Rémilly (Moselle)

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Rémilly
Aubécourt, Dain-en-Saulnois
Église Saint-Martin.
Église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Metz-Campagne
Canton Pange
Intercommunalité Communauté de communes de Rémilly et environs
Maire
Mandat
Jean-Marie Stablo
2014-2020
Code postal 57580
Code commune 57572
Démographie
Gentilé Rémillois
Population
municipale
2 134 hab. (2011)
Densité 113 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 00′ 51″ N 6° 23′ 37″ E / 49.0141666667, 6.39361111111 ()49° 00′ 51″ Nord 6° 23′ 37″ Est / 49.0141666667, 6.39361111111 ()  
Altitude Min. 220 m – Max. 312 m
Superficie 18,94 km2
Localisation

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Aubécourt, Dain-en-Saulnois

Rémilly est une commune française située dans le département de la Moselle. Elle comprend Aubécourt depuis 1813 et Dain-en-Saulnois depuis 1964.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Rémilly: Romeliacum (842), Rumilly (1036), Remilley (1325), Rymlocher Tail (1331)[1], Rymloch (15e siècle)[2], Remelach (1445)[2], Rémilly (1607), Ramilly (1631), Remelach (1915-18 & 1940-44). En Lorrain: Rem'hy.
  • Dain-en-Saulnois: Dein on Salnois (1450), Din (1544), Dun au Saulnoir (1594), Dam (1631), Din en Saunoy (1682), Den (XVIIIe siècle), Daim (1769), Dam (1915-1918). En Lorrain: Dain en Sauneu.
  • Aubécourt: Aulbecourt (1564), Aubecourt (1631), Aubecourt-la-Grande (1685), Aubcourt (1770), Hebécourt (carte Cassini). En Lorrain: Aubco.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 840-842, on relève Rumelliacum ou Romeliacum. Le premier document écrit citant ce nom serait une charte établie le 13 août 840 à Mayence, par laquelle l’empereur d’Occident Lothaire Ier concéde les revenus de Rémilly à l’abbaye de Saint-Arnould située près de Metz. Ces biens se composaient de trente manses, un moulin, une importante forêt au nord de la Nied, des étangs et des viviers. Sur les manses d’environ douze hectares vivaient des familles libres, affranchies, chassées ou asservies. Chaque manse comprend une maisonnette, un curtil, des terres arables, des droits d’usage sur les pâtures et les bois. Les manses passaient de père en fils. Serfs ou libres, les paysans étaient tenus par les redevances et les droits dus au seigneur, les durées de travail fixées par les corvées. Rémilly, avec ses trente manses pouvait compter entre 150 et 200 habitants. La natalité était très élevée mais la forte mortalité infantile ne permettait qu’à un petit nombre d’atteindre l’âge adulte.

Le deuxième document est la charte établie le 24 février 842 par laquelle Charles II le Chauve, frère de Lothaire, confirmait à l’abbaye de Saint Arnould, la donation du village de Rémilly avec la chapelle élevée en l’honneur de saint Martin.

Une importante communauté juive fut présente entre 1860 et 1957 date de l'aliénation de la synagogue dont les Tables de la Loi surplombant l'Arche Sainte se trouve à la mairie de Rémilly.

Aubécourt est réuni à Rémilly par décret de 1813[3].

Rémilly absorbe Dain-en-Saulnois en 1964.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Parti de gueules au dextrochère de carnation, vêtu d’azur, mouvant d’un nuage d’argent, tenant une épée haute d’argent garnie d’or, accostée de deux cailloux d’or, et d’azur à la demi-aigle d’or mouvant du parti.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
an VIII   Charles Sébastien Toussaint    
1857   Valette    
1953 1968 Lucien Pougué SE  
mars 1968 mars 1989 Maurice Jochum SE  
mars 1989 mars 2008 Jean Weber SE  
mars 2008 en cours Jean-Marie Stablo SE  

Ancien maire d'Aubecourt : Jean Grandjean (an VIII-).

Ancien maire de Dain-en-Saulnois : François Thomas (an VIII-).

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée avec Tourtoirac.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 134 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
577 611 642 818 780 755 966 1 002 928
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
1 039 971 931 936 958 923 913 904 849
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
868 836 897 1 006 993 1 214 1 423 1 556 1 666
1990 1999 2006 2007 2011 - - - -
1 779 1 813 1 999 2 029 2 134 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Évolution de la population d'Aubecourt [6]

  • 1793 : 111
  • 1800 : 110
  • 1806 : 107

Evolution de la population de Dain-en-Saulnois

  • 1793 : 70
  • 1962 : 9

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La mairie, ancien tribunal sous l’occupation allemande.
École du 11 Novembre.
  • Vestiges gallo-romains (villas).
  • Ancienne villa des évêques de Metz ; parc.
  • École du 11 Novembre, par Auguste Rolland, architecte et maire de Rémilly de 1834 à 1850.
  • Maison d'Auguste Rolland.
  • le « Joli Fou » de Dain-en-Saulnois, un hêtre tortillard dans le bois de Lome[7] ;
  • la maison des Pâtres ;
  • la mairie, ancien tribunal sous l’occupation allemande.
  • Ancien château situé sur le haut du village, construit début du XVIIIe siècle par Mgr du cambout de Coislin, transformé en 1844 par Auguste Rolland pour son frère Prosper Rolland. C'est dans ce château que furent assassinés le 16 octobre 1860 l'ancien conseiller général du canton, Alexis Rolland et son épouse Marie-Catherine Gandar. Lors de l'invasion de la Ruhr en 1936, le château fut occupé durant plusieurs mois par l'armée française. Après la guerre le château fut vendu à la fédération des déportés politiques pour y créer une maison de repos. En ruine il fut rasé en 1963.

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • gare de chemin de fer : située à une vingtaine de kilomètres de Metz, la gare voit défiler les TER venant de Strasbourg, de Forbach et d'Allemagne :
  • bureau de poste de très belle architecture ;
  • deux terrains de football ;
  • bibliothèques : 700 inscrits et environ 7 000 ouvrages ;
  • maison de retraite Les pins ;
  • accueil périscolaire ;
  • halte garderie ;
  • école primaire (Eugène Gandar) occupant deux batiments : celui du Joli Fou et celui du 11 Novembre ;
  • collège Lucien-Pougué, env. 500 évèves.
Rémilly. Couvent Sainte-Chrétienne (cliché R. & F. Dreher, Rémilly)

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin 1956, par Marie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Auguste Rolland, architecte né à Rémilly
  • Eugène Pauline (1875-1977), maire de Rémilly, directeur d'école, officier de l'instruction publique dans l'ordre des palmes académiques, médaille d'argent de l'enseignement, médaille de vermeil départementale et communale.
  • Claude Lapointe, (1938- ? ? ?) fondateur de l'atelier d'illustration de l'ESAD de Strasbourg et formateur de toute une génération d'illustrateurs français.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Maria Besse - Namenpaare an der Sprachgrenze
  2. a et b Artemis Verlag - Francia (1991)
  3. Louis Emmanuel de Chastellux, Le territoire du département de la Moselle : histoire et statistique, Maline, 1860, 232 p., p. 219
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. Ldh/EHESS/Cassini
  7. Dain-en-Saulnois, le joli fou (Denkmal Archiv 24Fi1263 et 24Fi748bis)