Secteur fortifié de la Sarre

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Carte de l'organisation en secteurs de la ligne Maginot.

Le secteur défensif de la Sarre, puis secteur fortifié de la Sarre, est une partie de la ligne Maginot, situé entre le secteur fortifié de Faulquemont à l'ouest et le secteur fortifié de Rohrbach à l'est.

Il forme une ligne le long de la frontière franco-allemande, de part et d'autre de la Sarre, de Lelling à Achen (dans la Moselle). Les fortifications du secteur sont particulièrement légères, s'appuyant sur des inondations (on parle ici d'une « ligne Maginot aquatique »).

Article général Pour un article plus général, voir Ligne Maginot.

Organisation et unités[modifier | modifier le code]

D'abord sous commandement de la 20e région militaire (QG à Nancy[1]) jusqu'à la déclaration de guerre, le secteur passe alors sous commandement de la 4e armée : au 10 mai 1940, il est sous l'autorité du 20e corps d'armée, composé de la 11e division d'infanterie (d'active), de la 82e division d'infanterie d'Afrique (d'active) et de la 52e division d'infanterie (de réserve, série B). Une région fortifiée de la Sarre a existé du 1er septembre 1939 jusqu'au 27 octobre de la même année, composée du SD Sarre et du SF Rohrbach. Le 4 octobre 1939, le secteur récupère les deux sous-secteurs de Sarralbe et de Kalhausen, pris au SF Rohrbach. Le 15 mars 1940, le secteur défensif de la Sarre devient le secteur fortifié de la Sarre. Il perd ses deux sous-secteurs occidentaux (Lixing et Leyviller) au profit du SF Faulquemont.

Article connexe : Armée française en 1940.

Le secteur est divisé en quatre sous-secteurs fortifiés, avec les unités suivantes comme équipages des ouvrages et casemates ainsi que comme troupes d'intervalle stationnées entre ceux-ci après la mobilisation :

  • sous-secteur de Lixing, confié au 69e régiment de mitrailleurs d'infanterie de forteresse ;
  • sous-secteur de Leyviller, confié au 82e régiment de mitrailleurs d'infanterie de forteresse ;
  • sous-secteur de Saint-Jean, confié au 174e régiment de mitrailleurs d'infanterie de forteresse ;
  • sous-secteur de Kappelkinger, confié au 41e régiment de mitrailleurs d'infanterie coloniale.

L'artillerie du secteur est composée des :

Liste des composants[modifier | modifier le code]

Les fortifications du secteur sont basées pour sa partie occidentale sur des petits blockhaus (35 STG et une foule de MOM[4]) et pour sa partie orientale sur des inondations artificielles le long des vallées du Moderbach, de l'Albe et de la Sarre. Son extrémité orientale, composée du sous-secteur de Kalhausen, est plus solide (un ouvrage d'infanterie et cinq casemates CORF)[5].

Ouvrage[modifier | modifier le code]

Casemates[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Casemate d'intervalle.

Abris d'intervalle[modifier | modifier le code]

Observatoires[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Insigne et devise[modifier | modifier le code]

L'insigne du S.F. de la Sarre est un morpion accroché à un rail de réseau et la devise est « Je meurs où je m'accroche »[6].

Article connexe : Histoire de la ligne Maginot.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En 1939, la 20e région militaire comprend les départements de la Meurthe-et-Moselle (moins l'arrondissement de Briey, les cantons de Thiaucourt et de Pont-à-Mousson), de la Moselle (arrondissements de Sarrebourg, de Château-Salins, de Sarreguemines et de Forbach), du Bas-Rhin (moins le canton de Marckolsheim) et des Vosges.
  2. Jean-Yves Mary et Alain Hohnadel, op. cit., t. 2, p. 182.
  3. Jean-Yves Mary et Alain Hohnadel, op. cit., t. 2, p. 162.
  4. Le niveau de protection d'une casemate de la ligne Maginot dépend de son modèle et de sa période de construction. De 1928 à 1935 sont construits les modèles les plus puissamment protégés : les casemates et ouvrages CORF (Commission d'organisation des régions fortifiées), avec des murs et dalles épais jusqu'à 3,5 mètres de béton). Puis viennent à partir de 1935 les blockhaus MOM (main-d'œuvre militaire), avec de 0,60 à 1,5 m de béton, avec des modèles très variés selon la région : RFM (région fortifiée de Metz), RFL (région fortifiée de la Lauter), 1re, 2e, 20e et 7e RM (région militaire). Les MOM les plus protégés sont appelés FCR (fortification de campagne renforcée). De 1937 à 1940, la STG (Section technique du génie) standardise les constructions, avec une protection de 1,50 à 2 m de béton.
  5. Jean-Yves Mary et Alain Hohnadel, op. cit., t. 3, p. 116-121.
  6. Roger Bruge, Faites sauter la Ligne Maginot ! Non le soldat français de 40 n'a pas démérité !, Fayard, 1973, p. 356.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Yves Mary, Alain Hohnadel, Jacques Sicard et François Vauviller (ill. Pierre-Albert Leroux), Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 1, Paris, éditions Histoire & collections, coll. « L'Encyclopédie de l'Armée française » (no 2),‎ 2000 (réimpr. 2001 et 2005), 182 p. (ISBN 2-908182-88-2).
    • Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 2 : Les formes techniques de la fortification Nord-Est,‎ 2001, 222 p. (ISBN 2-908182-97-1).
    • Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 3 : Le destin tragique de la ligne Maginot,‎ 2003, 246 p. (ISBN 2-913903-88-6).
  • Stéphane Gaber, La ligne Maginot en Lorraine, Metz, Éditions Serpenoise,‎ 2005, 180 p. (ISBN 978-2-87692-670-7).
  • Paul Marque, La Ligne Maginot aquatique, celle qui résista en 1940 dans la trouée de la Sarre, Sarreguemines, Pierron, coll. « Documents lorrains »,‎ 1989, 272 p. (ISBN 2-7085-0069-4).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Localisation
Descriptions et photos

Articles connexes[modifier | modifier le code]