Avalanche

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Démarrage d'avalanche poudreuse
Avalanche en aérosol
Dépôt d'avalanche coulante humide sur habitation
Petite avalanche poudreuse à Zinal (Suisse)
Tableau Avalanche dans les Alpes, peint en 1803 par Philippe-Jacques de Loutherbourg.

Une avalanche de neige correspond d'abord à un phénomène physique[1],[2],[3] :

  1. la masse de neige[4],[5] qui se détache[6] puis dévale un versant[7] de montagne sous l'effet de son propre poids[8] ou,
  2. le mouvement[9] rapide[10] sur la pente d'un volume de neige[11], à la suite d'une rupture d'équilibre[8],[12],[13] dans le manteau neigeux initial, sous l'effet de la gravité[14],

avec notamment les caractéristiques suivantes :

  • la neige (= le matériau : quantité (épaisseur, superficie, masse / volume), qualité (type de cristal, densité, cohésion, humidité, température, stratification)) ;
  • la pente[3] (au départ : maxi (pour encore permettre l'accroissement du manteau neigeux) et mini (pour que l'effet de la gravité puisse devenir supérieur à celui du frottement statique)) ;
  • la pesanteur (= la force active du « moteur ») transformant, grâce à la pente, l'énergie statique de la masse de neige perchée en énergie cinétique dynamique ;
  • une rupture (= le démarreur) d'équilibre se propageant au départ dans le manteau neigeux (ex : fracture linéaire au sommet, surfacique entre 2 strates du manteau) ;
  • la dynamique des fluides de l'écoulement (épaisseur ; vitesse ; frottements statique /dynamique ; densification /dilution ; granulaire sec /cohésif humide ; variations suivant l'épaisseur / la longueur ; reprise de neige ; pression ; impact), la modélisation numérique ou physique.

Une avalanche de neige est aussi un aléa[10],[15],[16] : la possibilité qu'une telle menace se réalise dans un lieu donné à un instant donné. Cette évaluation du danger concrétise alors un des risques naturels avec :

Une avalanche de neige c'est enfin un événement : la description d'un phénomène particulier constaté, avec :

Typologie / Classification[modifier | modifier le code]

Schéma d'un site d'avalanche

Trois zones d'observation[modifier | modifier le code]

Une avalanche évolue dans un site montagnard où l’on distingue trois zones :

  • de départ : étendue (en ha) pentue (entre 28 et 55°), souvent sous une crête, à partir de laquelle l’avalanche peut se produire, où la neige s’est préalablement accumulée (chute de neige, transport par le vent), où la masse de neige en mouvement augmente ; les types de déclenchement y sont variés (spontané / provoqué, linéaire / ponctuel, plaque / friable) ;
  • d’écoulement : le long d’une pente (jusqu'à ~12-15°), sur laquelle l’avalanche transite et se développe (géométrie, vitesse) ; les types d'évolution y sont diversifiés (densification / dilution, homogène / multi-couches, laminaire / turbulent, granulaire / cohésif) ;
  • d’arrêt : étendue sur laquelle l’avalanche s’arrête et se dépose, où la masse de neige en mouvement diminue ; les types d'aspects diffèrent encore (boules / lisse, avec ou sans inclusion).

Une phase de mouvement de l'avalanche[19] peut être associée à chacune de ces zones, avec le même qualificatif (exemple : phase d'arrêt).

Le "classement" des avalanches dépend souvent de l'intérêt premier de l'observateur :

  • le prévisionniste météorologique, le pratiquant de la montagne hivernale (randonneur, guide, moniteur, hors-piste...) va privilégier le type de déclenchement, en essayant d'affiner d'abord les conditions de ce déclenchement ; Une classification UNESCO 1981[20] décrit les causes de départ des avalanches.
  • l'expert chargé d'un zonage, le chargé de sécurité d'habitations ou d'infrastructures menacées, va surtout s'intéresser au type d'écoulement[21], en cherchant à mieux appréhender l'ampleur du phénomène.

Chacun d'eux pourra compléter sa description initiale par quelques éléments de l'autre approche. Assez fréquemment chaque hiver, le pisteur-secouriste doit aborder simultanément ces 2 approches. Lors de situations nivo-météorologiques relativement exceptionnelles (exemple : vigilance météorologique orange et surtout rouge), le maire de station de ski aussi.

