Mont-de-Lans

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Mont-de-Lans
Image illustrative de l'article Mont-de-Lans
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
(Grenoble)
Arrondissement Arrondissement de Grenoble
Canton Canton de Bourg-d'Oisans
(Le Bourg-d'Oisans)
Intercommunalité Communauté de communes de l'Oisans
Maire
Mandat
Stéphane Sauvebois
2014-2020
Code postal 38860
Code commune 38253
Démographie
Population
municipale
1 245 hab. (2011)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 02′ 12″ N 6° 07′ 53″ E / 45.0367, 6.131445° 02′ 12″ Nord 6° 07′ 53″ Est / 45.0367, 6.1314  
Altitude Min. 732 m – Max. 3 285 m
Superficie 31,6 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairiedemontdelansles2alpes.fr

Mont-de-Lans est une commune française située dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes. Mont-de-Lans est l'une des deux communes qui composent la station Internationale des 2 Alpes. Ses habitants sont appelés les Lantillons (Lantillones).

Géographie[modifier | modifier le code]

Au cœur de l'Oisans, aux portes du parc national des Écrins, la commune de Mont-de-Lans est l'une des deux communes qui compose la station des 2 Alpes. Aux multiples atouts, elle est à la fois une station village où "il fait bon vivre", et une station à la renommée internationale, hiver comme été.[non neutre] Familial ou "d'affaires", le tourisme représente l'activité économique majeure de la commune de Mont-de-Lans. Dans un décor de montagnes exceptionnel, son domaine skiable, parmi les plus grands des Alpes[non neutre], son glacier à 3 200 m d'altitude, ses sentiers de randonnées, ses pistes de VTT… offrent aux visiteurs un réel retour aux sources ![non neutre] L’accès s'effectue à partir de Grenoble par la RD 1091 qui longe la vallée de la Romanche en passant par les communes de Livet-et-Gavet et du Bourg-d'Oisans ainsi que part le Haut-Oisans en passant par la commune de La Grave.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

- Venosc

- Saint Christophe en Oisans

- Le Freney d'Oisans

- Mizoën

- La Grave

Histoire[modifier | modifier le code]

Mont-de-Lans est l'une des vingt communes qui composent l'Oisans. Située entre la vallée de la Romanche et la vallée du Vénéon, elle s'étend sur une superficie de 4166 hectares.

Outre le chef-lieu qui porte son nom, le territoire communal comprend plusieurs hameaux disséminés, et une bonne partie de la station des 2 Alpes (environ les 2/3), autrefois alpage où l'on faisait les foins.

Le glacier du Mont-de-Lans, calotte glaciaire la plus étendue d'Europe, est exploité en superbe domaine skiable.

L'histoire de Mont-de-Lans remonte très loin dans le temps. Il est probable qu'une piste ligure y passait. D'ailleurs on a retrouvé des vestiges datant de l'âge du fer. Une tombe de l'époque du Hallstatt, contenant bracelets et perles d'ambre et de verre, y a été découverte en 1860.

En dessous du hameau de Bons, on peut observer des traces de voie antique, et surtout la fameuse « Porte Romaine ». De nombreux savants et chercheurs, intrigués par cette curiosité, sont venus la voir et l'étudier sur place.

Dès 1073 la commune apparaît sur les documents anciens sous le nom de « Parocchia de Lento ». On peut suivre au fil du temps l'existence de cette bourgade, importante puisque située sur une des rares voies de communication avec l'Italie appelée « la petite route ». Cette petite route n'était en fait qu'un mauvais chemin muletier praticable aux petites charrettes seulement 3 ou 4 mois dans l'année.

En 1502, Louis XII, se rendant dans le duché de Milan, s'y arrêta avec une partie de sa suite. En 1509 ce fut Bayard à la tête de ses soldats. L'histoire de Mont-de-Lans est jalonnée de passages de troupes selon les différentes guerres avec l'Italie, et la population eut beaucoup à souffrir de ces visiteurs qui réquisitionnaient, pillaient, volaient, laissant la désolation derrière eux.

