Volmerange-les-Mines

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Volmerange-les-Mines
Mairie et église Saint-Denis
Mairie et église Saint-Denis
Blason de Volmerange-les-Mines
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Thionville-Est
Canton Cattenom
Intercommunalité Communauté de communes de Cattenom et environs
Maire
Mandat
Maurice Lorentz
2014-2020
Code postal 57330
Code commune 57731
Démographie
Population
municipale
2 001 hab. (2011)
Densité 155 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 26′ 35″ N 6° 04′ 52″ E / 49.4430555556, 6.0811111111149° 26′ 35″ Nord 6° 04′ 52″ Est / 49.4430555556, 6.08111111111  
Altitude Min. 294 m – Max. 429 m
Superficie 12,92 km2
Localisation

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Volmerange-les-Mines

Volmerange-les-Mines est une commune française située dans le département de la Moselle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Grâce à une courte pénétration en territoire français des chemins de fer luxembourgeois, Volmerange-les-Mines bien que commune française a la particularité d'avoir sur son sol une gare étrangère (non SNCF), qui est desservie uniquement par des trains des CFL, avec la tarification de cette compagnie.

Les lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les lieux-dits relevés sur les documents du cadastre de 1937, dont la plupart figurent encore sur celui d'aujourd'hui : "Alheck, Bauschiger Weg, Birlenschutt, Gerden, Gontzeler, Heide, Hoschtert, Hutberg, Haupenberg, Kirchental, Langenberg, Mann, Molvinger Anten, Rosenberg, Schlammfeld, Village, Widem, Wonnersberg, etc." ne constituent qu'un pâle reflet des toponymes locaux qui se trouvent dans divers documents anciens ou conservés par la mémoire locale. Les noms d'origine, relevés sur le cadastre "Napoléon", dans les aveux et dénombrements et autres documents, sont en principe transcrits à partir du Francique (moyen-haut-allemand), dialecte vernaculaire des autochtones, mais certains peuvent dériver du bas latin (Kem…), du Celte (Rüm, Kaas…), voire du pré-indo-européen ("Simara", plus ancienne dénomination du ruisseau attestée dans une charte de 799) . Ils ont parfois été transcrits suivant la phonétique française puis "re-germanisés" (avec parfois des traductions incorrectes) en Allemand (= haut-allemand), ce qui rend certaines interprétations hypothétiques. À ces difficultés s'ajoutent les attractions paronymiques.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

  • Wallmeringen (1305), Walmeringa (1335), Woilmeringen ou Wollmeringen (1472), Wolmering (1506), Walmerange (1725)[1], Volmerange (1793)[2], Wolmerange (XIXe siècle), Volmerange-lès-Œutrange (1868-1920).
  • En allemand : Wollmeringen (1871-1918), en luxembourgeois : Wuelmeréng/Wuelmeréngen, Wollmeréng et Wëlmeréng.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Selon certains auteurs, le nom de la commune aurait désigné à l'origine le domaine ou le fief d'un certain Volmar/Wolmar ou Volcmarus, le suffixe franc "ing" ou "ingen"[3] indiquant en effet la possession. Volcmarus-ingen ou Volcmar-ingen, donnant Wollmeringen en allemand et Volmerange en français, serait donc construit comme Lohtar-ingen (possession de Lohtaire) qui a donné Lothringen en allemand et Lorraine en français.

Le problème de cette interprétation résulte dans le fait que le plus ancien document relatif à la localité (Charte impériale d'Otton II datée de 980) présente indéniablement la localité sous l'orthographe "Vualanbrega". Difficile d'y lire Volcmar(us) ! Dans une interprétation en ingen, Vualanbrega peut s'incliner au profit de Walah(ber). En effet il est constant que le "W" "germain" passe au "Vu" puis au "G" "latin" (Ainsi Wilhelm peut devenir Vuillaume avant d'aboutir à Guillaume… et Vualanbrega muter en Garmerange (1239) et être retraduit en Warmerange (1306), Wollmeringen (1472), Volmerange etc. À noter que le "r" roulé a un point d'articulation proche de "l", ce qui explique les transitions observables à ce niveau. Par ailleurs, on peut considérer que la désinence en ange (ou ingen) procède ici d'une attraction paronymique inhérente à l'abondance des "ingen" dans les localités voisines. Brega peut être interprété Briga (forteresse en celte). Le nom de la localité pourrait même résulter d'une tautologie d'un "Vallum" latin et d'un "Briga" celte. Le débat reste ouvert...

