Château de Blâmont

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Château de Blâmont
Image illustrative de l'article Château de Blâmont
Ruines du château en 2014
Début construction vers 1200
Propriétaire initial Comte de Salm
Protection  Inscrit MH (1994)
Coordonnées 48° 35′ 29″ N 6° 50′ 43″ E / 48.5914, 6.845348° 35′ 29″ Nord 6° 50′ 43″ Est / 48.5914, 6.8453  [1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Duché de Lorraine
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Commune Blâmont

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Blâmont

Géolocalisation sur la carte : Lorraine

(Voir situation sur carte : Lorraine)
Château de Blâmont

Le Château de Blâmont est un château de la commune de Blâmont au sud-est du département de Meurthe-et-Moselle en région Lorraine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château de Blâmont a été construit vers 1200. Il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 17 février 1994[2].

Il appartient aux comtes de Salm, lignée issue des comtes de Luxembourg, qui possèdent depuis le début du XIIe siècle un territoire dépendant du château de Pierre-Percée (château de Langenstein), avec Badonviller pour capitale. Protecteur de l'abbaye de Senones, Henri III construit après 1205 sur les terres abbatiales un nouveau château qui porte le nom de château de Salm dans la vallée de la Bruche (aujourd'hui dans le Bas-Rhin). À la suite d'un partage familial, le château de Blâmont revient à Frédéric (ou Ferry) de Salm qui en devient le premier seigneur dit de Blâmont, alors que son frère aîné hérite du comté. À la mort de ce dernier, Ferry s'empare du comté qu'il remet - contraint - à son neveu devenu majeur, le comte Henri IV de Salm.

Endetté, l'évêque de Metz profite en 1247 pour faire de Frédéric de Blâmont son vassal et à se rendre propriétaire de son château. Son fils, Henri, surnommé « Maus Cerviaux » (forte tête), se rend populaire lors du tournoi organisé en 1285 à Chauvency (tournoi de Chauvency). Il augmente autour de 1300 les fortifications de son château et ceint la ville de murs. Devenu sénéchal du duc de Lorraine, il engage une lutte incertaine contre son cousin le comte Jean Ier de Salm. Mais la famille reste au service des ducs en tant que haut dignitaire jusqu’à son extinction au début du XVIe siècle. Le duc érige alors la seigneurie en comté, qu’occupe Christine de Danemark, veuve du duc, laquelle élève dans l’enceinte du château un bâtiment de style renaissance.

Il est endommagé une première fois lors des guerres de religion (notamment en 1587), puis plus lourdement lors de la guerre de Trente Ans. Laissée à l’état de ruine, la partie médiévale sera réaménagée en château romantique au XIXe siècle, tandis que la partie Renaissance est reconstruite dans un style classique au milieu du XVIIIe siècle.

Au début du XIXe siècle, la propriété appartient successivement à Martin Horacie qui y installe un tissage, puis à Mr Mangin, officier. A la mort de ce dernier en 1827, la propriété est vendue à Louis-Pierre Duchamp. La famille Duchamp conserva le château jusqu'en 1912, date à laquelle il fut vendu au chocolatier Fernand Burrus. Burrus transforma le château classique, en remplaçant un étage et la toiture mansardée par une toiture en pavillon, et en réhaussant les deux tours, surmontées désormais de toitures en poivrière.

Le site resta dans cet état jusqu'en 1944, lorsqu'il fut bombardé par l’armée américaine en 1944.

Le château subit de nombreux aménagements et extensions tout au long des XIIIe, XIVe et XVIIe siècle siècles, ce qui fait de lui l'un des vestiges les plus notables de l’architecture médiévale en Lorraine, notamment grâce à la conservation en élévation de cinq tours.

Depuis 1991, les bénévoles de l'Association Clef de Voûte s'attachent à entretenir le site et à lui redonner vie.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :