Phalsbourg

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Phalsbourg
La Place d'Armes, avec, au fond, la mairie. À droite, la statue Lobau.
La Place d'Armes, avec, au fond, la mairie. À droite, la statue Lobau.
Blason de Phalsbourg
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Sarrebourg
Canton Phalsbourg
Intercommunalité sans
Maire
Mandat
Dany Kocher
2008-2014
Code postal 57370
Code commune 57540
Démographie
Gentilé Phalsbourgeois
Population
municipale
4 828 hab. (2011)
Densité 367 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 07″ N 7° 15′ 33″ E / 48.768611, 7.259167 ()48° 46′ 07″ Nord 7° 15′ 33″ Est / 48.768611, 7.259167 ()  
Altitude Min. 200 m – Max. 384 m
Superficie 13,15 km2
Localisation

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Liens
Site web phalsbourg.com

Phalsbourg est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Peuplée d’environ 4600 habitants, la ville est fortifiée par Vauban. Elle sert également de cadre au festival estival Erckmann-Chatrian. La ville fait partie du Parc naturel régional des Vosges du Nord et de la Réserve de Biosphère Transfrontalière des Vosges du Nord-Pfälzerwald.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Buchelberg au Nord,
  • Les Maisons Rouges (Rothhäuser) à l’Ouest,
  • La Roulette (Rollweiler) à l’Est, ainsi que
  • Bois de Chênes (Eichwälder ou Eichbaracken) et
  • Trois Maisons (Dreihäuser) au Sud.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Vilsberg Rose des vents
Mittelbronn N Danne-et-Quatre-Vents
O    PHALSBOURG    E
S
Dannelbourg Lutzelbourg

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Phalsbourg: Du germanique Pfalz "palais / dignité de comte palatin" + burg "bourg du prince palatin"[1]: Pfalzburg (1576), Pfaltzbourg (1591), Pfalzburgum et Pfalzburg (1751), Pfalzburg (1871-1918).
  • Buchelberg: Spiegelberge (XVe siècle), Buchel (1719), Pigelberg (Cassini). Bichelberj en francique lorrain.
  • Les Trois-Maisons: Drej Hiser en francique lorrain.
  • Les Baraques du Bois de Chêne: Eich-Baraques en francique lorrain.

Histoire[modifier | modifier le code]

Blason phalsbourg 57.svg

La ville de Phalsbourg est créée par le comte palatin Georges-Jean de Veldenz, prince protestant, grâce à la dot de son épouse Anna-Maria, fille du roi de Suède Gustave Ier Vasa. La fondation était motivée par l’accueil des réformés, alors indésirables dans le très catholique duché de Lorraine. Le comte palatin possédait le château d'Einhartzhausen dans son comté de la Petite-Pierre, enclavé en Lorraine. Il fait tracer à proximité le plan d’une ville nouvelle, en damier, symbole alors d’ordre et de modernité. Il accorde des franchises aux nouveaux habitants qui viendraient peupler la ville, dont la création est reconnue le 27 septembre 1570 par l’empereur Maximilien II du Saint-Empire. La ville prend le nom de Pfalzburg, Pfalz signifiant Palatinat et Burg, forteresse.

Toutefois, par manque d’argent, la ville est cédée au duc de Lorraine dès 1590 et les tentatives d’expulsion des réformés se multiplient, non sans se heurter à une farouche résistance de la population.

Le comte Palatin Georges-Gustave, héritier de Georges-Jean, fonde alors Lixheim en 1608, qui devra connaître le même sort.

Avec Lixheim, Phalsbourg forme une éphémère principauté de 1629 à 1660, au profit de Henriette de Lorraine, sœur du duc Charles IV de Lorraine et de ses maris successifs, au premier rang desquels Louis de Guise, baron d'Ancerville.

La Lorraine étant occupée, presque sans discontinuer, par les troupes françaises de 1634 à 1697, les fortifications de la ville sont remaniées et complétées par Vauban.

La ville subit trois sièges (1814-1815-1870), valant à la ville le surnom de « Pépinière des Braves ». La guerre de 1870 arrache Phalsbourg à la France. Après le traité de Francfort, la ville est annexée à l’Empire allemand. La commune, rebaptisée Pfalzburg, est alors rattachée au Landkreis Saarburg, nouvelle sous-préfecture du Reichsland Elsass-Lothringen. En 1914, les conscrits phalsbourgeois, comme la plupart des mosellans, se battent sous les couleurs de l'Empire.

En 1918, Phalsbourg redevient française. Le 22 août 1919, le président de la République Raymond Poincaré vient décerner à Phalsbourg la croix de chevalier de la Légion d’honneur pour son comportement héroïque lors du siège de 1870.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la ville est de nouveau annexée. Lors de la seconde annexion, la commune est rebaptisée Pfalzburg et rattachée au Gau Westmark. Malgré la combativité des troupes allemandes qui s'accrochent en Lorraine depuis septembre, la ville est prise par la 7e armée américaine le [3]. Un odonyme local (rue du 23-Novembre) rappelle cet évènement.

En 1953, l’USAF entreprend la construction de ce qui sera la base aérienne de Phalsbourg-Bourscheid. La base sera utilisée par les Américains jusqu’en 1967, date du retrait de la France du commandement intégré de l’OTAN. Renommée Camp la Horie, la base accueille le 1er régiment d’hélicoptères de combat.

