Neufchef

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Neufchef
Église Saint-Denis.
Église Saint-Denis.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Thionville-Ouest
Canton Algrange
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Val de Fensch
Maire
Mandat
Charlotte dite Carla Lambour
2014-2020
Code postal 57700
Code commune 57498
Démographie
Population
municipale
2 533 hab. (2011)
Densité 151 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 19′ 03″ N 6° 01′ 27″ E / 49.3175, 6.024249° 19′ 03″ Nord 6° 01′ 27″ Est / 49.3175, 6.0242  
Altitude Min. 205 m – Max. 365 m
Superficie 16,72 km2
Localisation

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Neufchef est une commune française située dans le département de la Moselle en Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville de Neufchef se situe dans le département de la Moselle. La ville a été construite sur le plateau entre la vallée de la Fensch et le vallon du Conroy à une altitude moyenne de 310 m. En observant la carte géologique on remarque que le sillon dans lequel elle s’est installée correspond à la faille géologique de Hayange. Et c’est le long de la route qui reprend cet axe naturel de communication, que la ville s’est établie.

Sous le plateau, où se trouve la ville, les galeries de la mine d’Hayange engendrent des zones d’effondrements comme dans de nombreuses communes de cette région.

Le point culminant de la commune est de 354 m. Il se situe à proximité de la « route Blanche », ancienne route reliant autrefois Neufchef à Fontoy.

Depuis peu, les quelques maisons de la cité artisanale et ses habitants qui étaient sur la commune de Hayange, ont été rattachés administrativement au ban communal de Neufchef.

Les forêts alentour sont traversées notamment par le sentier de grande randonnée 5 (GR5), qui part des Pays-Bas jusqu'à la Méditerranée.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Fontoy Knutange-Nilvange Hayange Rose des vents
Lommerange N Serémange-Erzange
O    Neufchef    E
S
Avril Moyeuvre-petite Ranguevaux

Paysage[modifier | modifier le code]

Le vallon du Conroy est classé en zone naturelle d’interêt écologique, faunistique et floristique de type 1 (ZNIEFF).

Communauté d'Agglomération du Val de Fensch[modifier | modifier le code]

La Ville de Neufchef et neuf autres communes (Algrange, Fameck, Florange, Hayange, Knutange, Serémange-Erzange, Nilvange, Ranguevaux et Uckange, soit près de 70 000 habitants) constituent la Communauté d'Agglomération du Val de Fensh CAVF, entité homogène et cohérente.


Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Ancien noms[1]: Neufchiefs (1183), Nuefchiefz (1490), Muslinsen Neuchif (1544), Neunheuser et Neunhäuser[2] (1605), Noufchetz (1689), Neufchief (1749), Neunhäuser (1910-1918), Neunhausen (1940-1944).
  • En francique lorrain: Néngsen et Näinhaiser. En lorrain roman: Nieufchi.

Histoire[modifier | modifier le code]

L’origine de Neufchef remonte à l’époque gallo-romaine.

Dans la vallée du Pérotin, se situait un petit hameau dénommé Tondar ; il semble que les conditions climatiques dans la vallée du Pérotin aient poussé les habitants de Tondar à s'installer sur la plateau actuel, aux conditions de vie plus clémentes.

De ce fait, l'origine du nom de Neufchef reste controversée : Tondar aurait possédé neuf maisons où peut être neuf chefs de familles y auraient vécu d’où l’origine de Neufchef (de familles), l'autre version soutenue par le Dictionnaire étymologique des noms et lieux de France, suppose que le nom de Neufchef provient simplement du latin Nova (nouvelle) et Casa (maison), nom obtenu lors de l'implantation du village sur le plateau.

Reste que la date approximative de la migration du village de la vallée du Pérotin à son emplacement actuel reste inconnue.

Le village dépendait de la seigneurie de Sancy, dans l’ancienne province du Barrois.

La carte archéologique, conservée au Service régional d’archéologie de Metz, nous apprend que des éléments de colonne datant de la période franque ont été retrouvés sur le site du pérotin. Mais le plus intéressant est la découverte de nombreux restes de bas-fourneaux. Neufchef se situe au cœur du bassin ferrifère Lorrain. L'exploitation du minerai de fer et son traitement remonterait donc remonter à cette époque.

La première mention du village de Neufchef, à proprement parler, date de 1183. On y constate une migration de la population du Vallon du Conroy vers le plateau, ce qui permet aux habitants d'étendre les zones de culture.

Neufchef, dépendance de la seigneurie de Sancy, est un village du duché de Bar, proche du duché de Luxembourg qui, est alors possession bourguignonne puis espagnole. Le traité des Pyrénées de 1659 entre l'Espagne et la France, en donnant Thionville et sa région à La France donne à Neufchef un voisin plus dangereux. Le village devient Français en 1766 quand le duché de Bar est rattaché à la France.

En 1790, lors eu découpage de la France en départements par l'assemblée constituante, Neufchef est rattaché au département de la Moselle dont le chef-lieu est Metz.

En dehors des données iconographiques du XVIIIe siècle, comme la carte de Naudin ou celle de Cassini, la première véritable image de Neufchef que nous possédons remonte au cadastre « napoléonien » de 1826. Le village s’étend alors le long de la rue principale qui relie la vallée de la Fensch au vallon du Conroy.

En 1817, Neufchef avait pour annexes la ferme de Homesweiller et le moulin du Pérotin ce qui représente 434 habitants répartis dans 100 maisons.

