Abreschviller

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Abreschviller
Train forestier d'Abreschviller
Train forestier d'Abreschviller
Blason de Abreschviller
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Sarrebourg
Canton Lorquin
Intercommunalité Communauté de communes des Deux Sarres
Maire
Mandat
Emmanuel Riehl
2014-2020
Code postal 57560
Code commune 57003
Démographie
Population
municipale
1 510 hab. (2011)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 38′ 16″ N 7° 05′ 51″ E / 48.6377777778, 7.097548° 38′ 16″ Nord 7° 05′ 51″ Est / 48.6377777778, 7.0975  
Altitude Min. 273 m – Max. 986 m
Superficie 41,29 km2
Localisation

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Abreschviller est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Écarts et lieux dits[modifier | modifier le code]

  • Colbeck
  • Kysithal
  • Soldatenthal (Grand-Soldat)
  • Streitwald
  • Wassersoupe
  • La Valette

Situation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Abreschviller se situe à 15 kilomètres au sud de Sarrebourg, et à 25 kilomètres de Phalsbourg par la route nationale 4. Par voie routière, la localité est située à une heure de Metz, Strasbourg et Nancy.

Relief[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vosges (massif).

C'est un village situé dans les Vosges gréseuses, construit en long sur une distance de 6 kilomètres, traversé par la Sarre rouge. Le point culminant de la commune se situe à la maison forestière du Gross Mann, à 968 mètres d'altitude, le sommet du Gross Mann proprement-dit étant sis à 986 mètres, au sein de la municipalité voisine de Walscheid.

Abreschviller couvre une superficie de 4 127 hectares dont 3 745 de bois. Le village est situé dans les grès vosgiens.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 747, alors qu'il était de 649 en 1999[Insee 1].

Parmi ces logements, 77,7 % étaient des résidences principales, 9,2 % des résidences secondaires et 13,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 79,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 20,7 % des appartements[Insee 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 72,8 %, quasiment identique à 1999 (70,7 %)[Insee 3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village était connu vers 1050 sous le nom d' Elberswylre, ce qui signifie « la ferme, créée par l'homme germanique Albero (Adalbero, Adalber) ». On a attribué sans preuves le nom d' Ermenbertovillare, mentionné sur une carte de 715, à Abreschviller[1]. Puis Helbeswilre en 1260, Elberswilre en 1285, Ebersweiller en 1594, Elbersveiler en 1671, Allerscheviller en 1719, Abresviler et Elbersweiler en 1751, Eiberschweiller en 1790, Abrecheviller en 1793 et 1801, Abreschwiller au XIXe siècle, Alberschweiler en 1871-1918, Albersweiler en 1940-44.
En Francique lorrain: Elwechwiller, en lorrain roman: Abrechoui.

Soldatenthal: Soldalenthal (1793 - notice Cassini). thal est un mot germanique signifiant vallée.

Sobriquet[modifier | modifier le code]

Les chèchs (les sacs)[2]. Avec ces sacs, sorte de besaces contenant leur repas, la plupart des bûcherons de la commune se rendaient autrefois au travail.

Histoire[modifier | modifier le code]

Abreschviller est un village de l'ancien comté de Dabo. Pendant la Seconde Guerre mondiale le village fut occupés par les allemands.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Le 24 Novembre 1940, le Maire Max Demange présida son dernier Conseil Municipal. La Commune fut ensuite gérée par un fonctionnaire allemand pendant toute la durée de le Seconde Annexion. Le 25 Février 1945, un Conseil Municipal provisoir, composé d’anciens élus, se réunit à la Mairie. Monsieur Schneider, pharmacien, fut élu Maire en attendant la tenue de véritables élections.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1918 1940 Max Demange SE épicier
1945 1947 Ernest Nopre SE  
1947 1950 Charles Schneider SE Démissiona de son mandat
1950 1965 Paul Bussienne SE Réélu en 1953
1965 1983 André Nopre SE Conseiller Général du Canton de Lorquin
1983 1985 André Ladoy SE  
1985 2008 Robert Weber DVG Réélu en 1995 et 2001
2008 En cours Emmanuel Riehl SE Conseiller Général
Réélu en 2014[3]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le résultat de l'élection présidentielle de 2012 dans cette commune est le suivant[4] :

