Carling

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Carling
Église Saint-Gérard de Majella
Église Saint-Gérard de Majella
Blason de Carling
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Forbach
Canton Saint-Avold-2
Intercommunalité Communauté de communes du pays naborien
Maire
Mandat
Gaston Adier
2014-2020
Code postal 57490
Code commune 57123
Démographie
Gentilé Carlingeois
Population
municipale
3 581 hab. (2011)
Densité 1 341 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 10′ 02″ N 6° 43′ 00″ E / 49.1672222222, 6.71666666667 ()49° 10′ 02″ Nord 6° 43′ 00″ Est / 49.1672222222, 6.71666666667 ()  
Altitude Min. 228 m – Max. 267 m
Superficie 2,67 km2
Localisation

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Site web carling.fr

Carling est une commune française située dans le département de la Moselle. Elle est localisée dans la région naturelle du Warndt, dans le bassin de vie de la Moselle-est et appartient à la Communauté de communes du Pays naborien. Ses habitants sont appelés les Carlingeois.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune s'étend sur 2,7 km2 et comptait 3 581 habitants au dernier recensement de 2011.

Entourée par les communes de L'Hôpital, Diesen, Porcelette, Saint-Avold, Creutzwald et Lauterbach (Sarre), Carling est située à 7 km au nord-est de Saint-Avold la plus grande ville à proximité ainsi que d'une importante plate-forme chimique et industrielle. La ville, entourée de forêts, est proche du parc naturel régional de Lorraine à environ 24 km. Le Lauterbach (ruisseau) est le principal cours d'eau qui traverse la commune de Carling, en partie canalisé dans un parcours souterrain. Son sol est sablonneux, résultant de l’altération de grès triasiques qui recouvrent de profondes couches charbonneuses autrefois exploitées, comme en témoigne l'existence d'un ancien terril situé au centre de la ville et composé de schistes carbonifères. L'altitude de Carling varie entre 228 et 267 mètres[1].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2,7 km2 . L'altitude de Carling varie entre 228 et 267 mètres[1]. Le sol est sablonneux, résultant de l’altération de grès bigarrés d'épaisseur variable (grès du Trias inférieur) qui recouvrent de profondes couches charbonneuses autrefois exploitées. L'ancien terril d’exploitation du puits Saint-Max, constitué de schistes et de roches carbonifères altérées, situé au centre de la ville, en témoigne. Le sol de la municipalité est parcouru par d’anciennes galeries de mine. Dans la forêt de Carling on peut observer d’anciennes petites carrières de sable et de grès. Les vallées sont formées d'alluvions anciens et récents. On y observe de petits dépôts tourbeux.

Les grès se présentent sous forme de grès siliceux friables, de teinte jaunâtre à rouge, formés de grains de quartz roulés, autrefois utilisés pour les travaux de construction ou l'industrie verrière locale. Ils renferment une importante proportion d'oxydes de fer, parfois réunis sous forme de plaquettes de limonite appelées localement Ziegelstein. On y observe aussi des nodules d'oxyde de manganèse. Ces grès renferment parfois de petits galets de quartz et quartzites et de petites lentilles d'argile rouge.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville est située au sein de la forêt du Warndt et parcourue par le petit cours d’eau nommé la Lauter (ou le Lauterbach), au sud des anciennes sources de la Merle (ou le Merlebach) et son ancien affluent, le Lebach. Les vallées du Lauterbach (ruisseau) et de la Merle (ruisseau) présentent de rares sources et dépôts tourbeux dus à la remontée d'eaux souterraines par pression artésienne. L'implantation de nombreux captages industriels et de prises d'eau ont abaissé la nappe phréatique et ces tourbières se sont trouvées en grande partie asséchées. L’ancien lavoir de Carling qui était situé dans la vallée de la Merle, de même que l’ancien étang de Carling qui était situé au niveau du stade de la rue de Lauterbach, n’existent plus. De nos jours, un vaste bassin de décantation, recueillant les eaux usées de la plate-forme chimique de Carling - Saint-Avold, alimente la Merle à hauteur du site de l'ancien moulin de L'Hôpital et de l’ancien lavoir, en contrebas de la cité du Puits 3.

La ville comptait autrefois un certain nombre de puits qui alimentaient en eau la localité. De nos jours, les villes de Carling et de L’Hôpital sont alimentées en eau de pompage issue en grande partie de la nappe aquifère des grès triasiques et stockée dans un important château d'eau situé à L’Hôpital. L'eau potable est gérée par un sivu (syndicat intercommunal à vocation unique): le Syndicat des eaux du Winborn[2] compétent pour 7 communes : Béning-lès-Saint-Avold, Betting, Carling, Cocheren, Freyming-Merlebach, L'Hôpital et Rosbruck. Le service de l'assainissement est géré selon un mode de gestion d'affermage et assure la production et la distribution d'eau potable pour ces différentes communes.

Bassin de décantation recueillant les eaux de la plate-forme chimique de Carling

L’ancien étang de Carling appelé le Flachsweyer[modifier | modifier le code]

Son existence est ancienne, attestée par des documents datant de 1716. Il existe depuis la fondation de Carling. Il portait alors le nom de Flachsweyer, ce qui signifie étang du lin. Il alimentait en eau un moulin appelé Seeg Mühl (le moulin de la scierie) situé dans la vallée du Lauterbach. Le cadastre de 1836 l’appelle tout simplement Veyer (Weyer ou étang) situé sur le ruisseau du Lauterbach (le Loutrebach). Sa situation était délimitée par l’actuelle rue de la Frontière et la rue du Stade[3]. L’actuel stade de Carling est situé sur le lieu-dit portant nom de Weyerschwanz, ce qui signifié la queue de l’étang.

La mare des Phulstücker[modifier | modifier le code]

Cette mare disparue était située au lieu-dit portant le nom de Josephs Phul Stücker, ce qui signifie les champs marécageux de Joseph, Phul signifiant en dialecte francique mare ou marais. Cette mare était située à l’entrée de Carling, à gauche en venant de la direction de Saint-Avold, proche de la rue Principale et de la rue des Jardins. Elle constituait l’une des sources du Lauterbach (ruisseau).

Le ruisselet des Ziegelstücker[modifier | modifier le code]

Prenant source au lieu-dit Ziegelstücker, un peu plus haut que l’actuelle rue Charles Jully et proche de la rue de L’Hôpital, ce ruisselet s’écoulait dans un fossé situé rue du Stade, le long de la limite séparant les communes de Carling et L’Hôpital avant de se déverser dans un marais situé près de l’ancien Flachsweyer. Les pompages industriels et les travaux miniers consécutifs au creusement du puits Saint-Max l’ont complètement asséché.

Le Lauterbach[modifier | modifier le code]

Le Lauterbach canalisé, rue des Prés à Carling.
Article détaillé : Lauterbach (ruisseau).

Le Lauterbach, également appelé ruisseau de la Lauter, appelé autrefois le Loutrebach [4], est un ruisseau français et allemand dans le département de la Moselle en France et dans le land de Sarre en Allemagne. Prenant source en Lorraine, il traverse du sud au nord la région naturelle du Warndt, qui forme une vaste boutonnière s’ouvrant sur la vallée de la Sarre en Allemagne. C'est un affluent gauche de la Rosselle, donc un sous-affluent du Rhin par la Sarre et la Moselle. Le ruisseau a donné son nom à la localité allemande autrefois indépendante de Lauterbach (Sarre), aujourd'hui réunie à la ville de Völklingen ainsi qu’à la revue du cercle d’histoire de L’Hôpital-Carling qui se nomme Entre Lauter & Merle.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Carling est océanique dégradé à influence continentale. Les saisons sont contrastées et bien marquées mais en fonction des vents dominants peuvent se succéder du jour au lendemain des périodes de précipitations (influence océanique) ou de forte amplitude thermique (influence continentale).

Du 28 février au 1er mars 1990, la tempête Wiebke touche durment Carling et détruit en grande partie la forêt environnante. Les dégâts sont considérables et les routes sont coupées de la circulation[5].

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune du nord-est de la France, fait partie de l'arrondissement de Forbach et du Canton de Saint-Avold-2 du département de la Moselle en région Lorraine, près de l'actuelle frontière allemande ; la commune de Carling est localisée dans la région naturelle du Warndt et dans le bassin de vie de la Moselle-est. La ville fait partie d'une conurbation transfrontalière avec les villes de Forbach, Freyming-Merlebach, L'Hôpital, Saint-Avold, Sarreguemines côté français et Sarrebruck côté allemand connue sous le nom d’eurodistrict Saar-Moselle.

Carte de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Creutzwald - Lauterbach Rose des vents
Diesen - Porcelette N L'Hôpital
O    Carling    E
S
Saint-Avold

Bornes de frontière[modifier | modifier le code]

Cités et quartiers de Carling[modifier | modifier le code]

  • le centre-ville. On y trouve des commerces, l'école Pierre Ernst, l'église, le gymnase, le stade, le terrain de tennis, les résidences pour personnes âgées, l'Hôtel de Ville et des monuments ;
  • la cité Moselly. On y trouve une école maternelle, un terrain de jeux et le boulodrome de Carling. Monument Émile Moselly ;
  • le quartier Les Sapinières (rue A. Renard, avenue de la Sapinière) ;
  • le quartier La Frontière. On y trouve le City Stade et un terrain de jeu ;
  • le quartier Les Vergers ;
  • la Cité Bois-Richard (rue de la Paix, rue de la Vallée, rue de la Concorde). Ancienne chapelle de l'église néo-apostolique à l'abandon, rue de la Paix ;
  • la zone artisanale (Z.A.) Charles Jully ;

Écarts[modifier | modifier le code]

Ancienne maison forestière dite de Carling.
  • la maison forestière dite « de Carling » : située à la sortie de Carling, elle est bâtie en réalité sur le ban de la commune de Diesen. Déclassifiée en tant que maison forestière, elle a été vendue à un particulier en 1980. Construite à l'époque impériale allemande, elle est séparée par un petit fossé du ban de la commune de Carling. Les occupants successifs (gardes-forestiers) du XIXe au XXe siècle étaient : Karl Alwin Eduard Süssbier (de Berlin), M. Rinck (de Wangenbourg), M. Boulanger, Charles Baudinet, Alex Rinck, Georges Meiss, M. Pillet.
  • le lavoir de Carling se trouvait en fait sur le ban de la commune de L'Hôpital, dans la vallée du Merle. Un acte communal daté du 22 novembre 1863 fait part de la décision d'établir ce lavoir sur des sources situées près du lavoir de L'Hôpital. Il est resté en activité jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Composé du prénom du compte de Nassau-Sarrebrück Karl (Charles en français), fondateur de la commune, suivi du suffixe germanique -ingen[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Monnaie de l'empereur Hadrien (76-138) trouvée à Carling en 1856 lors de fouilles archéologiques par le baron Adolphe Schlinker.

Carling se situe près du passage de l’ancienne grande voie romaine de Metz-Mayence-Worms d'axe ouest-est et d'une seconde voie romaine de moindre importance d'axe sud-nord mais d'origine plus ancienne, correspondant à l'ancienne route celtique qui reliait les gisements salifères lorrains aux populations septentrionales. Venant de Saint-Avold, elle se poursuivait en direction de Lauterbach. Une borne romaine renversée, anciennement surmontée d'une croix disparue en est l'actuel témoin dans la forêt comprise entre Carling et Saint-Avold. Des éléments conséquents en subsistent : elle se présente comme un chemin forestier d'une largeur de deux mètres, visibles surtout entre Carling et Lauterbach. Ses fondements, d'une épaisseur moyenne de 0,30 m, sont en pierres calcaires et gréseuses d'origine locale, recouvertes d'une couche de gravillons, mis à jour lors de différents travaux forestiers[7].

