Boulange

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Boulange
Église paroissiale Notre-Dame-de-la-Nativité
Église paroissiale Notre-Dame-de-la-Nativité
Blason de Boulange
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Thionville-Ouest
Canton Fontoy
Intercommunalité Communauté de communes du Pays-Haut Val d'Alzette
Maire
Mandat
Gaëtan Cotica
2014-2020
Code postal 57655
Code commune 57096
Démographie
Gentilé Boulangeois
Population
municipale
2 307 hab. (2011)
Densité 181 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 22′ 57″ N 5° 57′ 12″ E / 49.3825, 5.953349° 22′ 57″ Nord 5° 57′ 12″ Est / 49.3825, 5.9533  
Altitude Min. 285 m – Max. 384 m
Superficie 12,78 km2
Localisation

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Boulange est une commune française située dans le canton de Fontoy, département de la Moselle en région Lorraine

Ses habitants sont appelés les Boulangeois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Errouville Aumetz Havange Rose des vents
Beuvillers N Havange
O    Boulange    E
S
Audun-le-Roman Lommerange Fontoy

Toponymie[modifier | modifier le code]

Boulange[modifier | modifier le code]

  • D'un nom de personne germanique Bollo[2] suivi du suffixe -ing francisé en -ange.
  • Bollingen (789-790)[3], Bolling (1178), Boulenges (1290), Bulingen (1350)[3], Boulainge (XVe siècle), Boullenge (1429), Bolenge (1436), Bollinga (D. Cal. not. Lorr.)[4], Bolingen (XVIIIe siècle; pouillé de Trèves), Boulange (1793).
  • En allemand: Bollingen[4].
  • Le nom Bollinger est issu de Bolling, et désignait autrefois les habitants du village.
  • Partage une toponymie similaire avec les localités de Bollingen (Suisse), Bollingen (Bade-Wurtemberg) et Bollingen (Basse-Saxe).

Bassompierre[modifier | modifier le code]

  • Le nom a pour origine le doublet germanique beta-stein "pierre de prière"[2](probablement un mégalithe). Ou bien un nom de personne germanique Basso/Beczo suivi du latin petra "pierre"[5].
  • Bazompetra en 1133, Bassompetra en 1138, Betstein[2] et Betsteyn[5] en 1570, Basompier en 1636.
  • En allemand Betstein[4], En francique lorrain: Betsteen[6]/Bettsteen et Betschden, en lorrain roman: Besompierre[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Village du duché de Bar, dans la prévôté de Sancy. Était paroisse du diocèse de Trèves (doy. de Luxembourg). Ancienne baronnie de Bassompierre. Le roi Stanislas Leszczyński et Louis XV ordonnèrent en 1766 que Bassompierre s’appellerait Saint-Menge ; mais le village a aujourd'hui repris son ancien nom. Commune indépendante jusqu’en 1812, Bassompierre est aujourd’hui rattachée à la commune de Boulange. En 1817, Boulange village de l’ancienne province du Barrois où le Conroy prend sa source avait pour annexe Bassompierre, le moulin de petite Moyeuvre. À cette époque il y avait 391 habitants répartis dans 72 maisons. Bassompierre avait 157 habitants répartis dans 26 maisons.

" BASSOMPIERRE.— Village de Lorraine ou du Barrois non mouvant, frontière du pays de Luxembourg ; chef-lieu de la baronnie et prévôté dû même nom. Depuis un certain temps les seigneurs de ce lieu portent le titre de marquis ; George Africain de Bassompierre, marquis de Remonville, seigneur du Châlelet, Baudricourt, etc., grand écuyer de Lorraine, mort en 1632, ayant épousé en 1610, Henriette de Tornielle, fille de Charles-Emmanuel de Tornielle, grand’maitre et chef des finances de Lorraine, dont il eut Anne - François de Bassompierre, celui-ci et ses successeurs ont hérité et pris le titre de marquis de Bassompierre et de Remonville. M. le marquis de Bassompierre est seul seigneur de ce village qui en lui-même est peu considérable, n’ayant qu’onze ou douze habitants, il est à une demi-lieue de Sancy et sous la juridiction du prévôt, recette et bailliage de Briey, cour souveraine de Nancy. Depuis longtemps les seigneurs de Bassompierre ont fait figure en Lorraine ; dès l’an 1387, Simon, seigneur de Bassompierre est nommé de la part du duc de Bar avec quelques autres seigneurs, pour juger les différens qui pourront survenir entre les sujets du Barrois et ceux du Luxembourg. En 1490, la ville de Metz était en guerre avec Hanus Arantz et Arnoud Arantz son frère, et avec Arnoud de Fénétrange. En même temps, George de Bassompierre et Perrin de Landre, demandèrent à la cité de Metz plusieurs hommes et femmes qu’ils prétendaient être de condition servile et leur appartenir, que ceux de Metz refusaient de leur livrer. Sur la fin de septembre de cette année, le seigneur de Bassompierre envoya défier on déclarer la guerre à la ville de Metz, et peu de jours après un nommé Jean de Saint-Mihiel, à la tête de vingt-six soldats qui étaient du parti du même seigneur de Bassompierre, envoyèrent aussi défier la ville de Metz. Le dernier d’octobre, ceux de Metz marchèrent contre la forteresse de Bassompierre, mais ils revinrent dès le lendemain. Le quatrième jour de novembre, trente-sept nouveaux ennemis soutenus par le seigneur de Bassompierre, vinrent encore défier la ville de Metz. On commença bientôt les hostilités, et les gens de Bassompierre enlevèrent les chevaux et autres bétail de quelques villages. On les poursuivit jusque près de Bassompierre, mais on ne put les atteindre.

