Allemond

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Allemond
Vue générale du village
Vue générale du village
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Le Bourg-d'Oisans
Intercommunalité Communauté de communes de l'Oisans
Maire
Mandat
Alain Ginies
2014-2020
Code postal 38114
Code commune 38005
Démographie
Gentilé Allemondins
Population
municipale
913 hab. (2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 07′ 52″ N 6° 02′ 18″ E / 45.1311111111, 6.03833333333 ()45° 07′ 52″ Nord 6° 02′ 18″ Est / 45.1311111111, 6.03833333333 ()  
Altitude Min. 702 m – Max. 2 969 m
Superficie 44,75 km2
Localisation

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Allemond
Liens
Site web allemont.fr

Allemond[1] orthographiée Allemont[2] par la mairie, est une commune française située dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Allemondins.

Géographie[modifier | modifier le code]

Petit village de montagne au cœur de l'Oisans, dans la Vallée de l'Eau d'Olle, au pied du massif de Belledonne, face au massif des Grandes Rousses.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • La traverse (1300 m d'altitude)
  • Le clot
  • La rivoire
  • La combe
  • Le Mas des Croze
  • Le village
  • Les grands champs
  • La ville
  • La fondrie
  • La pernière haute et basse
  • Pissevache
  • Farnier
  • Champeau
  • Le villaret
  • La drayrie
  • Baton (700 m d'altitude)
  • Coteysard
  • Le Mollard
  • Le Rivier
  • L'eau Dolle
  • Les 4 saisons
  • La Drayrie

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville (les premières constructions) fut créée au Moyen Âge.

Fonderie royale d'Allemont (XVIIIe siècle)

Jusqu'aux années 1960-1970, la vie des gens était très simple, ils étaient principalement agriculteurs et éleveurs.

La ville eut aussi une activité minière sous Louis XIII et XIV, elle hébergeait les fonderies royales dans lesquelles était fondu le minerai provenant des mines de la commune, principalement de l'argent, du plomb et du cuivre. Une partie des bâtiments de l'ancienne fonderie royale abrita longtemps l'hôtel "les Tilleuls" (aujourd'hui disparu). Cet hôtel, au superbe escalier en noyer, fut racheté dans les années 1920 par un ancien maire de la commune (durant 40 ans). Ses deux filles, Raymonde et Marguerite Giroutru, personnalités locales, ont ensuite très longtemps veillé aux destinées de cet établissement. Napoléon III y séjourna, dit-on.

À la fin des années 1970, le projet du barrage de Grand-Maison fut lancé, ce fut une manne économique pour la commune et toute la région, le chantier (10 ans) fit venir des centaines de travailleurs.

Les communes concernées ont ainsi pu investir dans le tourisme, des équipements de sports d'hiver et ainsi, assurer leur avenir une fois le chantier terminé.

Aujourd'hui, la commune vit complètement du tourisme, que ce soit en été ou en hiver.


Les différents noms du village à travers les siècles

Au ^XIe siècle - Ecclesia de Alamo

1115 - Alemo (source l'Oisans catholique)

1131 - Parrochia Alami

1148 - Ecclesia de Alemo

1252 - Capellarum Dalemo

1260 - Homines de Alemone

1260 - Mistralia vallis de Allemo

1339 - Parrochia de Alemone

1375 - Alemone (source l'Oisans catholique)

1389 - Alemon

XIVe siècle - Cura di Lemone

1414 - Parrochia Alemonis

1497 - Allemone (source l'Oisans catholique)

1602 - Allemon

1628 - Allemouz et Allemoz in Oysans

1638 - Alemon

Histoire du hameau du "Rivier d'Allemont"[modifier | modifier le code]

Le Rivier d’Allemont, altitude 1300 mètres, est situé dans la vallée de l’eau d’Olle sur le versant Est de la chaîne de Belledonne et sur la route des grands cols (Glandon et Croix de fer). L’origine du mot Rivier peut provenir soit du fait que de nombreux torrents coulent autour du village, soit du fait que les premiers habitants habitèrent près des rives de l’eau d’Olle. L’histoire officielle du Rivier débute en 1341 quand les terres de l’Oisans appartenaient aux anciens dauphins qui les avaient inféodées à des seigneurs.

Le seigneur Jean de Leusson possédait le mas du Rivier qui contenait environ trois mille arpents de prés, terres, bois et alpages. Ses limites naturelles étaient d’un côté le ruisseau descendant du mont d’Olle (eau d’Olle), d’un autre côté le ruisseau de Burge (ruisseau des sept laux) et le mont de la petite roche de la Coche, d’autre part le ruisseau Frênet (limite avec Articol). Le seigneur Jean de Leusson albergea le mas du Rivier à cinq particuliers Claude Bonet, Guillaume Chatel, Guillaume Genevois, Guillaume Jay et Pierre Sert. Près de sept siècles plus tard, nous retrouvons ces mêmes noms dans le village à l’exception de Bonet. En 1709 et 1743, les descendants des cinq albergataires passèrent deux reconnaissances au sujet des cens qu’ils payaient. En plus de conditions naturelles hostiles : terrains pentus et peu fertiles, climat rude ; les villageois durent affronter la convoitise de certains individus.

