La Meije
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| La Meije | ||
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| Géographie | ||
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| Altitude | 3 983 m, Grand Pic de la Meije | |
| Massif | Massif des Écrins | |
| Longueur | km | |
| Largeur | km | |
| Superficie | km2 | |
| Coordonnées | ||
| Administration | ||
| Pays | ||
| Régions | Rhône-Alpes Provence-Alpes-Côte d'Azur |
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| Départements | Isère Hautes-Alpes |
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| Ascension | ||
| Première | 16 août 1877 par E. Boileau de Castelnau, et P. Gaspard | |
| Voie la plus facile | Arête du promontoire | |
| Géologie | ||
| Âge | ||
| Roches | ||
| Géolocalisation sur la carte : France
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La Meije est un massif montagneux faisant partie du bassin de l'Oisans, en bordure nord-ouest du massif des Écrins. Il est situé à la limite des départements des Hautes-Alpes et de l'Isère.
Il est composé de trois principaux sommets : le point culminant, le Grand Pic de la Meije à 3 983 mètres, deuxième sommet majeur des Écrins après la Barre des Écrins (4 102 mètres), le Doigt de Dieu ou Pic Central de la Meije (3 973 mètres), surplombant le versant Sud et la Meije orientale (3 891 mètres), gros épaulement neigeux.
Sommaire |
[modifier] Étymologie
Meije provient de meidjo qui en provençal signifie « midi » et désigne le sud. Les habitants de La Grave (1 500 mètres) avaient ainsi l'habitude de désigner cette montagne, située au sud de leur village, l'oeille de la meidjour (l'aiguille du midi). La dénomination de « la Meije » provient donc de ce que le soleil passe au-dessus de la montagne lorsqu'il est midi. Ainsi les habitants de Chamonix ont-ils dénommé deux contreforts du massif du Mont-Blanc en fonction de la position du soleil au cours de la journée : l'aiguille du Midi (3 842 mètres) et l'aiguille du Goûter (3 816 mètres).
Ce nom patois a été francisé pendant les révisions de 1832 et 1866. Son premier nom, mentionné dès 1712, était la pointe Malaval. Le nom est d'ailleurs resté pour désigner la vallée de la Romanche, en contrebas : c'est la Combe de Malaval, dominée de plus de 1 000 mètres par le plateau d'Emparis au nord, et de plus de 2 000 mètres par le Dôme de la Lauze au sud[1].
[modifier] Histoire
Le Grand Pic est un des sommets les plus difficiles des Alpes car il n'existe pas d'itinéraire « facile ».
Dans l'histoire de l'alpinisme, La Meije occupe une place particulière : ce fut le dernier sommet majeur des Alpes à être gravi, et cette première ascension fut réalisée par un français alors que la plupart des autres grandes premières dans les Alpes furent réalisées par des alpinistes britanniques : Whymper, Coolidge etc.
Pour ces raisons et aussi grâce à l'esthétique de sa silhouette remarquable (qualifiée de « parfaitement dissymétrique » par le compositeur Olivier Messiaen), la Meije occupe une place de choix dans l'imaginaire des alpinistes. D'ailleurs, on l'appelle parfois « La Reine Meije » ou « Sa Meijesté ».
La première ascension du Grand Pic fut effectuée le 16 août 1877 par Emmanuel Boileau de Castelnau avec Pierre Gaspard et fils ; elle suit l'arête du promontoire en face sud, c'est-à-dire la voie « normale ». Ils descendirent par la voie de montée, abandonnant des cordes sur certains passages (la technique du rappel ne fut inventée que plus tard).
En 1891, J.-H. Gibson, U. Almer et F. Boss firent la première traversée des arêtes (dans le sens ouest-est), qui est devenu l'itinéraire classique, et considéré comme l'un des plus beaux des Alpes.
