Haute montagne

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La haute montagne est un terme employé par les alpinistes en particulier et par tout un chacun pour désigner le domaine de la montagne où l'évolution de l'homme est soumise à des contraintes fortes. Celles-là découlent de l'altitude, des conditions météorologiques, de l'éloignement et des risques divers liés à ces facteurs.

La haute montagne s'oppose à la moyenne montagne, domaine des massifs généralement entendu comme accessible sans contraintes particulières. Moyenne et haute montagne sont le cadre d'activités sportives mais, si en moyenne montagne les randonnées pédestres sont courantes, la haute montagne exige le plus souvent une préparation spécifique et des techniques de progression à acquérir. La progression en haute montagne peut-être tout autant une épreuve physique que mentale : dans ce cadre s'incrivent les ascensions de sommets, qui ne sont cependant pas ni la panacée des activités de haute montagne, ni réservées à ce domaine.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Géomorphologie[modifier | modifier le code]

La haute montagne désigne généralement le domaine des plus hauts sommets ; dans ce cas, elle est strictement liée à de hautes altitudes. Toutefois, certaines conditions de relief en particulier, qui rendent l'évolution difficile, peuvent assimiler certains parcours à plus basse altitude au domaine de la haute montagne[1].

La haute montagne est un milieu soumis à une érosion importante. Il abrite fréquemment des glaciers[1]. Une géomorphologie caractéristique est le pic pyramidal, qui résulte de l'érosion glaciaire[2]. Plus généralement, les parois rocheuses y ont une verticalité globalement plus prononcée que dans les autres milieux[1] et les éboulements sont un risque majeur. L'accumulation de neige peut provoquer des avalanches.

Conditions climatiques[modifier | modifier le code]

La haute montagne est soumise à des conditions climatiques extrêmes et très conditions météorologiques très changeantes. Les températures y sont très basses, généralement négatives ; le vent y souffle de manière violente, souvent en rafales[1].

Écosystème[modifier | modifier le code]

La haute montagne est caractérisée par un étage alpin, où la faune et la flore sont relativement pauvres, voire nival, où elles sont pratiquement absentes (souvent limitées à des lichens et des mousses et à des insectes et des formes de vie microscopiques).

Risques[modifier | modifier le code]

La progression en haute montagne est particulièrement dangereuse. Elle relève des techniques d'alpinisme et parfois d'escalade. La verticalité des parois et la présence de crevasses dans les glaciers obligent à s'assurer, typiquement à l'aide de cordes. La baisse de la pression partielle sur l'oxygène respirée provoque, selon les personnes, le mal aigu des montagnes[3]. La survie en haute montagne est mise en jeu à plus ou moins long terme selon les conditions climatiques et la préparation[1]. Il est conseillé d'être accompagné d'un guide de haute montagne. Certaines expéditions son munies de caissons des surpression gonflables. En cas de danger, l'intervention des secours en montagne est requise.

Répartition dans le monde[modifier | modifier le code]

Des exemples caractéristiques de haute montagne dans le monde se situent :

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) C. Rathjens, Geographie des Hochgebirges, 1 - Der Naturraum, Teubner, Stuttgart, 210 S, 1982
  • (de) A.R. Stahr, T. Hartmann, Landschaftsformen und Landschaftselemente im Hochgebirge, Springer, Berlin, 398 S, 1999
  • (de) C. Troll, « Vergleichende Geographie der Hochgebirge der Erde in landschaftsökologischer Sicht », in Geographische Rundschau, no 27, pages 185–198, 1975

Notes et références[modifier | modifier le code]