Rohrbach-lès-Bitche

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rohrbach.
Rohrbach-lès-Bitche
L'ouvrage de Rohrbach.
L'ouvrage de Rohrbach.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Sarreguemines
Canton Rohrbach-lès-Bitche (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de Rohrbach-lès-Bitche
Maire
Mandat
Vincent Seitlinger
2014-2020
Code postal 57410
Code commune 57589
Démographie
Population
municipale
2 102 hab. (2011)
Densité 158 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 02′ 46″ N 7° 15′ 56″ E / 49.0461, 7.2656 ()49° 02′ 46″ Nord 7° 15′ 56″ Est / 49.0461, 7.2656 ()  
Altitude Min. 252 m – Max. 384 m
Superficie 13,28 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Moselle

Voir sur la carte administrative de Moselle
City locator 14.svg
Rohrbach-lès-Bitche

Géolocalisation sur la carte : Moselle

Voir sur la carte topographique de Moselle
City locator 14.svg
Rohrbach-lès-Bitche

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Rohrbach-lès-Bitche

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Rohrbach-lès-Bitche

Rohrbach-lès-Bitche est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine. Le village fait partie du Pays de Bitche et du bassin de vie de la Moselle-est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Rohrbach-lès-Bitche s’est construit le long de la route de Sarreguemines à Bitche et de sa bifurcation vers Sarre-Union et l’Alsace bossue. Situé en « pays découvert » vers 260 mètres d’altitude, le village est dominé à l’ouest par le Guckenberg (384 mètres), dernière colline du Plateau lorrain. Il constitue l’un des premiers villages du Bitcherland. Le grès vosgien et son manteau forestier apparaissent aux limites de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Rohrbach est mentionné dès 1150 sous la forme Rorback[1]. Brucherbach & Bruchrorbach (1179), Roreback (1197), Rornbach (1425), Rornbach/Rombach/Rorebach (1544), Rorbach (1594), Rhorbach (1779). Roerbach en francique lorrain[2].

Il est issu du vieux haut allemand rōrbak, c’est-à-dire « le ruisseau des roseaux », variante du type toponymique germanique commun au nord de la France *Rauzbaki(z) et qui a donné Roubaix, Robecq, Rebais, Rebets, etc. Dans le cas de Rohrbach, le vieux haut allemand rōr a subi le rhotacisme de /s/ du protogermanique *rauz- > ros, dont est issu le diminutif français rosel > roseau.

Le qualificatif -lès-Bitche signifie « près de Bitche », de l'ancien français lez « près de » (cf. latitude) et permet de faire la distinction d'avec Rorbach-les-Dieuze, autre commune de Moselle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il faisait partie de la seigneurie de Bitche. La commune est chef-lieu de canton depuis 1790, faisant partie de l’arrondissement de Sarreguemines.

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
février 1812 juin 1815 Charles Felder    
 ?  ? Adolphe Brill URD Boulanger, conseiller général
1947 mars 1961 Emile Hessemann    
mars 1961 mars 1977 Eugène Mayer    
mars 1977 juin 1995 Jean Seitlinger CDS Conseiller général
juin 1995 mars 2001 Hubert Krebs    
mars 2001 mars 2008 René Krebs    
mars 2008 mars 2013 Louis Niederberger[3]    
avril 2013 en cours Gilles Staub    
mars 2014 en cours Vincent Seitlinger    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 102 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
634 655 791 1 077 1 197 1 208 1 158 1 200 1 096
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
1 030 960 982 1 006 1 024 1 072 1 078 1 136 1 152
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 069 1 022 1 442 1 312 1 424 1 517 1 623 1 797 2 019
1990 1999 2006 2011 - - - - -
2 113 2 115 2 172 2 102 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Mathismuhle.
  • Felsenmuhle : l’actuel « moulin » constitue le siège d’une exploitation agricole. Au fond du vallon se dressait autrefois la maison forestière jusqu’à la construction pendant l’annexion (1870 à 1918) d’une nouvelle Maison Forestière près du Felsenhof sur le ban de Bining.
  • Luxenmuhle (ou Luxenmühl): moulin et chapelle.

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

  • L’église paroissiale: Placée sous le vocable de saint Rémy, elle fut complètement reconstruite en 1772, selon le style en usage dans le Pays de Bitche, en remplacement d'une église, trop petite et menaçant ruine La toiture du clocher en forme de bulbe fut transformée en 1928 et munie de l’actuelle flèche droite.

La paroisse, avec Bining pour annexe, faisait partie autrefois de l’archiprêtré de Hornbach, avant d’être érigée en siège de l’archiprêtré de Rohrbach. Les anciens registres paroissiaux, aujourd’hui conservés à la mairie, débutent en 1661.

Ouvrage militaire[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Franz Dahlem (1892–1981) homme politique allemand.
  • Jean Seitlinger, homme politique français.
  • Jean Seelig, archiprêtre, interné à Dachau; officier de la Légion d’honneur.
  • Charles Felder, maire et membre de la Légion d’Honneur, soldat des campagnes napoléoniennes.
  • Henri dit Albert Spaeth, professeur agrégé d’allemand, spécialiste de l'œuvre de Henri Heine

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joël Beck, Les Moulins et scieries du Pays de Bitche, 1999.
  • Joël Beck, Rohrbach-lès-Bitche et son canton, 1988.
  • Joël Beck, Le Canton de Rohrbach-lès-Bitche, 2004.
  • Joël Beck, Le Pays de Bitche 1900-1939, 2005.
  • Joseph Rohr, L’arrondissement de Sarreguemines, éditions Pierron, 1978.
  • Armand KREBS, Les habitants de Rohrbach-lès-Bitche au fil des siècles 1661 - 1934, à titre d'auteur, mai 2010.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6). p. 573.
  2. Geoplatt
  3. Décédé le 7 mars 2013. Source : Le Républicain Lorrain
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011