Les guerres de religion puis la Révolution passèrent sur le village sans atrocité ni exécution barbare, comme il s'en commit hélas, dans les communes voisines.

Comme dans de nombreux villages de montagne, les hommes émigraient pendant l'hiver, quand les travaux des champs étaient achevés, pour tenter de gagner leur vie en faisant du colportage. Les femmes restaient à la maison avec les vieillards et les enfants et s'occupaient du bétail. Les colporteurs avaient leurs tournées auxquelles ils étaient habitués: le nord, l'est et le centre de la France, à pied ou avec un mulet. Quelquefois beaucoup plus loin: l'Espagne, la Russie, l'Amérique et même la Chine. Si quelques-uns faisaient fortune, ce n'était pas le cas du plus grand nombre et certains revenaient ruinés ou même ne revenaient pas du tout, morts au loin de misère et de maladie.

Au début du XIXe siècle, le Premier Empire commence la construction de la route actuelle, suivant la vallée de la Romanche. Les travaux dureront 70 ans. Il fallut percer des tunnels pour franchir le fameux « verrou de Mont de Lans » : l'Infernet. Mais l'ouverture à la circulation de cette nouvelle route, en 1807, relégua Mont-de-Lans dans l'isolement. Pendant de longues années la commune resta desservie uniquement par son vieux chemin muletier.

En 1885, Mont-de-Lans reçut un accès carrossable par des encorbellements hardis au-dessus de l’Infernet. C'est l'actuelle route des Travers. La route actuelle depuis le Chambon ne date que de 1938.

1938, date de la mise en eau du lac du Chambon, autre période importante pour la commune. Les travaux du barrage hydroélectrique, commencés en 1926, durèrent 12 ans. Trois hameaux furent noyés, et le paysage définitivement changé. Mont-de-Lans va s'éveiller à la vie moderne. Après la guerre, et dans les années 1950, la station, qui ne s'appelle pas encore les 2 Alpes, prend son envol. D'abord doucement puis de plus en plus vite. Dans les années 1970, c'est une véritable fièvre de construction et d'innovation. Mont-de-Lans et sa voisine Venosc, ont donné naissance aux 2 Alpes, station aujourd'hui de renommée internationale, où l'on peut goûter les joies du ski, du VTT et de la montagne, aussi bien l'hiver que l'été.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1995 René Faure    
1995 2014 Serge Gravier    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 245 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
902 960 1 123 1 254 1 284 1 322 1 290 1 298 1 347
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 301 1 205 1 176 1 058 974 912 912 794 806
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
720 654 602 481 409 411 357 317 302
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
282 327 501 946 1 020 1 101 1 053 1 055 1 255
2011 - - - - - - - -
1 245 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sports[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Porte Romaine de Bons[modifier | modifier le code]

La Porte Romaine de Bons est située au-dessous du hameau de Bons, sur la commune de Mont-de-Lans, sur le chemin descendant vers le Chatelard et Bourg-d’Oisans. C’est un arc monumental taillé dans le rocher, les traces d’outils sont nettement visibles sur une des parois. Une demi arche, d’une ouverture de 3 mètres et d’une flèche de 1 mètre domine l’ensemble. Au niveau du sol, sa largeur est de 2 m 50, une banquette à 50 cm de hauteur la borde des deux côtés. Une corniche souligne élégamment la naissance de l’arc. Le sol est un rocher très lisse sur lequel se distinguent très nettement deux rainures profondes, de 6 à 15 cm, et présentant un écartement variant de 1 m 41 à 1 m 48. En plusieurs endroits du chemin, ces traces se retrouvent.

La présence de cet ouvrage travaillé en pleine nature, loin de toute habitation pose de nombreuses questions. Le sculpteurs qui l’ont creusée ont certainement voulu signifier quelque chose, l’hypothèse actuelle est qu’elle symbolise la moitié du parcours de Grenoble à Briançon, et qu’elle pouvait également servir de poste de péage.