Une occupation des lieux très ancienne est probable. Des fouilles effectuées en 1856 entre Carling et l'actuelle Cité Bois-Richard (autrefois dénommé Bois du Richardsecken) par le baron Adolphe Schlinker, maître de forges et archéologue à Carling, ont mis en évidence une nécropole d’origine gallo-romaine (particulièrement de nombreuses urnes funéraires, des monnaies des empereurs romains Auguste, Domitien, Hadrien, Marc-Aurèle et Septime-Sévère). En 1869 on découvre une urne en verre funéraire gallo-romaine intacte, protégée par deux demi-sphères de pierre, près de la frontière prussienne d’alors. Elle sera transportée aux musées de Metz. D’autres trouvailles ponctuelles faites en 1980 à l’emplacement du lieu-dit Ziegelstücker (ce qui signifie littéralement « champs à tuiles ») entre Carling et L'Hôpital, ont livré de petits fragments d'une statuette en terre cuite et de poteries gallo-romaines, des canalisations en terre cuite et des monnaies romaines (frappées à Trèves avec le symbole de l’empereur Constantin II).

Mais c'est le 8 juin 1880 que fut faite la découverte archéologique la plus remarquable faite à Carling. Lors de la construction de la ligne de chemin de fer qui devait relier Béning à Teterchen, l'on trouva dans la forêt nommée Rondheidgen, entre Carling et les premiers chemins forestiers menant à Creutzwald, un autel portatif dédié au dieu Cissonius. Cissonius demeure une divinité mal connue. Diverses recherches l'assimilent à Mercure (mythologie), dieu romain du commerce et des voyageurs, souvent représenté accompagné d'un bouc. L'autel portatif en pierre sculptée de 38 cm de haut et de 18 cm de large comportait sur son sommet les restes d'un anneau de fer d'environ 10 cm de diamètre destiné à en faciliter le transport[8]. Sur la face avant, l'on trouvait sous une tête sculptée d'un animal cornu au museau effilé, une inscription latine dédiant l'autel à Cissonius :

D E O . C

I S S O N

I O . P ...(la dernière lettre manque)

L . S

Ce qui signifie: (Deo Cissonio) Au dieu Cissonius, P(ublius?), en reconnaissance (Libens Solvit).

La découverte était d'importance et donna lieu à différents communiqués dans les cercles les plus éminents de l'époque. L'autel portatif fut transporté aux musée des antiquités de Metz où il fut soigneusement étudié.

Fondation de la commune[modifier | modifier le code]

Carling est fondé en 1714 par le comte de Sarrebruck Charles-Louis de Nassau (Karl-Ludwig von Nassau en allemand), dont il porte le nom: Karlingen. Le 25 août 1716, il autorise six habitants[9] à défricher ses terres, les mettre en culture et construire des maisons à un emplacement situé au lieu-dit du Flachsweyer (étang du lin). Carling compte douze maisons en 1728 et vingt-deux en 1756.

En 1756[10], le comte Wilhelm Heinrich de Nassau-Sarrebruck charge Christian Lex, un haut fonctionnaire, de rédiger un rapport sur les localités faisant partie du secteur du comté de Nassau-Sarrebruck. De la mairie de Carling dépendent les localités de Diesen et la partie de L'Hôpital rattachée au secteur de Nassau. L'église catholique de L'Hôpital, qui est décrite comme tombant en ruine, est située sur le secteur de Nassau et dessert Carling. Tout ce secteur dépend de la commune de Carling placée sous le mandat du maire Peter Burg (Bourg) ainsi que sous la juridiction des juges de paix Peter Fridémy (Trédémy) et Johannes Diren (Dirn). La population de Carling, Diesen et la partie de L'Hôpital du secteur de Nassau est catholique à l'exception d'un habitant luthérien de Carling. Le curé responsable de la paroisse catholique s'appelle Karst et réside dans le presbytère de L'Hôpital (secteur de Lorraine). La paroisse dépend de l'évêché de Metz. Le pasteur luthérien s'appelle Thomas et réside à Karlsbrunn. L'école est située dans le secteur lorrain de L'Hôpital mais les habitants de Carling contribuent à son fonctionnement. Le village de Carling est formé de 22 maisons et possède 4 puits avec abreuvoirs et un lavoir. La partie de L'Hôpital (secteur de Nassau) qui dépend de Carling est formée de 11 maisons et de l'église. Elle n'a qu'un seul puits sans abreuvoir. Les habitants ont accès au moulin de L'Hôpital (secteur de Lorraine). Diesen, qui dépend à cette époque de la mairie de Carling, possède son propre juge de paix, Johannes Muck. Cette bourgade de 16 maisons possède deux puits avec abreuvoirs, un moulin et son étang. Elle ne possède pas d'église et ses habitants relèvent de la paroisse catholique de Porcelette. Les ressources des habitants de Carling proviennent principalement de l'agriculture (colza et millet) et de maigres pâturages.

Le roi de France Louis XV réunit Carling à la baronnie d’Überherrn, qu’il a créée en 1767 pour son médecin personnel le baron François-Marie-Claude Richard de Hautesierck. Le baron percevait annuellement des impôts de la part des Carlingeois. La baronnie comprend aussi les villages cédés par Sarrebruck en 1766, à savoir Wilhelmsbronn, Diesen et une partie de L’Hôpital.

L’alliance franco-autrichienne, scellée durant la guerre de Sept Ans (1756-1763), peut enfin porter ses fruits. Elle a purgé l’espace lorrain de ses ferments de guerre et permet d’esquisser une « frontière de paix », fondée sur la liquidation du contentieux franco-luxembourgeois, concernant les régions de Rodemack et de Raville et des échanges compensés, laborieusement négociés de 1769 à 1786 avec des princes germaniques, autour du Warndt (acquisition de Creutzwald, Carling et L’Hôpital).

En 1770, par le traité du 26 novembre, Louis, prince de Sarrebruck, cède à la France le village de Carling, en recevant en échange Emmersweiler, à l’est de Forbach et Baerendorf, à l’est de Fénétrange. Le décret impérial de Napoléon Ier, du 24 janvier 1812, réunit la jeune commune de Carling à celle de L’Hôpital. Vingt-cinq ans plus tard, les conseillers municipaux demandent la séparation qui n’aboutira qu’en 1894.

La campagne de France (1814)[modifier | modifier le code]

Lors de la campagne de France (1814), la ville d'Überherrn tombe aux mains du prince Guillaume de Prusse (1783-1851) qui commande la 2e brigade du corps de Yorck. Les unités de pointe du Oberstleutnant baron Franz Carl Friedrich Ernst von Klüx (1776-1858) occupent dès le 11 janvier les villages de Bisten, Guerting, L'Hôpital et Carling. Ce seront les premiers villages de vieille France à être occupés par les troupes alliées.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Carling : ancienne direction des Houillères du puits Saint-Max (bâtiment latéral).

L'industrialisation de Carling et de sa région débutera le 17 novembre 1855, la Compagnie Houillère de la Moselle Maximilien Pougnet et Cie démarre le forage du puits Saint-Max. Après cinq années d’efforts, les travaux atteignent, le 15 octobre 1860, le gisement houiller et la première veine de charbon. Le puits Saint-Max (ou aussi appelé puits 8) peut être considéré comme étant le premier siège mis en exploitation dans le Bassin Houiller de Lorraine.

Le 1er mai 1866, sous le Second Empire de Napoléon III, on ouvre la ligne de chemin de fer Béning-Carling. La section de 10,54 km est à voie unique et sert notamment au transport de la houille extraite à Carling au puits Saint-Max. Elle sera complétée le 1er mai 1882 par la section à voie unique Carling-Hargarten de 8,73 km. Les voies seront dédoublées sur toute la ligne entre 1895 et 1898.

La guerre de 1870[modifier | modifier le code]

À la suite de la guerre de 1870, Carling se voit rattaché en 1871 comme toute l'Alsace-Moselle à l'Empire allemand conformément au traité de Francfort. Carling dépend du Landkreis Forbach au sein du Bezirk Lothringen. Le nom de Carling se voit germanisé en Karlingen. Plusieurs familles quittent Carling en abandonnant entièrement leurs biens pour ne pas dépendre de l'occupant. La concession de charbon du puits 8 aussi appelé puits Saint-Max est saisie, même si son exploitation est arrêtée. Il servira plus tard de puits d'aérage à la concession allemande de Saar und Mosel. Pendant l'annexion, l'industrialisation de Carling se poursuit. La gare est construite à l'époque allemande entre 1875 et 1878. En 1894, sous le mandat d'Ambroise Renard, instituteur et maire de Carling, Carling se sépare de L'Hôpital. L'église catholique Saint-Gérard de Majella de style néo-roman ottonien est construite de 1906 à 1908 sous la direction de l’architecte Klein et Carling se sépare de la paroisse catholique Saint-Nicolas de L'Hôpital. La cokerie de Carling est construite en 1910 et le puits Saint-Max qui a été dénoyé et réhabilité, sert de puits d'aération pour l'exploitation des mines de L'Hôpital à la même date.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Tombe du soldat T.R. Moore, matricule 18141, du régiment Gloucestershire Regiement. Il est mort le 15 octobre 1918 à l'âge de 22 ans. Mention « For Ever With The Lord » inscrite sur la tombe (cimetière de Carling).

Le double assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d’Autriche-Hongrie, et de son épouse morganatique Sophie Chotek, duchesse de Hohenberg, à Sarajevo le 28 juin 1914 par un étudiant nationaliste serbe de Bosnie, Gavrilo Princip, conduit à la déclaration de guerre de l'Allemagne le 1er août 1914. En France, le gouvernement décrète la mobilisation générale le même jour, à 16h00. Les Carlingeois, comme les autres Mosellans, doivent se battre de 1914 à 1918 pour l’Empire allemand. Dès le premier jour, on mobilise les Landsturmleute de Carling jusqu'à l'âge de 44 ans. Au second jour c'est le tour des Landwehrleute..

Le 15 août 1914, des troupes allemandes venant de L'Hôpital passent au sud de Carling pour se rendre au front en une immense colonne jusque tard dans la nuit. Du fait d'une forte canicule, 45 soldats font des malaises et s'évanouissent en passant par L'Hôpital. 25 soldats sont transportés dans la maison des religieuses Saint-Vincent de Paul rue de l'église à L'Hôpital et 20 soldats seront conduits à l'hôpital de Carling des frères franciscains situé au début de la rue de Lauterbach et qui abrite déjà de nombreux soldats blessés. 3 jours plus tard ces 45 soldats seront transportés à l'hôpital militaire de Sarrebruck.

Les cloches de l'église Saint-Gérard de Majella de Carling sont réquisitionnées et envoyées à la fonte.

Le 15 octobre 1918 tombe à Carling un soldat du Commonwealth de nationalité anglaise nommé T.R. Moore, matricule 18141, âgé de 22 ans, du régiment Gloucestershire Regiement. Il est inhumé au cimetière de Carling.

Carling retrouve la France après le traité de Versailles en 1919 et reprend son nom sous sa forme française.

Les victimes de la Première Guerre mondiale[11] : Nicolas Bies, Mathieu Bourg, Nicolas Clanget, Joseph Colman, François Festor, Théophile Friedrich, Félix Goldite, Mathieu Kirchmann, Jean Louis, Henri Marion, Alfred Rink, Charles Thiel, Jacques Wagner. Disparus au front : Jean Ernst, Nicolas Hoffmann, Jacques Thiel.