Pour chacun de ces critères, des avalanches mixtes, qui combinent une phase coulante et un aérosol, ou pour lesquelles le déclenchement est d'abord ponctuel puis en plaque, sont également possibles.

Tableau récapitulatif de typologie[modifier | modifier le code]

Globalement la typologie des avalanches peut se décrire selon les critères et les qualificatifs du tableau suivant :

Zones Critères Caractères distinctifs
de départ Type de déclenchement
  • Déclenchement spontané[8] : causes liées à l’évolution du manteau neigeux (avalanche spontanée)
  • Déclenchement provoqué[8] : causes extérieures au manteau neigeux (avalanche provoquée) :
    • non humaines (corniche, sérac, animal, séisme) (avalanche provoquée naturellement)
    • humaines :
      • involontaire (avalanche provoquée accidentellement)
      • volontaire (avalanche provoquée artificiellement)
Géométrie du départ
  • Départ ponctuel : avalanche partant d'un point
  • Départ linéaire : avalanche partant d'une ligne : avalanche de plaque[7],[8]
Qualité de la neige, selon:
  1. Teneur en eau liquide
  2. Cohésion
  3. Type de neige
  1. a) Nulle : avalanche de neige sèche ; b) Faible : avalanche de neige humide ; c) Forte : avalanche de neige mouillée
  2. a) Faible : ("avalanche de") neige pulvérulente ; b) Modérée : (" ") plaque friable (tendre) ; c) Forte : (" ") plaque dure
  3. a) Récente : aa) non ventée : neige fraîche ou λ ; ab) ventée : λ ou grains fins ; b) Évoluée : grains fins, faces planes, grains ronds
Position du plan de glissement
  • Dans l’épaisseur du manteau neigeux (avalanche de surface)
  • Sur le sol (avalanche de fond)
d'écoulement Forme du terrain
  • Pente ouverte (avalanche de versant)
  • Couloir ou gorge (avalanche de couloir)
Dynamique (ou Type d’écoulement)
  • Avec nuage de particules de neige :
    • au niveau du front (avalanche en aérosol / Poudreuse)
    • derrière le front (avalanche avec panache)
  • Sans nuage (avalanche coulante)
Neige reprise
  • Avec
  • Sans
Présence de blocs
  • Avec (blocs tabulaires, glace, rochers, arbres)
  • Sans
d'arrêt Rugosité superficielle
  • Faible (dépôt fin)
  • Forte (dépôt grossier : blocs, boules
Qualité de la neige
  • Humide (dépôt humide)
  • Sèche (dépôt sec)
Souillure visible
  • Avec (avalanche souillée : terre, rochers, arbres)
  • Sans (avalanche propre)

Types de déclenchement[modifier | modifier le code]

Les facteurs déclencheurs sont :

  • une instabilité interne du manteau neigeux ;
  • un impact ou une surcharge ponctuelle, externe au manteau neigeux.

Mécanique du déclenchement provoqué à cause humaine[modifier | modifier le code]

Vue du manteau neigeux après le départ d'une plaque

On s'intéresse ici essentiellement au déclenchement d'une avalanche par un pratiquant de la montagne hivernale : skieur, snowboardeur, raquettiste…

Dans la quasi-totalité des cas de déclenchements par un pratiquant, l'instabilité du manteau neigeux est dite « de plaque », avec une fracture linéaire. Elle est liée à la présence d'un empilement de couches de neige de différentes compositions :

  • une couche peu cohérente, dite « couche fragile », faisant office de couche de décrochage en se comportant un peu à la manière d'un château de cartes (lors de la rupture) puis d'un tapis roulant (lors de l'écoulement),
  • une (ou plusieurs) couches superficielles qui constituent la masse principale qui dévalera la pente.

À l'état initial, la couche supérieure tient grâce à sa propre résistance à l'amont (traction), à l'aval (compression) et sur les côtés (cisaillement), mais aussi (voire surtout) grâce à la résistance au cisaillement de l'interface avec la couche sous-jacente.