Héricart de Thury signale deux portes sous Bons, au début du XIXe siècle. La seconde, située en aval, se serait écroulée très tôt, mais lors de la visite de Florian Vallentin, en 1876 et 1877, il révèle qu’il a remarqué les vestiges de cette seconde porte, à 50 mètres en aval. Le cadastre de Mont-de-Lans semble avoir conservé ce souvenir, puisque le lieudit se nomme « les Portes » et non pas la porte.

Florian Vallentin note également à Mont-de-Lans, la présence d’un banc de rochers, taillé de main d’homme, « au pied du Calvaire » qui attesterait du passage de la voie romaine en ce lieu.

La Porte romaine de Bons est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 10 avril 2014[3].

L’église[modifier | modifier le code]

L’église de Mont-de-Lans qui domine le village, a été construite en plusieurs épisodes. On retrouve son origine dans l’appellation « ecclesia de lento » en 1028. Sa partie ancienne présente des décorations en tuf.

Le clocher actuel, de style roman a été construit en 1627 par les gens du pays. Mais une cloche avait été fabriquée en juillet 1566. En 1772, le curé, Laurent Barruel entreprend de faire agrandir les bâtiments, contre l’avis d’une partie de la population, dont le consul Pellorce. Cependant avec l’aide bénévole d’autres membres de la communauté il parvient à ses fins. Dans les années 1930, deux chapelles ont été démolies car leur vétusté devenait dangereuse. Au même moment, pour protéger la pierre extérieure des intempéries, le conseil municipal vote des travaux de réparation et décide d’enduire les murs d’un crépi gris En 2007 et 2008 des travaux de réfection ont été entrepris pour enlever le crépi fait en 1931. Aujourd’hui même si elle n’est plus utilisée pour des messes dominicales régulières, elle reste le centre du village et le bâtiment qui réunit les habitants pour des concerts.

Le clocher[modifier | modifier le code]

Présentait sur sa face Sud un cadran solaire, dont la devise était : Tempus orandi et memorandi novissima nostra (le moment de prier et de penser à nos derniers instants). Il abrite à l’heure actuelle : 3 cloches. de taille et de poids différents, leur acte de naissance est inscrit sur leurs flancs. La plus ancienne qui est aussi la plus petite fut fondue et installée durant le sacerdoce de M. le curé Laurent Barruel, le prêtre à l’origine de l’agrandissement de l’église.

no 1 : Diamètre : 1 170 mm, poids : 980 kg
Je m’appelle Marie Amélie Thérèse, je suis don de M. Julien Marie Fleur. Mon parrain  : Daniel Clémence Ramel de New York, allié Pierre Amélie Villard.
Mon petit parrain : Oddoux Pierre de Bons, fils Oddoux Albert, petit-fils Albert Rousset.
Ma Marraine, Marie Sidonie Amélie Étienne Pierre Veyrat, née Et. Pellorce ex maire de Mont de Lans.
Ma petite Marraine, Mle Adélaïde Pellorce.
G Aymard le curé. Pierre Veyrat Maire du Mont de Lans, mai 1897.
Monet et C. fondeurs à Lyon
Laudate Dominum.

no 2 : Diamètre 870 mm, poids 400 kg, Faite par don de M. Michel Martin, Sainte Marie Majeur Priez pour nous.
Mon parrain M. Grégoire Anselme Perrin entrepreneur de la nouvelle ..(route)
Ma marraine dame Euphrosine Bertrand, née Gondrand
M. Jacques Roux Maire
M. A Bouvier recteur
An Aoust 1810

no 3 : Diamètre 710 mm, poids 250 kg
Sieur Jean Veyrat parrain
Dle Madeleine Vieux Marraine
Messire Laurent Barruel curé
Sr Étienne Pellorce consul
1766 « Sainte Marie Priez pour nous »

Les fonts baptismaux datent de la fin du XIXe siècle, (1880)

Les bénitiers[modifier | modifier le code]

L’ancien est une grosse pierre brute, creusée, incrustée dans le mur près de l’ancienne porte d’entrée. donnant sur le cimetière. Le “nouveau” date de 1838. C’est une vasque de pierre évidée, gravée “Chalvin” une partie est ébréchée, suite à une chute durant des travaux récents Cette vasque est supportée par un trépied, et ceinturé de métal peint en noir dans laquelle est gravé en creux : Pierre Bellet 1838.

