Ars-sur-Moselle

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Ars-sur-Moselle
Vestiges de l'aqueduc gallo-romain à Ars-sur-Moselle.
Vestiges de l'aqueduc gallo-romain à Ars-sur-Moselle.
Blason de Ars-sur-Moselle
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Metz-Campagne
Canton Ars-sur-Moselle (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Metz Métropole depuis janvier 2005
Maire
Mandat
Bruno Valdevit
2014-2020
Code postal 57130
Code commune 57032
Démographie
Gentilé Arsois
Population
municipale
4 799 hab. (2011)
Densité 414 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 04′ 44″ N 6° 04′ 30″ E / 49.0788888889, 6.07549° 04′ 44″ Nord 6° 04′ 30″ Est / 49.0788888889, 6.075  
Altitude Min. 165 m – Max. 344 m
Superficie 11,6 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-arssurmoselle.fr

Ars-sur-Moselle est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine. Ses habitants sont appelés les Arsois. La commune est connue pour sa boulonnerie qui équipe notamment le tunnel sous la Manche.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Au Moyen Âge : Arcus ou Arx
  • 1871-1918 : en allemand Ars an der Mosel [1]
  • 1940-1944 : Ars an der Mosel

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Ars-sur-Moselle était dénommée Arcus, ou encore Arx, en raison des vestiges romains de l’aqueduc de Gorze à Metz conservés sur le site. Une charte de 881 mentionne l’existence du village. Ce fut plus tard une mairie épiscopale du Val de Metz au bas Moyen Âge. Le village avait la plus grande surface de vignobles de Moselle.

Absorbe entre 1790 et 1794, Manu.

En 1817, Ars, village de l’ancienne province des Trois Évêchés sur la rive gauche de la Moselle et traversé par la Mance avait pour annexes le moulin de Mance et Lanoue. À cette époque il y avait 1203 habitants répartis dans 221 maisons. Le village connut un essor industriel important dès 1850, grâce à l’exploitation du fer. L’usine sidérurgique « Saint-Paul » s'installe à cette date en effet sur la commune. Elle comprenait 4 hauts-fourneaux et des fours à puddler, permettant la transformation de la fonte en fer[2].

Ars-sur-Moselle a connu au XIXe siècle trois sites de hauts-fourneaux. MM. Karcher et Westermann, maîtres de forge sarrois y possèdent une usine avec deux hauts-fourneaux mis à feu en 1858 et 1861. En 1850, Dupont et Dreyfus achètent à Ars-sur-Moselle l’usine inachevée de Saint-Benoît et construisent l’usine de Saint-Paul, beaucoup plus importante, avec six hauts-fourneaux au total. Les installations d’Ars-sur-Moselle sont en pleine prospérité quand éclate la guerre de 1870.

Comme les autres communes de l'actuel département de la Moselle, Ars-sur-Moselle est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918. La ceinture fortifiée de Metz, construite à partir de 1868, est complétée par les Allemands. Plusieurs forts sont construits sur les hauteurs de la commune, dont le Groupe fortifié Driant, sur la rive sud de la Mance, sur les hauteurs des côtes de Moselle. Disposant de plusieurs batteries de gros calibres, ces forts couvrent la vallée de la Moselle ainsi que le plateau, qui fut le théâtre des violents combats au cours de la guerre de 1870. Ces forts resteront inactifs pendant la Première Guerre mondiale. En 1914, la première machine à fabriquer des boulons est implantée sur le site de l'usine sidérurgique d'Ars[2].

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans se battent naturellement pour l’Empire allemand. Beaucoup de jeunes gens tombèrent au champ d'honneur sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, mais aussi à l’Ouest, en particulier en France et dans les Flandres. Sujets loyaux de l'Empereur, les Mosellans accueillent cependant avec joie la fin des hostilités et la paix, enfin retrouvée.

