Tarquimpol

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Tarquimpol
Image illustrative de l'article Tarquimpol
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Arrondissement de Château-Salins
Canton Canton de Dieuze
Intercommunalité Communauté de communes du Saulnois
Maire
Mandat
Pierre-Marie Baltz
2008-2014
Code postal 57260
Code commune 57664
Démographie
Population
municipale
69 hab. (2011)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 47′ 07″ N 6° 45′ 32″ E / 48.7853, 6.7589 ()48° 47′ 07″ Nord 6° 45′ 32″ Est / 48.7853, 6.7589 ()  
Altitude Min. 210 m – Max. 243 m
Superficie 4,09 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Moselle

Voir sur la carte administrative de Moselle
City locator 14.svg
Tarquimpol

Géolocalisation sur la carte : Moselle

Voir sur la carte topographique de Moselle
City locator 14.svg
Tarquimpol

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Tarquimpol

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Tarquimpol

Tarquimpol est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé au sud de la Moselle, dans le pays du Saulnois, le village forme une presqu'île sur l’étang de Lindre et constitue un observatoire privilégié pour admirer la faune et la flore.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Anciens noms[1]: Taikenpail (1274); Taikenpaul (1286); Tackembac (1295); Tachempach (1295); Teckempaul (1339); Tacampach (1345); Teckempal (1364); Treckempaul (1392); Tachenpful, Tacquinpol, Tacquinpul, Techanpful (1476); Techempul (1506); Tachempful (1524); Tachempfull, Tachempul (1525); Dechempful (1543); Tachemphulle (1550); Tachemphoul (1553); Techempful (1564); Thechempfoul (1575); Tachemphul (1591); Techempfoul (1600); Tachempoltz (1612); Tarquempol (1615); Teckempol (1616); Techemfoul (1616); Tarquinpol (1793).
  • Taichenphul (1915-1918), Taichen (1940-1945).

Histoire[modifier | modifier le code]

Nommé Decempagi[1] lors de la période gallo-romaine, il était situé sur la voie romaine de Metz à Strasbourg. Il possédait un temple et un théâtre pouvant accueillir environ 10 000 personnes, ce qui en faisait un des plus grands de tout l’Est de la Gaule.

Bataille de Tarquimpol (juillet 356) : les Alamans attaquent par surprise Julien le futur empereur romain. Ils seront repoussés hors de Gaule en 357.

La cité est démolie au Ve siècle[2].

  • Village cité comme Taikenpail en 1274, seigneurie qui passa à la Lorraine en 1418.

C’est une ancienne commune du département de la Meurthe. Annexée au Bezirk Lothringen par le traité de Francfort, elle prend le nom allemand de Taichenphul. Elle fut intégrée au département de la Moselle lorsqu’elle redevint française après la Première Guerre mondiale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 mars 1995 Livier Barthelemy    
mars 1995 mars 2008 Arlette Herbuveaux    
mars 2008   Pierre-Marie Baltz    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 69 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
126 112 122 187 204 188 198 174 175
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
151 171 146 159 144 130 114 108 112
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
114 144 123 110 95 102 123 101 78
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
75 76 78 76 69 66 66 68 69
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Presqu'île de Tarquimpol vue de la berge de Lindre-Basse.
  • Restes de constructions romaines: canalisations, poteries, découverte par photo aérienne (juillet 1981) d'un théâtre gallo-romain de 125 m de diamètre, l'un des plus vastes de Gaule.
  • Enceinte fortifiée du bas Empire, sarcophages ; temples et théâtre fouillés dès 1885.

Château d'Alteville[modifier | modifier le code]

Le château est constitué deux bâtisses en vis-à-vis. La première est édifiée par Étienne Toupet en 1564 quand il obtient le fief d’Alteville du duc Charles IV de Lorraine. C’est une maison forte typique avec une tourelle, des meurtrières et des fenêtres à meneaux. La seconde, construite en 1698 par Charles Palléot, un officier de cavalerie, est un pavillon carré de deux étages flanquée de deux ailes[5]. En 1786, ce château était la propriété de Nicolas Leclerc, l'un des fermiers généraux régisseurs des domaines de Lorraine et Barrois, résident à Dieuze. Le mariage de sa fille Julie Charlotte avec Jean-Baptiste-Nicolas Vivaux, avocat et maître de forges, y fut célébré le 10 janvier 1786.

En 1819, le général Charles Louis Dieudonné Grandjean hérite du domaine.

En 1851, Amélie Marie Grandjean (1832-1901) épouse François Paul Guaïta (1825-1880), le père de Stanislas de Guaita qui naîtra dans le château familial.

La famille Barthélémy s’y installe en 1906. Le domaine d’Alteville est fortement endommagé durant la Seconde Guerre mondiale par des troupes allemandes qui détruisent la chapelle et arrachent boiseries et cheminées[5]. Il a depuis été restauré et une partie aménagée en chambres d’hôtes.

Autres lieux[modifier | modifier le code]

  • La Maison du Pays des Étangs est un centre d'interprétation. Elle présente les informations scientifiques et pratiques indispensables pour découvrir l’histoire du site, de la cité gallo-romaine disparue à aujourd'hui (maquettes, montages visuels et sonore, jeux interactifs) ; les thèmes muséographiques abordés sont l'archéologie, l'histoire et la nature ; un sentier d’interprétation va de Lindre-Basse à Tarquimpol;

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

Tarquimpol Church.JPG

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Dictionnaire topographique du département de la Meurthe - Henri Lepage (1862)
  2. Marc Heilig, « Nouvelles recherches à Tarquimpol (Moselle) », archeographe, 2010 [1]
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  5. a et b Henry Bourceret, Châteaux de la Moselle, p. 3 Alteville, Nouvelles éditions latines, Paris, 1977, 30 p. (ISBN 2723300218).