Blâmont
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| Blâmont | ||
Vue de Blâmont et son château en 1645 |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Lorraine | |
| Département | Meurthe-et-Moselle | |
| Arrondissement | Lunéville | |
| Canton | Blâmont | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Vezouze | |
| Maire Mandat |
Monique Roch 2008 - 2014 |
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| Code postal | 54450 | |
| Code commune | 54077 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
1 143 hab. (2010) | |
| Densité | 154 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 254 m — Max. 336 m | |
| Superficie | 7,41 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
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Blâmont est une commune française, située dans le département de Meurthe-et-Moselle et la région Lorraine.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Blâmont est située à l'extrémité orientale du département, dans la vallée de la Vezouze. Cette rivière a connu plusieurs crues spectaculaires dans le passé, à la différence de son affluent, la Voise, qui n'a jamais menacé les zones habitées.
La ville se trouve sur la route nationale 4 qui se fraie un tracé tortueux parmi les maisons anciennes. Depuis le mois de décembre 2006, une route à 2x2 voies contourne Blâmont.
Histoire [modifier]
La seigneurie appartint à la famille qui en prit le nom (Blankenberg en allemand), puis devint un fief des comtes de Salm aux XIIe et XIIIe siècles. Ils l'attribuèrent à l'un de leurs cadet, Ferry de Blâmont, fils cadet de Henri III de Salm. Henri de Blâmont, fils de Ferry, est l'un des principaux héros du tournoi de Chauvency en 1285, applaudi par Jacques Bretel, qui le met à l'honneur et raconte sa joute contre Gevigni et ses faits d'armes dans la mêlée du tournoi, aux côtés de Jean de Rosières et de Raoul de Baissi. Il participait ainsi aux fêtes données par son beau-père, Louis V de Looz, comte de Chiny, époux de Jeanne de Bar, fille d'Henri II de Bar et Philippa de Dreux, veuve de Ferry.
La seigneurie fut élevée au rang de comté au XVe siècle. Le comté fut légué au duc de Lorraine en 1499 par Olry de Blâmont, évêque de Toul, et Christine de Danemark, régente de Lorraine, résida à Blâmont.
En 1573, Marguerite de Valois accompagna son frère le duc d'Anjou, futur Henri III roi de France, jusqu'à Blâmont[1], alors qu'il allait prendre possession du trône de Pologne.
La ville et son château furent pris par les Protestants lors des guerres de religion, puis détruits pendant la guerre de Trente Ans (sièges de 1636 et 1638) ; le château-fort comme beaucoup d'autres fut démantelé sur ordre de Richelieu.
La ville fut reconstruite au XVIIIe siècle ; de nombreux bâtiments datent de cette période, comme l'hôpital, l'hôtel du Chatelet ou le presbytère. Le centre se déplace alors au delà des murs, près du pont de la Vezouze.
Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.
Au XIXe siècle, la ville connut une période de prospérité, en lien avec son environnement agricole. Un actif tissu économique se développa alors: tanneries (Hertz), brasseries (Baumgarten), chocolaterie (Burrus), fabrique de velours (Bechmann), usine de fourches (Labourel)... Son collège, fondé en 1812 par l'abbé Lebon, attire de nombreux pensionnaires venus de toute la région, tandis que la population de la ville dépasse le cap des 2500 habitants au milieu du siècle. Ce fut durant cette période de prospérité que furent édifiés l'hôtel de ville (1830) et l'église (1852).
Pendant la Première Guerre mondiale, Blâmont, situé à quatre kilomètres de la frontière franco-allemande issue du traité de Francfort de 1871, fut rapidement envahi par les Allemands. Les actes de barbarie commis à Blâmont au début des hostilités (août 1914) défrayèrent la chronique internationale. Puis le front se stabilisa et la ville demeura sous occupation allemande, relativement épargnée tandis que les villages des alentours, situés sur la ligne de front, furent dévastés.
Le centre-ville et le château furent bombardés durant la Seconde Guerre mondiale. Dans le cimetière reposent les sept corps de l'équipage d'un avion du 550e escadron de la Royal Air Force tombé à Blâmont le 29 juillet 1944, pendant la Seconde Guerre mondiale.
L'après-guerre fut marqué par la reconstruction, puis par la désindustrialisation.