La ville donna naissance au maréchal Mouton, comte de Lobau. Elle est également le lieu de la rencontre entre les deux auteurs régionalistes Émile Erckmann et Alexandre Chatrian.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Premier Empire   Charles-Joseph Parmentier    
XIXe siècle   Désiré Parmentier   Fils de Charles-Joseph Parmentier
XIXe siècle   M. Germain   Gendre du précédent
1964 1982 Oscar Gérard    
(démissionnaire) Jean Riehl    
en cours Dany Kocher UDF puis MoDem  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 828 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 934 3 200 3 565 3 467 3 611 3 722 3 540 3 634 3 675
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
4 125 3 685 4 145 3 857 3 379 3 635 4 414 3 844 3 733
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
3 721 3 154 3 073 2 476 2 602 3 052 3 093 3 438 3 343
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
3 379 3 905 3 848 4 189 4 499 4 630 4 608 4 753 4 828
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École primaire du centre
  • Collège-lycée Erckmann-Chatrian, fondé en 1803 et connaissant divers dénominations au cours de son histoire.
  • Collège-lycée Saint-Antoine.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Musée historique et Erckmann-Chatrian
  • Les portes de France et d’Allemagne (les fortifications ont été complétées par Vauban à partir de 1679).
  • Château d’Einhartzhausen, le premier château fondé en 1390 par le comte Henri de Lutzelstein fut construit afin de commander le passage des cols vosgiens. En 1568 le comte Georges-Jean de Veldenz fit reconstruire le château dans le style Renaissance. Vendu en 1588 au duc de Lorraine Charles III de Lorraine (ISMH)
  • Hôtel de Ville - Ancien Corps de garde(ISMH)
  • Ensemble des maisons de la Place d’Armes (ISMH)
  • Maison - 2 rue du Collège
  • Maison - 1 rue du Général Micheler
  • Place d’Armes (Site inscrit)
  • Immeuble - 2 rue Lobau (ISMH)
  • Caserne Lobau

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame-de-l'Assomption 1876 néo-gothique : façade sur la place d'Armes (IMH).
  • Église de l'Immaculée-Conception au (Trois-Maisons)
  • Chapelle Saint-Jean.
  • Chapelle du collège Saint-Antoine
  • Chapelle moderne de l'(hôpital)
  • Église Luthérienne, rue du Collège ancienne salle de danse désaffectée qui servit de salle de prière, construction du XVIIe siècle. Celle-ci fut transformée en lieu de culte en 1822, clocheton avec deux cloches en 1835, un orgue en 1844, l'autel en 1857.
  • Église Néo-apostolique rue de la Gare.
  • Synagogue rue Alexandre-Weil, reconstruite en 1857 sur l'emplacement d'une ancienne datant de 1772, désaffectée en 2008[6].
  • Vieux cimetière israélite, lieu-dit Schlossbrunnen. Présence d'une communauté juive dès la fin du XVIIe siècle. Important rabbinat pendant le XIXe siècle. Le cimetière, créé en 1796, agrandi entre 1867 et 1871, également utilisé par les juifs de Mittelbronn (auparavant, le secteur dépendait de Saverne). Comporte plus de 500 tombes, ainsi que des rangées de stèles du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle [7]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La ville donna naissance au maréchal Mouton, comte de Lobau. Elle est également le lieu de la rencontre entre les deux auteurs régionalistes Émile Erckmann et Alexandre Chatrian.

  • Louis Dominique Munnier (1734-?), général des armées de la République, né dans cette commune, décédé à Nancy.
  • Charles-Joseph Parmentier (1765-1843), homme politique français du XIXe siècle.
  • Georges Mouton (21 février 1770 à Phalsbourg - 27 novembre 1838 à Paris) Napoléon le fait comte de Lobau car le 21 avril 1809 il repousse à sept reprises les assauts autrichiens au pont de Landshut, Napoléon aurait dit de lui: Mon Mouton est un lion, après la prise du pont de Landshut. Général et aide de camp de Napoléon Ier, il est élu député de la Meurthe (1828), commandant de la Garde nationale (1830), Louis-Philippe le nomme Maréchal de France (1831) et il est élevé Pair de France (1833). Il est inhumé dans la crypte des Invalides à Paris et son nom est gravé sur l’Arc de Triomphe de Paris.
  • Jean Duppelin (1771-1813), général des armées de la République et de l'Empire.
  • François-Joseph Gérard (29 octobre 1772 à Phalsbourg - 18 septembre 1832), général de division de cavalerie, baron de l’Empire.
  • Jean-Baptiste-Adolphe Charras (né le 07/01/1810 à Phalsbourg, décédé le 23/01/1865 à Bâle), officier français, écrivain et député français. Il était le fils du général Joseph Charras (1769-1839)[8]
Porte fortifiée. — Les portes des villes fortifiées sont munies de ponts-levis jetés sur les fossés qui entourent les remparts ; quand on lève les ponts et qu’on ferme les portes, nul ennemi ne peut entrer dans la ville. — Phalsbourg a été fortifiée par Vauban et démantelée par les Allemands. Traversée par la route de Paris a Strasbourg, elle n’a que deux portes : la porte de France à l’ouest et la porte d’Allemagne au sud-est, qui sont des modèles d’architecture militaire.
Le Tour de France par deux enfants, édition de 1904, première illustration.

Phalsbourg et la littérature[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France 2. Volume 2 - Page 725
  2. Henri Lepage - Dictionnaire topographique du département de la Meurthe (1862)
  3. 1944-1945, Les années Liberté, Le Républicain Lorrain, Metz, 1994, p.15
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  6. La Communauté de Phalsbourg
  7. Histoire du judaïsme en Alsace-Lorraine.
  8. Jean-Baptiste, Adolphe CHARRAS sur assemblee-nationale.fr
  9. Generalleutnant Rolf Detmering