Folschviller

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Folschviller
Ancien carreau de mine de Folschviller (puits 1), inscrit au titre des Monuments historiques.
Ancien carreau de mine de Folschviller (puits 1), inscrit au titre des Monuments historiques.
Blason de Folschviller
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Forbach
Canton Saint-Avold-1
Intercommunalité Communauté de communes du pays naborien
Maire
Mandat
Gabriel Muller
2014-2020
Code postal 57730
Code commune 57224
Démographie
Gentilé Folschvillerois
Population
municipale
4 190 hab. (2011)
Densité 443 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 04′ 13″ N 6° 41′ 09″ E / 49.0702777778, 6.6858333333349° 04′ 13″ Nord 6° 41′ 09″ Est / 49.0702777778, 6.68583333333  
Altitude Min. 246 m – Max. 387 m
Superficie 9,46 km2
Localisation

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Folschviller est une commune française située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-est.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située en moyenne à 269 mètres d'altitude.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est irrigué et drainé par le ruisseau le Waeldersbach, le ruisseau de Folschviller et le ruisseau de Valmont. Il est traversé, au sud-est, par la Nied allemande.

Climat[modifier | modifier le code]

Selon la municipalité, il s'agit d'un climat océanique aux étés tempérés. En 2011, une tempête de grêlons s'est abattue sur Folschviller.

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune et son sous-sol conservent les séquelles d'un développement industriel minier.

Elle est située à moins d'une vingtaine de kilomètres du parc naturel régional de Lorraine

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Le hameau d’Aling aurait été détruit en 1633 pendant la guerre de Trente Ans, il n’en reste que deux maisons.

Les autres écarts de la commune sont Berfang Neuf et la ferme du Vieux Berfang.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Folschviller[modifier | modifier le code]

Ancien noms[1]:

  • 1275 : Wolswilre
  • 1356 : Wolchviller & Wolchwilre
  • 1400 : Fogelswilre & Wolstwilre
  • 1485 : Volszwiller & Volsviller
  • 1486 : Volschwiler
  • 1494 : Follsschweiller
  • 1591 : Foleshuviller
  • XVIIe siècle : Woltzeiller
  • 1606 : Folschweiller
  • 1749 : Folweiler
  • 1751 : Folchweiler
  • 1793 : Folschweiler[2]
  • An X : Folschweiler
  • XIXe siècle : Folschwiller

Aling[modifier | modifier le code]

  • 1152 : Alinge[3]
  • 1275 : Aldinga[1]
  • 1480 : Aldingen[1]
  • 1681 : Halling[1]
  • Haling (carte de l'État-major)
  • Allingue[4]
  • Alling-lès-Folschviller[3]

Vieux Berfang[modifier | modifier le code]

  • 1485 : Berfincken[1]
  • 1680 : Berfangen[1]
  • XVIIIe siècle : Berfand[1]

Histoire[modifier | modifier le code]

Folschviller serait né d'un petit hameau du village disparu d'Aling rasé par la guerre de Trente Ans et dont les familles survivantes se sont réfugiées à Fürst. Après la guerre ces réfugiés auraient reçu des terres de la part des seigneurs de Fürst pour s'y installer, dans le hameau de Folschviller qui grandit alors pour devenir un village. Selon la société savante Société d'histoire du Pays naborien, après cette guerre, cette région fut habitée par les anciens habitants, et par des colons d'origine allemanique pour 30 % (Suisses, Tyroliens,Souabes, gens du Palatinat, Wurtembergeois) et parlant une langue romane pour de 20 % (Picards, Bourguignons, Auvergnats, Normands, Savoyards, Espagnols, Italiens)[5].

La commune dépendait dans l’ancienne province de Lorraine, de l'abbaye bénédictine de Saint-Avold (au moins dès 1275, et des Trois-Évêchés et de l'ancien comté de Créhange.

Située dans une riche région agricole, puis minière et de passage, proche de l'Allemagne ; Folschviller a connu les malheurs de la guerre et ses séquelles dont récemment durant la Première Guerre mondiale, la Seconde Guerre mondiale (avec une évacuation forcée, le 1er septembre 1939, suite à laquelle la plupart des habitants ont trouvé refuge à Usson-du-Poitou dans la Vienne[6]

Le XXe siècle fait basculer le village rural dans le monde industriel, avec de 1900 à 1908 une série de sondages qui permettent de localiser de premières veines de charbon (au sud-ouest des sièges appartenant aux houillères de Petite-Rosselle et à la société de Saar und Mosel) dont les géologues comprennent rapidement qu'elles se prolongent en un bassin houiller intéressant pour l'exploitation[5]. En 1903 de premières installations se font aux pieds du château Fürst, à Valmont et à Téting. Fin 1906, on creuse un puits au lieu-dit Kalkofen et au Letschberg, et on découvre en 1907 des gisements plus importants (à 600 m de fond)[5].