En 1871, le traité de Francfort qui met fin à la première guerre Franco-allemande donne Neufchef à l'Allemagne. neufchef devient alors un village frontalier.

En 1918, l'armistice qui met fin à la première guerre mondiale refait de Neufchef un village Français. En 1940, Neufchef est de nouveau Allemand mais redevient Français en 1944.

Les grands changements dans l’urbanisme de Neufchef vont se manifester à partir des années 1950. L’économie à nouveau florissante et la création de la Communauté européenne du charbon et de l’acier transforment cette région de Lorraine en véritable El Dorado.

Les entreprises De Wendel, propriétaires de la mine d’Hayange, aident à la construction des premières cités. La cité artisanale en 1951, puis les cités Pinay, Castors, CECA, et Cherez sortent rapidement de terre. La ville va continuer sa progression durant les années 1960 et 70.

À partir des années 1970, la sidérurgie Lorraine en déclin entame sa reconversion. Usinor-Sacilor qui a fédéré une grande partie de la sidérurgie Lorraine va commencer à fermer les mines. Neufchef marque donc un temps d’arrêt dans sa croissance.

À partir des années 1980, le développement ne s’opère plus par la construction de lotissements avec une unité architecturale. C’est l’explosion du pavillonnaire.

Proche de la ville de Luxembourg, de nombreux travailleurs transfrontaliers viennent s’établir dans cette partie de la Lorraine. La vallée de la Moselle, entre Metz et Luxembourg voit de plus en plus la construction de lotissements. La constitution de ce type d’habitat pose des problèmes en termes de gestion de l’espace, de relation avec le paysage, d’environnement urbain et de collectivité. Il arrive souvent de voir certains lotissements former de véritables écarts avec la ville. Ce genre d’intervention pose donc le problème très actuel, de la vie au sein d’une commune et d’une communauté.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1891 1902 Jean-Louis Dantonel    
1903 1919 E. Peiffert    
1920 1929 Jacques Emilien    
1929 1935 Eugène Leleyter    
1935 1940 Eugène Friser    
1946 1947 Joseph Leleyter    
1947 1949 Prosper Friser    
1949 1959 Joseph Leleyter    
1959 1965 Denis Hottier    
1983 2001 André Pauly PS Conseiller général
2001 2001 Alain Fabre    
2003 2014 Daniel Priscal    
2014   Carla Lambour    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 533 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
450 435 438 663 499 546 565 609 568
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
574 552 601 586 596 637 700 814 802
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
929 1 026 986 855 1 360 2 616 2 935 3 226 2 922
1990 1999 2006 2008 2011 - - - -
2 521 2 483 2 534 2 549 2 533 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Oratoire Notre-Dame-des-Neiges, où se situaient, autrefois, des fêtes en plein air et des messes catholiques occasionelles

Écomusée des mines de fer de Lorraine[modifier | modifier le code]

Haut lieu chargé de mémoire (on y a retrouvé une activité métallurgique datant de l’époque gallo-romaine, musée de la découverte de l’histoire et de l’univers de l’exploitation du minerai (la minette lorraine) et des mineurs, « les gueules jaunes » dans de véritables galeries de mines de fer exploitées il y a 200 ans. Visite guidée par d’anciens mineurs, parcours souterrain long d’un kilomètre, trois salles d’expositions, projection d’images d’archives anciennes et contemporaines, collection unique de gros engins miniers et ferroviaires[5].

Moulin de Pérotin[modifier | modifier le code]

D’après les vestiges découverts il serait bâti sur les fondations d’une ancienne villa gallo-romaine.

Le premier meunier fut Jean Demesse en 1747 et le dernier Jean-François Saint-Antoine.

En 1860 Jean-François Saint-Antoine fait démolir l’ancien moulin et en reconstruit un autre plus moderne.

En 1872, après l’annexion, il y établit une auberge et une épicerie. À cette période de l'histoire,il fallait paradoxalement marcher sur le sol français sur une longueur de 200 mètres pour arriver au moulin, preuve s'il en est besoin, que la frontière n'était pas étanche : la route à partir du pont situé au coin de la forêt de Colmont était restée française tandis que le pré et le moulin se trouvaient dans l'Empire allemand.

Plus tard Saint-Antoine vendit la propriété à Guy de Wendel qui en 1914 transforma le vieux moulin en « maison de pêche ». Le moulin avait fini d’exister.

En décembre 1916, pendant la Première Guerre mondiale, la « maison de pêche » fut destinée par l'administration impériale à devenir un dépôt de 50 prisonniers de guerre russes qui furent employés comme bûcherons. Trois de ces malheureux, moururent de faim et de fatigue durant l’hiver 1917. N'étant pas catholiques, ils ont été ensevelis dans le quartier protestant du cimetière de Neufchef.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Denis néo-gothique, 1864 : Christ de Pitié XVIe, saint Denis XVIe.
  • Oratoire Notre-Dame-des-Neiges, 1862 : statue XVe (emplacement de l’ancien couvent Saint-Blaise de Haméviller) construit entre 1154 et 1184. Au XVIIIe siècle, la chapelle et les bâtiments tombaient en ruine. Sur cet emplacement, on éleva un oratoire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  2. Die Fränkischen und Alemannischen Siedlungen in Gallien Par Adolf Schiber
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  5. Écomusée des mines de fer de Lorraine - Musées d'Aumetz et de Neufchef