La Seconde Guerre mondiale et l'évacuation[modifier | modifier le code]

Carling évacué - photo prise par un soldat allemand en 1940

Carling étant situé entre la frontière franco-allemande et la ligne Maginot se voit équipé d'un petit avant-ouvrage défensif, une casemate construite de 1929 à 1930, rue de la frontière. Le 25 août 1940, l'Allemagne décrète la mobilisation générale pour le 26. Le 27 août à minuit commence l'application de la couverture générale. Le 1er septembre, à la suite de l'attaque allemande contre la Pologne, la mobilisation générale française est décidée, applicable à partir du 2 à minuit. La frontière avec l'Allemagne est fermée, les habitants de la zone frontalière sont déplacés. Carling est évacué au milieu de l'après-midi du vendredi 1er septembre 1939. Les Carlingeois partent se réfugier principalement à Iteuil dans le département de la Vienne mais également dans le département de la Loire. Les mineurs en activité sont évacués vers les mines du Nord ou de la région de Saint-Étienne. Le 3 septembre 1939, la France déclare la guerre à l'Allemagne. Carling est placé sous le contrôle du capitaine Henri Vernhes, officier de réserve rappelé et mobilisé, commandant du Groupe-Franc du Secteur Fortifié de Faulquemont et de Carling-L'Hôpital et du bataillon français du 109e régiment d’infanterie en poste avancé. L’aumônier militaire catholique des troupes en poste à Carling était l’abbé Gabriel Sarraute (1893-1991) qui deviendra plus tard chanoine de la cathédrale de Carcassonne et conservateur des trésors culturels de l’Aude.

Les premiers jours de la guerre, les forces françaises et la Wehrmacht allemande restent sur leurs positions respectives. Les deux ponts construits en pierre de taille du chemin de fer, situés rue de l'Hôpital et rue de Metz (entre Carling et L'Hôpital) sont détruits. Carling est bombardé et est pris sous les tirs. Le capitaine Henri Vernhes sera tué au combat en 1940 au cours d'une mission de retardement de l'ennemi, infiltré dans le secteur de Saint-Avold. Les combats durent jusqu'à la capitulation de la France. Le 12 juin, les troupes françaises en Lorraine reçoivent l'ordre de décrocher progressivement vers le sud pour éviter l'encerclement. Le nouveau gouvernement Pétain demande l'armistice le 17 juin 1940 et en accepte les conditions le 22 juin. La Moselle étant de nouveau annexée en juillet 1940, Carling dépend cette fois du Landkreis Sankt Avold, un nouvel arrondissement du CdZ-Gebiet Lothringen, territoire rattaché au Gau Westmark et son nom est à nouveau germanisé en Karlingen. Une partie de la population est autorisée à réintégrer la « Zone occupée ». Les ponts détruits sont reconstruits en bois. L'occupant allemand réquisitionne en 1943 les 2 plus petites cloches de l'église Saint-Gérard de Majella qui sont descendues et partent à la fonte en Allemagne.

La gare de Carling était d'importance stratégique et disposait d'une rampe militaire. Elle était entourée de quatre batteries de défense anti-aérienne protégeant un important dépôt de munitions. À l'automne 1944, le site fut attaqué par quatre avions américains Republic P-47 Thunderbolt. Le deuxième chasseur fut touché par les batteries de défense anti-aérienne appelées Flak et s'écrasa avant que le pilote eût le temps de s'éjecter au lieu-dit du Rod situé près de la rue des Champs. Le corps du pilote était calciné et l'avion complètement détruit. Le corps du pilote fut enterré sur place et déplacé après guerre par les Alliés. La gare de Carling fut l'objet de nombreuses autres attaques jusqu'à la fin de la Seconde Guerre Mondiale[12].

Lors des combats de la Libération, les ponts sont dynamités par les Allemands pour empêcher l'avancée des Alliés. Carling est libéré le 4 décembre 1944 par la Task force Fickett de la 3e armée américaine conduite par le général George Patton. Il séjourna à Carling pendant l'offensive des Alliés en Lorraine face aux troupes allemandes en Sarre dès décembre 1944. Il s'établit dans l'actuel Hôtel de Ville de Carling, rue de Creutzwald. Son état-major était établi dans le bâtiment en briques rouges adjacent, qui abritait également ses services de cartographie du conflit. La Task force Fickett était une troupe tenant son nom du colonel Edward M. Fickett, composée de soldats du Vth Rangers et 6tg Cavalry et attribuée en renfort par le général Patton au XXe Corps de la IIIe US Army. Les combats du 4 décembre furent très durs. L'on déplore deux victimes civiles (Alphonse Leyendecker né en 1902 ; Guillaume Zeiter né en 1907) et de nombreux blessés dans la population qui se cache dans les caves et les abris. Catherine Henri est blessée au bras par le tir d'un soldat américain à travers une porte de son domicile. De nombreux soldats allemands sont tués. Quatorze soldats américains laissent leur vie dans les combats de Carling. Ils seront inhumés au cimetière américain de Saint-Avold[13]. Carling reprend son nom français dès la Libération.

Les victimes de la Seconde Guerre Mondiale[modifier | modifier le code]

  • Chevrant André « Mort pour la France »
  • Chevrant Bernard « Mort pour la France »
  • Ernst François « Mort pour la France »
  • Geisbauer Nicolas « Mort pour la France »
  • Yverneaux Denis « Mort pour la France »

à noter également :

  • le capitaine Henri Vernhes commandant du groupe-franc du secteur de Carling-L'Hôpital, tué au combat en 1940, « Mort pour la France »
  • le lieutenant Eugène Max Marie Varachaud du 146e R.I.F, tombé à Carling le 18 mai 1940, « Mort pour la France »

Les victimes civiles de la guerre[modifier | modifier le code]

  • Leyendecker Alphonse, né et domicilié à Carling rue des Prés, tué le 25 novembre 1944, pendant l'offensive des Américains, par un sniper allemand caché dans le clocher de l'église.
  • Zeiter Guillaume, domicilié à Carling rue Principale, tué le 25 novembre 1944 par un tir américain alors qu'il est sorti de sa maison pendant le couvre-feu.

Personnes tombées en Russie ou disparues[modifier | modifier le code]

  • Adier Oswald Pierre, né le 9 septembre 1923 à Carling, incorporé le 17 janvier 1943 dans la Wehrmacht et affecté à la 3e Kompanie Grenadier-Ausbildungs-Bataillon 213, décédé le 26 mai 1943 à la tête de pont du Kouban près de Krymskaja / Caucase (Russie) « Mort pour la France ».
  • Allard Albert Joseph, né à Carling le 26 avril 1924 ; décédé le 20 août 1943 à Possaden (Russie) « Mort pour la France »
  • Bellion Alfred, né à Porcelette le 9 janvier 1922 ; décédé le 26 décembre 1943 à Lasyby « Mort pour la France »
  • Blaise Pierre, né à Carling le 15 août 1924 ; décédé le 15 septembre 1943 à Karl-Marx (Russie) « Mort pour la France »
  • Bourg Alfred
  • Clanget Félix
  • Collmann Jean Léon, serrurier né à Carling le 19 février 1921 ; décédé le 10 octobre 1943 à Schewtochenka (Russie) « Mort pour la France »
  • Dhiebolt Louis, né le 3 décembre 1924 à L’Hôpital ; décédé le 18 mars 1943 à Selenzy Murmansk (Russie) au nord de Saint-Pétersbourg « Mort pour la France »
  • Ernst Aloyse
  • Goldite Frédéric Edmond, né le 10 juillet 1922 à CARLING ; décédé le 19 février 1944 à Poganzy (Front de l’Est) « Mort pour la France »
  • Henry Gérard, peintre, né à Carling le 2 octobre 1923 ; décédé le 10 août 1943 aux environs de Belgorod (Russie) « Mort pour la France »
  • Henry Michel, né à Carling le 10 septembre 1917 ; décédé le 17 mars 1945 près de Waldbreitbach (Allemagne) « Mort pour la France »
  • Mick Jean-Pierre
  • Nau Emile, né à Carling le 10 mars 1921 ; décédé le 11 avril 1945 à Loningen près de Hanovre (Allemagne) « Mort pour la France »
  • Nivoix André Chrétien, étudiant né à Carling le 15 mai 1924 ; décédé le 4 août 1943 à Tanarowka (Russie) « Mort pour la France »
  • Oyda Alfred Nicolas, né à L’Hôpital le 20 octobre 1920 ; décédé le 16 septembre 1944 près d’Anvers (Belgique) « Mort pour la France »
  • Raubuch André Jacques, né à L’Hôpital le 26 novembre 1906 ; décédé le 19 mars 1945 à Minsk (Bielorussie)*
  • Sippel Alfred, né à Carling le 10 juin 1917 ; décédé le 24 juin 1944 prés de Kosteljewo (Russie) « Mort pour la France »
  • Thiel Gustave, né le 7 mars 1920 à Carling, est porté disparu depuis le 24/07/1943 en Russie dans le secteur de Noworossijsk. Jeune malgré-nous, il faisait partie de la 13e compagnie du "Grenadier Regiment" 213 « Mort pour la France ».
  • Thiel Joseph René, né à Carling le 22 décembre 1922, décédé le 1er juin 1944 au nord de Jassy (Roumanie)
  • Weber Antoine, employé né à Carling le 31 janvier 1927 ; décédé courant janvier 1945 dans la région de Zyzanow (Pologne) « Mort pour la France »
  • Weber Jean-Pierre, né le 1er décembre 1921 à Carling, est décédé courant octobre 1943 près de Reresnewkra / Dniepr en Russie. Il faisait partie du "Grenadier Regiment" 61 « Mort pour la France ».
  • Zingerle Maurice, né le 17 septembre 1924 à VERNY ; décédé le 22 novembre 1943 à Jashebernsa (Russie) « Mort pour la France »

Déportés et prisonniers[modifier | modifier le code]

  • Arrigoni Rose : camp de la Brême d'Or (2 mois)
  • Bloch Louise Laure Marie (née Lévy) (1858-1944) : née à Carling, déportée de Drancy à Auschwitz (Pologne) (2 mois), « Morte pour la France »
  • Cobai René (1921-2006) : prisonnier dans les camps de Dresde, condamné à mort et libéré par les Russes
  • Genevaux Urbain : camps de Sarrebruck et de Sachsenhausen (10 mois)
  • Kirchmann Étienne : camps de Sarrebruck et de Stuttgart (12 mois)
  • Lulling Nicolas : camps de Dachau et de Buchenwald (10 mois)
  • Riff Michel : né à Carling le 19 mars 1891, 89 rue Principale, déporté au camp de Dachau (6 mois), décédé en décembre 1944, date non précisée sur l'acte de décès, « Mort pour la France »
  • Viller Jean : camps de Sarrebruck, de Stuttgart, du Struthof et de Neckar-Elss (26 mois)

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Les enfants du village devant l'église Saint-Gérard lors de l'inauguration des nouvelles cloches le 16/02/1949.
  • Le 16 février 1949, on inaugure et baptise les nouvelles cloches de l'église catholique Saint-Gérard de Majella, les anciennes ayant été déposées et réquisitionnées par l'occupant.
  • 1955, inauguration du Dépôt d'Incendie de la rue Principale par Joseph Bellion, maire de Carling.
  • Le 17 octobre 1969, un camion citerne chargé de résidus de goudron se couche devant l'école primaire de Carling. Un barrage de paille est établi sur le ruisseau du Lauterbach pour réduire les risques de pollution. Durant trois jours, les sapeurs-pompiers assureront le transvasement des résidus, la surveillance et le nettoyage des lieux sous les ordres du chef de corps Fernand Scherr[14].
  • Le 12 juillet 1978, à 14h25, une partie de la ville est engloutie sous 1,50 mètre d’eau et de boue de cendre provenant de la rupture de la digue du bassin de décantation de la centrale Émile-Huchet qui sera à l'origine de la « marée grise » à Carling. Il y aura un mort et des blessés.

