Aumetz
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| Aumetz | ||
Vue sur Aumetz depuis le haut du chevalement de la mine |
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Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Lorraine | |
| Département | Moselle | |
| Arrondissement | Thionville-Ouest | |
| Canton | Fontoy | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays-Haut Val d'Alzette | |
| Maire Mandat |
Gilles Destremont 2009 - 2014 |
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| Code postal | 57710 | |
| Code commune | 57041 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
2 308 hab. (2010) | |
| Densité | 223 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 349 m — Max. 408 m | |
| Superficie | 10,35 km2 | |
| Localisation | ||
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Aumetz est une commune française située dans le département de la Moselle. Les habitants sont les Aumessois.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Aumetz se situe à l’extrémité Est du plateau des Pays-Haut, à une altitude comprise entre 350 et plus de 400 mètres. La commune revêt depuis quelques années maintenant une certaine importance, du fait de la proximité du Luxembourg, situé à 10 km de là. Ainsi, c’est à partir des années 1990 qu’un flux massif et toujours plus important de travailleurs frontaliers passe au quotidien par Aumetz. La petite ville est située sur un axe incontournable pour les milliers de frontaliers se pressant vers l’eldorado économique luxembourgeois, venant de Meuse et du nord meurthe-et-mosellan. Depuis peu, une déviation a été mise en service pour dissoudre les bouchons des heures de pointes. Mais cette présence du Luxembourg a aussi fait figure d’un véritable sauvetage pour la ville. Sinistrée depuis presque une trentaine d’année par les fermetures successives des mines de fer (qui faisaient alors respirer toute une région) et par une sidérurgie qui se meurt, Aumetz a retrouvé une nouvelle chance grâce au richissime Grand-Duché du Luxembourg. Pour preuve, le prix des loyers en constante augmentation. Car aujourd’hui, pour beaucoup de Lorrains, venir habiter près du Luxembourg constitue la sécurité de l’emploi et des revenus élevés… Conséquence, l’installation de nombreux commerces (supermarchés…), un maillage routier qui se renforce et une ville qui a réussi à survivre brillamment à l’après-mine.
La déviation d'Aumetz [modifier]
La déviation d’Aumetz (de type 2×1 voies à gros gabarit) a été ouverte à la circulation fin 2005. Elle prend naissance à l’Ouest dans le prolongement de la D906 pour rejoindre la D16 vers Audun-le-Tiche et le Luxembourg. Un giratoire a été construit, entre Crusnes et Aumetz, sur la D952. La déviation, qui apparait comme une bonne idée à 1re vue, avait pour principal objectif de désengorger la traversé d’Aumetz, sur le tronçon D906-D16. Tronçon emprunté majoritairement par les milliers de travailleurs frontaliers se rendant chaque jour au Luxembourg. Cependant, la création d'un barreau autoroutier A30(France)-A4 (Luxembourg), la rendrait obsolète.
Histoire [modifier]
Dépendait de l’ancienne province du Barrois, possession de l’abbaye de Gorze. Paroisse de l’archevêché de Trèves. En 1817, Aumetz, village de l’ancienne province du barrois. À cette époque il y avait 634 habitants répartis dans 115 maisons.
En 1871, Adolphe Thiers souhaitait donner de l'espace à la place-forte de Belfort, qui devait rester française. Les Allemands, qui n'ignoraient pas la grande valeur minière du sous-sol, acceptèrent à condition de récupérer à leur profit des communes en déplaçant vers l'ouest la frontière prévue lors des préliminaires de paix signés à Versailles le 26 février 1871. Les communes de Rédange, Thil, Villerupt, Aumetz, Boulange, Lommerange, Sainte-Marie-aux-Chênes, Vionville devenaient donc allemandes. Mais Villerupt et Thil restèrent françaises grâce au normand Augustin Pouyer-Quertier, ministre des finances du gouvernement Thiers. La commune voisine, Crusnes, resta française grâce au capitaine Aimé Laussedat, chargé de la délimitation de la nouvelle frontière[1].
Finalement, Aumetz est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918. La période est plutôt prospère pour les habitants d'Aumetz, commune rattachée au Landkreis Diedenhofen-West. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans se battent naturellement pour l’Empire allemand. Beaucoup de jeunes gens tombèrent au champ d'honneur sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, mais aussi à l’Ouest, en particulier en France et dans les Flandres. Sujets loyaux de l'Empereur, les Mosellans accueillent cependant avec joie la fin des hostilités et la paix, enfin retrouvée. Aumetz redevient française en 1919, après le Traité de Versailles.
La Seconde Guerre mondiale et le drame de l'Annexion marqueront longtemps les esprits. Beaucoup de jeunes gens incorporés de force dans les armées allemandes ne revinrent jamais. La commune ne sera pas épargnée par les bombardements alliés. L'église, en particulier, fut malheureusement partiellement détruite par un bombardement américain. Aumetz redevient française le 13 septembre 1944[2].
Toponymie [modifier]
Le nom n'a pas de rapport avec la ville de Metz, il derive du latin: alta mansium.
- Talmatio (636), Almas ou Aimas (933), Ames (Xme siècle).
- Almet en francique lorrain.
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
- Vestiges gallo-romains (buste de femme).
- S’il faut ne retenir qu’un seul monument de la ville, c’est évidemment le chevalement de l’ancienne mine de fer, qui se dresse tel l’emblème d’Aumetz, perpétuant le souvenir encore vivace d’une époque glorieuse. L'écomusée des mines de fer de Lorraine qui l’accompagne est ouvert de mai à octobre.
- Aumetz est entouré de bunkers et casemates de la ligne Maginot le plus important étant le petit ouvrage d’Aumetz, complètement en ruines.
- Ancienne mine de fer de Bassompierre : chevalement et bâtiment de la machine d’extraction.
Édifices religieux [modifier]
- On pourra également admirer la quelque peu surprenante et massive église construite après la guerre, en 1950. Elle un offre un style à la fois moderne allié à un certain classicisme. Il est vrai qu’elle a du succéder à la « cathédrale des Pays-Haut » détruite pendant la dernière guerre. Elle était de style (néo-gothique 1879), elle-même ayant remplacé l’église Saint-Gorgon 1763.
- Chapelle dans le cimetière
- Temple protestant, église Réformée aujourd'hui désaffecté.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Constant Burg (1924-1998), médecin et biologiste né à Aumetz
Photographies [modifier]
Notes et références [modifier]
- Aimé Laussedat: La délimitation de la frontière franco-allemande, éditions Delagrave, Paris, 1902.
- 1944-1945: Les années liberté, Le républicain Lorrain, 1994 (p.14: Recensement préfectoral sur les dates de libération)
- Résultats du recensement de la population - Aumetz, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.