Morat

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Morat
Murten
Blason de Morat
Héraldique
Vue de Morat depuis le Lac de Morat
Vue de Morat depuis le Lac de Morat
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Fribourg
District Lac[1]
communes limitrophes
(voir carte)
Galmiz, Bas-Vully, Monsmier Ried, Meyriez, Greng, Courgevaux, Villars-les-Moines, Salvagny, Lourtens et Montilier
Syndic Christian Brechbuehl
NPA 3280
N° OFS 2275
Démographie
Gentilé Moratois
Population 6 297 hab. (31 décembre 2012)
Densité 523 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 55′ 41″ N 7° 07′ 01″ E / 46.928061, 7.116954 ()46° 55′ 41″ Nord 7° 07′ 01″ Est / 46.928061, 7.116954 ()  
Altitude 453 m
Superficie 1 205 ha = 12,05 km2
Divers
Nom officiel Murten/Morat
Nom français Morat
Langue Allemand (75 %), français (15 %), autres (10 %)
Localisation

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Morat
Liens
Site web www.murten-morat.ch
Sources
Référence population suisse[2]
Référence superficie suisse[3]

Morat, appelée en allemand Murten, est une commune suisse du canton de Fribourg, située dans le district du Lac, dont elle est le chef-lieu.

Géographie[modifier | modifier le code]

Morat se situe à l'est du lac de Morat, en face du Mont Vully, à 14km au nord de Fribourg. Morat et les villages voisins de Meyriez et Montilier forment une agglomération. Une partie de la zone industrielle de Morat est située sur la commune de Courgevaux.

La commune possède une rive de près de 1,8 km de long. Le territoire de la commune s'étend au sud-ouest sur les plateaux du Merlachfeld et de Fin de Mossard, où la commune de Meyriez est enclavée le long du lac. À l'est, la commune s'étend jusqu'aux villages de Burg (518m) et d'Altavilla (537m), qui ont été absorbés par la commune de Morat depuis 1975 et 1991, respectivement. Une étroite bande (500 m de large pour 4 km de long) détachée du reste de la commune se situe dans la plaine, intensivement cultivée, du Grand marais entre les communes de Galmiz, Bas-Vully, Monsmier et Ried. Les autres communes voisines de Morat sont Meyriez (sud), Greng (ouest), Courgevaux, Villars-les-Moines, Salvagny, Lourtens (sud-est) et Montilier (nord).

Selon l'Office fédéral de la statistique, Morat mesure 1 205 ha[3]. 21,6 % de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 51,5 % à des surfaces agricoles, 26,3 % à des surfaces boisées et 0,5 % à des surfaces improductives[3].

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Morat possède 6 297 habitants en 2012[2]. Sa densité de population atteint 522,6 hab./km²

Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Morat entre 1850 et 2008 (incluant celle des communes absorbées pendant cette période)[4] :

Morat est située sur la frontière linguistique entre l'allemand et le français, dans le district du Lac ; 76 % de la population parle allemand, 18 % français et 2 % italien (2011). Au XVe siècle, le français était encore la langue principalement parlée, mais l'allemand est devenu majoritaire à la fin du XVIIe siècle. Morat constitue un des liens entre la Suisse alémanique et la Suisse romande, entre Fribourg et Bienne.Un certain nombre d'habitants militent actuellement pour une officialisation du statut bilingue de la ville.

En 2000, la population est à un peu moins de 55 % catholique et à un peu moins de 35 % protestante.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'emplacement est mentionné en 515 sous le nom Moritum. Déjà du temps des Romains la région était bien peuplée, située au bord d’un axe de communication nord-sud reliant Rome à la Germanie par le col du Grand-Saint-Bernard, d'Aventicum (Avenches) à Solodurum (Soleure) et Windisch, et leur jonction vers Augusta Raurica à travers les Gorges du Taubenloch, et passant par le Col de Pierre Pertuis.

Une ville nouvelle est fondée en 1170 par le duc (Herzog en allemand) Berchtold IV de Zähringen. Le 22 juin 1476 eut lieu la bataille de Morat, qui vit la victoire des confédérés suisses, alliés de Louis XI de France, sur Charles le Téméraire.

Histoire récente[modifier | modifier le code]

La commune de Morat a fusionné successivement avec celles de Châtel (Burg en allemand) le 1er janvier 1975, d'Altavilla le 1er janvier 1991 et de Buchillon le 1er janvier 2013.

En 2002, Morat fut l'une des villes organisatrices d'Expo.02.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La porte de Berne

Le tourisme est un des points forts de la ville qui a mis en place règlement strict pour les constructions et la protection du patrimoine, la vieille ville et le bord du lac ont amplement préservé leur état d'origine et d'ensemble. Les remparts font actuellement encore presque le tour de la Ville, ce qui témoigne des anciens conflits dans la région.

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • La course Morat-Fribourg, course à pied en octobre.
  • Le « slow-UP », événement national dont le but est de motiver la population à plus d'exercice physique. Un dimanche de mai, tout le tour du lac de Morat (32 km) est interdit à la circulation automobile pour permettre aux gens d'en faire le tour à l'aide de véhicules à propulsion humaine.
  • Murtenclassic, festival de musique classique se tenant à la fin de l'été avec de nombreux concerts dans la cour du château, sur une scène prévue à cet effet.
  • Solennité (22 juin): fête de la bataille de Morat.

Transports[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. [xls] « Liste officielle des communes de la Suisse - 01.01.2008 », sur Office fédéral de la statistique (consulté en 15 décembre 2008)
  2. a et b « Population résidente permanente et non permanente selon la région, le sexe, le lieu de naissance et l'état civil, en 2012 », sur Office fédéral de la Statistique (consulté en 16 décembre 2013).
  3. a, b et c « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  4. [xls] « Evolution de la population des communes 1850-2000: Canton de Fribourg », sur Office fédéral de la statistique (consulté en 20 décembre 2008)

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