Œting

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Œting
Image illustrative de l'article Œting
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Forbach
Canton Behren-lès-Forbach
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Forbach Porte de France
Maire
Mandat
Bernard Lapp
2014-2020
Code postal 57600
Code commune 57521
Démographie
Population
municipale
2 574 hab. (2011)
Densité 586 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 10′ 28″ N 6° 54′ 56″ E / 49.1744444444, 6.9155555555649° 10′ 28″ Nord 6° 54′ 56″ Est / 49.1744444444, 6.91555555556  
Altitude Min. 218 m – Max. 387 m
Superficie 4,39 km2
Localisation

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Œting est une commune française de l'agglomération de Forbach, située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Œting est un village situé dans la Moselle-Est, voisin direct de la commune de Forbach, à quelques kilomètres de l’Allemagne et de Sarrebruck. La commune s’étend sur 425 ha et se trouve en plein cœur d’un paysage de collines du plateau central lorrain dont le point culminant est le Kelsberg qui domine à 386 m. Le village s’est construit précisément sur deux pans de ces dites collines.

Sol et relief[modifier | modifier le code]

Le sol est constitué d’une couche de calcaire coquillier et d’une couche de roches siliceuses. Le relief de collines séparées par des vallées et des rivières s’explique par le fait que la région fut restée longtemps émergée et que l’eau a creusé les vallées.

Toponymie[modifier | modifier le code]

D'un nom de personne germanique Etto suivi du suffixe -ingen[1] puis -ing.

  • Ettingen (1594), Œttingen (1628), Ettingen (1709), Etting et Ottingen (1779), Œtingen (carte de l'État-major), Œutting ou Œuttingen (tabl. Par.)[2], Oetting (1793), Oetingen/Ötingen (1871-1918).
  • En francique lorrain: Ëttinge ou Edinge.
  • Toponymie similaire avec la commune allemande de Oettingen.

Sobriquets[modifier | modifier le code]

  • Anciens sobriquets désignant les habitants[3]: Die Edinger Kuckucke (les coucous d'Oeting).

Histoire[modifier | modifier le code]

La première trace écrite attestant de l’existence d’une implantation humaine sur le territoire du village remonte à l’époque carolingienne. Si l’on se réfère aux travaux du moine Dom Augustin Calmet qui écrivit entre 1713 et 1729 une histoire de Lorraine, il existait en 787, sous le règne de Charlemagne une agglomération agricole franque ou villa rurale : OFTINGAM VILLAM qui pourrait, selon les recherches de Henri et Charles Hiegel être à l’origine du nom actuel. L’étude des noms de lieux est en rapport avec le peuplement de la Lorraine : Œting, qui s’écrivait Oettingen en 1446, Ottingen ou Ettingen en 1594, s’inscrit dans cet espace à l’est de la frontière linguistique qui, du Luxembourg au Donon, sépare les territoires de langue romane des villages parlant le francique. C’est un toponyme francique que l’on retrouve dans le suffixe « -ing » évoquant une collectivité, précédé du nom du propriétaire ou ancêtre (Oftar ou Ofto, changé en Audo, Otto, Odo, Etto) qui fut à l’origine du rassemblement de familles à cet endroit. Si l’on en croit certains historiens locaux comme Touba, l’implantation humaine serait bien antérieure à 787.

Œting aurait déjà existé à l’époque gallo-romaine : le Hérapel, fortifié à l’ouest, tandis que la route militaire de Metz passait non loin et continuait vers l’est en direction de Mayence. Certains toponymes laissent enfin supposer que le site d’Œting a vécu les invasions des hordes barbares. La légende veut qu’un combat terrible ait permis aux habitants de nos villages de vaincre les Huns dans les marécages du Spitzwald. Une colline entre Tenteling et Ebring porte toujours le nom de Hunnengrab. Et puis, au sud du ban communal, en direction de Gaubiving, le Hunnenberg évoquerait le passage des Huns en 451. Les anciens racontent encore que les prés connus sous le nom de Etzel rappelleraient le nom d’Attila qui aurait installé là son campement. Mais il est quasiment certain que ces récits tiennent davantage de la légende et que la présence de nombreuses sources dans ces prés expliquerait l’existence du toponyme Etzel qui veut dire en haut allemand : Nasse Wiese. Comme pour la recherche des origines du village, la tâche est difficile quand on essaye d’interroger les siècles de son passé ; ici, pas de grands faits marquants mais plutôt l’existence anonyme d’une communauté rurale où la vie quotidienne fut pendant des siècles rythmée par les saisons et le calendrier agricole, avant de se plier aux exigences d’un monde industrialisé. Pas de grandes pages d’histoire non plus, mais des événements qui ont marqué sa mémoire collective, la même que l’on découvre sur toutes nos terres de Lorraine, trop souvent envahies, annexées, déchirées après le partage de l'empire de Charlemagne en raison des rivalités entre deux puissants voisins. Pourtant, à un peu plus de trois siècles d’intervalle, le village a connu deux destructions ; la première, totale, eut lieu en 1631. Elle fut l'œuvre des Suédois, alliés des Français durant la guerre de Trente Ans, qui ravagèrent la Lorraine impériale. Le village fut reconstruit 500 mètres au Nord-Est. La seconde ne fut que partielle fin 1944, lorsque l’armée américaine bombarda Forbach et Sarrebruck[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 mars 2008 Aloyse Homberg    
mars 2008   Bernard Lapp    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 574 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
288 318 329 393 470 461 538 606 617
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
586 606 596 588 608 651 670 726 742
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
749 770 735 695 754 1 084 1 262 1 489 1 670
1990 1999 2006 2007 2011 - - - -
1 920 1 865 2 387 2 461 2 574 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Passage d'une voie romaine.
  • Château de 1737, brûlé à la Révolution.

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Antoine 1869 : clocher néo-gothique 1910.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Roger Bichelberger (1938-), écrivain.
  • Damien Weber, rugbyman professionnel
  • Gustave Piette (1921-), résistant. Abandonné pour mort par les allemands, il est sauvé par un de ses compagnons.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Toponymie générale de la France: Tome 2 - Ernest Nègre.
  2. Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle.
  3. Cercle "Die Furbacher" - Histoire locale de Forbach no 62 - 2008
  4. Jean-Paul Meyer, En passant par Œting.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011