Le maître-autel[modifier | modifier le code]

Il est peint en trompe-l'œil imitant le marbre et présente une élévation imposante évoquant la silhouette d’un personnage aux bras grands ouverts, en signe d’accueil. De chaque côté, deux autels latéraux supportant des statues dorées. Celui de droite, est dédié à la Vierge, celui de gauche, à saint Joseph et Jésus. L’enfant, la main droite levée en un signe de bénédiction, tient un lys blanc sur son bras gauche. Sur les murs latéraux de la nef, sont accrochés des tableaux représentant les 13 stations du chemin de croix. Ils ont été exécutés par des élèves peintres, habitant Mont-de-Lans pour la majorité, sous la direction de leur maître, Madame « Marion ».

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]


Musée Chasal Lento[modifier | modifier le code]

Le Musée Chasal Lento : Maison des traditions et des Arts de Mont-de Lans, musée municipal, ouvert en 1993, il a pour but la conservation et la présentation des objets de la vie d’autrefois en Oisans. Dans l’ancien presbytère restauré, six salles aux différents thèmes vous attendent derrière une grosse porte ancienne.

Dans les deux premières, vous trouverez deux expositions permanentes où vous guident des voix de personnes du pays. Soyez attentifs, vous entrez dans leur intimité. Elles évoquent des activités qui, il y a peu, se pratiquaient encore beaucoup en Oisans.

La seconde est la reconstitution d’une écurie, abritant les outils agricoles.

À l’étage, vous survolerez le territoire de Mont-de-Lans et serez présentés aux fameux colporteurs Uissans. Vous visiterez également le barrage du Chambon et ses hameaux engloutis.

Les combles sont réservés à des expositions temporaires après : les Copies de Maîtres peintes par des habitants, Le Colportage, De l’Alpe aux Deux Alpes, Mont-de-Lans et ses Hameaux, Le soleil a rendez-vous avec la lune, Mont de L'An 2000, la Porte et la Voie Romaines de l’Oisans.

Le Chasal Lento présente actuellement : « Les Trésors de Mont-de-Lans : présentation des richesses de notre village... Parfois oubliées, ou même ignorées ».

La Maison de la Montagne[modifier | modifier le code]

Découvrez l’histoire de nos montagnes. Présentation de la géologie, faune et flore de l’Oisans.
« Allo la Terre…Ici la montagne… »
Exposition 2009/2010
Entrer dans l’univers de Dame Nature !
La Maison de la Montagne vous propose de partir à la découverte du monde surprenant des animaux de nos montagnes, la beauté et la rareté de notre flore et de comprendre les raisons de notre relief…
Pourquoi les montagnes sont elles si hautes ?
Pourquoi la terre crache t elle du feu ?
Pourquoi le génépi pousse t il si haut ?
On s’est tous un jour posé ces questions.
Avec la collaboration du Parc National des Écrins et le Centre de Géologie de l’Oisans, la Maison de la Montagne vous présente l’exposition « Allo la terre… ici la Montagne » Cette présentation vous invite à entrer dans l’univers de ces grandes dames majestueuses « Nos Montagnes ». La tectonique des plaques, les différents types de montagnes du monde, les volcans, nos sommets emblématiques de l’Oisans, la faune et la flore. Accompagné de nombreux films dans la salle de projection ainsi qu’une bonne interactive à écran tactile pour évoluer dans l’exposition en apprenant tout en s’amusant. Cette exposition permet aux plus petits comme aux plus grands de connaître la montagne. Située sur la commune de Mont de Lans aux 2 Alpes, Amphibia est un centre sportif, culturel et de congrès adapté à une multitude d'activités et d'événements.

Amphibia[modifier | modifier le code]

Amphithéâtre de 368 places situé sur la commune de Mont-de-Lans aux 2 Alpes, Amphibia est un centre sportif, culturel et de congrès adapté à une multitude d'activités et d'événements. Séminaires d'entreprises, salons, congrès, conventions, soirée de gala, cocktails, événements sportifs, spectacles culturels, concerts, représentations théâtrales, défilés de mode...