Candidat Premier tour Second tour
Voix % Voix %
Eva Joly (EÉLV) 20 2,26
Marine Le Pen (FN) 264 29,86
Nicolas Sarkozy (UMP) 289 32,69 552 67,40
Jean-Luc Mélenchon (FG) 55 6,22
Philippe Poutou (NPA) 15 1,70
Nathalie Arthaud (LO) 6 0,68
Jacques Cheminade (SP) 2 0,23
François Bayrou (MoDem) 87 9,84
Nicolas Dupont-Aignan (DLR) 16 1,81
François Hollande (PS) 130 14,71 267 32,60
Inscrits 1085 100,00 1085 100,00
Abstentions 184 16,96 211 19,45
Votants 901 83,04 874 80,55
Blancs et nuls 17 1,89 55 6,29
Exprimés 884 98,11 819 93,71

Le résultat des élections municipales en 2014.

Candidat Premier tour
Voix %
Emmanuel Riehl (SE) 577 100
Inscrits 1105 100,00
Abstentions 383 34,66
Votants 722 65,34
Blancs et nuls 145 20,08
Exprimés 577 79,92

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Abreschviller est le village le plus peuplé du canton de Lorquin et le 6e de l'arrondissement de Sarrebourg. La population se répartit majoritairement au sein du bourg, ce dernier comptant 1 250 habitants, suivie de la Valette avec 110 habitants, Soldatenthal et Kysithal avec une centaine d'habitants et la Wassersoupe, hameau peuplé de 25 résidents.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 510 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 302 1 248 1 607 1 771 1 915 1 980 2 082 1 936 1 867
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
1 659 1 737 1 679 1 568 1 563 1 444 1 399 1 537 1 573
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 527 1 525 1 355 1 299 1 268 1 271 1 419 1 459 1 353
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
1 421 1 381 1 309 1 233 1 285 1 481 1 510 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (30,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,1 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,2 % contre 48,7 % au niveau national et 49,1 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 50,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,3 %, 15 à 29 ans = 15,5 %, 30 à 44 ans = 22,2 %, 45 à 59 ans = 19,1 %, plus de 60 ans = 24,8 %) ;
  • 49,8 % de femmes (0 à 14 ans = 13,7 %, 15 à 29 ans = 12,9 %, 30 à 44 ans = 19,1 %, 45 à 59 ans = 17,9 %, plus de 60 ans = 36,4 %).
Pyramide des âges à Abreschviller en 2008 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
3,6 
9,1 
75 à 89 ans
13,4 
15,2 
60 à 74 ans
19,4 
19,1 
45 à 59 ans
17,9 
22,2 
30 à 44 ans
19,1 
15,5 
15 à 29 ans
12,9 
18,3 
0 à 14 ans
13,7 
Pyramide des âges du département de la Moselle en 2008 en pourcentage[8].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,7 
5,6 
75 à 89 ans
8,9 
12,8 
60 à 74 ans
13,7 
21,9 
45 à 59 ans
21,5 
21,2 
30 à 44 ans
20,3 
20,1 
15 à 29 ans
18,2 
18,1 
0 à 14 ans
16,6 

Les Chèchs[modifier | modifier le code]

De nombreux ouvriers venaient de toute la région pour travailler dans la forêt d'Abreschviller. Ils arrivaient le lundi et repartaient le samedi. En semaine, ils logeaient dans de petits abris en bois à deux ou trois personnes. C'étaient en fait de petites huttes construites de façon très primaire de quelques pierres taillées et de quelques pièces de bois et d'écorce.

Typiquement vosgien, le menu du lundi au samedi était le même. Il s'agissait de pommes de terre (la « pata »), qui mijotaient toute la matinée dans une marmite. Elles étaient ensuite écrasées avec un peu de beurre et consommées à grand renfort de vin.