Il est difficile de décrire tous les mécanismes de déclenchement des avalanches, mais l'un d'entre eux semble correspondre à une majorité d'observations de terrain : lorsqu'une surcharge dépasse la capacité de portage de la couche fragile, celle-ci s'effondre en compression, entraînant la rupture en cisaillement avec la couche située juste au-dessus (les deux modes de rupture peuvent être plus ou moins mêlés). En surface, on peut alors ressentir un affaissement, souvent accompagné d'un bruit caractéristique (« whump » ou « prouf » ou « whoumf ») ou de fissures visibles en surface.

La superficie concernée par cette double rupture de la couche fragile est fonction des caractéristiques de la neige superficielle, qui transmettra plus ou moins les contraintes à la couche fragile en fonction de son épaisseur et de sa rigidité. Si la rupture initiale dépasse un certain seuil en superficie, elle peut se propager (comme une déchirure dans un tissu) sur de grandes étendues, voire dans certains cas donner lieu à des déclenchements à distance. Si la pente est suffisante, cette diminution des résistances de l'interface avec la couche sous-jacente suffit à rompre l'équilibre de la couche superficielle : le « whump » devient alors une avalanche.

Du point de vue des types de neige concernées, la neige superficielle peut être très variable, tant qu'elle n'a pas été fortement transformée par le dégel/regel, plus précisément tant :

  • qu'elle est capable de retransmettre des contraintes à la couche fragile ;
  • qu'elle est suffisamment fragile pour ne pas tenir en équilibre sans la résistance au cisaillement de la couche fragile.

Notamment, il n'est pas toujours besoin de vent pour former une plaque ; la plupart, dites plaques friables, sont faites de neiges poudreuses légères, très agréables à skier. On peut également trouver des départs en plaques de neige humide.

La couche fragile est beaucoup plus déterminante, et fait intervenir dans la plupart des cas des grains anguleux (faces planes ou gobelets), du givre de surface recouvert, de la neige roulée (grésil) ou, dans certains cas, une croûte de regel.

Les déclenchements avec un départ linéaire très étendu (plusieurs centaines de mètres) et / ou profond mettent en mouvement des volumes de neige très importants : ils sont susceptibles de faire de gros dommages aux bâtiments ou aux forêts. Avec ces ampleurs exceptionnelles, ces avalanches n'impliquent que très rarement les randonneurs.

Les déclenchements à fracture limitée (extension de quelques mètres à quelques dizaines de mètres ou superficielle), concernent souvent de la neige fraîche parfois encore en cours de chute (exemple : transportée par le vent) ou de la neige en cours d'humidification massive (pluie, redoux) : ils génèrent la plupart des accidents avalancheux.

Avalanches de plaques[modifier | modifier le code]

Ces avalanches, souvent déclenchées par des skieurs ou randonneurs, sont celles qui font le plus de victimes. La fracture linéaire du manteau neigeux de la zone de départ les caractérise. Elles impliquent parfois des plaques à vent (dont le rôle est souvent surestimé), et dans presque tous les cas une couche fragile sous-jacente de neige à faible cohésion (le plus souvent du givre de profondeur) qui représente le principal facteur de risque. Le départ se fait alors sur une superficie importante, et mobilise de très grandes quantités de neige, dans des zones parfois éloignées de la rupture initiale. Si parfois on peut être alerté par des bruits de soufflement ou d'effondrement quand on marche dessus, il n'est généralement pas possible de les reconnaître a priori. Ces plaques peuvent être constituées de neige dure (cohésive) ou friable (poudreuse, parfois très légère).

Avalanches à départ ponctuel[modifier | modifier le code]

Ces avalanches concernent des neiges avec peu ou pas de cohésion : poudreuse froide type faces planes, ou neige de fonte gorgée d'eau. Elles sont un peu moins dangereuses du fait des plus faibles quantités de neige mobilisées, et risquent moins d'emporter le pratiquant qui les déclenche car elles partent en dessous de lui.

Autres critères[modifier | modifier le code]

Selon le facteur déclenchant, on peut également distinguer :

  • les avalanches spontanées, dues à l'évolution naturelle du manteau neigeux ;
  • les avalanches accidentelles, causées involontairement par une activité humaine ;
  • les avalanches artificielles, déclenchées volontairement, très souvent avec une détonation aérienne (ex : à l'explosif) pour sécuriser une zone à risque en évitant les accumulations de neige trop importantes.

