Alpes cottiennes

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44° 45′ N 7° 00′ E / 44.75, 7

Alpes cottiennes
Massifs des Alpes occidentales
Géographie
Altitude 3 841 m, Mont Viso
Massif Alpes
Longueur 80 km
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau de la France France
Région
Région
Piémont
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Provinces
Département
Turin, Coni
Hautes-Alpes
Géologie
Roches Roches métamorphiques et ophiolites

Les Alpes cottiennes désignent à la fois un sous-ensemble des Alpes (Alpi Cozie) et une ancienne province romaine (Alpes Cottiæ). La traduction française ne permet pas de faire la distinction entre les deux, mais l'on trouve parfois l'appellation d'origine Cozie pour désigner le massif.

Néanmoins, tous deux font référence à une zone géographique à cheval entre deux pays : la France (Savoie, Hautes-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence) et l'Italie (Piémont).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Les Alpes cottiennes sont comprises entre les cols frontaliers du Mont-Cenis et de Larche et se situent entre les Alpes grées au nord et les Alpes maritimes (massif du Mercantour-Argentera) au sud. Elles sont arrosées principalement par la Doire ripaire, le , la Stura di Demonte, l'Ubaye, la Durance et l'Arc.

Elles sont formées par les massifs du Mont-Cenis, des Cerces, du Queyras, d'Escreins, du Parpaillon et de Chambeyron.

Dès lors, l'appellation Alpes cottiennes désigne généralement exclusivement la partie nord du massif côté italien de la frontière.[réf. nécessaire]

Principaux sommets[modifier | modifier le code]

Les Alpes cottiennes et le Viso depuis Rochemelon
  • le mont Viso, 3 841 m, point culminant du massif
  • le Viso di Vallante, 3 672 m
  • le Visolotto, 3 353 m
  • le Bric Froid, 3 353 m
  • le roc del Boucher, 3 285 m
  • la pointe Rognosa, 3 279 m
  • la pointe Clapiera, 3 266 m
  • la pointe Barraco, 3 237 m
  • le mont Granero, 3 170 m
  • la pointe Michelis, 3 154 m
  • le mont Platasse, 3 149 m
  • le mont Meidassa, 3 105 m
  • la pointe Tre Chiosis, 3 080 m
  • le rocher de la Marquise, 3 071 m
  • le Grand Queyron, 3 060 m
  • le mont Albergian, 3 040 m
  • le Bric Ghinivert, 3 037 m
  • le mont Barifreddo, 3 028 m
  • le Viso Mozzo, 3 019 m
  • la cime du Lobbie, 3 015 m
  • le Bric Bouchet, 2 997 m
  • le mont Orsiera, 2 878 m
  • la pointe Cornour, 2 868 m

Géologie[modifier | modifier le code]

Le massif du côté italien alterne entre les zones riches en schistes (mont Viso) et les zones constituées de roches cristallines (massif cristallin interne : Dora Maira). Cette zone constitue la suture entre Europe et Apulie et montre des lambeaux de croûte océanique (ophiolites) plus ou moins métamorphiques (Viso, Bric Bouchet…) témoin de la dynamique d'océanisation passée (océan liguro-piémontais).

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Alpes Cottiennes dans l'Empire romain vers 120

Les Alpes Cottiennes sont une ancienne province romaine impériale, créée par Auguste[1] sur le territoire des Segusini. Cette province succédait au royaume de Suse, conservait la même capitale Segusio (Suse) et englobait la région comprise entre le Mont-Cenis et le mont Viso. Marcus Julius Cottius, le roi celto-ligure local, allié de Rome, avait ouvert aux Romains la route de la vallée de Suse. En remerciement de son attitude favorable, il fut nommé préfet par Auguste et continua de régner dans sa capitale. Il dédia à Suse en 8 av. J.-C. un arc de triomphe à Auguste. Cet arc d'Auguste est un témoignage historique précieux car il indique le nom des quatorze tribus qui composaient le royaume de Cottius :

Il donna son nom à la province, que l'on nommait auparavant Alpes Julix. À sa mort en l'an 13, son fils Donnus II lui succède.

La restauration du Regnum Cottii (44-63)[modifier | modifier le code]

À la mort de Donnus II, en 44, son fils Cottius II lui succède. L'empereur Claude lui restitue son titre de roi et les Alpes cottiennes sont à nouveau appelées le Royaume de Cottius (Regnum Cottii).

La partie du royaume située sur le versant occidental des Alpes est administrée par un préfet subordonné à Cottius II : Albain (Albanus), indigène et pérégrin, fils de Bussulle (Bussullus).

La Provincia Alpium Cottiarum[modifier | modifier le code]

Cottius II meurt en 63, sans descendance masculine semble-t-il. Néron érige alors le royaume en province (Provincia Alpium Cottiarum) administrée par un procurateur et octroie le droit latin à ses habitants.

À partir de 64, elle est gouvernée par un procurateur ou un préfet issu de l'ordre équestre.

Le nombre de gouverneurs, procurateurs, connus est très faible : seulement six. Cette procuratèle donnait droit au niveau de salaire centenaire (100 000 sesterces par an). On ne connaît qu'une exception passagère : celle de C. Iulius Pacatianus qui fut ducénaire dans son gouvernement. Ces 200 000 sesterces d'émoluments correspondaient à une tâche spécifique : garder les cols des Alpes au moment de la lutte entre Septime Sévère et Clodius Albinus, pour empêcher ce dernier de passer en Italie. Ce poste de confiance ne pouvait pas être accordé à quelqu'un qui n'aurait pas été un proche de l'empereur.

En 297, cette province disparaît en partie au profit des Alpes-Maritimes.

Activités[modifier | modifier le code]

Stations de sports d'hiver[modifier | modifier le code]

Seules les stations du versant italien sont listées ci-dessous :

Cette région d'Italie, à proximité de Turin, est probablement une des plus denses en stations de sports d'hiver du pays.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. J.-P. Martin, Les provinces romaines d’Europe centrale et occidentale, 31 avant J.-C. – 235 après J.-C., SEDES 1990 p. 97