En quelques minutes, vers 14h30, une partie de la ville de Carling a été engloutie sous 1,50 mètre d’eau et de boue de cendre provenant de la rupture de la digue du bassin de décantation de la centrale Émile-Huchet. Ce bassin retient environ 600 000 m3 de schlam qui reçoivent normalement les suies de la centrale. La digue du bassin de décantation de la centrale Émile-Huchet retient environ 600 000 m3 d’eau chargée de suie provenant des chaudières de la centrale. Une partie de cette digue a cédé, libérant 400 millions de litres d’eau qui ont ravagé tout d’abord une voie ferrée des HBL avant de se répandre dans tout le centre de la ville de Carling avant de toucher Lauterbach et Ludweiler en Allemagne.

Les habitants des rues des Jardins, des Prés, de la Frontière et rue Principale, ont vu une eau boueuse se répandre dans les rues. Quelques minutes plus tard, l’eau atteignait déjà 1,50 m, fauchant tout sur son passage.

Des voitures ont été emportées sur plusieurs dizaines de mètres, des maisons ont été noyées jusqu’au premier étage, certaines portes de maisons se sont ouvertes sous la pression et l’eau a ravagé les meubles, les entraînant à travers les pièces.

La marée grise a fait un mort et un blessé. Une personne de 79 ans a été surprise dans la cave de sa maison au moment de la montée des eaux. En raison de son grand âge et de la poussée des eaux qui l’ont empêché d’ouvrir la porte, le malheureux octogénaire est mort noyé.

Les secours sont arrivés sur place rapidement. Le plan Orsec a été déclenché par le préfet. Les pompiers de Metz, de Creutzwald, de Sarreguemines, de Saint-Avold et de Carling sous les ordres du Lieutenant François Sauder[14], les gendarmes, la police, les militaires du 2e Génie, étaient présents pour organiser le sauvetage des sinistrés pendant quinze jours. Le contingent de militaires du génie a été réquisitionné pendant un mois pour dégager les routes et pour évacuer le plus gros du schlam des maisons.

48 maisons ont été envahies par les eaux et près de 300 personnes sinistrées. Le raz-de-marée a également touché deux villages proches, en Sarre, Lauterbach et Ludweiler.

(Source "Le Républicain Lorrain" et données de la mairie)

  • Janvier 1983, inauguration du nouveau Dépôt d'Incendie de la rue de la Frontière par le maire de Carling Armand Nau, le député de la 5e circonscription de la Moselle Julien Schvartz et le président du conseil régional de Lorraine Jean-Marie Rausch.
  • Le dimanche 28 avril 1991 se déroule à Carling le 36e Congrès des Sapeurs-Pompiers de l'arrondissement de Forbach en présence d'Armand Nau, Maire de Carling, Conseiller Général et Conseiller Régional, du Colonel Jean-François Sauer, Directeur Départemental des Services d'Incendie et de Secours de la Moselle, du Capitaine René Mick, président de l'Union Départementale de la Moselle, du Capitaine Lucien Grimm, inspecteur adjoint, président de la section de l'arrondissement de Forbach, du Sous-Lieutenant Marcel Karpp, chef de corps des Sapeurs-Pompiers de Carling et d'Aloïse Blaise, président de l'amicale Sapeurs Pompiers de Carling.
  • Le dimanche 6 mai 2007 a eu lieu la célébration du centième anniversaire de la construction de l'église catholique Saint-Gérard de Majella au cours d'une messe solennelle en présence de Monseigneur Pierre Raffin, évêque de Metz et de toute la communauté paroissiale.
  • Le 22 mai 2008, le site industriel de la cokerie de Carling est signalé dans "l'Atlas des zones polluées par le PCB" (polychlorobiphényles). L'Atlas présente les informations tirées de la base de données BASOL sur les sites et sols pollués, de la base nationale de données BASIAS qui regroupe les inventaires historiques régionaux d’activités industrielles et de services susceptibles d’avoir engendré une pollution de l’environnement et la base de données ARIA du Bureau d’Analyse des Risques et Pollutions Industrielles (BARPI).
  • Le 15 juillet 2009 à 15 h, explosion au site pétrochimique TOTAL à Carling : une énorme déflagration s’est fait entendre sur la plate-forme chimique de Carling/Saint-Avold (le site industriel de Carling/Saint-Avold est classé Seveso 2 seuil haut) et a été ressentie jusque dans les rues de Carling. Le bilan est très lourd : deux morts et six blessés dont trois personnes gravement brûlées par le souffle.
  • Le 28 juin 2013, la résidence du Parc a fêté son 20e anniversaire ainsi que le départ à la retraite de son directeur, Roland Thiel. À cette occasion, l'extension du bâtiment et de l'unité Alzheimer ont été inaugurées.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La ville de Carling fait partie du deuxième canton de Saint-Avold et dépend de la sous-préfecture de Forbach. Elle est située dans le département de la Moselle, en région Lorraine.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ? 1741 André Bonhomme   (il signe « Andreas Guttmann »)
 ? 1761 Pierre Bourg    
1761 1773 Nicolas Bourg    
1810 1812 Frédéric Hoetts    
1812 1818 Jean Georges Relinger   1er maire de la fusion des 2 communes L'Hôpital-Carling
1818 1821 Jean Labach    
1821 1839 Nicolas Heisz    
1839 1854 Michel Kieffer    
1854 1860 Gaspard Goldité   maire et soldat de la 3e Division Militaire de Metz
1860 1865 Christophe Schoumert   maire et ancien juge de paix
1865 1876 Nicolas Relinger    
1877 1891 Johann Bourg    
1891 1911 Ambroise Renard   1er maire de la séparation des 2 communes L'Hôpital-Carling et instituteur
1911 1915 Jacques Kirchmann    
1915 1916 Jean Hoffmann    
1916 1935 Pierre Ernst    
1935 1939 Albert Sacksteder    
1939 1945 Pierre Bies    
1945 1951 Albert Sacksteder    
1951 1965 Joseph Bellion    
1965 1971 Engelbert Nivoix    
1971 2006 Armand Nau DVD Conseiller général
2006 en cours Gaston Adier    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Population de 1728 à 1789 estimée d'après le nombre de feux dans le nouveau village[15].


En 2011, la commune comptait 3 581 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1895 1900 1905 1910 1921 1926
809 203 234 732 917 1 110 1 346 1 267 1 428
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
1 450 1 491 1 512 2 020 2 567 2 783 2 593 3 422 3 709
1999 2006 2007 2011 - - - - -
3 736 3 726 3 724 3 581 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique


Langues[modifier | modifier le code]

Plusieurs langues sont utilisées sur le territoire de la ville de Carling. Les principales sont :

  • le français (langue officielle de la République)
  • l’allemand (ou « Hochdeutsch »). Son usage reste exceptionnel dans la commune (publications, cultes et chants).
  • le dialecte francique rhénan de Lorraine (ou « Rheinfränkisch ») qui fait partie du groupe des langues germaniques du moyen-allemand occidental (ou « Westmitteldeutsch »). L’usage du dialecte (ou « Platt ») est en long déclin à Carling.

En 1790, le bilinguisme administratif est appliqué et l’usage du « Platt » est constant.

En 1794 une loi (reprise plus tard par Napoléon Bonaparte) interdit tout acte officiel en une langue autre que le français. Néanmoins les archives et registres montrent certains écarts avec ce principe.

1850 : le français gagne du terrain mais le catéchisme et les cultes (qui se déroulent à l'église Saint-Nicolas de L'Hôpital) se font en allemand. La population cultivée lit invariablement des publications en français et en allemand. Le dialecte est la langue du quotidien.

1870 : à la suite de l’occupation allemande et de l’exode des quelques citoyens de la ville, la culture allemande commence à s’introduire peu à peu, des colons Allemands commencent à s’installer dans la ville qui s’industrialise.

1872 : l’école devient tout à fait allemande. Le « Platt » reste la langue du quotidien.

1918 : le français s’impose au retour de la Lorraine à la France. L'enseignement se met en place progressivement en français.

1926 : les écoliers carlingeois suivent encore 3 heures d’enseignement d’allemand par semaine. Le catéchisme et les cultes se font souvent en allemand. Le président Raymond Poincaré prônera un bilinguisme français/dialecte ce qui entraînera une réaction hostile des députés et des évêques. La situation restera inchangée jusqu’au début de la seconde guerre mondiale.

1940 : la Moselle est annexée au Troisième Reich. Les cours doivent se faire en allemand (« Hochdeutsch ») uniquement. En septembre 1940, les Carlingeois reviennent dans leur foyer. Le français est interdit et son usage est verbalisé. Les actes se font désormais uniquement en allemand. Le dialecte (« Platt ») continue d’être utilisé par la population. Les enfants sont scolarisés en langue allemande et des enseignants de langue maternelle allemande sont mis en place dans l'école de Carling. L'école primaire est en travaux par suite des destructions et les cours se font dans des locaux provisoires jusqu'au printemps 1941, date à laquelle les enfants regagnent l'école rénovée. Deux sections sont mises en place : au premier étage, la Volkschule (école primaire) réunissant les enfants d'âge scolaire et la Hauptschule (cours complémentaire). Certains enfants de bon niveau scolaire sont scolarisés dans la Oberschule (collège) de Saint-Avold. Certains élèves sont orientés vers la Lehrerbildungsanstalt (école normale) de Metz[18].

Après 1945 : on assiste à une francisation forcée. Des instituteurs de langue française (comme Georges Morette, le frère de l'illustrateur et écrivain Jean Morette) remplacent à l'école de Carling ceux mis en place par l'occupant. La loi de 1926 sur l’enseignement de l’allemand à l’école restera provisoirement suspendue jusqu’en 1972, date à laquelle l’enseignement de l’allemand réapparaîtra timidement au primaire (méthode Holderith). L'allemand est aussi utilisé parfois ponctuellement lors de certains cultes. Le dialecte (« Platt ») connaît un long déclin et ne survit que dans les échanges quotidiens de la population âgée et dans certaines manifestations populaires (théâtre, chants et poésies).

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Groupe scolaire Pierre Ernst (écoles composées de classes primaires et maternelles), 189 rue Principale. Directeur: Guy Houssin.
  • École Maternelle Moselly, rue du Warndt, Cité Moselly. Directrice: Angélique Choppin.

Médias[modifier | modifier le code]

Presse[modifier | modifier le code]

  • Le Républicain lorrain, correspondant local.
  • Carling "Infos", le bulletin d'informations municipales de la ville ; directeur de la publication: Monsieur Gaston Adier, Maire de Carling.
  • Entre Lauter & Merle, la revue du Cercle d'histoire de L'Hôpital- Carling, abonnement et courrier: Monsieur Jean-Marcel Labach, L'Hôpital.
  • Moselle infos, le magazine mensuel du Conseil Général de Moselle.

Site Internet communal[modifier | modifier le code]

  • Carling.fr: Bienvenue[19].