Les noms de famille Wolmeringer et Walmeringer désignaient autrefois les habitants du village et est typique de la commune.

La ville est familièrement appelée Volme' par ses habitants.

Histoire[modifier | modifier le code]

Archéologie[modifier | modifier le code]

Les prospections archéologiques menées sur le ban communal ont permis de recueillir une quantité non négligeable d'outils et d'armes préhistoriques, artefacts attribuables à diverses périodes préhistoriques s'étendant du Paléolithique Moyen à l'Âge du Bronze. Il en va de même pour la période gallo-romaine. Du matériel protohistorique non datable avec précision a également été mis au jour lors de sondages archéologiques. Des trouvailles anciennes attribuées à la période mérovingienne sont également à signaler.

Lors de construction du stand de tir, les fouilles au lieu-dit Heydentempel ont mis au jour un site archéologique intéressant ainsi décrites dans la Revue lorraine d'archéologie en 1998 :

« Le site de Volmerange-les-Mines a été repéré à la suite de sondages effectués en 1994 sur l'emplacement d'un futur stand de tir (cf. Bilan scientifique régional 1994, p. 99). Préalablement aux travaux de terrassement, une fouille a été menée sur le gisements précédemment repérés. Cette opération a permis de dégager les restes d'occupations s'échelonnant du Néolithique à l'époque romaine. L'habitat protohistorique est fortement érodé. Un petit four et deux poteaux sont les seules structures conservées attribuables à cette période. Un important niveau du sol était également conservé dans le lit fossile d'un ruisseau. Une série de sondages manuels a permis d'échantillonner ce sol sur une longueur de 60 m environ. L'étude du mobilier est en cours et permet déjà de distinguer deux phases chronologiques bien distinctes. L'une peut être datée de la transition Bronze final IIa / Iib, la seconde du Bronze final III. Des silex en position secondaire, dont quelques armatures et deux haches polies, attestent d'une occupation plus ancienne remontant au Néolithique final. En amont du chenal, le substrat argileux à permis la conservation des matières végétale sur une vingtaine de mètres. Un manche, peut-être de faucille, en bois, quelques branches portant des traces de coups et quelques copeaux proviennent de ce secteur moins dense en vestiges. Plusieurs colonnes de sédiments permettront d'étudier l'évolution floristique de ce secteur. L'occupation romaine correspond à un petit établissement rural. Il regroupe un bâtiment d'habitation rectangulaire construit en bois et terre. Des interruptions ménagées dans le radier constitué de blocs calcaire laissent supposer la présence d'ouvertures. Un solin, situé dans la partie est de la construction, suggère la présence de divisions internes. Cette habitation est implantée perpendiculairement à la pente et son orientation est approximativement est-ouest. Quelques poteaux et structures de combustion rectangulaires accompagnent ce bâtiment. Le mobilier qui n'est pas encore étudié, permet d'envisager une datation des IIe - IIIe siècles de notre ère pour ce site. »

Histoire récente[modifier | modifier le code]

Anciens domaines de l'abbaye de Saint-Denis de Paris, avec prieuré, Volmerange et Kanfen étaient placés sous la protection des ducs de Lorraine. En 1531, l'abbaye royale vend ses biens à Bernard d'Elz, seigneurs d'Ottange. Aux Eltz succèdent les Hunolstein. En 1777, la seigneurie de Volmerange s'inscrit dans le comté d'Ottange. Ancien fief luxembourgeois, Volmerange passera sous obédience française en application du traité des Pyrénées (1659). Avec le traité de Francfort, Volmerange (Wollmeringen) est annexé de droit à l'Allemagne, de 1870 à 1918. En application du traité de Versailles, la localité redevient française.

En octobre 1939, et pour une durée de près d'un an, la population de Volmerange est évacuée à l'arrière de la ligne Maginot, en Lorraine mais aussi et surtout dans les départements de la Vienne (Saint-Genest d'Ambière, Scorbé-Clairvaux), le Calvados, l'Orne ainsi qu'en Bourgogne. En mai et juin 1940, de violents combats opposent Allemands et Français. Le député Félix GRAT est tué au combat au lieu-dit Hetschenberg.

