Georges Hébert

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher

Georges Hébert

Description de cette image, également commentée ci-après

Lieutenant Hébert en 1913

Naissance 27 avril 1875
Paris, France
Décès 2 août 1957 (à 82 ans)
Tourgéville, Calvados
Nationalité Drapeau de France France
Profession Officier de marine
chargé de l'instruction de la gymnastique à l'École des Fusiliers Marins.
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur
Officier d'académie

Georges Hébert est un éducateur français, promoteur d’une méthode d’éducation physique naturelle, l’hébertisme, opposée à la gymnastique suédoise et à la spécialisation sportive.

Sommaire

[modifier] Biographie

Reims, Collège d'Athlètes, Jean Bouin et Georges Hébert à gauche,1913

D'abord lieutenant de vaisseau, il devient directeur des exercices physiques dans la marine en 1910. En 1913, il est nommé directeur technique du Collège d’athlètes de Reims construit par le marquis Melchior de Polignac. Bien que son action demeure généralement ignorée, critiquée ou combattue par les pouvoirs publics, il est promu commandeur de la Légion d'honneur.

Il définit le sport comme « tout genre d'exercice ou d'activité physique ayant pour but la réalisation d'une performance et dont l'exécution repose essentiellement sur l'idée de lutte contre un élément défini, une distance, un danger, un animal, un adversaire [...] et par extension contre soi-même ».




Son nom a été donné au stade municipal de Deauville, à un complexe sportif du nord de Reims et à un exercice sportif, le « parcours Hébert ».

[modifier] Parcours militaire

Grade Enseigne de vaisseau 1ere classe.svg
  • 1901, 1902, sur le croiseur "D'ESTRÉES" , Division navale de l'Océan Atlantique (Cdt Marie DE RAMEY DE SUGNY).
  • 1903, en résidence à Cherbourg.
  • 1904, Officier adjoint à l'Officier chargé de l'École de gymnastique et d'escrime, École des Fusiliers Marins à Lorient. Officier breveté Fusilier et Gymnaste.
  • 1906, chargé de l'instruction de la gymnastique à l'École des Fusiliers Marins à Lorient.
  • Lieutenant de vaisseau le 16 mai 1907.
Grade Lieutenant vaisseau.svg
  • 1909, 1914, chargé de l'instruction de la gymnastique à l'École des Fusiliers Marins.
  • Le 1er avril 1913, détaché en congé sans solde et Hors cadre à la Société des anciens établissements Panhard et Levassor à Paris.
  • Le 14 octobre 1914, Capitaine de la 8ème compagnie du 2ème Bataillon du 2ème Régiment de Fusiliers Marins.
Il sera blessé au cours des combats[1],[2].


[modifier] Décorations françaises

Legion Honneur Chevalier ribbon.svg Palmes academiques Officier ribbon.svg

[modifier] Ouvrages

  • L’Éducation physique raisonnée, 1907
  • Guide pratique d'éducation physique, 1910
  • Le Code de la force. La Force physique, ses éléments constitutifs et sa mesure pratique, 1911
  • L’Éducation physique ou l'entraînement complet par la méthode naturelle, 1912
  • La Culture virile et les devoirs physiques de l'officier combattant, 1913
  • Ma Leçon-type de natation, 1914
  • Ma Leçon-type d'entraînement complet et utilitaire, 1915
  • L’Entraînement physique complet par la méthode naturelle. Guide abrégé du moniteur chargé de l'entraînement dans les écoles, les sociétés de sport et de gymnastique, et en général dans les groupements de toutes sortes d'enfants ou d'adultes, 1918
  • L’Éducation physique féminine. Muscle et Beauté plastique, 1919
  • Le Sport contre l'éducation physique, 1925
  • L’Éducation physique, virile et morale par la méthode naturelle, 4 vol., 1936-1946
I. Exposé doctrinal et Principes directeurs de travail. II. Technique des Exercices. Technologie. Marche. Course. Saut. III : Technique des exercices. Fascicule 1 : Quadrupédie. Fascicule 2 : Grimper. Fascicule 3 : Équilibrisme. IV : Technique des exercices (suite). Fascicule 1 : Défense. Fascicule 2. Lancer.
  • Une œuvre féconde et de haute portée sociale : les Champs d'ébats, centres de régénération physique, virile et morale, 1944

[modifier] Bibliographie

  • André Schlemmer (préfacier), Deux Maîtres de la méthode naturelle. Paul Carton, Georges Hébert, Paris : Éditions ouvrières, 1962
  • Gilles Bui-Xuân et Jacques Gleyse, De l'émergence de l'éducation physique, Georges Demenÿ et Georges Hébert : un modèle conatif appliqué au passé, Paris : Hatier, 2001
  • Jean-Michel Delaplace, Georges Hébert, sculpteur de corps, Paris : Vuibert, 22e édition, 2005
  • Michel Thibault, Reims, le Parc Pommery, Alain Sutton, coll. « Témoignages et Récits » 

[modifier] Sources et références

  • Cet article contient tout ou partie d'un document provenant du site La vie rémoise.
  1. Charles LE GOFFIC, Dixmude. Un chapitre de l’histoire des fusiliers marins (7 octobre – 10 novembre 1914), Paris, Librairie Plon, 1915, 89 à 91 p. 
  2. « Lors de l'attaque de Beerst le 19 octobre 1914, la 8ème compagnie du Lt de vaisseau Hébert est envoyée à la rescousse des 5ème et 6ème compagnies en difficulté, leurs chefs hors de combat : « Le lieutenant de vaisseau Hébert, alors âgé de près de quarante ans, est célèbre dans toute la Brigade et même dans toute la Marine. C'est lui qui s'est fait le pionnier de l'éducation physique militaire. Toute l'armée a repris ses mots d'ordre, dont le plus célèbre claque comme un défi : « Soyons forts ! Les faibles sont des inutiles ou des lâches ! ». C'est dire à quel rythme d'enfer il mène sa 8ème compagnie. Tous les gradés sont formés à son image. Accrocheurs, méprisants du danger et d'un courage qui tourne au fanatisme. Où personne ne peut passer, la compagnie Hébert passera… Il n'y a plus d'espoir pour le lieutenant de vaisseau Hébert, qui vient de perdre, en quelques minutes, ses trois chefs de section. Il ordonne le repli. Ses hommes se glissent hors de la ferme. Soudain, le célèbre gymnaste ressent une douleur terrible au bras gauche. Une balle vient de le déchirer du coude au poignet. Puis un choc à la poitrine. Est-il touché en plein cœur ? Une autre balle a traversé son bloc-notes, son manuel d'officier en campagne et s'est arrêtée sur son portefeuille. Ses hommes l'emportent vers l'arrière, son bras gauche inerte, mais sa main encore crispée sur la crosse de son revolver. Hébert hors de combat à son tour, c'est l'attaque sur Beerst qui s'enlise à nouveau sur tout le front tenu par le bataillon Pugliesi-Conti. » », extrait de La Bataille de l'Yser de Jean Mabire.
  3. Officier parmi tant d'autres.

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

Outils personnels
Espaces de noms
Variantes
Actions
Navigation
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils
Autres langues