Radio[modifier | modifier le code]

  • Radio Saint Nabor sur la fréquence 103,2 MHz. Cette radio locale émet de Saint-Avold depuis 1995. Son président est Roland Berrar.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Affiche du Carnaval de Carling (Novembre 2013)
  • Le Carnaval de Carling. Les célébrations débutent dès le mois de novembre par diverses manifestations et bals costumés.
  • La Fête Paroissiale.
  • La Fête Nationale, avec feu d'artifice (stade municipal).
  • La Fête Patronale ou Kirb.
  • La Fête de la musique en juin.
  • Les Marches Populaires et Intercommunales: ces marches sont organisées avec le soutien des municipalités de Carling et de L'Hôpital, de la Communauté de Communes du Pays Naborien et avec la participation d'associations locales telles Les Amoureux de la Marche de Carling-L'Hôpital[20]. Le dimanche 31 août 2014, se déroulera ainsi au départ de Carling la 46ème Marche Populaire Internationale[21].
  • Vides-greniers et marchés aux puces. Ils sont organisés par différentes associations communales.

Label des villes et villages fleuris[modifier | modifier le code]

La ville de Carling est labellisée "une fleur" au classement des villes et villages fleuris de France. Depuis 1988, l'organisation locale du concours est confiée au Conseil Général de Moselle qui recueille les inscriptions et au Conseil Régional de Lorraine qui a pour charge l'attribution des trois premiers niveaux du label. Ce label garantit l'implication d'une commune pour la qualité de vie et le respect de l'environnement.

Cultes[modifier | modifier le code]

À Carling, comme dans le département de la Moselle, les dispositions juridiques de la loi du Concordat de 1801 demeurent en application. Ce Concordat reconnaît et organise les cultes catholique, luthérien, réformé et israélite, les ministres du culte sont des salarié sur fonds publics. Le droit local permet aussi la constitution de communautés musulmanes sous le régime juridique d'Association de droit local alsacien-mosellan. Pour les religions non-concordataires, le service et lieux servant aux cultes sont exclusivement à la charge des fidèles. Les communautés chrétiennes représentent la majorité de la population de Carling.

Le cimetière communal est multiconfessionnel.

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Une église catholique se trouve dans la commune, l'église Saint-Gérad de Majella. Autrefois siège de paroisse indépendante, elle est actuellement rattachées à la Communauté de Paroisses Saint Antoine des Puits de L'Hôpital - Carling.

Culte protestant[modifier | modifier le code]

  • Église de la confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine, l'église (aussi appelée temple protestant) est située rue de Carling à L'Hôpital. Elle est le siège du culte luthérien pour Carling et L'Hôpital.
  • L'Association des Églises Évangéliques Mennonites de France, a son lieu de culte situé rue de l'église de la proche commune de Diesen.

Témoins de Jéhova[modifier | modifier le code]

Le lieu de culte est la salle du Royaume, située rue du Moulin à L'Hôpital, commune voisine.

Culte néo-apostolique[modifier | modifier le code]

Ancienne église laissée à l'abandon, située rue de la Paix à Carling. Elle a été démolie en 2014. Les services divins sont actuellement assurés dans les localités voisines de Freyming-Merlebach (rue Georges Clemenceau), de Creutzwald (rue du général Hoche) et de Saint-Avold (route du Puits).

Culte orthodoxe[modifier | modifier le code]

Une chapelle de culte orthodoxe a existé cité Bois-Richard dans la commune voisine de L'Hôpital. La paroisse orthodoxe serbe avait été fondée le 16 janvier 1966 à L'Hôpital puis transférée à Valmont en 1967. La chapelle, une construction provisoire plus ancienne, est aujourd'hui détruite. Les fidèles sont accueillis de nos jours dans la paroisse orthodoxe serbe du Saint Prince Lazar de Betting-lès-Saint-Avold ou dans la chapelle orthodoxe située rue du Furst à Valmont.

Culte israélite[modifier | modifier le code]

La synagogue de Saint-Avold accueille les membres de la communauté juive locale, la synagogue de Merlebach ayant cessé son activité en 2000.

Culte musulman[modifier | modifier le code]

Les fidèles se réunissent dans les mosquée et salles de prière des localités les plus proches: rue de Carling à Creutzwald, rue des Américains, passage des Poilus et rue de la Carrière à Saint-Avold.

Économie[modifier | modifier le code]

Carling est situé le long d'un important axe transfrontalier Saint-Avold - Creutzwald - Sarrelouis.

Industrie[modifier | modifier le code]

La centrale thermique Émile Huchet vue de la rue Principale.
La cokerie et le puits 6 avant 1914.
  • Centrale thermique au charbon (schlamm) et gaz naturel Émile Huchet, appartenant au groupe de la société nationale d'électricité et de thermique (SNET), une entreprise française productrice d'électricité, héritière des centrales thermiques des Charbonnages de France. Les premières tranches ont été construites en 1948[22]. Les groupes 1 et 2 ont été arrêtés en 1983. En février et en mars 1991, l'on dynamite les tours des réfrigérants des groupes 1 et 2 (85 mètres de haut et 57 mètres de diamètre)[23]. Depuis septembre 2004, le contrôle de la société est passé entre les mains d'Endesa, premier producteur d'électricité en Espagne, qui s'assure ainsi un accès au marché français. En juin 2008, la SNET est vendue au groupe Allemand E.O.N. La SNET évolue en construisant des cycles combinés gaz, dont les 2 premiers en France de 400MW chacun sur le site de la centrale Émile Huchet de Saint-Avold / Carling. Le site couvre 110 hectares d'installations.
  • La Plate-forme pétrochimique de Carling (Total Petrochemicals, Arkéma…). Elle est située à Saint-Avold-Nord en Moselle. La plate-forme dite de Carling occupe actuellement une surface d'environ 300 hectares ce qui en fait une des plus importantes d'Europe. Créée vers 1950, ses activités reposent jusqu'en 1960 sur les matières premières issues du charbon, c'est-à-dire l'élaboration d'hydrogène, d'éthylène, de méthane. En 1968, la plate-forme est contrainte de passer de la carbochimie à la pétrochimie ce qui en fait aujourd'hui un complexe dont la production est essentiellement constituée par la chimie minérale et organique. La plate-forme chimique est classée Seveso 2. Elle emploie environ 580 salariés et 250 intervenants extérieurs. Elle assure actuellement la production de produits de la chimie industrielle, dont :
    • Les acrylates, qui entrent dans la composition des vernis, encres, peintures, colles, textiles, lentilles de contact et matériaux plastiques.
    • Les polymères superabsorbants, qui s’utilisent dans les produits d’hygiène (couches pour bébé, hygiène féminine et médicale) et la câblerie.
    • Le verre acrylique, qui est utilisé pour la fabrication des enseignes lumineuses, des baignoires, des feux arrière d'automobiles, des écrans de téléphones portables et de meubles au design contemporain.
  • La zone d'activité Charles Jully qui comprend différentes entreprises artisanales et industrielles (Fours Industriels, garage Frédéric Autos, OPTEOR, INEO GdF Suez…)
  • D'autres établissements sont répartis sur tout le territoire de la commune (rue du Stade, rue de la Frontière…) : CAMI boulonnerie, SICA (SA), G.W.S. International, Transports Fetter Robert, Magnani toitures…
  • Cokerie de L'Hôpital-Carling
Article détaillé : Cokerie de L'Hôpital-Carling.

Elle datait de 1904. En 2004 elle a été reprise par la société allemande ROGESA (Roheisen Geselschaft Saar). Elle comptait alors 650 emplois (500 directs et 150 en sous-traitance)[24]. Elle a été définitivement arrêtée en octobre 2009. Elle employait à sa fermeture 400 salariés et près de 700 sous-traitants. La déconstruction, commencée en mars 2012, dure jusqu'au début de l'année 2014, date à laquelle commence la dépollution du site.

  • Centrale thermique Paul Weiss du site industriel de Carling - Saint-Avold. Construite en 1934-1935 et fermée définitivement en 1972, elle a été rasée en septembre 2013. Elle avait été construite par la société des mines de Sarre et Moselle. Elle était composée de deux unités de 22,5 MW[25] et alimentée en combustible par des schlamms et sous-produits issus des lavoirs de charbon.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le restaurant Labach tel qu’il était en 1900.
vue ancienne de la rue Principale
L'ancien puits et l'église, rue Principale
  • bornes anciennes. D’imposantes bornes marquées de fleurs de lys stylisées, symbole des rois de France, et la marque AR, pour Arrondissement Richard, sont les dernières traces de l’ancienne seigneurie d’Überherrn. Elles sont pour la plupart bien cachées dans les sous-bois. D'autres bornes faisant office de frontière sont plus récentes ;
  • l'ancienne poste en style impérial allemand (restaurée) située rue de Diesen ;
  • l'ancienne mairie, servant actuellement de poste, rue Principale ;
  • avant-poste de la Ligne Maginot situé rue de la Frontière, aujourd'hui détruit ;
  • la gare construite à l'époque allemande entre 1875 et 1878 sera détruite le 25 novembre 1986[26]. D'importance stratégique pendant la Seconde Guerre Mondiale, elle était entourée de 4 batteries de défense anti-aérienne protégeant un important dépôt de munitions. Il s'y trouvait également un important parc à bois de mine alimentant les houillères[27] ;
  • l'ancien restaurant Labach avec Salle des Fêtes ;
  • ancien hôpital des frères franciscains situé rue de la Frontière, aujourd'hui détruit ;
  • Le siège de la direction des houillères. Appartenait à la Compagnie Houillère de la Moselle Maximilien Pougnet et Cie. Il subsiste les deux bâtiments restaurés de l'ancienne direction. L'un des bâtiments sert actuellement d'Hôtel de Ville ;
  • quelques maisons lorraines anciennes typiques ;
  • monument aux morts, avec sculpture de Jeanne d'Arc en armure portant l'étendard. La sculpture fut mutilée par l'occupant durant la Seconde Guerre mondiale en 1940 et fut ensuite cachée par les Carlingeois à côté de l'église. Elle fut restaurée après le conflit par Gino Cobai, entrepreneur à Carling ;
  • stèle des combattants du Warndt morts pour la France (1939-1940). Elle est située à côté du monument aux morts, près de l'église paroissiale ;
  • tombe d'un soldat du Commonwealth de la Première Guerre mondiale (nationalité anglaise) se situant au cimetière de la commune. Elle est adossée au mur d'enceinte du haut. C'est la tombe du soldat T.R. Moore, matricule 18141, du régiment Gloucestershire Regiement. Il est mort le 15 octobre 1918 à l'âge de 22 ans. Mention « For Ever With The Lord » inscrite sur la tombe.

Le Foyer-résidence Les Lys d'Or[modifier | modifier le code]

Résidence les Lys d'Or à Carling. Résidence du 3e âge.

C'est le nouveau nom donné en avril 2010 à la résidence du 3e âge des communes de Carling et de L'Hôpital. L'établissement se situe au 3 rue de la Frontière. La directrice en est Myriam Sbaiz. La structure est destinée à l'accueil de résidents autonomes ou semi-valides en hébergement durable.

La Résidence du Parc[modifier | modifier le code]

La Résidence du Parc, rue du Puits Max.

Cette structure privée à but non lucratif est située au 4 rue du Puits Max. Elle est ouverte à toute personne de plus de 60 ans dont le degré d’autonomie ne permet plus d’assumer tous les actes de la vie quotidienne. C'est une maison d'accueil EHPAD pour personnes âgées, de 89 lits, dont 14 lits pour les personnes atteintes de maladie d'Alzheimer.