Espaces verts/fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Mont-de-Lans bénéficie du label « ville fleurie » avec « une fleur » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[4].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Qui a recueilli la chienne de Napoléon Ier en mars 1815, au retour de l'île d'Elbe ?[modifier | modifier le code]

Extrait de « Mystères et curiosités de l’histoire » :

« Le 8 mars 1815, le lendemain du jour mémorable de la rencontre à Laffrey de Napoléon et des troupes royales qu'il rallia triomphalement à sa cause, un détachement de tirailleurs corses qui escortait, sous le commandement d'un colonel, les bagages, les chevaux et les chiens de Napoléon, s'arrêta deux heures à Vizille pour laisser reposer les animaux et leur donner à manger. Au cours de cette halte une chienne que l'Empereur affectionnait beaucoup s'échappa. Des recherches furent immédiatement entreprises et même des perquisitions, mais sans aucun résultat. La gendarmerie envoyée en ordonnance sur plusieurs routes revint bredouille et le détachement dut repartir pour Grenoble en laissant le signalement précis de l'animal. De Grenoble, de Lyon, puis de Paris du ministère de l' lntérieur, des ordres pour continuer les recherches parvinrent à la mairie de Vizille. Le docteur Bonnardon, adjoint au maire Boulon, poursuivit ses investigations qui restèrent infructueuses malgré la promesse d'une forte récompense à celui qui pourrait apporter des renseignements ou restituer la chienne perdue.

Le docteur Bonnardon écrit dans ses Mémoires: «Ce ne fut qu'après la bataille de Waterloo (18 juin) que je parvins à découvrir cette chienne. Elle était tombée entre les mains d'un douanier demeurant au Mont-de-Lans qui l'avait recueillie sur la route en traversant Vizille pour se rendre à son poste. Cet animal l'avait suivi, et il l'avait emmené avec lui dans sa résidence où il l'avait gardé deux mois, ignorant à qui il appartenait. Il allait à Grenoble le présenter à son directeur pour s'assurer si c'était la chienne qu'on réclamait dans les journaux. M'étant assuré par les dires du douanier et par le signalement que c'était bien la chienne de I’Empereur, j'exhibai au douanier l'ordre qu'on m'avait donné de m'en saisir partout où je pourrais la découvrir. Le malheureux ne fit pas de difficultés et fut bien heureux que je ne le fisse pas arrêter. Quant à moi, ne pouvant plus la restituer à son propriétaire qui était parti en exil à Sainte-Hélène, je conservai le magnifique animal aussi longtemps que je l'ai pu, tant j'étais fier de posséder la chienne d'arrêt d'un si grand prince.

Au mois de septembre 1815 nous fûmes occupés par un régiment d'infanterie italien, celui de Verceil, commandé par un comte, chambellan du roi de Sardaigne, vieillard des plus aimable et le chasseur le plus adroit que j'ai connu. Je lui avais donné pour chasser la chienne de Napoléon qu'il a eu l'obligeance de me renvoyer du Piémont avec une lettre de remerciements, ne voulant pas, disait-il, à quelque prix que ce fût, me priver d'un objet si précieux. La pauvre bête, je l'ai conservée encore quelques mois et j'ai été ensuite obligé de la faire tuer car elle était couverte de dartres, et j'avais peur qu'elle ne les communique à mon enfant Eugène qui avait alors six mois». Nous n'avons pas retrouvé le nom de ce douanier Lentillon qui recueillit, sans le savoir, la chienne de Napoléon. Cet événement dut pendant quelque temps faire l'objet de toutes les conversations des 1.250 habitants du Mont-de-Lans, mais la mémoire collective n'en a pas conservé le souvenir jusqu'à nos jours. »

— M REYMOND René, Mystères et curiosités de l’histoire, Juin 1991

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  3. Arrêté no 2014108-0011 publié au Recueil Normal no 47 le 07/05/2014, www.rhone-alpes.territorial.gouv.fr
  4. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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