Selon la hauteur impliquée du manteau neigeux au départ, on distinguait jadis :

  • l'avalanche superficielle : la rupture a lieu au sein du manteau neigeux ;
  • l'avalanche de fond : l'ensemble du manteau glisse sur le sol.

Types d'écoulement[modifier | modifier le code]

Avalanches de neige coulante[modifier | modifier le code]

Il s'agit de la forme d'écoulement par défaut des avalanches, qui peut donc concerner tout type de neige. Ces avalanches constituent un écoulement granulaire de neige, qui se comporte alors comme un fluide à seuil. Leur frottement interne, qui conditionne leur capacité à s'écouler sur des pentes très faibles, varie grandement en fonction de la qualité de la neige mobilisée : en premier lieu, la teneur en eau liquide (plus importante dans les neiges en cours de fonte) augmente le frottement interne.

Ces avalanches peuvent causer d'importants dégâts aux bâtiments du fait des masses de neige en mouvement, malgré leur vitesse parfois faible. Leur trajectoire suit la ligne de plus grande pente, mais n'est pas pour autant très facile à prévoir, car un dépôt d'une précédente avalanche peut suffire pour les dévier.

Avalanches poudreuses / en aérosol[modifier | modifier le code]

Pour générer une avalanche « poudreuse », en aérosol, il faut une neige sèche (= sans eau liquide) très froide et peu dense[22],[8], en quantité au départ et sur la pente (pour la reprise de neige), un écoulement rapide (plus de 20-25 m/s) ainsi qu'un impulseur de mise en suspension des particules de neige dans l'air (ex: ressaut topographique, petite barre rocheuse). La très forte turbulence ainsi créée forme un aérosol : un nuage de particules de glace en suspension (masse volumique moyenne jusqu'à 5 à 10 kg/m3) au front globuleux, qui se comporte comme un gaz alourdi par ces cristaux.

Ces avalanches spectaculaires se produisent souvent après d'abondantes chutes de neige fraîche, et dévalent la pente à très grande vitesse (100 à 350 km/h), sur une trajectoire assez rectiligne peu sensible à la configuration du terrain. Dans des configurations resserrées du terrain, elles peuvent produire une onde[23] de pression/dépression dévastatrice (jusqu'à 3 bars de surpression) qui cause parfois d'importants dégâts soit aux massifs forestiers en brisant les arbres, soit à la toiture d'un chalet en l'arrachant et en la reposant plus loin, presque intacte. Elles sont capables de traverser des vallées et de remonter sur le versant opposé sur des hauteurs souvent impressionnantes (dizaines voire centaines de mètres).

Échelle d'intensité d'avalanche[modifier | modifier le code]

Cette échelle d'intensité [24] peut s'appliquer aux événements constatés, à partir de l'analyse du phénomène physique, sans aucunement tenir compte des éventuelles conséquences humaines (ex : nombre de victimes). Il existe des avalanches classées exceptionnelles sans aucune victime et inversement.

Classe Paramètres physiques Dommages potentiels sur bâtiments Dommages potentiels sur infrastructures
1 - Très faible S=~0,2 ha ; E=~20 cm ; V=~100 m3; P=~2 kPa. Endommagement structurel léger (sur mobilier, vitres cassées...). Route : localement et momentanément glissante et obstruée mais encore praticable pour 4x4 équipé.
2 - Faible S=~1,0 ha ; E=~40 cm ; V=~ 1 000 m3; P=~8 kPa. Ouvertures (portes / fenêtres / volets) : inutilisables ; Murs en maçonnerie : fissuration / effondrement partiel ; Toiture : débord arraché, cheminée effondrée. Poteau bois/treillis, ligne aérienne : destruction partielle ; Voiture/car/dameuse : renversement / enfouissement ; Route : localement et momentanément impraticable (même pour 4x4 équipé) avec perte de tracé.
3 - Moyen S=~5 ha ; E=~80 cm ; V=~10 000 m3; P=~30 kPa. Ouvertures : détruites ; Gros œuvre : fissuration / déformation / effondrement ; Toitures : écrasement prépondérant / transport partiel. Glissière, poteau béton/acier : destruction généralisée ; Camion chargé, wagon : renversement / enfouissement.
4 - Élevée (XL) S=~20 ha; E=~150 cm; V=~80 000 m3; P=~100 kPa. Gros œuvre : arasement possible par niveau, effondrement multiples ; Toitures : destruction. Superstructure non spécialement adaptée : destruction généralisée ; Locomotive : renversement possible ; Route : complètement impraticable.
5 - Exceptionnelle (XXL) S=~50 ha; E=~250 cm; V>~400 000 m3; P=~300 kPa. Endommagement structurel total / généralisé : arasement / effondrement systématique. Ouvrage de protection paravalanche : débordement / destruction répété/fréquente et/ou étendu possible.

