégories et devient champion du monde des mi-lourds le 12 octobre 1920 à Jersey City (États-Unis) en mettant KO Battling Levinsky. Il devient ainsi le premier français champion du monde de boxe anglaise. Pour le titre mondial des poids lourds (toutes catégories), il échoue le 2 juillet 1921 face à Jack Dempsey - qui deviendra par la suite l'un de ses meilleurs amis - auquel il rend 12 kg et 6 cm, dans un « match du siècle » qui lui vaudra néanmoins une renommée mondiale, car il a perdu à cause d'une main droite inutilisable suite à une fracture dès le 2e round.

Dix mois plus tard, il remporte cependant le titre de champion d'Europe en battant « Kid » Lewis au premier round, par une simple droite au menton après un accrochage. Il perd ses titres de champion mi-lourds de France, d'Europe et du Monde le 24 septembre 1922 au stade Buffalo contre Battling Siki par KO au sixième round, refusant d'admettre sa défaite et prétextant que le match était truqué[2].

Il se retire de la compétition le 15 septembre 1926 et meurt à Paris le 28 octobre 1975 (Marcel Cerdan est mort également un 28 octobre). Il est enterré au cimetière de Vaires-sur-Marne.

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Prix Henry Deutsch de la Meurthe de l'Académie des sports (fait sportif pouvant entraîner un progrès matériel, scientifique ou moral pour l’humanité), 1919
  • Le 5 janvier 1965, Georges Carpentier est nommé président d'honneur du Comité national de boxe française' (CNBF) nouvellement créé.
  • Il est membre de l'International Boxing Hall of Fame depuis 1991[4].

Hommages[modifier | modifier le code]

Plusieurs rues et stades de France portent son nom, dont la Halle Georges-Carpentier, salle de sport du 13e arrondissement de Paris.

Galerie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Mes 80 rounds, avec Jacques Marchand, éd. Olivier Orban, 1975
  • Mon match avec la vie, Flammarion, 1954
  • Ma Vie de boxeur. Conseils, utiles à tous, pour bien pratiquer la boxe, avant-propos de Victor Breyer, Roger Léveillard libraire-éditeur, Amiens, 1921 ; Amand Girard éditeur, Paris

Filmographie[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

  • Statuette en pied, boxant, bronze patine vert de Francis La Monaca, 1920, 28 cm x 11 cm

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Régent Bolduc, « La Savate, un sport dans l'histoire », ID magazine, no 10, p. 27.
  2. a et b Timothée Jobert, Champions noirs, racisme blanc. La métropole et les sportifs noirs en contexte colonial (1901-1944), Presses universitaires de Grenoble,‎ 2006, 230 p.
  3. a et b « - Sur le Boulevard du SCUF - Georges Carpentier », sur scufrugby.over-blog.co, Sporting Club Universitaire de France (consulté le 2 septembre 2010)
  4. (en) Notice biographique sur le site de l'International Boxing Hall Of Fame (ibhof.com)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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12 octobre 1920 - 24 septembre 1922
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