Bouzonville
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| Bouzonville | |
|---|---|
La Nied à Bouzonville |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Lorraine (préfecture) |
| Département | Moselle |
| Arrondissement | Boulay-Moselle |
| Canton | Bouzonville |
| Code commune | 57106 |
| Code postal | 57320 |
| Maire Mandat en cours |
Gilbert Philipp 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Bouzonvillois |
| Site web | www.mairie-bouzonville.fr |
| Démographie | |
| Population | 4 154 hab. (2009) |
| Densité | 299 hab./km2 |
| Gentilé | Bouzonvillois |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 192 m — maxi. 310 m |
| Superficie | 13,9 km2 |
Bouzonville est une commune française située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de Moselle-est, au cœur du Pays de Nied.
Sommaire |
[modifier] Géographie
À 37 km au nord-est de Metz par la route départementale 3, surnommée la Perle de la Nied, Bouzonville est un chef-lieu de canton paisible traversée par la basse Nied. C’est le carrefour de nombreuses routes secondaires, la plus notable étant la route départementale 918 qui mène de Thionville à Sarrelouis. Le sous-sol de Bouzonville, composé de grès bigarré, de calcaire coquillier et de marnes irisées, présente les trois faciès caractéristiques du Trias.
[modifier] Écarts et lieux-dits
Les villages de Heckling et Aidling sont rattachés à la commune depuis 1810.
La commune de Brettnach qui avait fusionné avec Bouzonville en 1974 (bien que non limitrophe) a repris son autonomie en 1982.
[modifier] Toponymie
Le nom de la commune : Bozonisvilla ou Buosonis villa, est cité sous ces formes latinisées, pour la première fois en 1106[1].
Il s'agit d'une formation médiévale en -ville (appellatif issu du gallo-roman VILLA « grand domaine rural ») précédé, comme c'est le plus souvent le cas pour ce type toponymique, d'un anthroponyme germanique.
Bouzon- s'explique par le nom de personne Boso, fréquemment attesté en France du nord (exemples : Bouzonville-aux-Bois, Bouzanville, etc.) et qui survit dans les noms de famille Boson et Bozon. À noter que toutes ces formes sont au cas régime de l’ancien français, caractéristique des noms lorrains et beaucerons en -ville (alors qu'en Normandie, elles sont au cas sujet). De « domaine rural », le sens de ville passe dès le Moyen Âge à celui de « village »
Le même anthroponyme se rencontre dans des formations, en général plus anciennes, en -court (exemples : Bézancourt, Bouzancourt, etc.)
Conjointement à la forme romane probablement employée dès le VIIIe siècle, il est fait mention au XIIe siècle de la forme germanique Bussendorff ou Büsendorff, attestée en 1365. Cette désignation fut employé jusqu’à la fin du XVIe siècle. À cette époque, le nom roman du bourg s’imposa définitivement, avec toutefois la parenthèse historique de l’annexion, pendant laquelle la commune sera de nouveau baptisée Busendorf[2]. En francique, elle se nomme Busendrof, avec métathèse de [r].
[modifier] Histoire
La localité est intégrée au duché de lorraine depuis l’origine du duché. Entre 1275 et 1295, la partie germanophone du duché de Lorraine reçut un justicier des nobles, puis un bailli fixé quelque temps à Bouzonville, avant de l’être à Vaudrevange (aujourd'hui en Sarre). Érigé en prévôté en 1705, Bouzonville devint de nouveau le siège d’un bailliage de 1751 à 1790, rattaché au siège présidial de Metz dès 1772. Avec la création du département de la Moselle en 1790, le canton de Bouzonville fut incorporé pour cinq ans au district de Sarrelouis, aujourd’hui en Sarre. De 1800 à 1870, il appartint à l’arrondissement de Thionville et depuis 1919 à l'arrondissement de Boulay-Moselle. Pendant l’annexion allemande de 1871, Bouzonville dépendait du cercle de Boulay. Après deux générations de paix et de prospérité, la germanisation des esprits était telle que les Mosellans se battirent naturellement pour l’Empire allemand en 1914. Beaucoup tombèrent sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, mais aussi à l’Ouest, en particulier en France et dans les Flandres. Loyaux sujets de l'Empereur, très peu de Mosellans trahirent leur Patrie pour rejoindre les troupes françaises. La victoire française en 1918 sera toutefois bien acceptée par les habitants du pays.
La Seconde Guerre mondiale et le drame de l'Annexion marqueront plus longtemps les esprits, car la libération de Bouzonville se fera dans la douleur. Depuis octobre 1944, les bombardiers de l’aviation américaine obligèrent en effet les habitants à se réfugier dans les caves, des caves souvent inondées par les pluies hivernales. Après avoir franchi la Nied à Filstroff dans la nuit du 18 au 19 novembre 1944, les Américains se regroupèrent sur les hauteurs près de Heckling et pilonnèrent sans relâche la ville qui ne comptait pourtant plus que quelques défenseurs allemands. Le clocher de l’abbatiale et la rue des Jardins-des-Couvents furent durement touchés par ces tirs qui ne cessèrent que le 27 novembre 1944, jour de la libération de la cité[3]. En 1945, la commune fut définitivement rattachée à l'arrondissement de Boulay.
La commune a vu se développer, du début du XXe siècle à l'après-guerre, une industrie lourde métallurgique, finalement victime de la crise de la sidérurgie.
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 1977 | Pierre Grandjean | |||
| mars 2001 | 2014 | Gilbert Philipp | Divers droite | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Jumelage
Rehlingen-Siersburg (Allemagne) depuis 1978
[modifier] Démographie
[modifier] Lieux et monuments
- Vestiges d’une villa gallo-romaine.
- Cimetière mérovingien.
- Hôtel de ville avec beffroi à bulbe 1719.
- Emplacement du vieux moulin des moines.
- Tribunal XVIIIe siècle.
[modifier] Édifices religieux
- L’église abbatiale Sainte-Croix, seul vestige du couvent bénédictin, est classée monument historique, ainsi que le cloître la jouxtant, qui comporte des éléments datant des XIe siècle, XIVe siècle et XVIIe siècle.
- Oratoire de Belle-Croix (pèlerinage)
- Chemin de Croix 1879 le long de la route
- Chapelle Saint-Hubert à Heckling : clocher XVIe siècle
- Chapelle Sainte-Croix à Aidling XVIIIe siècle
- Statue de saint Vincent-de-Paul
- Temple protestant
- Salle de prière musulmane
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Jean-Baptiste Stoltz (1813 + 1874 ) facteur d'orgues.
- Georges Wenner (1819-1885) facteur d'orgues.
- François-Louis Fleck, centième évêque de Metz, était curé à Bouzonville.
- Julien Schvartz ( 1925 ) homme politique français, ancien député de Moselle[7].
Julien Bossu, footballeur
[modifier] Notes et références
- Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud Paris 1978. p. 99. Article Bossancourt.
- Henri Hiegel, Dictionnaire étymologique des noms de lieux du département de la Moselle, Sarreguemines, 1986.
- 1944-1945, Les années Liberté, Le Républicain Lorrain, Metz, 1994 (p.15).
- Résultats du recensement de la population - Bouzonville sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Julien Schvartz sur assemblee-nationale.fr