S= surface affectée par l'avalanche ; E= épaisseur moyenne de neige mobilisée ; V= volume déposé ; P= pression d'impact

Prévention et protection individuelle[modifier | modifier le code]

La puissance des avalanches est telle qu'elles peuvent emporter hommes, animaux, arbres, rochers, bâtiments ; dans certains cas, si la masse de neige en jeu est suffisante, elles peuvent bloquer un fond de vallée et constituer un barrage naturel temporaire sur un cours d'eau.

Chaque année, de nombreuses personnes sont tuées par des avalanches, le plus souvent lors du ski hors piste ou lors de randonnées en montagne. Une grande expérience de la montagne hivernale diminue notablement le niveau de risque, mais ne l'annule malheureusement jamais. Toutefois des outils simples d'évaluation des risques sont déjà disponibles comme le NivoTest de Bolognesi[25] ou la méthode 3x3[26] de Werner Munter.

L'expertise étant nécessaire, mais pas suffisante, la prévention passe donc par l'utilisation d'un matériel de secours efficace et maîtrisé, qui permet de minimiser les conséquences de l'emport et surtout de l'ensevelissement. Des comportements adaptés pourront également réduire le risque, en diminuant la probabilité de départ (espacement important au sein d'un groupe) ou en minimisant le nombre de victimes (une seule personne à la fois dans les zones dangereuses, les autres l'attendent dans des zones protégées).

Il arrive également que des avalanches surviennent dans des zones habitées, causant de véritables catastrophes en détruisant des maisons et en ensevelissant sous un amas de neige leurs victimes. La prévention se fait alors sur le plan de l'aménagement du territoire, en cartographiant les couloirs d'avalanches historiquement connues de mémoire d'habitants ou dans les archives, en évitant d'abord - grâce à cette connaissance du terrain - de bâtir dans ces zones à risque (zonage), ou en érigeant des paravalanches (râteliers ou forêts fixant la neige dans les zones de départ, tournes déviant l'avalanche vers des zones non habitées...), ou encore en gérant l'évacuation des habitants des zones à risque lors des périodes de très fort risque d'avalanche.

Survie après ensevelissement[modifier | modifier le code]

Probabilité de survie en fonction du temps passé enseveli.

Les chances de survie[27], en fonction de la durée d'ensevelissement de la personne dans une avalanche, sont environ de :

  • 91 % entre 0 et 18 minutes ;
  • 34 % entre 18 et 35 minutes ;
  • 20 % entre 35 et 120 minutes ;
  • 7 % après 140 minutes, la courbe se stabilisant à partir de là[28].

Cela ne tient pas compte des dommages éventuellement subis par la personne emportée par l'avalanche. Suivant les sources, 10 à 20 % des victimes sont décédées à l'arrêt de l'avalanche. Exceptionnellement des victimes sont retrouvées vivantes après plusieurs dizaines d'heures (une vingtaine d'heure dans un cas[29]). Il est donc crucial d'adopter une stratégie permettant de dégager les victimes avant le quart d'heure fatidique, au moins pour leur permettre de respirer, ce souvent doit être fait avant l'arrivée de secours organisés ; la recherche doit être faite par les éventuelles personnes présentes elles-mêmes.

Le traitement du patient relève généralement de la médecine d'urgence et de la traumatologie[30]. Les médecins et secouristes disposent maintenant de procédure de diagnostic différentiel[31] et de protocoles adaptés[32],[33].