Les ouvriers sylvicoles étaient appelés les « chèchs » (les sacs). La population les reconnaissait lorsqu'ils traversaient les nombreux villages avant d'atteindre Abreschviller. Ils avaient pris l'habitude de marcher avec un bâton et de porter de manière originale leur sac de provision pour la semaine.

Le samedi, ils retournaient dans leurs villages avec souvent du gibier dans le fond du sac.

Événements[modifier | modifier le code]

  • La course de côte Abreschviller — Saint-Quirin se déroule annuellement fin avril, début mai

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La localité possède trois hôtels-restaurants, une boulangerie, deux boucheries, deux épiceries tabac-presse-loto, un coiffeur, un garage automobile, un fleuriste, une société de taxi, une poste, une banque, une bibliothèque, des écoles maternelles et primaires, une pharmacie, un centre de secours et deux médecins généralistes, un kinésithérapeute, des infirmières.

Des artisans œuvrent dans de nombreux domaines et animent la vie de ce bourg sud-mosellan comme à la poterie de la forge, placée derrière la gare du petit train touristique.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Vestiges gallo-romains.
  • Hameau de la Valette créé en 1735.
  • Chemin de fer d'Abreschviller : ce petit train touristique de 6 kilomètres, reliant la gare au centre du village jusqu'au Grand-Soldat, petit hameau situé en amont de la vallée, accueille environ 30 000 touristes par an.
  • La Roche du Diable, à 430 mètres d'altitude, surplombe Saint-Luc et le moulin de France. C'est une roche en grès des Vosges qui a une grande histoire autour de plusieurs légendes.
  • Sur le rocher du Schlossfels, au lieu-dit Streitwald, vestiges d'un château.
  • Station verte de vacances, avec un camping et un plan d'eau.
  • Centre de réadaptation spécialisé Saint-Luc.
  • Maison de retraite Sainte-Véronique.
  • Wassersouppe (Écart de la commune).

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre-aux-Liens, construite en 1783. Orgues Dalstein-Haerpfer de 1873[9].
  • Chapelle Sainte-Marguerite au cimetière
  • Chapelle-école des verriers au Grand-Soldat
  • Temple protestant réformé, dit temple du Rédempteur, rue des Roches, construit entre 1900 et 1901. Orgues Dalstein-Haerpfer de 1900[9].
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alexandre Chatrian, écrivain connu surtout grâce à sa collaboration littéraire avec Emile Erckmann, est né à Abreschviller en 1826, au lieu-dit Grand-Soldat (ou Soldatenthal).
  • Henri Staudt, curé à L'Hôpital (Moselle), à Creutzwald puis à Abreschviller. Créa en 1973 le Foyer des Jeunes d'Abreschviller qui devint plus tard le Foyer Alexandre-Chatrian. A publié différents ouvrages dont une chronique historique d'Abreschviller.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Boehm, Les anciennes populations d'Abreschviller : histoire et généalogie, Boehm, Sarrebourg, 282 p.
  • Michel-F. Henry, Abreschviller : du comté de Dabo à l'Union européenne, Éd. Serpenoise, Metz, 2012, 246 p. (ISBN 978-2-87692-915-9)
  • Henri Staudt, Abreschviller : hier, aujourd'hui, demain, s. n., 1971, 153 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Les noms de localité d'Abreschviller et de Lettenbach près de Sarrebourg.
  2. Passé-Présent : La Moselle dévoilée N°7 (Septembre-Octobre-Novembre 2012)
  3. « Résultats de l'élection municipale de 2014 à Abreschviller », sur http://www.cartes-2-france.com (consulté le 26 juin 2014)
  4. Ministère de l'Intérieur - Moselle (Lorraine), « Résultats de l'élection présidentielle de 2012 à Abreschviller » (consulté le 26 juin 2014)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. « Évolution et structure de la population à Abreschviller en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 juillet 2011).
  8. « Résultats du recensement de la population de la Moselle en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 juillet 2011).
  9. a et b Inventaire national des orgues, Lorraine, Moselle, tome 1 -A à G-, Metz : ASSECARM-Serpenoise, 1994.