L'unité Alzheimer a été mise en service début 2013 dans le cadre de l'agrandissement de 61 à 89 lits. Celle-ci est sécurisée et conçue pour permettre une totale liberté de mouvement des résidents, de maintenir les acquits, minimiser les troubles de comportement et leur procurer du bien-être. L'unité met en œuvre les moyens nécessaires afin de ralentir l'évolution de la maladie.

Médecin, kinésithérapeute, art thérapeute, ergothérapeute, infirmières, animatrice, aide-soignantes, psychologue, gouvernante, secrétaires, technicien, cuisinier et aide de cuisine sont à disposition des résidents. L'actuelle directrice est Sonja Hemmer. L'ancien directeur, en fonction depuis l'ouverture en 1993, Roland Thiel est parti à la retraite fin 2012.

Le conseil d'administration de l'Association de gestion de la résidence du Parc de Carling est composé du maire (membre de droit), deux représentants du conseil municipal ainsi que deux suppléants, deux représentants du C.C.A.S., deux personnes désignées par le maire.

Le puits Maximilien ou puits Saint-Max[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Ancienne direction du puits Saint-Max (bâtiment principal), actuel Hôtel de Ville de Carling.

Appelé aussi plus tard « puits 8 ». Le 23 janvier 1854 un sondage est effectué dans la vallée du Lauterbach à Carling sous la direction de l'ingénieur des mines André-Eugène Jacquot (1817-1903) qui espère y trouver du charbon. Le 21 juillet 1854 on atteint une couche de charbon à 184 m de profondeur. Le 17 mars 1855, la société décide le fonçage du puits qui sera appelé puits Maximilien ou puits Saint-Max en l'honneur de Maximilien Pougnet propriétaire de la Compagnie houillère de la Moselle Maximilien Pougnet et Cie. Après cinq années d’efforts et de luttes pour maîtriser les nombreuses venues d’eau, les travaux atteignent, le 15 octobre 1860, le gisement houiller et les premiers blocs de charbon sont extraits. En 1864, on atteint la profondeur de 335 m.

Après 1870, Carling passe à l'administration prussienne, qui modifie les lois sur l'exploitation de la houille et le regroupement des concessions, interdit par le droit français. Les compagnies fusionnent et sont rattachées aux grands groupes allemands ce qui contribue au développement du bassin houiller lorrain. L'exploitation du puits Saint-Max se voit liée à celle des puits 1 et 2 de L'Hôpital. Le personnel de l'ancienne direction part se réfugier en zone française non occupée.

Le 22 avril 1873, une fusion de huit concessions exploitant les secteurs Sud et Ouest du bassin lorrain donne naissance à la puissante société de Sarre et Moselle dont la concession s'étend sur 15 269 hectares (tiré de Charbonnage de France: L'histoire du charbon en Lorraine).

Par suite d'effondrements et de forte venues d'eau le puits est noyé en 1875. En 1908, le puits Saint-Max est dénoyé et ravalé jusqu'à 600 m pour servir de puits d'aérage et de service aux puits de L'Hôpital. Il prendra alors le nom de puits 8. La grande galerie de liaison est recouverte de briques. L'exploitation s'arrête en 1918. En 1963, les bâtiments de l'exploitation ainsi que le chevalement typique du XIXe en bois, sont détruits. La salle des machines sera démolie quelques années plus tard pour faire place à un supermarché. En 2004, le puits Saint-Max a été revisité et a fait l'objet de travaux de reconnaissance (inspection des galeries et du fût) pour sa mise en sécurité définitive[28].

Il subsiste de l'exploitation, les deux bâtiments restaurés de l'ancienne direction. L'un des bâtiments sert actuellement d'Hôtel de Ville à la ville de Carling. À l'emplacement du puits, une cheminée de dégazage a été installée en 2012 afin de mettre à l'air le grisou qu'il pourrait y avoir. Proche du puits Saint-Max, se trouve l'ancien terril de l'exploitation.

Le puits Saint-Max peut être considéré comme étant le premier siège mis en exploitation dans le Bassin Houiller de Lorraine.

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

  • Date de début du fonçage : 17 novembre 1855.
  • Profondeur : 600 m.
  • Diamètre : 3,08 à 3,40 m.
  • Arrêt de l'exploitation : 1918.
  • Chevalement démoli en 1963.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Gérard de Majella.
  • l’église catholique Saint-Gérard Majella, de style néoroman ottonien, construite de 1906 à 1908 sous la direction de l’architecte Klein. En 1901, au regard de l'accoissement de la population, il s'est avéré nécessaire de construire une église à Carling, la paroisse dépendant de l'église Saint-Nicolas de L'Hôpital. Par la grâce épiscopale de l'évêque de Metz, la commune de Carling est déclarée paroisse indépendante. La place à bâtir fut consacrée en mai 1903 par l'évêque de Metz. Le 9 avril 1906 est donné le premier coup de bêche. La première pierre fut posée et bénie le 4 juin 1906 par le curé Löwenbruck de L'Hôpital avec le concours du curé Schont de Bambiderstroff, ancien curé de L'Hôpital. Les travaux s'achèvent en 1908. Des cloches seront réquisitionnées par l'occupant lors de la Première et Deuxième Guerre mondiale. Le 16 février 1949, on procède à l'inauguration et au baptême des nouvelles cloches. La paroisse fait actuellement partie de la communauté de paroisses Saint-Antoine-des-Puits de L'Hôpital-Carling ;
  • le presbytère catholique néo-roman ;
  • la paroisse protestante est desservie par le temple se trouvant rue de Carling à L'Hôpital ;
  • grotte de Lourdes se trouvant à l'angle du groupe scolaire Pierre Ernst (la statue de la Vierge est manquante) ;
  • calvaire ancien situé à l'arrière de l'église Saint-Gérard Majella, face au presbytère ;
  • croix monumentale en grès sculpté du XIXe représentant le Christ en croix, anciennement située face au 2 rue de Saint-Avold (disparue lors de la construction du boulodrome) ;
  • calvaire historique en grès sculpté du XVIIIe représentant le Christ en croix avec Sainte Marie-Madeleine situé à l'angle de la rue Principale (no 167) et de la rue de L'Hôpital. Détruit vers 1965 ;
  • chapelle de l'église néo-apostolique à l'abandon, rue de la Paix ;
  • au cimetière : tombes anciennes sculptées ;

Le Sentier des Huguenots[modifier | modifier le code]

Croix huguenote

Près de Carling passe le Sentier ou Chemin des Huguenots/Hugenottenweg. Ce sentier de randonnée reprend le chemin que devaient suivre de 1685 à 1787 les Huguenots en provenance de Courcelles-Chaussy pour se rendre au temple de Ludweiler en Sarre pour suivre le culte réformé et recevoir le baptême lors des persécutions religieuses touchant les protestants. Beaucoup de Huguenots français avaient alors trouvé refuge en Sarre et notamment à Ludweiler, village protestant fondé en 1604 par des calvinistes lorrains[29]. L'exercice du culte réformé était alors après la révocation de l'Édit de Nantes, interdit en France. La « marche des Huguenots » a été inaugurée le 19 juin 1994 par les Mosellans et les Sarrois. Elle s’étale sur 48 km et traverse une région légèrement vallonnée au nord-est de la Moselle. Le balisage est représenté par des croix huguenotes bleues sur fond blanc en plus de panneaux d’informations installés à tous les carrefours importants : Courcelles-Chaussy, Boucheporn, Kleindal, Ambach, dans la forêt proche de Carling, à Creutzwald, à la frontière franco-allemande et à l'étang du Warndtweiher (en Sarre).

L'itinéraire débute à Courcelles-Chaussy et prend fin à l'église évangélique de Ludweiler. Une variante intègre une halte au temple protestant situé rue de Carling à L'Hôpital[30]. Sur le perron en grès de l'église évangélique de Ludweiler sont gravées l'inscription « Résistez » (en français) ainsi que la croix huguenote. Une « marche des Huguenots » a traditionnellement lieu durant le mois de septembre au départ de la place de Condé à Creutzwald, en direction de Lauterbach[31].

Le sentier des Huguenots fait partie du circuit culturel de la grande région Sarre-Lorraine-Luxembourg.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la noblesse[modifier | modifier le code]

  • François-Marie-Claude Richard de Hautesierck, baron d'Überherrn / le Bois Richard, seigneur de Carling, chevalier de l'ordre de Saint-Michel et de Saint-Louis, conseiller d'État, médecin de Louis XV. Né à Sierck en 1712. Après de brillantes études en médecine, il est nommé en 1743 docteur en médecine et Médecin du Roi et premier médecin des armées à l’hôpital militaire et ville de Sarrelouis et décéda en 1789 à Paris. Par lettre patente et décision du roi Louis XV en 1767 il devint baron d'Überherrn et seigneur de Carling et de Bois-Richard (L'Hôpital). La mise en place de l'accord se fit en 1770. Carling fut échangé contre Emmersweiler et rattaché à la France. Le 26 octobre 1770 fut signé un accord à Fontainebleau par le seigneur Mathis pour la France et le baron von Gunderode pour la principauté de Nassau-Saarbruck. L'article VIII précise :

Le Village et territoire de Carling, au moyen des différentes cessions stipulées dans la Convention générale, s’étant trouvés isolés et enclavés dans les terres de Lorraine, et coupant d’ailleurs la communication et la route militaire de Saint-Avold à Sarrelouis, le Prince de Nassau en a fait la cession au Roi, pour en jouir en toute propriété, Jurisdiction, Sujets, Cens, Rentes, Redevances, Dixmes et généralement tout ce qui y appartenoit audit Prince, et cette cession n’ayant point encore été constatée en forme, il a été jugé nécessaire de l’exprimer dans sa présente Convention. Ayant été reconnu que la mème chaussée militaire de Saint-Avold à Sarrelouis seroit géniée dans la direction de Carling sur Wilhelmsbrunn par les Cantons de Forêts appelés „Wilhelmsbronn“, „Stangen“, „Hespenhübel“, „David-Roth“ ou „Ronnhagen“, et le Canton de „Weinbronn“, contenant en tout trois-cent-six Arpens, mesure de Lorraine, dépendant du territoire de Nassau, il a été convenu que la nue Souveraineté sur lesdits Cantons appartiendroit au Roi et qu’en conséquence les Commissaires les comprendroient dans les prises de possessions respectives au profit de Sa Majesté.

  • le baron Adolphe Schlinker (voir ci-dessous).