[modifier] Tourisme
Par extension, on appelle « les vallons de la Meije » le domaine skiable original du village de La Grave (1 450 mètres - 3 560 mètres), dont les itinéraires de descente, situés intégralement en hors-piste et non sécurisés, passent au pied des glaciers de la Meije et du Râteau. Un téléphérique (2S Pulsé de la Grave), construit en 1976 - 1977, permet d'atteindre l'altitude de 3 200 mètres en bordure du glacier de la Girose. De là, deux téléskis rejoignent, sur le glacier, le Dôme de la Lauze (3 560 mètres), où se trouvent les deux seules pistes damées et sécurisées du domaine. Le domaine de La Grave est ainsi le second plus haut domaine skiable de France après Chamonix (la Vallée Blanche, depuis l'aiguille du Midi, 3 842 mètres).
[modifier] Voies d'accès
La Meije est un objectif de choix pour les alpiniste et on y dénombre de multiples itinéraires dans des styles très variés[2].
L'ascension se fait généralement par l'arête Sud (D-) du Promontoire et est généralement enchaînée avec la traversée des arête jusqu'au doigt de Dieu. Suite à l'effondrement le 15 mai 1964 de la brèche Zsigmondy, qui s'est alors abaissée de 20 m[3], l'itinéraire est devenu plus difficile, et le contournement de la première dent (dent Zsigmondy) a été équipé en 1971 de câbles métalliques pour faciliter et sécuriser le passage.
La face Sud de la Meije est également le lieu de nombreuses voies rocheuses pour les amateurs d'escalade. On peut notamment citer :
- Voie des Marseillais (TD)
- Voie Allain-Leininger (TD)
- Face Sud intégrale avec la sortie Chaud (TD+)...
ainsi que de nombreuses voies dites « modernes » équipées à l'aide de pitons à expansion.
En face Nord, les voies sont généralement mixte ou neigeuse :
- Voie du Z (D)
- Face Nord Directe (TD)
- Couloir Gravelotte (D), skié par Pierre Tardivel en 1997.
- Couloir des Corridors (D)
- Voie Biju-Duval (D)
Les autres sommets comme la Meije Orientale et le Doigt de Dieu sont plus faciles d'accès. Leur voie normale est sur le versant Nord et de niveau PD ; la Meije Orientale étant un itinéraire classique à ski.
Enfin, le tour de ce massif constitue certainement le raid à ski le plus parcouru du massif.
[modifier] Accès
Deux refuges permettent d'accéder aux différents sommets de la Meije :
- Le refuge du Promontoire (3 082 mètres), situé à la base de l'arête du Promontoire, et qui permet d'accéder aux voies de la face sud ;
- Le refuge de l'Aigle (3 450 mètres) construit sur le haut du glacier du Tabuchet, permettant d'accéder à la face nord et aux itinéraires moins difficiles du Doigt de Dieu et de la Meije Orientale.
[modifier] Photos
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Meije 01.jpg
La Meije, versant nord-ouest |
La Meije depuis le col du Lautaret |
La Meije (à droite) et Le Râteau (à gauche), versant sud |
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[modifier] Voir aussi
[modifier] Bibliographie
- Agnès Couzy, Claude de Merville, Randonnées autour de la Meije, Glénat, coll. « Rando-evasion », 2005 (ISBN 2723450910)
- Bernard Boyer, Le Voyage au pays de la Meije, éditions Bernard Boyer, 2000 (ISBN 295141420X)
- Pierre Chapoutot, Frédéric Chevaillot, Meije, reine de l'Oisans, Flammarion, 1945 (ISBN 284230098X)
- Lionel Laslaz, La Meije, un haut-lieu alpin, Gap, 2007 (ISBN 9782741703365)
[modifier] Liens externes
- Géologie de la Meije (versant nord)
- Géologie de la Meije (versant sud)
- Images anciennes de la Meije
- La montagne c'est pointu le blog de Pierre Chapoutot (mort en 2006) (histoire, anecdotes et documents sur la Meije)
[modifier] Notes et références
- ↑ La haute vallée de la Romanche : vue d'ensemble
- ↑ camptocamp, Topo des itinéraires de la Meije
- ↑ Serge Bourgeat, Eboulements et écroulements dans le bassin-versant du Vénéon (Massif des Ecrins, Isère), Revue de géographie alpine. 1990, Tome 78 N°1-3. pp. 11-24. [1] photo de l'éboulement