Le château de Bassompierre est à présent en mauvais état ou même en ruine (1750). On peut voir la généalogie de la maison de Bassompierre, dans le P. Anselme et dans Moréri. Cette maison a fondé les Minimes de Nancy en 1592, et on voit dans l’église de ces religieux, les mausolées de Christophe de Bassompierre, grand’maitre d’hôtel et des finances de la Lorraine et de Louise de Rendeval sa femme, fondateur et fondatrice de cette maison. Ces mausolées sont en marbre et d’un travail exquis. Les deux personnages sont en bronze. le reste du mausolée en marbre noir. On y voit aussi le mausolée de François de Bassompierre, qui est simplement en pierre. La maison de Bassompierre est originaire d’Allemagne et établie en Lorraine au XIV Siècle. Elle porte d’argent au chevron de Gueules de trois pièces. La maison de Bassompierre dans les commencements, s’attacha aux ducs de Bourgogne, mais Charles-le-Hardi dernier duc de Bourgogne, ayant manqué de parole à Simon de Bassompierre, ce seigneur passa au service du duc René II."

En 1871, Adolphe Thiers souhaitait donner de l'espace à la place-forte de Belfort devant rester française. Les Allemands, qui n'ignoraient pas la grande valeur minière du sous-sol, acceptèrent à condition de récupérer à leur profit des communes en déplaçant vers l'ouest la frontière prévue lors des préliminaires de paix signés à Versailles le 26 février 1871. Les communes de Rédange, Thil, Villerupt, Aumetz, Boulange, Lommerange, Sainte-Marie-aux-Chênes, Vionville devenaient donc allemandes. Mais Villerupt et Thil restèrent françaises grâce à la jovialité du normand Augustin Pouyer-Quertier qui plaisait au chancelier Bismarck. En ce qui concerne Boulange, citons cette anecdote lors de la délimination de la frontière: " Sur la limite des communes de Beuvillers de Boulange, là où passera la frontière définitive, tout le monde est présent au rendez-vous, excepté le maire de Boulange, un rentier (M. Simon), solide gaillard, qui finit par apparaître, de loin, se dandinant, interpellé par le commissaire allemand, qui le presse. Le maire ralentit encore. L’Allemand enfle la voix. " Ah ça ! dit le rentier en arrivant, croyez-vous que je sois si pressé de devenir Prussien ?.,. Excusez-moi, mon capitaine (en parlant au Français Laussedat), de vous avoir fait attendre, mais je suis bien sûr que vous ne m’en voulez pas, Vous." (Extrait du livre "La délimitation de la frontière franco-allemande" par le capitaine devenu colonel Aimé Laussedat, éditions Delagrave, Paris 1902).

Boulange (Bollingen pendant l'annexion) avait une mine de fer qui fut fermée en 1969. À l'époque d'avant-guerre, Boulange comptait 35 associations. Boulange a également signé un pacte d'amitié avec la ville de Riom où de nombreux Boulangeois sont allés pour fuir l'occupation allemande.

En 1940, l’abbé Annéser, curé de Boulange, se réfugie dans la ville de Riom et la ville de Volvic en zone libre avec environ 900 de ses paroissiens.