En voici succinctement les différentes péripéties : en 1774, le duc de Villeroy, seigneur d’Oisans, ayant établi un haut fourneau à Articol, avait cédé au sieur Paturel la direction de cette fabrique. Ce dernier se crut autorisé à porter la hache et la cognée dans toutes les forêts d’Allemont et en particulier dans celles du Rivier. Le Parlement, le 17 juin 1775, rendit un arrêt qui débouta le sieur Paturel. Jusqu’en 1810 les habitants du Rivier jouirent paisiblement et sans trouble de leurs terres. Mais à cette époque, l’administration forestière et la commune d’Allemont manifestèrent l’intention de faire déclarer communal le mas du Rivier. Un procès s’en suivit et nos riviétons en sortirent vainqueurs le 9 avril 1810. D’autres procès du même genre eurent lieu en 1824, 1825, 1827 et 1828 et les habitants en sortirent toujours vainqueurs. En 1839, le sieur Ramus d’Allevard intenta un procès aux habitants du Rivier pour le partage des terres des sept laux. Il résulta de ce procès que le sieur Ramus bénéficia de la zone « pâturage à vaches » et les riviétons eurent la zone « pâturage à moutons et à chèvres » de la montagne des sept laux. Un fait marquant de l’histoire de notre village est le partage des forêts en 1834. Jusqu'à cette date, les forêts et les alpages étaient en indivision. Les habitants souhaitèrent à cette époque cesser cette indivision suite au mauvais entretien collectif des forêts. Cinquante cinq lots furent formés correspondant aux cinquante cinq familles qui habitaient le village et ils furent tirés au sort. Des géomètres délimitèrent les parcelles forestières, mais malheureusement elles n’ont jamais été cadastrées ce qui induit encore de nos jours des problèmes de limites. Toujours à propos des forêts, les copartageants décidèrent en 1834, et ce afin d’assurer la protection du village contre les avalanches, de ne pas dégrader les forêts qui se trouvent au dessus du village.

Plus précisément, aucun propriétaire ne pourra couper du bois, hêtre et haute futée que pour cause de nécessité et de grand besoin depuis le crey de la Barrière jusqu’au crey du Gua. Si un propriétaire se trouve dans cette position, les syndics du village iront démarquer et marteler le bois en choisissant l’endroit le moins exposé. Il subsiste encore de nos jours l’indivision sur les alpages et aussi sur quelques terres. A propos des alpages, nos ancêtres possédaient des chalets d’alpages qui leur servaient de toit et de grange lors de la transhumance estivale. Ils descendaient le foin en période hivernale en faisant glisser des traîneaux dans les combes enneigées des ruisseaux et cela constituait un moment fort de convivialité. Une autre particularité du village est le morcellement des terres. Ce morcellement se produisit bien avant la suppression du droit d’aînesse. La raison en fut que le sol n’étant pas guère productif et n’enrichissant pas ses propriétaires, ceux-ci grevèrent souvent leur patrimoine de lourdes dettes et durent l’aliéner en partie pour les acquitter. Ne trouvant pas d’acquéreur assez fortuné pour vendre en bloc, ils morcelèrent leur patrimoine selon le pouvoir d’achat des acheteurs. Il s’ensuivit de ce morcellement, un nombre important de procès portant sur les servitudes pour accéder à ces terres. Pour la petite histoire, le village n’avait pas de cimetière jusqu’au début du XIXe siècle.

Mais à cette époque et plus exactement en 1859, une épidémie de choléra décima une grande partie des habitants. La légende dit qu’en descendant les défunts au cimetière d’Allemont, les gens mouraient en chemin. Et c’est pour cette raison que l’on décida de construire un cimetière au Rivier. Jusqu'à l’annexion définitive de la Savoie par la France en 1860, le Rivier possédait un poste de douane qui devait se trouver près du ruisseau des villages car lors d’un hiver très enneigé, l’avalanche emporta le poste et deux douaniers périrent. Il existe un chemin appelé encore de nos jours « chemin des contrebandiers » en souvenir de cette période où le village étant frontière, la contrebande était florissante. La vie du village essentiellement rurale et faite aussi de colportage (en hiver) vers le massif central et le Jura, avait peu changé jusqu’au début du XXe siècle. À cette époque, la houille blanche, allait révolutionner toute la région. Une usine hydroélectrique fut construite en 1918 et il en résulta une forte demande de main-d’œuvre. Il y eut donc une génération d’agriculteurs- ouvriers qui abandonna le colportage, et malheureusement, la seconde génération qui suivit abandonna les champs pour rentrer à l’EDF. De nos jours, le village ne compte pratiquement plus que quelques retraités parmi les résidants et beaucoup de maisons ne s’ouvrent que pour les week-ends et les vacances scolaires.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1977      
1977 1983      
1983 1989      
1989 1995 Michel Roch Sans étiquette -
1995 2001 Michel Roch Sans étiquette -
2001 2008 Alain Ginies Sans étiquette -
2008 en cours Alain Ginies Sans étiquette -
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 913 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 012 1 169 1 184 1 017 1 275 1 353 1 546 1 527 1 555
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 346 1 225 1 216 1 240 1 188 1 245 1 254 1 189 1 113
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 102 1 146 970 954 826 804 737 654 587
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
530 514 544 958 600 765 854 880 913
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Four banal des faure
  • La tour

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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