En 1906-1907 une Société (I.K.A. Internationale Kohlenbergwerks Aktiengesellschaft) se crée, avec son siège à Saint-Avold. Elle vise à exploiter ce gisement (dès 1909 pour les concessions de Folschviller), via une filiale ad hoc (crée pour cela ; la mine « Metz », en achetant 25 hectares de terrain à l'Est de la commune (ban de Folschviller) ; 100 à 250 Marks l'are[5]. À partir du 14 juillet 1908, on commence à ériger le carreau de mine et sa tour de 53 m, une centrale électrique, un hall des machines, des ateliers, douches, dortoirs, cantines, etc. les puits A et B (de 5 m de diamètre chacun) sont creusés du 15 octobre 1909 au 1er octobre 1910. Douze foreuses et un demi-millier d'ouvriers sont à la tâche pour les puits A et B ayant chacun 5 mètres de diamètre[5]. La jeune Société "Metz" ne maîtrise pas la technique de fonçage avec cimentation, et à 100 m, puis à 220 m est victime d'inondations à partir de la nappe. Les travaux cessent à l'automne 1910 alors que 12 millions de Marks ont été dépensés. On démantèle les installations[5].

Avant la Seconde Guerre mondiale, un nouveau puits est creusé (à la Cité Fürst). Les travaux sont interrompus par la guerre et terminés en 1948). Beaucoup de paysans deviennent mineurs et la population passe de 720 habitants en 1938 à plus de 3000 en 1958[5].

En 1968, la mine extrait presque un million de tonnes par an de charbon (956 000 t en 1968), mais le charbon devient de moins en moins accessible et de plus en plus coûteux à extraire. Les mines ferment peu à peu. Celle de Folschviller cesse son activité le 2 mars 1979[5].

La relève industrielle est prise par un artisan boulanger qui lance une fabrication industrielle de pains précuits congelés, qui trouve un marché porteur et devient leader européen dans ce « créneau » ; formant aujourd'hui le groupe Neuhauser[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Au niveau de l’aménagement du territoire, la commune s'inscrit dans le schéma de cohérence territoriale Val de Rosselle[7]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
 ? 1965 Emile Bosch    
1965 1995 Marcel Martin    
1995 2008 Bernard Baron    
2008 2014 Claude Staub    
2014 en cours Gabriel Muller    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 190 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
567 580 616 630 655 694 591 563 505
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
466 476 437 457 434 465 418 749 522
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
616 711 719 726 2 455 5 078 4 825 4 712 4 957
1990 1999 2006 2008 2011 - - - -
4 581 4 635 4 350 4 267 4 190 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Après une forte progression induite par l'activité minière, elle tend aujourd'hui à légèrement diminuer, mais la densité d'habitants reste relativement importante (453,2 hab./km²).

Économie[modifier | modifier le code]

Autrefois rurale, la commune s'est industrialisée avec la découverte puis l'exploitation de la houille du bassin houiller lorrain.

Elle fait encore partie de la zone d'emploi dite « Bassin-Houiller ».

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Passage d’un chemin antique.

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Château de Furst, XVIIe siècle, remanié XVIIIe siècle : bâtiment rectangulaire formé de quatre corps, cheminées XVIIIe siècle. Il a été refondé sur les restes d'un château seigneurial dont les origines semblent avoir été perdues mais dont le nom existe dans les archives depuis 1134[6]. Il a été remodelé et reconstruit au XVIIIe siècle et aménagé en devant de corps de ferme[6] ; Il fut un temps le siège de Alexandre Dreux, acquis par la Compagnie des mines de Saint-Avold qui en a fait le siège de sa direction de Folschviller[6]. Il est ensuite devenu centre socio-culturel, reconverti en centre de formation et de loisirs du comité d’entreprise des H .B.L et enfin dernièrement acquis par les établissements Neuhauser[6].
  • Ancienne tour d’extraction du puits I, au lieu-dit Cité Fürst, devenu l'un des principaux points de repère dans le paysage.
  • Collège Alexandre-Dreux qui accueille les élèves de Folschviller, Valmont, Teting-sur-Nied, Lelling et Lixing-lès-Saint-Avold.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Paroissiale Notre-Dame de la Nativité (1833 ; dont le chœur fut détruit en 1830 et reconstruit (et béni en 1832) ; alors que la nef détruite fut reconstruite en 1833. Le Clocher ayant quant à lui été détruit et reconstruit en 1863. La sacristie actuelle date de 1888. L'église contient un autel en bois doré installé en 1765, créé par Jean-Bernard Meiling et provenant des bénédictines de Saint-Avold, une Vierge à l’Enfant, un retable en pierre polychrome XVe siècle, une chapelle Funéraire édifiée pour les curés de la paroisse durant la seconde moitié du XIXe siècle ;
  • Chapelle des Quatorze-Saints-Auxiliaires (terminée en 1787).
  • Église Saint Jean Bosco de Cité-Furst (1955), abritant une Vierge à l'Enfantdu XVIIIe siècle

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Victor Hugo aurait selon certaines sources locales passé une partie de son enfance. Certains lieux dans ses livres font penser à la ville, notamment le château de Furst. Il ne revint faire qu'un petit passage quelques années avant sa mort. Mais aucune trace de lui n'est répertoriée à Folschviller.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. a et b J.-B. Baillière fils - L'Information historique - Vol. 37 à 38 (1975)
  4. Mémoires de l'Académie nationale de Metz, XXXIVe année (1852-1853)
  5. a, b, c, d, e, f, g, h et i Les dossiers de la Société d'histoire du Pays naborien dossier n° 36, consulté le 10 avril 2013.
  6. a, b, c, d et e Histoire (de Folschviller), consulté 2013-04-10
  7. [www.annuaire-mairie.fr/ville-folschviller.html Ville de Folschviller - La Commune, la Mairie], consulté le 10 avril 2013.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  9. http://harmonie-folsch.blog4ever.com/blog/index-200836.html
  10. http://emmdfolsch.free.fr/index.php?page=presentation