Dans les années 50, il y avait à Boulange : 10 cafés, 1 cinéma, 3 boulangeries, 4 magasins de cycles, 1 fabrique de limonade, 2 cordonneries, 1 économat, 1 CMDP (Caisse Mutuelle de Prêts et Dépôts), 1 Sanal, 4 merceries, 2 boucheries, 1 quincaillerie, 3 salons de coiffure, 1 droguerie, 2 laiteries, 4 épiceries, 1 pompes funèbres, 1 atelier de ferronnerie, 1 menuiserie, 1 primeur, 1 compagnie de transport en communs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[7]
Période Identité Étiquette Qualité
22 Fructidor de l'An VII (mardi 8 septembre 1799) dimanche 5 avril 1801 Louis Thomas    
15 Germinal de l'An IX (dimanche 5 avril 1801) 1 janvier 1810 Jacques Cailloux    
1 janvier 1810 23 septembre 1815 Jean-Michel Adam    
23 septembre 1815 23 juin 1816 Nicolas Mouraux    
23 juin 1816 2 octobre 1830 Georges Mouraux    
2 octobre 1830 26 novembre 1837 Nicolas Legendre    
26 novembre 1837 29 juillet 1852 Pierre Schmitte    
29 juillet 1852 17 septembre 1865 Jean-Pierre Simon    
17 septembre 1865 18 mai 1871 Jean-Pierre Mouraux    
18 mai 1871 15 janvier 1872 Pierre Mouraux    
15 janvier 1872 16 novembre 1876 Jean-Pierre Simon    
16 novembre 1876 15 juillet 1880 Nicolas Schmitte    
15 juillet 1880 2 aout 1891 François Mouraux    
19 septembre 1897 6 septembre 1908 Jules Simon    
6 septembre 1908 2 septembre 1916 Auguste Collin    
2 septembre 1916 28 novembre 1918 Hermann    
28 novembre 1918 17 mai 1925 Georges Collin    
17 mai 1925 16 mai 1929 Louis Poeury   Conseiller Général
16 mai 1929 11 juin 1930 François Protsch    
11 juin 1930 18 mai 1935 Albert Zieg    
18 mai 1935 7 octobre 1945 Georges Collin    
7 octobre 1945 30 octobre 1947 Charles Stef    
30 octobre 1947 21 mars 1959 Jean Brandenbourger    
21 mars 1959 19 septembre 1963 Roland Krier    
19 septembre 1963 18 mars 1968 Raymond Orlandini    
18 mars 1968 16 avril 1978 Georges Alexandre    
16 avril 1978 24 mars 1989 Denis Kieffer    
24 mars 1989 23 mars 2001 Gérard Ignaczak    
23 mars 2001 mars 2014 Jacky Aliventi PS Conseiller général
mars 2014 en cours Gaëtan Cotica    

Jumelages[modifier | modifier le code]

Boulange n'est jumelée avec aucune commune[8].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 307 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
336 320 324 498 532 509 484 455 433
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
397 353 381 378 388 830 1 204 1 757 1 230
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 954 2 308 1 819 1 517 2 022 2 528 2 196 1 941 1 839
1990 1999 2006 2011 - - - - -
1 757 1 776 2 205 2 307 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Boulange compte deux écoles, l'école maternelle "du Château" et l'école élémentaire Victor Hugo. Cette dernière a été totalement rénovée et dispose d'infrastructures permettant l'accueil des personnes handicapées.

Cultes[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Vestiges gallo-romains.
  • Ancien château des Bassompierre rasé sur ordre du cardinal de Richelieu en 1635

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Luc de Bassompierre.
  • Église paroissiale Notre-Dame-de-la-Nativité, sa première pierre fut posée en 1931, elle se trouve a l'emplacement même de ses devancières (datant de 1084 et 1756).
  • Chapelle Saint-Luc de Bassompierre datant de 1133 et agrandie en 1764 (c'est cette même année que Mgr Laval, Évêque de Metz y fit sceller la pierre de marbre du Maître-Autel), date de sa dernière modification. On peut remarquer en regardant son chœur qu'il s'agit d'une ancienne construction purement "Romane".
  • Chapelle St Quirin, où se trouvait une relique du Saint envoyé par le pape au curé de Boulange (l'Abbé Jean-Louis Robert) en 1774. Elle fut détruite durant le mandat de M. Brandenbourger en 1949, l'automobile a eu raison d'elle (il fallait agrandir la route afin que les voitures puissent circuler). Aujourd'hui se trouve une croix a son emplacement.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Boulange

De gueules au dextrochère de carnation vêtu d'azur, mouvant d'un nuage d'argent tenant une épée d'argent garnie d'or, accostée de deux cailloux du même, le tout chargé d'une étoile à six rais d'or.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Cotica Gaëtan, Boulange, une page d'histoire, novembre 2012

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Moselle > Boulange (57655) », sur le site habitants.fr de David Malescourt (consulté le 11 juillet 2010).
  2. a, b et c Alain Simmer - Le Pays-Haut (Longwy), n°1 2009
  3. a et b Beiträge zur Geschichte der deutschen Sprache und Literatur-Max Niemeyer(1970)
  4. a, b, c et d Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  5. a et b Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes - Ernest Nègre.
  6. Zesummegestallt vum Henri Leyder-Lëtzebuerger Marienkalender-iwwerschaft 3/2011.
  7. Cotica Gaëtan, Boulange, une page d'histoire, novembre 2012
  8. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 24 décembre 2013).
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011