Verny

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Verny
Église Saint-Michel.
Église Saint-Michel.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Metz-Campagne
Canton Verny (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Sud messin (siège)
Maire
Mandat
Marie-Thérèse Gansoinat-Ravaine
2014-2020
Code postal 57420
Code commune 57708
Démographie
Gentilé Vernois [1]
Population
municipale
1 913 hab. (2011)
Densité 491 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 00′ 28″ N 6° 12′ 14″ E / 49.0078, 6.203949° 00′ 28″ Nord 6° 12′ 14″ Est / 49.0078, 6.2039  
Altitude Min. 172 m – Max. 246 m
Superficie 3,9 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.verny.fr

Verny est une commune française située dans le département de la Moselle en Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Verny est une commune au sud du Pays messin.

Carte de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Coin-sur-Seille, Cuvry, Fleury, Goin, Pommérieux, Pournoy-la-Grasse

Transports[modifier | modifier le code]

Verny se situe sur la route départementale 913 ou rue de Metz à douze kilomètres au sud de Metz. La rocade sud de Metz est à cinq kilomètres au nord de la commune et permet de rejoindre l'autoroute A31 plus à l'est. À cinq kilomètres au sud, vers Louvigny se trouvent la gare de Lorraine TGV et l’aéroport régional de Lorraine.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention de Verny date de 914, quand Vigeric, alors abbé de Gorze, fait présent à l’abbaye de terres situées sur le ban de Verny. Nous n’avons jusqu’à présent retrouvé aucune trace de document parlant de Verny avant 914 et aucune fouille archéologique connue n’a été faite sur le site. Mais l’étude étymologique du mot Verny peut laisser penser qu’il existait déjà un domaine rural à l’époque romaine. Verny pourrait ainsi avoir une origine gallo-romaine, Vernius (ou Vernio), un nom d’homme, auquel s’ajoute la désinence -acum, qui servait à désigner des domaines. Nous aurions ainsi *Vernius-acum, *Verniacum, c’est-à-dire le domaine de Vernius. Cependant, le substantif celtique *verno- ( > verne), aulne, n'est pas impossible[2]. Homonymie avec Vergné (Charente-Maritime).

Il existe aussi, hors de la Lorraine, un saint Verny, encore honoré dans le centre de la France, comme saint patron des vignerons. Son origine, que l’on situe sur les bords du Rhin, remonte à la fin du XIIIe siècle.

Le ban de Verny appartenait à l’ancienne famille de Vergney, qui tenait ce fief des seigneurs de Cherisey. En 1331, céda à l’évêque de Metz ses droits sur la maison forte de Verny, sur la ville et ses appartements[3]. À partir de ce moment le seigneur de Verny sera vassal de l’évêque de Metz et l’histoire de Verny sera liée à celle de l’évêché de Metz.

Cette maison forte, un petit château fort, sera détruite en 1635 par les Suédois, pendant la guerre de Trente Ans.

Au début du XVIe siècle, la seigneurie de Verny est dans la famille de Barisey. Puis elle sera partagée entre les familles de Flavigny, de Feriet et de Collin, toutes issues de la haute bourgeoisie messine. Par la suite les de Feriet seront les seuls seigneurs du ban de Verny de 1671 à la Révolution et Louis Philippe de Feriet, qui fut président du Parlement de Metz, construisit un nouveau château à l’époque de Louis XV.

De 1814 à 1870, Verny sera réuni à la commune de Pournoy-la-Grasse pour ne former qu’une seule mairie, mais à deux sections, tout en demeurant chef-lieu de canton.

En 1869, rien ne va plus entre les deux sections de la commune Pournoy - Verny et celles-ci décident de se séparer. Ce sera fait par un décret de Napoléon III datant du 26 novembre 1869.

Le premier conseil municipal de Verny se réunit le 8 février 1870, peu de temps avant la guerre franco-allemande de 1870. Il n'y pas de combats à Verny, mais les troupes allemandes occupent le village d’août à octobre 1870 et logent dans la mairie et l’école. Comme les autres communes de l'actuel département de la Moselle, Verny est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918. Pour protéger Metz, siège du Bezirk Lothringen, la construction d'un fort est programmée près de Verny. La Feste Wagner, sur les communes de Pournoy-la-Grasse et de Verny, complète la seconde ceinture fortifiée de Metz composée des Festen Wagner (1904-1912), Kronprinz (1899 - 1905), Leipzig (1907-1912), Kaiserin (1899-1905), Lothringen (1899-1905), Freiherr von der Goltz (1907-1916), Haeseler (1899-1905), Prinz Regent Luitpold (1907-1914) et Infanterie-Werk Belle-Croix (1908-1914)[4]. Les Allemands construiront ainsi, sur le territoire de Verny et de Pournoy-la-Grasse, un groupe fortifié devant servir de position avancée du sud messin, à la fois sentinelle et gardienne de la vallée de la Seille. Située à 1 km au nord de Verny, la forteresse domine la Seille d’une hauteur de 65 à 70 mètres. Elle s’étend sur une sorte d’éperon et s’allonge d’est en ouest sur environ 1 200 m. L’association pour la découverte de la fortification messine réhabilite le site et y organise régulièrement des visites[5]. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans se battent loyalement pour l’Empire allemand. En dépit de leur attachement à l’Empire, les habitants de la commune accueillent avec joie la fin des hostilités. Le village n'eut pas à souffrir de dégâts à cette époque.