Militaires[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Tredemy, né le 23 octobre 1725 à L'Hôpital, tourneur à Carling puis garde de corps à Strasbourg et à Saverne de Louis René Édouard, prince de Rohan, cardinal-évêque de Strasbourg qui fut impliqué dans l'Affaire du collier de la reine. Il a été obligé de quitter domicile et biens à Carling, alors terre de Nassau, avec son épouse Barbe Edel (1724-1771) à cause des injustices du Prince de Nassau.
  • Nicolas Schoug, né le 5 janvier 1824 à Carling. Fusilier de la 3e Compagnie du 2e Bataillon du 31e Régiment d'Infanterie de Ligne de l'Armée d'Afrique (matricule 14998). Atteint de la fièvre typhoïde, il entre le 6 septembre 1846 à l'hôpital militaire de Constantine (Algérie). Il y décède le 10 septembre 1846.
Louis Cobai (1885-1942) à Merano en 1915.
  • Nicolas Heisz, né le 19 avril 1776 à Carling, capitaine retraité, chevalier de la Légion d’Honneur, seul officier de Carling à avoir servi sous la Révolution et l’empereur Napoléon Ier. Il décède à Carling le 11 décembre 1839. Il a été maire de Carling de 1821 à 1839.
  • Jean-François Nivoix, né à Godbrange (canton de Longwy) le 3 septembre 1826, soldat au 41e Régiment d'Infanterie de Ligne de la 5e Division Militaire. S'installe à Carling comme mineur. Il décède le 8 septembre 1894.
  • Louis Cobai (Luigi Cobai) (1885-1942), soldat et héros de la Première Guerre mondiale. Né à Monteaperta (Italie) le 11 novembre 1885. Il étudia l'architecture auprès de l'ingénieur et architecte Eugenio Geiringer à Trieste. Il fut l'auteur de différentes peintures votives : l'une est conservée au sanctuaire de la Madone des Grâces d'Udine et l'autre dans l'église paroissiale de Monteaperta (1905). Avec trois de ses frères, Joseph/Giuseppe (qui s'installa plus tard à L'Hôpital), Giacomo et Giovanni il construisit à Monteaperta le palazzo Cobai (1905), ainsi qu'une des routes et les ponts qui mènent à la bourgade. Il participa à la construction d'un campanile dans la vallée de Resia (Italie). Il s'installa à Carling vers 1910 et travaillait alors à Sarrebruck pour la société de construction Michael Geimer. En 1915 il rejoint les forces alliées qui combattent aux côtés de la France en intégrant les troupes des Alpins (en italien : les Alpini) qui sont les troupes de l'armée italienne spécialisées pour le combat en zone montagneuse et qui lutteront pendant trois ans dans les Alpes en s'opposant aux troupes de montagne allemandes et autrichiennes. Il fut affecté à une brigade du Génie Alpin. Il servit d'interprète à Merano. Héros de la Première Guerre mondiale il abattit un avion avec son fusil et la médaille militaire lui fut décernée. Après la Première Guerre mondiale, il regagna sa famille et participa à la reconstruction des villes du Nord dévastées ainsi qu'à la construction de l'église de Seppois (Haut-Rhin) avant de revenir à Carling où il travailla auprès de l'entreprise en construction de l'un de ses fils Igino (Gino) Cobai (1909-1952), rue de Diesen. Lors de la Seconde Guerre mondiale, il servit de cuisinier militaire bénévole dans l'ancien restaurant Kirchmann qui était réquisitionné (rue Principale à Carling) aux soldats français du bataillon du 109e régiment d'infanterie faisant partie du Corps Franc[32] du Secteur Fortifié de Faulquemont et de Carling-L'Hôpital en poste à Carling en 1939 et commandé par le capitaine Vernhes. Avec son fils René Cobai, il fut l'un des derniers habitants à quitter Carling en camion à chaînes et fut évacué à Chambon-Feugerolles. De retour à Carling en 1941, il y décéda le 22 mars 1942 et est inhumé au cimetière de la paroisse. Son fils René Cobai (1921-2006), soldat d'artillerie de montagne des troupes antifascistes du maréchal Pietro Badoglio sera fait prisonnier à Dresde et survivra aux terribles bombardements de cette ville. Il sera libéré par les Russes en 1945. Un autre de ses fils, Igino (Gino) Cobai (1909-1952), entrepreneur à Carling, restaura après les conflits la statue de Jeanne d'Arc du monument aux morts de la ville, qui avait été démontée par l'occupant et cachée par les Carlingeois à côté de l'église Saint-Gérard de Majella. L'un de ses petits-fils est Lucien Pascolo né le 22/02/1932 à L'Hôpital, ancien combattant.
Le général George Patton (1885-1945)
  • Lieutenant Eugène Max Marie Varachaud du 146e R.I.F, tombé à Carling le 18 mai 1940.
  • Capitaine Henri Vernhes du 156e R.I.F, officier de réserve rappelé et mobilisé le 22 août 1939 à Zimming, commandant de la 7e cie (2e bataillon) du 156e R.I.F, il prend ensuite le commandement du Groupe-Franc du Secteur Fortifié de Faulquemont et de Carling-L'Hôpital. Il est tué au combat en 1940 au cours d'une mission de retardement de l'ennemi, infiltré dans le secteur de Saint-Avold. Croix de guerre 1939-1945 et Légion d'honneur à titre posthume. Mort pour la France.
  • George Patton (11 novembre 1885 – 21 décembre 1945), né à San Gabriel (Californie), général américain de l'US Army pendant la Seconde Guerre mondiale. S'est illustré en Lorraine par la libération de Nancy en septembre 1944 et la bataille de Metz qui a duré plusieurs semaines entre septembre et décembre 1944. Elle s'est terminée par la victoire des alliés et par la reddition des forces allemandes occupant Metz et ses fortifications. Parallèlement, entre octobre et novembre 1944, la 3e armée mena des combats difficiles dans les Vosges. Il séjourna à Carling pendant l'offensive des Alliés en Lorraine face aux troupes allemandes en Sarre dès décembre 1944. Il s'établit dans l'actuel Hôtel de Ville de Carling, rue de Creutzwald. Son état-major était établi dans le bâtiment en briques rouges adjacent, qui abritait également les services de cartographie du conflit. Très discret dans ses contacts avec la population il se faisait passer pour un colonel. Il fréquentait régulièrement le billard du restaurant Ernst-Sacksteder situé près de son état-major.

Personnalités liées au secteur politique[modifier | modifier le code]

  • Ambroise Renard (1855-1941), premier maire de la séparation des communes L'Hôpital-Carling de 1891 à 1911, instituteur, conseiller de l'arrondissement de Forbach.
  • Christophe Schoumert, né vers 1816. Ancien Juge de Paix, chef comptable de la Cie Houillère de Moselle, maire de L'Hôpital-Carling de 1860 à 1865.
  • Pierre Ernst, maire de Carling du 27 décembre 1916 au 16 mai 1935. Né le 1er décembre 1876, décédé le 11 juillet 1957. Il est devenu maire en pleine 1re guerre mondiale à l'âge de 40 ans. Il a fait construire l'école primaire actuelle en 1930. Elle a été inaugurée le 10 mai 1931. Il a donné son nom à l'école primaire le 22 mai 2010 qui s'appelle désormais Groupe scolaire Pierre Ernst.
  • Armand Nau, maire de Carling de mars 1971 à décembre 2006. Ancien conseiller général (DVD puis UDF) de l'ancien canton de Saint-Avold (1976-1985). Ancien conseiller régional, membre (DVD) de la Commission permanente du Conseil Régional de Lorraine. Ancien adhérent de l'UDCCAS (Union Départementale des Centres Communaux d'Action Sociale).

Personnalités liées au secteur économique[modifier | modifier le code]

Charles July (1906-1984). Plaque commémorative située en mairie de Carling.
  • le baron Adolphe Schlinker, maître de forges et propriétaire d'une fonderie de fer fonctionnant au charbon de bois à Carling (1854). Son épouse était Anne Ernestine née Paysse. Le baron Adolphe Schlinker fut maire de Creutzwald de 1855 à 1871. Conseiller général de la Moselle et membre de l'académie de Metz, il était passionné d'archéologie. Il est décédé en 1905.
  • Maximilien Pougnet (1818-1873). Négociant puis industriel, né à Strasbourg le 22 décembre 1818, fils de Maximilien François Henri Pougnet et de Françoise Anne Roget, chevalier de l'Ordre impérial de la Légion d'honneur, membre du conseil général de la Moselle, marié à Marie Paulin le 8 juillet 1844. Découvrit les gisements de houille de Creutzwald et Carling ; établit à Carling le premier puits de charbon du Bassin Houiller de Lorraine, un puits qui porta son nom (puits Saint-Max) et dont l'aménagement lui valut d'être décoré de la Légion d'honneur le 24 janvier 1863. Il découvrit les bancs de sel gemme à Varangéville, constata la présence de minerai de fer à Marange. Il eut deux fils, Thomas Maximilien Pougnet et Joseph Eugène Pougnet et mourut à Landroff le 5 juin 1873.
  • Gérard Joseph Godin, né vers 1828 à Herstal (Belgique), il fut directeur de la mine de Carling. Il décède le 14 février 1889 à Carling.
  • Julien Cantineaux (1835-1879), ingénieur aux houillères de Carling.
  • Joseph Lévy, né le 17 septembre 1821, conseiller municipal de L'Hôpital-Carling, fonde à Carling pour ses ouvriers la première caisse de secours minière le 1er juin 1856, ingénieur des mines et directeur des travaux aux Houillères de Carling jusqu'en 1871. Au moment de l'occupation prussienne il se réfugia avec sa famille à Paris. Devient directeur de la Houillère de Carling qui fusionne avec sept autres compagnies (L’Hôpital, Falck, Hochwald, Ham, Boucheporn, Dalheim et La Forêt) le 7 juin 1873. Sur décision impériale allemande, Joseph Lévy deviendra le Directeur et l’unique représentant de la nouvelle société des houillères « Saar und Mosel » (Sarre et Moselle) qui fusionne en une concession unique le 30 novembre 1873. Le 1er janvier 1883 ce sera l’ingénieur Gérard Godin (1827-1889) qui lui succèdera à la tête de la société de Sarre et de Moselle en tant que Directeur-Gérant. Joseph Lévy deviendra un administrateur délégué à Paris (la société en comptera cinq) et sera reconduit au même mandat le 19 octobre 1887. Joseph Lévy contrôle également au nom des frères Péreire la direction des Forges de Ponteinx dans les Landes.
  • Charles Jully (1906-1984), né le 10 avril 1906 à Haguenau, il intégra la cokerie de Carling en tant qu'ingénieur en 1936. Il fut directeur de la cokerie de Carling du premier janvier 1948 à 1963. Il a eu pour mérite de créer un procédé de fabrication du coke à partir du charbon lorrain, relançant par là-même la production de charbon et donnant naissance à la plate-forme chimique de Carling - Saint-Avold. Son procédé qui porte son nom (Technique Jully ou Procédé de Carling) connu un retentissement international et Charles Jully fut nommé conseiller technique des gouvernements de Belgique et du Vénézuela, puis supervisa la construction en Inde de cokeries utilisant ce même type de procédé. Ingénieur en génie mécanique, il fit toute sa carrière aux Houillères du Bassin de Lorraine pour terminer comme ingénieur en chef. Il décèda à Strasbourg le 17 juin 1984. L'une des zones d'activités de Carling, une rue de Carling ainsi que le lycée technologique et professionnel de Saint-Avold portent son nom.
  • Norbert Festor, entrepreneur en matériaux de construction. Il décéda le 25 juin 2010 à Saint-Avold à l'âge de 81 ans et est enterré à Carling. Il était conseiller municipal à Carling de 1965 à 1971. Il épousa Annie Cobai, la fille de l'entrepreneur en construction Igino (Gino) Cobai (1909-1952).

Personnalités liées au monde littéraire, scientifique et culturel[modifier | modifier le code]

Monument d'Émile Moselly (1870-1918), cité Moselly à Carling
  • Émile Moselly (1870-1918), écrivain, qui y avait une maison. Une cité de Carling porte son nom.
  • Germaine Chénin-Moselly (1902-1950), artiste graveur, fille du précédent, qui y mourut.
  • Jean Morette (1911-2002), illustrateur lorrain. Ancien membre de l'Académie Nationale de Metz. Instituteur à Pierrevillers, frère de Georges Morette, instituteur à Carling au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Son œuvre est presque entièrement consacrée à l'histoire de la Lorraine et aux traditions populaires. Nombre de ses dessins seront publiés dans le journal Le Républicain lorrain. Il illustra entre autres Le Pain au lièvre de Joseph Cressot et le Cœur des hommes de Jean Robinet. En 1996, il reçoit la Feuille d'or de la Ville de Nancy pour l'ensemble de son œuvre.
  • Édouard Festor, né le 28/08/1954 à Creutzwald (Moselle) est issu d'une famille carlingeoise, généalogiste amateur, auteur d’un livre sur les Familles de L'Hôpital & Carling de 1704 à 1894 (publié à Carling en 1990), membre fondateur du cercle généalogique de Saint-Avold (Moselle).
  • Astrid Festor, née le 03/10/55 à Creutzwald (Moselle), artiste plasticienne et peintre, a passé son enfance à Carling.

