Aumetz

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Aumetz
Vue sur Aumetz depuis le haut du chevalement de la mine
Vue sur Aumetz depuis le haut du chevalement de la mine
Blason de Aumetz
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Thionville-Ouest
Canton Fontoy
Intercommunalité Communauté de communes du Pays-Haut Val d'Alzette
Maire
Mandat
Gilles Destremont
2014-2020
Code postal 57710
Code commune 57041
Démographie
Gentilé Aumessois
Population
municipale
2 317 hab. (2011)
Densité 224 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 25′ 07″ N 5° 56′ 43″ E / 49.4186, 5.945349° 25′ 07″ Nord 5° 56′ 43″ Est / 49.4186, 5.9453  
Altitude Min. 349 m – Max. 408 m
Superficie 10,35 km2
Localisation

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Aumetz

Aumetz est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine.

Ses habitants sont appelés les Aumessois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Aumetz se situe à l’extrémité orientale du plateau des Pays-Haut, à une altitude comprise entre 350 et plus de 400 mètres. La commune revêt depuis quelques années maintenant une certaine importance, du fait de la proximité du Luxembourg, situé à 10 km de là. Ainsi, c’est à partir des années 1990 qu’un flux massif et toujours plus important de travailleurs frontaliers passe au quotidien par Aumetz. La petite ville est située sur un axe incontournable pour les milliers de frontaliers se pressant vers l’eldorado économique luxembourgeois, venant de Meuse et du nord meurthe-et-mosellan. Depuis peu, une déviation a été mise en service pour dissoudre les bouchons des heures de pointes. Mais cette présence du Luxembourg a aussi fait figure d’un véritable sauvetage pour la ville. Sinistrée depuis presque une trentaine d’année par les fermetures successives des mines de fer (qui faisaient alors respirer toute une région) et par une sidérurgie qui se meurt, Aumetz a retrouvé une nouvelle chance grâce au richissime Grand-Duché du Luxembourg. Pour preuve, le prix des loyers en constante augmentation. Car aujourd'hui, pour beaucoup de Lorrains, venir habiter près du Luxembourg constitue la sécurité de l’emploi et des revenus élevés, avec pour conséquence, l’installation de nombreux commerces (supermarchés, etc.), un maillage routier qui se renforce et une ville qui a réussi à survivre brillamment à l’après-mine.

Mairie d'Aumetz

La déviation d'Aumetz[modifier | modifier le code]

La déviation d’Aumetz (de type 2×1 voies à gros gabarit) a été ouverte à la circulation fin 2005. Elle prend naissance à l’ouest dans le prolongement de la D906 pour rejoindre la D16 vers Audun-le-Tiche et le Luxembourg. Un giratoire a été construit, entre Crusnes et Aumetz, sur la D952. La déviation, qui apparaît comme une bonne idée à première vue, avait pour principal objectif de désengorger la traversé d’Aumetz, sur le tronçon D906-D16. Tronçon emprunté majoritairement par les milliers de travailleurs frontaliers se rendant chaque jour au Luxembourg. Cependant, la création d'un barreau autoroutier A30 (France)-A4 (Luxembourg), la rendrait obsolète.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom n'a pas de rapport avec la ville de Metz, il dérive du latin: alta mansium.

  • Talmatio ou Tamaltio (636); Almas, Almaz et Aimas (933); Ames (Xe siècle); Amez (1212), Ametz (1265); Aulmetz et Ameiz (1275); Ameis (1396); Almaco (1570); Ometz et Hametz (1675).
  • Armet et Almet en francique lorrain.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dépendait de l’ancienne province du Barrois, possession de l’abbaye de Gorze. Paroisse de l’archevêché de Trèves. En 1817, Aumetz, village de l’ancienne province du barrois. À cette époque il y avait 634 habitants répartis dans 115 maisons.

En 1871, Adolphe Thiers souhaitait donner de l'espace à la place-forte de Belfort, qui devait rester française. Les Allemands, qui n'ignoraient pas la grande valeur minière du sous-sol, acceptèrent à condition de récupérer à leur profit des communes en déplaçant vers l'ouest la frontière prévue lors des préliminaires de paix signés à Versailles le 26 février 1871. Les communes de Rédange, Thil, Villerupt, Aumetz, Boulange, Lommerange, Sainte-Marie-aux-Chênes, Vionville devenaient donc allemandes. Mais Villerupt et Thil restèrent françaises grâce au normand Augustin Pouyer-Quertier, ministre des finances du gouvernement Thiers. La commune voisine, Crusnes, resta française grâce au capitaine Aimé Laussedat, chargé de la délimitation de la nouvelle frontière[1].

Finalement, Aumetz est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918. La période est plutôt prospère pour les habitants d'Aumetz, commune rattachée au Landkreis Diedenhofen-West. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans se battent naturellement pour l’Empire allemand. Beaucoup de jeunes gens tombèrent au champ d'honneur sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, mais aussi à l’Ouest, en particulier en France et dans les Flandres. Sujets loyaux de l'Empereur, les Mosellans accueillent cependant avec joie la fin des hostilités et la paix, enfin retrouvée. Aumetz redevient française en 1919, après le Traité de Versailles.

La Seconde Guerre mondiale et le drame de l'Annexion marqueront longtemps les esprits. Beaucoup de jeunes gens incorporés de force dans les armées allemandes ne revinrent jamais. La commune ne sera pas épargnée par les bombardements alliés. L'église, en particulier, fut malheureusement partiellement détruite par un bombardement américain. Aumetz redevient française le 13 septembre 1944[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 2009 André Weiler PCF  
2009 en cours Gilles Destremont FG Infirmier

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 317 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
412 495 567 959 851 898 1 128 1 068 987
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
904 844 804 737 787 1 474 2 415 3 118 2 029
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
2 269 2 454 2 154 1 862 2 266 2 722 2 465 2 375 2 183
1990 1999 2006 2011 - - - - -
2 161 2 225 2 207 2 317 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Église Saint-Gorgon d’Aumetz.
  • Vestiges gallo-romains (buste de femme).
  • Chevalement de l’ancienne mine de fer, qui se dresse tel l’emblème d’Aumetz, perpétuant le souvenir encore vivace d’une époque glorieuse.
  • L'écomusée des mines de fer de Lorraine (ouvert de mai à octobre).
  • Aumetz est entouré de bunkers et casemates de la ligne Maginot, le plus important étant le petit ouvrage d’Aumetz, complètement en ruines.
  • Ancienne mine de fer de Bassompierre : chevalement et bâtiment de la machine d’extraction.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Temple protestant.
Chapelle du cimetière.
  • On pourra également admirer la quelque peu surprenante et massive église construite après la guerre, en 1950. Elle un offre un style à la fois moderne allié à un certain classicisme. Il est vrai qu’elle a dû succéder à la « cathédrale des Pays-Haut » détruite pendant la dernière guerre. Elle était de style (néo-gothique 1879), elle-même ayant remplacé l’église Saint-Gorgon 1763.
  • Chapelle dans le cimetière
  • Temple protestant réformé, rue de la Fontaine, aménagé dans un lavoir du XIXe siècle aujourd'hui désaffecté.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Constant Burg (1924-1998), médecin et biologiste né à Aumetz

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Aimé Laussedat: La délimitation de la frontière franco-allemande, éditions Delagrave, Paris, 1902.
  2. 1944-1945: Les années liberté, Le républicain Lorrain, 1994 (p.14: Recensement préfectoral sur les dates de libération)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011