En 1940, la région est occupée (annexion de fait) par l'Allemagne nazie et ce pendant 5 ans environ. À la Libération Volmerange repasse dans le giron français. Le francique, langue vernaculaire du Nord-Mosellan, présente des particularités locales. Ainsi, le langage des volmerangeois se distingue de celui de ses voisins (vocabulaire, expressions spécifiques, diphtongues etc.). Il a survécu aux diverses annexions, malgré les actions répressives menées par l'école de la République, le Diktat prussien et le régime nazi. De mémoire d'homme, même pendant les annexions, à Volmerange, on a toujours parlé le francique local, et ce tant à la maison, que dans la rue… sauf à l'école.

L'essor démographique de la commune est consécutive à l'arrivée massive d'ouvriers allemands, luxembourgeois, italiens et polonais, embauchés dans les exploitations locales de minerai de fer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989 Mars 2002 Raymond Locatelli   décédé
Mars 2002 6 août 2010 Jean-Claude Henck sans étiquette décédé
15 octobre 2010 en cours Nicole Clause    

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Volmerange-les-Mines est jumelée avec :

Drapeau de l'Italie Calusco d'Adda (Italie) et Saint-Genest-d'Ambière (Vienne).

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 001 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
508 470 565 681 840 842 782 769 750
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
722 691 822 833 880 906 1 043 1 386 1 207
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 476 1 633 1 519 1 315 1 420 1 546 1 511 1 607 1 767
1990 1999 2005 2006 2010 2011 - - -
1 755 1 725 1 973 1 990 1 987 2 001 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La commune a toujours été un village agricole, d'abord en quasi exclusivité, puis, à partir du début du XXe siècle, parallèlement à l'activité liée aux mines de fer. Si la superficie consacrée au cultures et à l'élevage n'a qu'assez peu varié au cours des 40 dernières années, le nombre d'exploitations a en revanche considérablement diminué. En 1975, la commune comptait 14 exploitations. En 1987, il restait 13 exploitations faisant vivre 51 personnes dont 3 salariés permanents. En 2000, il ne reste que 3 exploitations encore en activité, les autres ayant été condamnées par l'exigence de rentabilité. Depuis longtemps déjà, beaucoup occupaient d'ailleurs simultanément un emploi à l'usine, celle de Dudelange (Luxembourg) en particulier. Le remembrement a sans doute permis à quelques agriculteurs de continuer de vivre de leur exploitation. Parmi les activités agricoles traditionnelles, on peut encore citer le jardinage et la culture des arbres fruitiers qui étaient pratiqués par tous les Volmerangeois.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

Église paroissiale Saint-Denis.
  • église paroissiale Saint-Denis, construite en 1837.

Édifice civils[modifier | modifier le code]

La mairie[modifier | modifier le code]

Le bâtiment rectangulaire de 10×20 mètres a son entrée principale par un large perron du côté avenue de la Liberté. Datant des années 1960, il a été rénové en 2000. À cette occasion, lui ont été ajoutées une rampe d'accès pour handicapés et une petite annexe abritant le bloc sanitaire, la toiture en terrasse a été remplacé par un toit à quatre pans. Les services communaux sont informatisés, disposent de trois lignes téléphoniques en réseau, d'un fax et d'un accès à internet.

La poste[modifier | modifier le code]

Le bâtiment, qui a un siècle d'existence, est sis au 2, rue des Écoles. Il a une façade de 15 mètres et une profondeur de 12,5 mètres. Ce bâtiment était à l'origine la mairie et l'école de garçons.

Les lavoirs[modifier | modifier le code]

Il existait autrefois au moins deux lavoirs à Volmerange, l'un près de l'avenue de la Liberté, à gauche du Bar à Mine, où subsiste encore un bassin, l'autre adossé à l'actuel bâtiment du restaurant L'Entracte, côté rue du Cimetière. Devenu inutile, ce dernier lavoir, construit vraisemblablement durant la première moitié du XIXe siècle, a été démoli au tout début des années 1960. Il n'en reste que des photos et l'ondin qui trône sur un rocher devant la mairie.

La statue Ondin[modifier | modifier le code]

Cette petite statue était l'ornement du lavoir situé au carrefour des rues du Cimetière et d'Ottange. Elle porte la date de 1833 et représente un enfant torse nu, coiffé d'une couronne de laurier, ceint d'un pagne, dont le corps se termine par une double queue de poisson. Il est perché sur une tortue et souffle dans un cor. L'Ondin est actuellement sur un socle devant la mairie.