Autres personnalités[modifier | modifier le code]

  • Antoine Brech, né à Carling le 21 décembre 1932, décédé le 19 novembre 1988 à L'Hôpital, ecclésiastique à la Guadeloupe.
  • Marie Françoise Clémentine Girsch, née le 3 décembre 1861 à Carling. Le 9 février 1880 elle épouse à L'Hôpital, Ambroise Renard, conseiller de l'arrondissement de Forbach, instituteur et maire de Carling (1855-1941) et sera mère de deux enfants. Elle décèdera à Strasbourg le 13 janvier 1944[33]. Clémentine Girsch était témoin de l'apparition mariale du 7 juillet 1872 en l'église Saint-Nicolas de L'Hôpital[34],[35],[36]. Cette apparition n'a pas été reconnue par les autorités de l'église catholique[37] mais fera l'objet de nombreuses publications.
  • Arthur Firmery, décédé le 6 juin 2010, à l'âge de 92 ans. Il était conseiller municipal à Carling de 1965 à 1977 et adjoint au Maire de 1965 à 1971.
  • Camille Mouzard né le 19/02/1931 et décédé le 11 septembre 2010, à l'âge de 79 ans. Il était conseiller municipal à Carling de 1977 à 1989. Il exerça les fonctions de chef de groupe à CdF Chimie-polyéthylène à la plate-forme chimique de Carling - Saint-Avold.
  • François Reydel, conseiller municipal de 1977 à 1983 et adjoint de 1983 à 1989, décédé le 15 août 2007.
  • Robert Norbert Berg né le 18/11/1939, ancien adjoint du Maire de Carling, chevalier de la Légion d'honneur, qui lui a été remise au titre du Ministère de la Ville pour son activité professionnelle de 40 années et ses fonctions électives par le Général de gendarmerie Marie-Pierre Perrin en présence du Maire de Carling Gaston Adier et du député mosellan André Wojciechowski le 26 septembre 2011. Monsieur Robert Berg est également un ancien militaire d'Afrique du Nord et ancien délégué d'une association pour le développement économique.

Déportés morts pour la France[modifier | modifier le code]

  • Louise Laure Marie Bloch, née Lévy est née le 15 juin 1858 au domicile de ses parents à Carling. Son père Joseph Lévy est ingénieur des Mines et directeur des travaux des Houillères de Carling et sa mère Justine, née Lévi, est sans profession. Louise Laure Marie part se réfugier à Paris avec sa famille au moment de l'occupation de 1870-1918 et épouse Richard Bloch, ancien chef de l'Exploitation de la Compagnie du Chemin de Fer Paris-Orléans dont elle sera veuve. Elle quitte son domicile situé au 103, boulevard Malesherbes à Paris (8e) pour s'installer à Nice puis va suivre pour raisons de santé une cure à Néris-les-Bains en 1942. Elle reçoit comme beaucoup de juifs de l'Allier, une lettre du préfet datée du 27 août 1942 lui notifiant sa mise en demeure d'avoir à quitter le département et d'être expulsée. Des cas d'exemptions sont prévus. Louise Bloch adresse donc une requête[38] motivée dans laquelle elle exprime sa ferté d'appartenir à une famille juive et française depuis au moins le traité de Westphalie. Elle se considère comme une Lorraine réfugiée au titre de la Guerre de 1870, après laquelle sa famille a abandonné à Carling tout ce qu'elle possédait pour demeurer française, soulignant que pendant ce temps son futur mari gagnait dans les troupes mobiles de l'Yonne la médaille militaire qu'il portait avec trois de ses camarades seulement, quand il est entré à Polytechnique dans la promotion 1872. Il est devenu plus tard Officier de la Légion d'honneur, Ingénieur en Chef des Ponts et Chaussées et Chef de l'Exploitation du Paris-Orléans. Elle dit aussi dans sa requête que de ses trois fils, l'aîné, Marcel Bloch est Officier de la Légion d'honneur au titre militaire avec 4 citations à l'ordre de l'Armée (dont 3 signées du maréchal Pétain). Son second fils, Jean-Richard Bloch, écrivain et homme politique, est également Officier de la Légion d'honneur avec plusieurs blessures et citations. Son troisième fils Pierre Bloch dit Pierre Abraham, écrivain et journaliste, est Chevalier de la Légion d'honneur avec plusieurs citations. Elle est arrêtée par la Gestapo de Montluçon dans la rafle du 12 mai 1944 à Néris-les-Bains où elle a pris pension au Splendid Hôtel, puis elle est internée à Vichy. Elle est transférée le 26 mai 1944 dans le camp de Drancy où elle reçoit le matricule no 23255. Malgré son âge avancé, elle fut par son attitude et son action, un modèle d'énergie, de confiance et de résistance. Elle est déportée le 30 mai 1944 de Drancy au camp de concentration d'Auschwitz par le convoi no 75. Elle décède le 4 juin 1944 à Auschwitz selon l'état civil de L'Hôpital / Carling et le Journal Officiel no 218 du 20 septembre 1987. Une plaque des déportés morts pour la France au Monument aux Morts de Néris-les-Bains porte son nom[39]. Sa petite-fille, France Bloch-Sérazin (1913-1943) et seconde fille de Jean-Richard Bloch, est arrêtée par la police française en tant que résistante le 16 mai 1942 avec 68 camarades et déportée à Lübeck-Lauerhof où elle est torturée, puis est assassinée le 12 février 1943 à Hambourg, décapitée par les nazis.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la Ville de Carling

En octobre 1951, Joseph Bellion, maire de Carling, s’adresse au comité héraldique de la Moselle pour lui demander d’accorder des armoiries à la commune.

Dans sa séance du 7 novembre, le comité adopte le projet d’armoiries dessiné par Eugène Bergthold[40].

Le diplôme préfectoral du 19 novembre 1951 désigne les armoiries comme suit :

  • écartelé au premier d’azur à trois lys d’or ;
  • au deuxième de gueules un puits de mine d’or ;
  • au troisième de gueules à la tour réfrigérateur d’or ;
  • au quatrième d’azur semé de croisettes d’argent au lion de même, armé, couronné et l’impasse d’or, brochant.

Ou pour le dire plus simplement :

  • au premier quartier, trois fleurs de lys des Bourbon en or sur fond bleu-ciel ;
  • au deuxième, le puits Max, premier siège de l’exploitation minière et symbole de l’essor industriel de la région, en or sur fond rouge ;
  • au troisième, une tour de réfrigération de la centrale thermique Émile Huchet, en or sur fond rouge ;
  • au quatrième, le lion de Nassau-Sarrebrück, en argent sur fond bleu-ciel.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Édouard Festor, Les familles de L’Hôpital & Carling. 1704-1894, 1990.
  • Lucien Grill, La vie communale des villages de L’Hôpital-Carling, de 1818 à 1872, 1996.
  • Revue Entre Lauter et Merle, Cercle d'histoire de L'Hôpital et Carling, ISSN 1148-9316.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  2. [1]
  3. Entre Lauter & Merle n°20, juin 2011, article de Roger Hesse, page 44, ISSN 1148-9316
  4. Cadastre de 1836
  5. cahier du 36e Congrès Sapeurs-Pompiers, Arrondissement de Forbach, Carling, 28 avril 1991.
  6. Toponymie générale de la France Volume II, Formations non-romanes - Ernest Nègre
  7. article de Jean-Marc Pascolo, Les Romains à Carling', dans le bulletin n° 9 du Cercle d'histoire de L’Hôpital et Carling « Entre Lauter et Merle », ISSN 1148-9316.
  8. Auguste Prost, Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et des Belles-Lettres, année 1880, vol. 23 no 3, p. 266.
  9. Christmann Ortner, Nicolas et Pierre Kriger, Jean-Paul Burg, Pierre Decker, Nicolas Varis
  10. Rapport de Christian Lex, Nassauercher Verein für die Saargegend Saarbrücken.
  11. Entre Lauter et Merle, Cercle d'histoire de L'Hôpital et Carling, no 1, août 1989.
  12. Entre Lauter et Merle n°6 de février 1993, article de Christian Collet, ISSN 1148-9316
  13. Entre Lauter et Merle n°8, décembree 1994.
  14. a et b Cahier du 36e Congrès Sapeurs-Pompiers, Arrondissement de Forbach, Carling, 28 avril 1991
  15. Entre Lauter & Merle, Cercle d'histoire de Carling-L'Hôpital.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  18. Entre Lauter et Merle n° 18 de juillet 2007, article de René Bellion "La situation scolaire à Carling de 1940 à 1944", ISSN 1148-9316
  19. [2]
  20. L'association Les Amoureux de la Marche de Carling-L'Hôpital est membre de la FFSP n° F0348 et Visa FFSP n° 2014-57-294-s ; reconnaissance de mission d'utilité publique par arrêté n° 012156 du 2 août 2001 ; agrément ministériel du 20 juin 2006.
  21. Plaquette d'information de la 46ème Marche Populaire Internationale des Amoureux de la Marche de Carling-L'Hôpital.
  22. Entre Lauter et Merle n°14 de juillet 2001, ISSN 1148-9316
  23. archives des Houillères du Bassin de Lorraine
  24. CdF actualités, Mineurs de France n°170, mars-avril 2004.
  25. Radiographies minières, Robert Cœuillet, L'Harmattan
  26. Entre Lauter et Merle n°1 d'août 1989, article de Jean-Paul Bohn
  27. Entre Lauter et Merle n°6 de février 1993. Article de Christian Collet. ISSN 1148-9316
  28. CdF actualités, Mineurs de France n°172, juillet-août 2004, page 13.
  29. [3]
  30. [4]
  31. [5]
  32. Créé le 16 septembre 1939.
  33. Édouard Festor, Les familles de L’Hôpital & Carling. 1704-1894, Carling, 1990
  34. Yves Chiron, Enquête sur les apparitions de la Vierge, première édition : Perrin et Mame, Paris, 1995, 430 p., (ISBN 2-262-01024-2). Réédition au format de poche : Perrin, coll. « Tempus » no 189, Paris, 2007, 427 p., (ISBN 978-2-262-02733-9)
  35. Robert Ernst, Lexikon der Marienerscheinungen seit 1830, Eupen 1955. Réédition: Altötting, 1989
  36. Gottfried Hierzenberger, Erscheinungen und Botschaften der Gottesmutter Maria, Pattloch, Augsburg, 1993
  37. René Laurentin, Patrick Sbalchiero, préface du cardinal Etchegaray, Dictionnaire des « apparitions » de la Vierge Marie, librairie Arthème Fayard, 2007, ISBN 978-2-213-64015-0
  38. Archives Départementales de l'Allier 996 W 270
  39. [6]
  40. Natif d’Elvange près de Faulquemont, il était instituteur à Carling de 1933 à 1939, puis secrétaire de mairie après la guerre jusqu’en 1952.