Pendant l’entre-deux-guerres, Verny se modernise peu à peu.

La Deuxième Guerre mondiale et l'Annexion de la Moselle (1940) seront, en revanche, la cause de traumatismes profonds et de destructions massives. En 1940-1941, de nombreux habitants sont expulsés. Au cours de la bataille de Metz, en 1944, le château du XVIIIe siècle est bombardé par l’aviation américaine. Il s’ensuivra un incendie, qui ne laissera rien de cette ancienne demeure seigneuriale. Malgré la combativité de la 462e Volks-Grenadier-Division, Verny est libérée par la 5e DI de l'armée Patton le 21 novembre 1944[6], à la fin de la bataille de Metz.

Au début des années 1970, Verny « explosera » et sa population passera de 257 habitants en 1968 à 1465 en 1982. C’est à ce moment que se feront tous les aménagements qui font le charme du Verny d’aujourd’hui.

Les années 1970 voient une extension considérable du village : la rue du Moulin avec ses 120 logements locatifs, rue de Lorraine et son lotissement les Chenevières. À l'extrémité, les habitations des Acacias sont plus récentes (2007 - 2008).

De 1998 à 2002 : lotissement d'Avigy (140 maisons).

2009 : travaux de construction d'un nouveau lotissement Les Bagrasses (46 parcelles).

Blasonnement[modifier | modifier le code]

D’argent à trois pal de sable.

Ce blason est utilisé par la commune depuis le XIXe siècle. Selon E. de Bouteiller il s'agit du blason de la Maison de Verny, d'ancienne chevalerie. Cependant le sceau de Pierre de Verny de 1338 et de Jean de Verny de 1489 portent un écu gironné[7]. Verny est décorée de la Croix de guerre 1939-1945, reçue le 14 juillet 1950 et ajoutée depuis au blason[8].

Économie[modifier | modifier le code]

Nombreux commerces et artisans.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 2001 Walter Cavaliere    
mars 2001 mars 2008 Jean-Louis Rossignol    
mars 2008  ??? Marie-Thérèse Gansoinat-Ravaine PS Vice-présidente du Conseil Régional
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 913 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1871 1875 1880 1885 1890 1895
191 194 192 278 295 261 255 232 227
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
211 375 364 219 212 223 243 235 249
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
238 257 1 216 1 467 1 434 1 500 1 783 1 882 1 933
2011 - - - - - - - -
1 913 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Fort de l'Aisne à Verny.
  • fontaine fortifiée
  • voie verte du bois de l'Hôpital

Architecture civile[modifier | modifier le code]

  • centre socio-cultural Faber : bibliothèque et dojo
  • accueil pérscolaire Les Diablotins inauguré en 2009.
  • espace de loisirs : terrain de football, courts de tennis, city stade, jeux pour efnats
  • dans la cour du Château : boulodrome, maison des associations et siège de la CCSM
  • école
  • collège Nelson Mandela. Il reçoit les élèves de Verny, mais aussi ceux originaires de quelques communes voisines (Pommérieux, Pournoy-la-Grasse, Goin, Liéhon, etc...)
  • établissement régional d'enseignement adapté
  • caserne de sapeurs pompier
  • gendarmerie

Architecture militaire[modifier | modifier le code]

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Michel, néo-romane de 1854. Elle est ratachée au diocèse de Metz.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Léon-Ignace Mangin, né le 30 juillet 1857, fils du juge de paix du canton. Après avoir passé ses premières années à Verny, il ira au collège Saint-Clément à Metz. Entré au noviciat des jésuites de Saint-Acheul, près d’Amiens, il part ensuite comme missionnaire en Chine en 1882. Il est rapidement chargé d’un important district, Ho Hien Fou, comprenant 240 paroisses et 20 000 chrétiens. Et puis survient la guerre des Boxers. Le 20 juillet 1900, les Boxers exterminent 1 800 chrétiens dans l’église de Tchou-Kia-Ho. Le père Mangin était parmi eux. Et le 17 avril 1955, le pape Pie XII béatifia 56 de ces martyrs qui avaient pu être identifiés, dont le père Mangin. Il a été canonisé par Jean-Paul II le 1er octobre 2000.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Louis Rossignol, Verny, 1 000 ans d’histoire.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.genealogie-metz-moselle.fr/verny/verny.html
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, librairie Guénégaud Paris 1978.
  3. Henry de Cherisey
  4. Association pour la Découverte de la Fortification Messine sur fort-de-verny.org
  5. ADFM sur verny.fr.
  6. 1944-1945 : Les années liberté, Le républicain Lorrain, 1994 (p.15:Recensement préfectoral sur les dates de libération).
  7. Perrin de Dommartin et Dom Pelletier (manuscrit de Vienne) donnent à cette famille les armes suivantes « Gironné d'argent et de gueules de seize pièces à la bordure de gueules chargée de seize besants d'argent à l'écusson de même mis en abîme. »
  8. Le Républicain lorrain, La Lorraine vue du ciel, édition 2009, Verny
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011