Argentoratum

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Argentoratum est le nom latin d'origine celtique (*arganto-, argent, même racine qu'en latin et *rāti-, levée de terre, fortin[1]) de l'actuelle ville de Strasbourg.

plan et murs d’Argentoratum
Mur d’enceinte d’Argentoratum sur un plan de Strasbourg du XVIIIe siècle

L'empereur romain Auguste décide d'organiser en partie la défense de l'empire romain par la construction de camps fortifiés le long du Rhin. En l'an 12 avant JC, le général Romain Nero Claudius Drusus[2] est chargé de fortifier une place celte du nom d'Argentorate. Ce camp, Argentoratum, est agrandi successivement sous les empereur Tibère et Trajan. Alors que les limes (frontière de l'Empire romain) de l'Empire atteignent le Danube et le Neckar, le camp est réduit à un centre de ravitaillement.

Il retrouve son rôle militaire au moment des invasions barbares. Ainsi, en août 357, les troupes du général romain Julien défont les Alamans de Chnodomar dans la bataille d'Argentoratum.

La cité est abandonnée et détruite par Attila en 451[3].

Dans la ville de Rome on trouve le Largo di Torre Argentina, une vaste place rectangulaire sur le corso Vittorio Emanuele, dans le quartier historique du Champ de Mars, presque entièrement occupée par un complexe archéologique comprenant quatre temples romains de l'époque républicaine. Le nom de la place se réfère à la tour dite Torre Argentina, aujourd'hui englobée dans le Palazzetto del Burcardo actuellement Biblioteca e Museo teatrale del Burcardo (it), ainsi nommée par Johann Burchard (1445-1506), dont le nom fut italianisé en Burcardo et qui, à partir de 1483, fut maître des cérémonies des cinq papes Sixte IV, Innocent VIII, Alexandre VI, Pie III et Jules II. Ce haut prélat était originaire de Strasbourg (en latin Argentoratum, nom donné à la ville en référence à ses mines d'argent) aimait signer ses écrits du surnom d'Argentinus.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise, édition errance 1994.
  2. http://www.argentoratum.com/histoire1.htm
  3. Michel Bertrand, op. cit., p. 18