Montois-la-Montagne

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Montois-la-Montagne
Église Saint-Nicolas.
Église Saint-Nicolas.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Metz-Campagne
Canton Marange-Silvange
Intercommunalité Communauté de communes du pays Orne-Moselle
Maire
Mandat
Jean Cantele
2014-2020
Code postal 57860
Code commune 57481
Démographie
Gentilé Montoisiens
Population
municipale
2 372 hab. (2011)
Densité 334 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 13′ 05″ N 6° 01′ 23″ E / 49.2181, 6.023149° 13′ 05″ Nord 6° 01′ 23″ Est / 49.2181, 6.0231  
Altitude Min. 174 m – Max. 330 m
Superficie 7,1 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-montois.fr[1]

Montois-la-Montagne est une commune française située dans le département de la Moselle.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à 4 km de la Meurthe-et-Moselle et à 32 km de Metz.

Carte de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Montoys au XVe siècle, Montoi en 1537, Montois-Malancourt en 1811 (décret du 4 août, qui réunissait Malancourt à Montois).

Histoire[modifier | modifier le code]

Montois-la-Montagne, situé sur le rebord du haut plateau messin, est longtemps resté un village entouré par la forêt.

Des trous de poteaux, des foyers, des silos datant du Néolithique final (-4000 à -2500 ans) ont été retrouvés au lieu-dit « le Hautbois ». D’autres traces d’occupation humaine datant de la Protohistoire (-1800 ans) ont été repérées aux lieux-dits Fodiche et Devant-la-Forêt.

Les sondages archéologiques ont révélé également la présence de nombreuses voies et chemins datant de la période gallo-romaine, d’une villa (IerIVe siècles), dont dépendaient des exploitations agricoles et forestières, ainsi que de plusieurs nécropoles notamment aux lieux-dits La Patriote et La Croix Jacob.

On ne trouve ensuite de trace de communauté villageoise qu’au XIe siècle, avec notamment l’abbaye de Saint-Pierremont qui possédait quelques terres à Montois. Les abbayes et chanoines sont à l’origine de la renaissance du village jusqu’à son pillage par les Luxembourgeois en 1266 lors de la guerre féodale de Ligny. Les fiefs et seigneuries se succèdent ensuite jusqu’à la destruction du village en 1636, durant la guerre de Trente Ans.

Le village fut peu à peu repeuplé et reconstruit, jusqu’à atteindre 200 habitants à la fin du XVIIIe siècle.

Ancienne église Saint-Nicolas désaffectée.

Au XIXe siècle, les fermes vouées à la polyculture se développèrent, ainsi que les exploitations forestières, les carrières et l’artisanat. Au milieu du siècle, Montois compte environ 550 habitants et Malancourt devient son annexe dès 1811. Suite à l’annexion au Reich de 1871, Montois se vide de sa population, jusqu’à la construction à Rombas en 1889-1890 d’une grande usine sidérurgique allemande. La mise en exploitation de la mine Pauline en 1903 provoque une explosion démographique à Montois. En 1930, Montois compte 1700 habitants.

En 1962, Montois atteint sa population maximale, soit 3 050 habitants. En janvier 1969, la mine Pauline ferme, mais grâce à une politique d’urbanisation résidentielle, Montois compte encore 2 700 habitants en 2003.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 mars 1995 Charles Grandpierre (1925-2011)   Directeur d'école[2]
mars 1995 en cours Michel Volle    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 372 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
203 202 216 443 548 525 500 537 501
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
479 539 625 660 371 1 127 1 385 1 662 1 121
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 580 1 708 1 424 1 309 2 077 3 054 2 654 2 660 2 291
1990 1999 2006 2007 2011 - - - -
2 759 2 616 2 420 2 392 2 372 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Tour du colombier de l’ancien château.
  • Découverte d’un moyen bronze de Claude et d’un denier de Faustine.
  • Traces d’un château, construit en 1589 par Louis Gauvain, remanié XVIIIe, démoli vers 1950, il ne subsiste plus que la grille de clôture et la tour du colombier de plan carré.
  • Site d’escalade avec plus de cent voies.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Ancienne église Saint-Nicolas construite en 1842 désaffectée.
  • Nouvelle église Saint-Nicolas, ovale, par Martinez.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]