Cattenom

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Cattenom
Hôtel de ville.
Hôtel de ville.
Blason de Cattenom
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Thionville-Est
Canton Cattenom (Chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de Cattenom et environs
Maire
Mandat
Michel Schibi
2014-2020
Code postal 57570
Code commune 57124
Démographie
Gentilé Cattenomois, Cattenomoise
Population
municipale
2 704 hab. (2011)
Densité 106 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 24′ 24″ N 6° 14′ 44″ E / 49.4067, 6.245649° 24′ 24″ Nord 6° 14′ 44″ Est / 49.4067, 6.2456  
Altitude Min. 148 m – Max. 237 m
Superficie 25,53 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-cattenom.fr

Cattenom est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine. La commune est essentiellement connue pour sa centrale nucléaire.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située à neuf kilomètres environ au nord-est de Thionville, à 42 km de Metz et à onze kilomètres de la frontière luxembourgeoise. Cattenom est réputée pour ses plans d’eau.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Homeldange
  • Husange: Hameau et zone artisanale faisant partie de la commune.
  • Sentzich: Commune réunie à Cattenom en 1970.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Le premier élément est probablement l'anthroponyme germanique Catto que l'on retrouve dans Catonvielle et dans Chatonrupt. Le second élément est apparemment le germanique haim, foyer, village (cf. allemand Heim). Il semble qu'une forme en hof (cour, ferme) ait coexisté, comme c'est parfois le cas en toponymie. Selon Ernest Nègre, Cattonhem par interversion de o et e serait devenu Catten(h)om.
  • Le nom de Cattenom est attesté sous les formes[1] , [2]: Cathenem (1182), Kettenem (1214), Kettenhem (1329), Kettenheim (1400), Kerthenhem (1426), Katenem (1432), Kettenheim (1481), Keluchem / Ketenhon / Cetenhem / Kentuchen / Kettenoffen (1544), Kettenhoven (1568-1570), Cettenhouen (1589), Kattenhous (1594), Catnum (XVIe siècle), Katenom (1668), Catnom (1685), Kethenoven (1686), Cathenom (carte de Cassini), Cattenom (1793).

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Dépendait de l’abbaye de Munster (Luxembourg), donna son nom à une famille noble du Luxembourg.
  • Seigneurie domaniale, possession des rois d’Espagne et des ducs de Luxembourg.
  • Relevait de l'archevêché de Trèves.

Au Moyen Âge, Cattenom faisait partie de la prévôté de Thionville. Autour de l’an mille, elle est rattachée à ce qui deviendra le Duché de Luxembourg. La ville est rattachée à l’État bourguignon en 1462[4]. Passa sous la domination française en 1643 après la victoire de Condé à Thionville. Fief de Valter de Meuerbourg jusqu'à la Révolution.

  • Le 29 avril 1814, cinquante et une maisons de Sentzich brûlèrent par l'imprudence d'un soldat Hessois qui mit le feu à un toit de chaume, en tirant des coups de fusil sur le coq du clocher.
  • En 1817, Cattenom, village sur la Moselle fermé de murailles de l'ancienne province des Trois-Évêchés. À cette époque il y avait 1 015 habitants répartis dans 190 maisons. Et Sentzich, de l'ancienne province des Trois-Évêchés. À cette époque il y avait 739 habitants répartis dans 127 maisons.
  • La foire de Cattenom fut considérée comme la plus importante du duché.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1959 mars 1995 Alphonse Bohler UNR  
mars 1995 en cours Michel Schibi SE  

population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 704 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
866 1 067 1 045 916 1 148 1 100 1 163 1 136 1 042
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
943 936 885 858 842 784 819 834 850
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
833 880 1 238 887 1 003 1 121 1 322 2 374 2 209
1990 1999 2006 2007 2011 - - - -
2 190 2 272 2 517 2 549 2 704 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

  • collège public d'enseignement secondaire : collège Charles Péguy

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[6][modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Martin : anciennement chapelle Saint-Étienne[7] de l'Ordre Teutonique construite durant les XIe et XIIe siècles, démolie en 1830 exceptés le chœur et la tour clocher. Édifiées par-dessus cette chapelle, les constructions du nouveau cœur et de la tour du clocher furent achevées en 1831. Cette église devint l'Église paroissiale Saint Martin en remplacement de l'ancienne située sur le site du cimetière actuel. L'église est dotée d'un orgue d'Aristide Cavaillé-Coll (1857), composé de deux claviers de 54 et de 37 notes ainsi que d'un pédalier de 30 notes[8].
  • Église paroissiale Saint-Rémi à Husange. Église paroissiale pour l'écart de Husange et les écarts de Koeking et Garche (commune de Thionville), construite en 1708 (date portée sur le linteau du portail), restaurée en 1726 (date portée sur le 1er contrefort côté sud). Dernier niveau de la tour clocher, portail, plafonds de la nef et des bas-côtés, décor stuqué refaits, sacristies sont construits en 1881 (date portée sur le portail).
  • Église paroissiale Saint-Jacques à Sentzich, construite en 1828 (date portée sur la façade occidentale). La date 1846, portée sur la clef de la porte au chevet rappelle sans doute l’érection de la croix qui la surmonte. Tour clocher 4e quart XIXe siècle.
  • Chapelle de cimetière.
  • Synagogue à Sentzich, construite au XIXe siècle ; transformée en atelier de menuiserie au XXe siècle, située rue de la Synagogue.

Galerie photographique[modifier | modifier le code]

Ligne Maginot[modifier | modifier le code]

La commune abrite sur son territoire plusieurs ouvrages de la ligne Maginot.

Article détaillé : Ouvrage du Kobenbusch.
Article détaillé : Ouvrage de l'Oberheid.
Article détaillé : Ouvrage du Galgenberg.
Article détaillé : Ouvrage de Sentzich.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Zesummegestallt vum Henri Leyder - Lëtzebuerger Marienkalender 1997 - iwwerschaft 3/2011
  4. Historique de Cattenom, Mairie de Cattenom (consultée le 19 décembre 2007)
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. Inventaire du patrimoine
  7. « Eglise Paroissiale Saint-Martin, Saint-Etienne », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Restauration de l'orgue Cavaillé-Coll de Cattenom