Art roman lombard

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L'art roman lombard, ancien nom du premier âge roman[1], est un courant artistique d'Europe occidental dont certaines formes caractéristiques sont apparues en Lombardie au début du XIe siècle.

La basilica di Santa Maria Maggiore à Lomello.

Histoire[modifier | modifier le code]

Inspirés par les forces novatrices de l'architecture ottonienne qui prévalaient au-delà des Alpes, les constructeurs lombards ont adapté et développé ses nouvelles techniques sur tous les chantiers principalement de la péninsule italienne, de la péninsule Ibérique en Catalogne[2], en Bourgogne ainsi que dans le Sud de la France.

En Catalogne, les églises romanes d'influence lombarde de la Vall de Boí sont inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité établie par l'Unesco en 2000.

Le roman lombard regroupe les disciplines artistiques de l'architecture, de la sculpture et de la peinture.

Architecture[modifier | modifier le code]

Le sobre décor extérieur est marqué par de fines bandes verticales ou « lésènes » reliées entre elles par de petites arcatures en plein cintre qui souligne la partie supérieur des absides mais aussi des murs latéraux de la nef et les hautes constructions comme les tours et les clochers. Le plan basilical est le plus caractéristique avec à trois nefs couvertes de voûtes d'arêtes et de trois absides orientées. À l'intérieur, la technique de construction des voûtes en pierre évolue surtout dans l'édification de cryptes dont la grande popularité autour de l’an mil correspond à l’essor du culte voué aux reliques. Premiers déambulatoires. Les murs sont enduits et peints aussi de cycles de fresques.

Sculpture[modifier | modifier le code]

Dès le VIIIe siècle[3], elle est représentée par les maestri comacini, probablement originaire de Côme, corporation itinérante spécialisée dans la construction et la taille de pierre, souvent anonymes, qui réalisèrent des œuvres dans la plupart des villes européennes parmi lesquelles Gênes, Venise, Rome, Vienne, Saint-Pétersbourg, Prague, Ludwigsbourg, Graz, Passau, qui doivent, en plus ou moins grande partie, leur actuel aspect architectural à la présence d'ouvriers et d'architectes comacini. Du XIIe au XIVe siècle, leur succèdent les maestri campionesi, corporation de sculpteurs originaires de Campione d'Italia. Les principaux sculpteurs de ces deux écoles dont nous connaissons les noms sont Wiligelmo, Niccolò, Benedetto Antelami, Anselmo da Campione et Arrigo da Campione.

Peinture[modifier | modifier le code]

Dans la géographie lombarde, de cette période, il reste seulement de rares fragments relatifs à des périodes tardives. Un intéressant exemple d'affranchissement des styles dominants de l'art byzantin est constitué de peintures encore existantes dans la Province de Bolzano. Dans la crypte de l'abbaye de Marienberg (1160 environ), un bel exemple de Christ en gloire rappelle les résultats de la miniature ottonienne. Plus originaux sont les peintures fragmentaires de l'église de San Jacopo à Termeno, où se trouve une scène du « Combat de figures monstrueuses » (fin du XIIe siècle) caractérisée d'un fort sens du mouvement et d'un trait détaché et élégant. Le cycle de fresque du Château d'Appiano (fin du XIIe siècle) révèle aussi des figures allongées qui semblent anticiper les scènes aimables de la période gothique.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. Victor Lassalle, « Survivances du premier art roman en Provence », Cahiers de civilisation médiévale. 20e année (n°77), Janvier-mars 1977, p. 3.
  2. Document de l'Unesco p. 208
  3. Catégorie professionnelle juridiquement reconnue dès le VIIIe siècle, par l’Édit de Rothari (Codex vercellensis – Article 144).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Carlo Tosco, « Architetti e committenti nel romanico lombardo », in Édition Viella, Rome - 1997 (ISBN 8885669549)
  • (it) Marco Rossi, « Disegno storico dell'arte Lombarda », publié in Vita e Pensiero, Milano -1990 (ISBN 8834348621)