Depuis 2001, la municipalité de Monique Roch est confrontée à des problèmes de fonctionnement récurrents (démission de deux adjoints en juillet 2002, destitutions de deux autres adjoints en juillet 2008 et en mai 2009, puis démission de six conseillers en juillet 2009, suivie d'élections partielles en septembre 2009 intégralement remportées par l'opposition). En janvier 2011, les médias révèlent que le maire serait impliqué dans une affaire de présumées fausses délibérations [2].
Héraldique [modifier]
| Blasonnement :
D'argent à deux saumons adossés de gueules accompagnés en chef d'une rose de même.
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Blason de Henri de Blâmont [modifier]
| Blasonnement :
De gueules aux deux saumons adossés d'argent.
Commentaires : À Chauvency-le-Château, Henri de Blâmont avait déjà modifié et simplifié les armoiries des Salm pour ne plus porter que des saumons d'argent mis en valeur sur un écu de gueules. Selon les manuscrits de Mons ou d'Oxford, il crie "Salm" ou "Blâmont" lors de la mêlée du tournoi.
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Administration [modifier]
Education [modifier]
L'école maternelle et élémentaire Jean Crouzier occupe l'ancien couvent des Soeurs de Notre-Dame (XVIIe siècle). Le collège du château est installé dans un bâtiment construit en 1953 et agrandi en 1972.
Santé [modifier]
Centre Sanitaire et Médico-Social "Les rives du château" de la Croix-Rouge, sur l'emplacement du palais de Christine de Danemark. L'ancien hôpital Saint-Jean Baptiste est devenu la maison de retraite "3 H Santé". Les anciens locaux de l'hôpital sont occupés par le Foyer d'Accueil Spécialisé (chapelle du XVIIIe siècle)
Démographie [modifier]
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | 2008 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 391 | 1 400 | 1 257 | 1 399 | 1 318 | 1 261 | 1 190 | 1 164 |
| Nombre retenu à partir de 1968 : Population sans doubles comptes | |||||||
Lieux et monuments [modifier]
Blâmont abrite les ruines d'un château fort médiéval (XIe siècle), remanié à diverses reprises jusqu'au XIXe siècle. Ce château fait actuellement l'objet d'une consolidation par une association qui assure également des visites.
Édifice religieux [modifier]
- Eglise Saint-Maurice 1852 néogothique : confessionnaux et chaire XVIIIe siècle, baroque provenant de l'abbaye de Domèvre-sur-Vezouze ; abrite un orgue historique de Dingler, construit au XVIIIe siècle, transformé au XXe, et restauré par Kern en 2000.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Claude Ambroise Régnier, duc de Massa, ministre de la Justice, né à Blâmont en 1736.
- Charles Regnault, député à l'Assemblée nationale constituante, né à Blâmont en 1755.
- Dominique Louis Antoine Klein, général comte de l'Empire, né à Blâmont en 1761.
- Florent Schmitt, compositeur, né à Blâmont en 1870, décédé en 1958.
- Marthe Richard, conseillère de Paris, née à Blâmont en 1889.
- Antoine Veil, inspecteur des finances, né à Blâmont en 1926, membre du comité stratégique du Groupe Bolloré[4], mari de Simone Veil, décédé en 2013.
- Claude Pair, normalien, informaticien, recteur de l'académie de Lille, né à Blâmont en 1934.
- Jean Crouzier, maire de Blâmont dans l'après-guerre, ministre.
- Gilles Fabre, artiste peintre né en 1933 à Blâmont, mort en 2007.
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Louis Schaudel, Les comtes de Salm et l'abbaye de Senones aux XIIe et XIIIe siècle. Contribution à l'histoire de Senones, Pierre-Percée, Badonwiller, Blamont, Deneuvre, Berger-Levrault, 1921
- A Dedenon, Histoire du Blâmontois des origines à la Renaissance, Vagner, 1931
- Cédric Andriot, Fabienne Henryot et Philippe Masson, Blâmont et le Blâmontois au fil des siècles, Gérard Louis, 2009
Liens externes [modifier]
Références [modifier]
- Mémoires de Marguerite de Valois, p. 49, ISBN 978-2-07-043662-0
- Journal télévisé France 3 du 18 janvier 2011
- Blâmont sur le site de l'Insee
- Laurent Mauduit, Petits conseils, éditions Stock, 2007, page 277