Réchicourt-le-Château

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Réchicourt-le-Château
L'écluse sur le canal de la Marne au Rhin.
L'écluse sur le canal de la Marne au Rhin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Sarrebourg
Canton Réchicourt-le-Château
Intercommunalité Communauté de communes du Pays des Étangs
Maire
Mandat
Gérard Kelle
2014-2020
Code postal 57810
Code commune 57564
Démographie
Population
municipale
600 hab. (2011)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 39′ 56″ N 6° 50′ 28″ E / 48.6655555556, 6.84111111111 ()48° 39′ 56″ Nord 6° 50′ 28″ Est / 48.6655555556, 6.84111111111 ()  
Altitude Min. 242 m – Max. 333 m
Superficie 24,14 km2
Localisation

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Réchicourt-le-Château est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • évoqué pour la première fois dans une charte de l'abbaye de GORZE datée de 770.
  • Réchicourt (dont on cite deux des noms: Rixange et Rixingen) est nommé Ruxinga sur la plus ancienne carte de Lorraine[1].
  • Ancien noms[2],[3]: Rehensacoldocurtis et Rehensaldo curtis[4] (770), Ruodgisingen ou Ruadgisingen[5] (991), Castro Richiscurtis (1103), Ruchesingen (1179), Richicort (1181), Richercort & Richercourt[6] (1182), Ruchesinga & Rukesinga (1256), Rukesingen (1269 et 1321[5]), Ruchesingue & Ruchesingen (1273), Ruckesingen (1372), Rechiecourt le chastel (1401), Ruxsingen (1469), Ruckesingen (1490), Rixinga (1513: carte Ptolémée), Rychicourt & Rechiecourt (1525), Riexingen (1528), Rechicour (1793), Réchicourt (1801), Rixingen (1871-1918 et 1940-1945).
  • En lorrain roman: Rchico.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Réchicourt ou Ruxinga en germanique médiéval, déjà mentionné en 770[7] est situé au nord-est de la cité de Toul ou Civitas Leucorum. Après avoir appartenu à différents seigneurs, il devient un comté[8]. À partir du XIIIe siècle, ce fief d'Empire, indépendant du duché de Lorraine, appartient à la famille allemande de Linange (Leiningen).

En 930, il y avait une église au « Haut-Mont », village disparu, comme en témoigne cette porte d'église millésimée 930, trouvée en 1806. Le territoire fait partie de l'ancien pays Chaumontois happé sous la férule de l'évêque de Metz à l'époque ottonienne. Il se trouve le long de la frontière linguistique romande et germanique, qui, vers l'an 1000, suit une ligne Audun-le-Tiche, Moyeuvre, Vigy, Mainvillers, Mulcey, Réchicourt-le-Château, Turquestein-Blancrupt avant de longer la crête des Vosges jusqu'au sud de l'Alsace. En 1255, le comte de Réchicourt fait hommage à l'évêque de Metz pour le château de Réchicourt. Au XIVe siècle , la seigneurie relevait du comte Linange-Dabo.

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

En 1628 et 1630, Réchicourt subit pillage et dévastation. En 1681, le comte Frédéric d'Ahlefeldt fait hommage au roi de France pour le comté de Réchicourt. La seigneurie reste terre d'Empire après le rattachement de la Lorraine à la France en 1766. De 1751 à 1789 le comté appartient à la famille du duc de Fronsac-Richelieu.

Depuis la Révolution[modifier | modifier le code]

Réchicourt est annexé par la République française à la Révolution[9] et fait partie du département de la Meurthe.

En 1871, Réchicourt est annexé à l'Empire allemand par le traité de Francfort. En 1919, il redevient une commune française du département de la Moselle. De lourdes destructions marquent le village lors de la Seconde Guerre mondiale.

Château de Réchicourt[modifier | modifier le code]

Le site apparaît dans les textes entre le VIIIe et le Xe siècle sous le double nom de Réchicourt (Rechicurtis) et Rixingen (Ruadgisingen). Le premier évoque un grand domaine caroligien, d'ailleurs un des plus importants de la région, dont le centre est à cour fermée (curtis). Le deuxième nom évoque le village franc constitué depuis le Ve et le VIe siècle (Rixingen en germanique francique)[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2001 Jean-Michel Pedretti    
mars 2001   Gérard Kelle    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 600 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
702 715 822 895 916 1 015 1 008 1 070 1 060
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
944 950 927 936 904 882 809 883 816
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
897 888 693 617 672 771 900 1 052 1 029
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
982 924 931 825 726 558 559 595 600
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Plus haute écluse de France
  • Mardelles, hache de bronze et sarcophages mis au jour en 1871.
  • Passage d'une voie romaine.
  • Château médiéval, XIIe siècle, détruit vers 1469 au cours d'un conflit entre le comte Rudolphe de Linange et le duc de Lorraine, entièrement rasé en 1879.
  • Château édifié au XVIe siècle, remanié XVIIe siècle, agrandi au XVIIIe siècle : logis, escalier XVIIIe siècle deux pièces à l'étage, grange ; restes de l'enceinte fortifiée.
  • Tour dans la grand'rue.
  • Cité industrielle de Bataville à Hellocourt.
  • Écluse sur le canal de la Marne au Rhin, la plus haute de France.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Cunon de Réchicourt, chevalier emprisonné en 1230 lors de la sixième croisade. Selon la légende, par l'intercession miraculeuse de saint Nicolas, Cunon de Réchicourt fut libéré de sa geôle dix ans plus tard, se réveillant devant le porche de l'église de Saint-Nicolas-de-Port. Il offrit en ex-voto ses chaînes brisées. Chaque année le sire de Réchicourt (un paroissien costumé) ouvre la procession traditionnelle de la Saint-Nicolas dans la basilique.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Henri Lepage - Communes de la Meurthe - journal historique des villes, bourgs, villages (1853)
  2. Dictionnaire topographique du département de la Meurthe - Henri Lepage (1862)
  3. Onoma: - Volumes 36 à 37 (2001)
  4. Walther von Wartburg - Umfang und Bedeutung der germanischen Siedlung in Nordgallien im 5. und 6. Jahrhundert
  5. a et b Zwischen den Sprachen - Wolfgang Haubrichs (1983)
  6. Toponymie générale de la France - Tome 2 - Ernest Nègre.
  7. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Paris, Imprimerie impériale,‎ 1862 (lire en ligne), « Table des formes anciennes », p.  200.
  8. Martin Waldseemüller, Carte de la Lorraine, vers 1508.
  9. Sur les conditions de ce rattachement, voir Princes possessionnés.
  10. Réchicourt-le-Château
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011