En présence d'un grand nombre de victimes, il peut être nécessaire de « trier » sur place[34] les patients selon la gravités de leurs traumatismes[35].

Dans tous les cas, et dans des conditions souvent difficiles (froid, manque de matériel...), il faut gérer les effets combinés[36] et synergiques du froid (hypothermie[37], du manque d'oxygène et d'un excès de CO2 dans le sang (hypoxie et hypercapnie[38],[39]) et d'éventuels traumatismes physiques (fractures, entorses, déchirures, écrasement, gel, etc.), sachant que l'hypercapnie repousse le seuil à partir duquel l'organisme produit des frissons, ce qui accélère la vitesse de refroidissement du corps humain pris dans le froid[40],[41].

Les systèmes techniques de « survie » sont des systèmes de protection et survie in situ[42] ayant été proposés pour les alpinistes et skieurs, ou les militaires en opération ; par exemple basés sur un émetteur/balise permettant une localisation plus facile et rapide par les secours, une combinaison protégeant mieux du froid, un système inspiré du coussin gonflable de sécurité automobile (« airbag ») et ou la création d'une « poche d'air » facilitant la respiratoin de la victime [43] ou encore l'élimination du CO2 exhalé[44].

Recherche des victimes d'avalanches[modifier | modifier le code]

La méthode la plus efficace actuellement pour la recherche des victimes d'avalanche est l'utilisation de l'ARVA, que l'on doit maintenant appeler DVA, détecteur de victimes d'avalanches, qui permet de localiser les personnes enfouies portant l'appareil en mode émission. Ensuite l'utilisation d'une sonde permet une localisation précise de la victime et souvent la détermination de sa position. Avec la pelle sortie du sac, il ne reste plus qu'à creuser, ce qui prend souvent le plus de temps.

Le temps imparti à ces trois phases de secours est d'un quart d'heure environ, ce qui implique qu'elle soient menées avec une très grande efficacité.

Le trio DVA-pelle-sonde constitue ainsi l'équipement de base de tout freerider, et ne sert à rien sans un entraînement régulier aux opérations de secours : non seulement à la recherche par ARVA, mais aussi recherche fine à la sonde et pelletage, tout en gérant les autres aspects du secourisme : éviter le sur-accident, alerter les secours médicalisés pour traiter les victimes une fois désensevelies...

D'autres appareils ont été développés dans le but d'accroître les chances de survie des victimes, ainsi les sacs à dos Airbag sont-ils intéressants dans la mesure où ils évitent en grande partie l'ensevelissement[45]. On peut aussi citer l'Avalung, qui permet d'éviter les risques de suffocation à une victime ensevelie. Cependant, une faiblesse commune à ces deux appareils est de nécessiter une action de la victime pour les mettre en œuvre au moment du départ de l'avalanche.

Échelles de risque d'avalanche[modifier | modifier le code]

Échelle européenne[modifier | modifier le code]

Depuis 1993, l'échelle européenne identifie cinq niveaux de risque (de 1 à 5, le risque 0 n'existant pas) basés sur l'accentuation et l'extension géographique de l'instabilité du manteau neigeux. Elle s'applique à l'échelle d'un massif sans distinction de versant ou d'heure. Elle hiérarchise l'alerte météorologique.

Indice du risque Stabilité du manteau neigeux Signalétique (drapeau) Probabilité de déclenchement
1 - Faible Le manteau neigeux est bien stabilisé dans la plupart des pentes. Avalanche-risk-1-2.svg
Jaune
Les déclenchements d'avalanches ne sont en général possibles que par forte surcharge sur de très rares pentes raides.
Seules des coulées ou petites avalanches peuvent se produire spontanément.
2 - Limité Dans quelques pentes raides, le manteau neigeux n'est que modérément stabilisé.
Ailleurs, il est bien stabilisé.
Avalanche-risk-1-2.svg
Jaune
Déclenchements d'avalanches possibles surtout par forte surcharge et dans quelques pentes généralement identifiées.
Des départs spontanés d'avalanches de grande ampleur ne sont pas à attendre.
3 - Marqué Dans de nombreuses pentes raides, le manteau neigeux n'est que modérément ou faiblement stabilisé Avalanche-risk.svg
Damier jaunes/noirs
Déclenchements d'avalanches possibles parfois même par faible surcharge et dans de nombreuses pentes.
Dans certaines situations, quelques départs spontanés d'avalanches de taille moyenne, et parfois assez grosse, sont possibles.
4 - Fort Le manteau neigeux est faiblement stabilisé dans la plupart des pentes raides. Avalanche-risk.svg
Damier jaunes/noirs
Déclenchements d'avalanches probables même par faible surcharge dans de nombreuses pentes suffisamment raides.
Dans certaines situations, de nombreux départs spontanés d'avalanches de taille moyenne, et parfois assez grosse, sont à attendre. Le hors-piste est à éviter
5 - Très fort L'instabilité du manteau neigeux est généralisée. Avalanche-risk-5.svg
Noir
De nombreuses et grosses avalanches se produisant spontanément sont à attendre y compris en terrain peu raide. Les avalanches, quand elles sont là, partent dans tous les sens, le hors-piste est à éviter