La langue[modifier | modifier le code]

Au cours de son histoire récente, Volmerange aura connu de nombreux idiomes différents : français, platt, allemand, italien, polonais, et quelques autres en provenance de toute l'Europe.

Les grenouilles[modifier | modifier le code]

Ce batracien est associé à Volmerange et à ses habitants. C'est qu'autrefois leurs voisins d'Escherange ou de Kanfen les surnommaient « Les Attrapeurs de Grenouilles ». Ce sobriquet rappelle le droit de grenouillage, privilège féodal transcrit dans le coutumier local et contraignants les enfants du village à faire taire, au moyen d'une fronde d'argent, les grenouilles lorsque le prieur de l'abbaye de Saint-Denis prenait son repos. En échange de cette corvée, les enfants avaient la jouissance d'un pré libre de rente et dîme appelé « champ des grenouilles » (Freschhauben).

Les sobriquets[modifier | modifier le code]

L'usage du sobriquet est toujours en vigueur parmi les jeunes. Il est une manière de se moquer de quelqu'un… ou de lui manifester son affection. Autrefois, au temps où l'on parlait encore le « platt », c'était un peu différent. Les gens se connaissaient tous et ne s'appelaient jamais par leur nom de famille. Ils utilisaient toujours le prénom. C'était la coutume. Et comme il n'y avait pas 36 prénoms différents, puisqu'on donnait (aux garçons du moins) presque toujours celui du père ou du parrain, on était obligé de trouver des stratagèmes pour différencier les gens. Parmi les prénoms les plus courants, il y avait Jean (Jang), qui se déclinait en Jängi, Jeanchen, Jeanli, Pierre qui faisait Péit, Pier, Péitchen ou Pierchen. Mais Louis restait Louis, avec l'accent sur le "Lou". Le diminutif "chen" était réservé aux enfants, mais, appliqué à un prénom féminin, il flattait une femme. Les filles s'appelaient Marie (Maï), Marguerite (Gréit, Gréitchen) ou Catherine (Kätt, Kättchen, Kätti). Avec tout ça, il y avait de quoi confondre les personnes, alors on désignait les gens par des sobriquets. En général, ce surnom était lié à l'endroit où la personne vivait ou avait vécu, à une famille ancienne, à une particularité physique ou vestimentaire, à un défaut aussi. Pour compliquer les choses, le sobriquet pouvait se passer de père en fils, à la fin, on ne savait plus vraiment ce qu'il signifiait à l'origine. Il pouvait aussi être attaché à une maison et désigner successivement les familles qui l'habitaient. Ainsi le "Schwärze Balthes" est un Balthazar qui habite le "Schwäärzelach", qu'on ne pouvait confondre avec le "Kaapesh Balthes" qui portait toujours une casquette (Kaap). À titre indicatif, en 1931, sur 887 personnes de nationalité française, les prénoms les plus courants étaient Marie (106), Jean (77), Catherine (53), Nicolas (41), Marguerite (40), Jean-Baptiste (36), Pierre (35), Madeleine (33), Jean-Pierre (32), Michel (30), Joseph (29), Anne (23), Louis (21), Mathias et Henri (20). 55 % des personnes se partageaient donc les 10 premiers prénoms de cette liste.

Film tourné à Volmerange-les-Mines[modifier | modifier le code]

Volmerange dans la littérature[modifier | modifier le code]

Un village Volmerange est cité dans le poème d’Aragon, Le Conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale[5].

Sans autre précision de la part du poète, il peut s'agir au choix de:

tous deux situés dans le département de la Moselle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Rongoni, ancien footballeur français de 1954 à 1960, né en 1932 à Volmerange-les-Mines

Héraldique[modifier | modifier le code]

Les armoiries de la commune ont été attribuées après délibération du Conseil municipal par décision du Préfet en date du 30 avril 1960. Elles sont blasonnées comme suit :

Parti : au premier d'azur semé de fleurs de lys d'or ; au deuxième coupé au premier de gueules au lion issant d'or, au deuxième d'argent plain.

Blason ville fr Volmerange-les-Mines (Moselle).svg

Les fleurs de lys symbolisent l'abbaye de Saint-Denis et le Royaume de France, le lion sur fond rouge, la famille d'Eltz et le Luxembourg, et l'argent, l'évêché de Metz.