La Seconde Guerre mondiale et le drame de l'Annexion marqueront longtemps les esprits. Beaucoup de jeunes gens incorporés de force dans les armées allemandes furent envoyés sur le Front de l'Est. Certains ne revinrent jamais. Un camp d'Ostarbeiter, des travailleurs de l'Est, implanté sur le site du dépôt du génie de la ligne Maginot, permet à l'usine des « Forges et Boulonnerie » de participer à l'effort de guerre du Reich. Suite aux bombardements américains, cette production est partiellement transférée dans l'enceinte du fort Driant[3]. Devant l'avancée des troupes américaines, l'armée allemande décide en août 1944 de réarmer les forts situés à l'ouest de Metz. En septembre 1944, les soldats de la 462e Volks-Grenadier-Division se terrent dans les forts du secteur et affrontent la IIIe armée du général Patton. La population civile est évacuée. Le fort Driant, verrou d'accès sur la vallée de la Moselle, est au cœur de très violents combats, qui vont se poursuivre durant trois mois. La Bataille de Metz s'achève finalement en décembre 1944 par la victoire des Alliés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie et ancien tribunal.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1959 mars 1989 Albert Harmand    
mars 1989 juin 1995 Pierre Baudoin    
juin 1995 mars 2012 Stéphane Susung PS  
avril 2012 en cours Bruno Valdevit PS  

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Depuis 2004, Ars-sur-Moselle est récompensée d’une fleur au concours des villes et villages fleuris[4].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 799 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
1 171 1 189 1 230 1 307 1 451 1 453 5 016 5 860 5 371
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
5 708 5 989 4 638 3 310 2 624 4 081 3 769 3 538 2 756
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
3 274 3 868 3 526 2 524 3 547 5 182 5 393 5 469 5 039
1990 1999 2005 2006 2010 2011 - - -
5 084 5 001 4 679 4 603 4 846 4 799 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • La fête patronale a lieu le dernier dimanche de juillet.
  • Le marché a lieu vendredi.

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • écoles maternelles du Rucher et du Moulin Fleuri ;
  • écoles primaires Alexandre-de-Rességuier et du Val de Mance ;
  • collège Pilâtre-de-Rozier.

Sports[modifier | modifier le code]

  • piscine  ;
  • stade Maurice-Fontaine ;
  • gymnase Pierre-de-Coubertin.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

L'ancienne école.
  • vestiges préhistoriques et antiques ;
  • vestiges des arches et de l’aqueduc romain et bassin de décantation, pile (conduisant les eaux de Gorze à Metz) ;
  • maison XVIe siècle : portail Renaissance à colonnes sculptées, écusson 1593, 40 rue Maréchal-Foch ;
  • façade de maison, 42 rue du Maréchal-Foch ;
  • restes du moulin de la Mance ;
  • panorama du Gorgimont (360 m) ;
  • ruines d’une construction dont l’origine exacte est inconnue dans le bois Gerbéhaie ou de la Citerne ;
  • porte Morlane.
  • mairie et ancien tribunal
  • ancienne école (1865)

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin.
Chapelle Saint-Roch.
Temple protestant réformé.
  • église Saint-Martin néo-romane 1816 et agrandie en 1860, à la place de l’ancienne église fortifiée qui brûla en 1807 : reste du mur d’enceinte ;
  • chapelle Saint-Roch, 1867, construite à la suite d’une épidémie de choléra ;
  • la Vierge du Bois sur la route de Gravelotte ;
  • croix Saint-Clément ;
  • temple protestant réformé, rue du Président Wilson, construit en 1912.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • centre socio-culturel Albert-Harmand ;
  • bibliothèque ;
  • musée de la mairie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti d'or à la tour de sable, maçonnée d'argent, ouverte sur toute sa hauteur d'or, soutenue d'une fasce ondée d'azur et de gueules au dextrochère de carnation vêtu d'azur mouvant d'un nuage d'argent, tenant une épée d'argent garnie d'or accostée de deux cailloux d'or
Commentaires : Adopté par la commune le 27 octobre 1948, le blason associe la position sur la Moselle et les armes du chapitre de la cathédrale de Metz

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.genealogie-metz-moselle.fr/ars/ars-sur-moselle.html
  2. a et b Base de données BASOL sur les sites et sols pollués sur environnement.gouv.fr
  3. René Caboz, La Bataille de Metz. 25 août - 15 septembre 1944, Sarreguemines, 1984. (p. 78)
  4. Palmarès 2004 du 45e concours des villes et villages fleuris. Consulté le 23 septembre 2009.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011