Le drapeau à damier caractéristique se hisse pour les niveaux 3 et 4.

Depuis 2012 l'European Avalanche Warning Service, EAWS[46], propose une nouvelle échelle européenne :

Indice de risque Icône Stabilité du manteau neigeux Probabilité de déclenchement
5 - Très fort Le manteau neigeux est en général faiblement stabilisé et fortement instable. De nombreuses grosses et souvent très grosses avalanches naturelles peuvent se produire, même dans des pentes modérées.
4 - Fort Le manteau neigeux est faiblement stabilisé dans la plupart des pentes raides. Des déclenchements sont probables même par faible surcharge** dans de nombreuses pentes raides. Dans certaines situations, de nombreux départs spontanés d'avalanches de taille moyenne, et parfois grosse, sont à atteindre.
3 - Marqué Le manteau neigeux n'est que modérément à faiblement stabilisé dans de nombreuses pentes raides*. Des déclenchements sont possibles parfois même par faible surcharge** et surtout dans les pentes raides* indiquées. Dans certaines situations, quelques départs spontanés d'avalanches de taille moyenne, et parfois grosse, sont possibles.
2 - Limité Le manteau neigeux n'est que modérément stabilisé dans quelques pentes raides*. Ailleurs, il est bien stabilisé. Des déclenchements sont possibles surtout par forte surcharge** et dans les pentes raides* indiquées. Des départs spontanés d'avalanches de grande ampleur ne sont pas à atteindre.
1 - Faible Le manteau neigeux est en général bien stabilisé. Des déclenchements ne sont en général possibles que par forte surcharge** dans des endroits isolées au terrain raide extrême. Seules des coulées et de petites avalanches peuvent se produire spontanément.
  • Le terrain exposé au danger d'avalanche est décrit de manière plus détaillée dans le bulletin d'avalanches (altitude, exposition, topographie, etc.) :
    • Terrain peu raide : pentes d'inclinaison inférieure à environ 30 degrés
    • Terrain raides : pentes d'inclinaison supérieure à environ 30 degrés
    • Terrain raide extrême : défavorable en ce qui concerne l'inclinaison (dans la plupart des cas : pentes d'inclinaison supérieure à environ 40 degrés), la configuration du terrain, la proximité de la crête, la rugosité du sol
  • Surcharges :
    • faible : skieur / surfeur individuel, glissant doucement, sans tomber ; raquetteur ; groupe avec une bonne distance (minimum 10 m) entre individus
    • forte : 2 ou plus skieurs / surfeurs etc. sans grand espace ou sans intervalle ; dameuse ; explosifs ; alpiniste solitaire

Échelle nord-américaine[modifier | modifier le code]

Depuis la fin des années 1990, une échelle nord-américaine de risque d’avalanche aide les utilisateurs de l’arrière-pays à prendre de meilleures décisions fondées sur les risques lorsqu’ils accèdent à un terrain avalancheux. Cette échelle améliore la clarté et l’utilité des méthodes de communication au public en ce qui concerne le danger et le risque d’avalanche.

C'est un système d’avertissement à cinq niveaux qui indique la probabilité qu’une avalanche se produise, sa taille et l’étendue de la situation et qui recommande des mesures à prendre pour ceux qui se rendent dans l’arrière-pays.

Échelle de danger.