Cependant, toutes les sources historiques montrent que le parti d'argent est indissociable des armes réellement portées par toutes les familles d'Eltz (http://de.wikipedia.org/wiki/Jakob_von_und_zu_Eltz).

À noter que les armoiries communales de Kanfen ont fait l'objet d'une "liberté" analogue par l'héraldiste départemental.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marc Griette, Les industries lithiques attribuées à l'Aurignacien dans la vallée de l'Orne et dans sa région. - Présentation préliminaire - Programme P5, Région Lorraine, 2006, p. 37, 38, 41 (Prospections Romain Wagner / Escherange, Molvange, Volmerange).
  • Richard Hormain, Volmerange, l’annuaire 2000, Éditions AnVol, Volmerange-les-mines, 2001, 196 p.
  • Joëlle Moretto, Volmerange, mon village album-souvenir 1900-1962, Éditions AnVol, Volmerange-les-mines, 1993, 124 p.
  • Patrice Peiffer, Romain Wagner, Documents du Paléolithique moyen et supérieur dans le nord-est du Pays-Haut mosellan, compte rendu des prospections à Escherange-Molvange, Volmerange, publication de la Société nord-mosellane de Pré et Protohistoire, Hettange-Grande Yutz, 1992, 20 p.
  • Patrice Peiffer, Romain Wagner, Pré et Protohistoire dans le bassin de la Kieselbach, compte rendu des prospections et fouilles à Garche, Hettange-Grande, Kanfen, Manom, Œutrange, Soetrich, Volmerange (Est), Zoufftgen (Sud), publication de la Société nord-mosellane de Pré et Protohistoire, Hettange-Grande, 1997, 32 p.
  • Albert-Louis Piernet, Romain Wagner, Wöölmereng am Minnetsgebiet dans la Revue culturelle du pays francique, vol. I, no 5, p. 132-145, Éditions Hemechtsland a Sprooch, Yutz, 1984.
  • Albert-Louis Piernet, Romain Wagner, Kaunfen ënnerem Keibuurg dans la Revue culturelle du pays francique, vol. II, no 14, p. 40-57, Éditions Hemechtsland a Sprooch, Yutz, 1987.
  • Romain Wagner, Le droit de grenouillage à Volmerange dans le Bulletin municipal de la commune de Volmerange-les-mines, Volmerange-les-mines, 1981, p. 4-5.
  • Romain Wagner, Du neuf au « Trou du Chien » dans : Le cairn, Bulletin du Spéléo-club de Metz, Metz, 1985, p. 21-22.
  • Romain Wagner, Seigneurie de Volmerange, paroisse de Keybourg, collection « Diddenuewenerland », no 1, Éditions Hemechtsland a Sprooch, Yutz, 1986, 210 p.
  • Romain Wagner, Paléolithique supérieur — les gisements d’Escherange-Molvange et Volmerange dans Bilan scientifique de la Région Lorraine 1992, publication du Service régional de l’archéologie, Metz, 1993, p. 97.
  • Romain Wagner, Monnaies gauloises du Nord mosellan, inventaire des monnaies gauloises découvertes ou conservées dans les arrondissements de Thionville est et ouest, publication de la Société nord-mosellane de Pré et Protohistoire, Hettange-Grande, 1992, 26 p.
  • Romain Wagner, Le « Trou du Chien », rétrospective et avenir d’une diaclase de la Côte de Moselle, Édition de l'auteur, Hettange-Grande, 1999, 20 p.
  • Romain Wagner, Mélanges d’archéologie et de toponymie à Escherange-Molvange-Volmerange", Édition de l'auteur, Hettange-Grande, 2007, 32 p.
  • Romain Wagner, "Volmerange-les-mines et l'exil de ses habitants 1939-1940", Édition de l'auteur, Hettange-Grande, 2012, 144 p.
  • Romain Wagner, Dino Carelle, "Mémorandum - Cercle Sportif Volmerange - Club Olympique Saint-Genest - 1921-2006", Hettange-Grande, 2013, 266 p.
  • Romain Wagner, "Volmerange et Volmerangeois pendant et autour de la guerre 1914-1918", Hettange-Grande, 2014, 168 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Consulter (fr)Toponymie française à propos du suffixe -ange.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  5. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375