Protection paravalanche[modifier | modifier le code]

Il est possible de déclencher volontairement des avalanches à titre préventif, pour sécuriser un domaine. Plusieurs techniques sont utilisées : le déclenchement par charge explosive, par explosion gazeuse ou par canon.

Les dispositifs d'observation des avalanches en France[modifier | modifier le code]

Carte départementale en France

En France, IRSTEA (Cemagref avant 2012) (unité Erosion torrentielle, neige et avalanches à Grenoble) et l'ONF (agences et services de restauration des terrains en montagne) sont responsables, pour le compte du ministère chargé de l'environnement, des deux dispositifs opérationnels d'observation des avalanches, dans les 11 départements des Alpes et des Pyrénées :

  • l'enquête permanente sur les avalanches (EPA) est une chronique d'environ 80 000 événements d'avalanches sur environ 3900 sites sélectionnés, commencée à partir de 1900 ;
  • la carte de localisation des phénomènes d'avalanches (CLPA) est une carte-inventaire des avalanches, reportant l'enveloppe des événements observés (emprise) sur 8 000 km2 commencée en 1971.

Conduits selon des procédures fixes, ces deux dispositifs permettent de disposer de lots de données homogènes et systématiques. Les données de l'EPA servent principalement à l'analyse fréquentielle des événements, alors que la CLPA est utilisée pour l'étude des propriétés spatiales des phénomènes. Leurs informations sont publiques et servent de données d'entrée objectives pour la plupart des analyses de l'aléa ou du risque d'avalanche, notamment pour l'urbanisme ou plus généralement l'aménagement du territoire.

De plus, une classification des sites habités sensibles aux avalanches, sur l'ensemble de la France, permet une évaluation rapide du risque avalanche dans plus de 1400 secteurs répartis sur 17 départements (Ain, Alpes de Haute-Provence, Hautes-Alpes, Alpes-maritimes, Ariège, Corse-du-sud, Haute-Corse, Drôme, Haute-Garonne, Isère, Puy-de-Dome, Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées, Pyrénées-orientales, Haut-Rhin, Savoie et Haute-Savoie) et 292 communes.

Les données de ces 3 dispositifs sont présentées et consultables sur le portail dédié[47]. La CLPA est également consultable en mairie.

L'ANENA, Association nationale pour l'étude de la neige et des avalanches, gère la base française des accidents d'avalanche.

Certains sites Internet enregistrent également des collections d'événements (ex : data-avalanche).

Listes d'avalanches[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste d'avalanches en France.
  • Avalanches avec mort(s), sur habitations,
  • Avalanches avec mort(s), sur même site, au moins 3 fois.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  2. Dietrich Stauffer, H. E. Stanley et Annick Lesne, Cours de physique : De Newton à Mandelbrot, Springer,‎ 1999, 365 p. (ISBN 2287596747), p. 335
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  4. Schiner, Description du Département du Simplon ou de la ci-devant République du Valais, Sion, Antoine Advocat,‎ 1812, 760 p., p. 180
  5. G. Oscar Villeneuve, Glossaire de météorologie et de climatologie, Presse de l'université LAVAL,‎ 1980 (ISBN 2-76376-896-2)
  6. Magdeleine Moureau et Gerald Brace, Dictionnaire des sciences de la terre : Comprehensive dictionary of earth science, Paris, TECHNIP,‎ 2000, 1035 p. (ISBN 2710807491), p. 41
  7. a et b Jean-Marie Jeudy, Montagne maudite, montagne apprivoisée, La Fontaine de Siloé, coll. « Pour mémoire »,‎ 2006 (ISBN 2-84206-331-7)
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  12. Anne-Emmanuelle Badel et Emmanuel Angot, Physique Méthodes et exercices PCSI, Dunod,‎ 2011, 490 p. (ISBN 2100568582), p. 234
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  17. Jeanne Mager-Stellman et Chantal Dufresne, Encyclopédie de sécurité et de santé au travail, vol. II, Genève, BIT (Bureau International du Travail),‎ 2000, 3e éd., 63.74 p. (ISBN 9222098153), p. 39. 26 à 29
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  46. http://www.avalanches.org/basics/degree-of-hazard/
  47. avalanches.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]