Dieuze
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| Dieuze | ||
Rue du Prel |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Lorraine | |
| Département | Moselle | |
| Arrondissement | Château-Salins | |
| Canton | Dieuze | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Saulnois | |
| Maire Mandat |
Fernand Lormant 2008 - 2014 |
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| Code postal | 57260 | |
| Code commune | 57177 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
3 780 hab. (2010) | |
| Densité | 404 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 205 m – Max. 245 m | |
| Superficie | 9,35 km2 | |
| Localisation | ||
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Dieuze est une commune française, située dans le département de la Moselle et la région Lorraine.
Sommaire |
Géographie[modifier]
La ville est située dans la plaine saline du Saulnois au sud-est de Metz, aux portes du Parc naturel régional de Lorraine. C’est la commune la plus peuplée de l’arrondissement de Château-Salins.
Toponymie[modifier]
On a longtemps cru que Dieuze était désignée sous les termes latins Decem Pagi à l'époque gallo-romaine[1]. Il s'agit plus vraisemblablement du site voisin de Tarquimpol. De l'époque franque à la Guerre de Trente Ans, Dieuze fait partie de la zone germanophone. Son toponyme est Duss. La forme Dieuze est utilisée à partir du XVIIe siècle et s'impose à la Révolution. Le nom de la commune est de nouveau germanisé en 1915 et de 1940 à 1944, en Duss.
- Decima (VIIe-IXe siècle), Duosa curtis (1006), Dosia (1120), Doza (1270), Dueze (1316), Duß et Duse (1486), Dieuse (1525), Thus (1558), Dusa (1589), Dieuze (1793).
Histoire[modifier]
L'histoire de Dieuze remonte à l'antiquité. Les sources salées sont exploitées dès l’époque gallo-romaine. « Duosa Villa » prospère grâce au sel. Elle attirera bientôt la convoitise des ducs de lorraine. L’histoire de Dieuze fut celle de sa saline, documentée à partir du début du XIIe siècle. La ville fut en effet un enjeu pour le chapitre de Sainte-Madeleine de Verdun et les ducs de Lorraine.
La population fut massacrée durant la Guerre de Trente ans. Par les traités des Pyrénées, de Vincennes et de Riswick (1659, 1661, 1697), les ducs de Lorraine conservent Dieuze et les salines. En 1642, le roi de France s’empara de la ville. En 1657 les Espagnols tentèrent d’envahir Dieuze, en vain.
À la Révolution, Dieuze devint le chef-lieu du district, de 1790 à 1795. La commune connut un grand essor économique à la fin du XVIIIe siècle grâce au développement des salines. Dieuze eut le privilège de recevoir Napoléon Bonaparte et Napoléon III en 1857.
Dieuze fait partie du territoire cédé à l’Empire allemand en 1871, territoire qui deviendra le Reichsland Elsass-Lothringen. Pendant l'annexion allemande, la commune fait partie du Landkreis Château-Salins et compte 5 852 habitants en 1912[2]. Les jeunes appelés font leur service militaire dans l'armée impériale. Si certains rejoignent la France au début des hostilités, en 1914, la majorité d'entre-eux se battent pour le Reich allemand jusqu'en 1918.
Après l'échec de l'offensive française en 1914, certains habitants payèrent par la prison l'accueil trop cordial qu'ils avaient fait aux troupes françaises[réf. nécessaire]. Après quatre ans de conflit meurtrier, l'Armistice de 1918 est bien accepté par les habitants du canton, heureux de retrouver la paix. Les Allemands de souche, devenus indésirables en Moselle, sont expulsés par la France. Après 1918, l'ancienne commune de la Meurthe reste dans le département de la Moselle. En 1924, la ville est décorée de la croix de guerre.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, après les combats de juin 1940 où s'illustrent les Polonais de la 1re division polonaise de grenadiers, la commune est de nouveau annexée au Reich allemand. À la fin de la guerre, pendant la Bataille de Metz, Dieuze est sévèrement bombardée par l'armée américaine et subit de sérieux dégâts. Libérée le 17 novembre 1944[3], la commune reçoit en 1948 la croix de guerre avec palme.
En 1963, le 13e régiment de dragons parachutistes s’installe à Dieuze ; sa devise est « Au-delà du possible ». Ce régiment est spécialisé dans la recherche du renseignement derrière les lignes ennemies ou en zone de crise.
En 2011, ce régiment quitte la ville pour rejoindre le camp de Souge, en Gironde, afin de se rapprocher du reste des Forces spéciales.
Administration[modifier]
Démographie[modifier]
Lieux et monuments[modifier]
- Vestiges de villas romaines.
- Ancien château : au XVIIIe siècle, il fut l'un des sièges des comtes de Ficquelmont, grande famille de la haute noblesse lorraine. Le comte Charles-Louis de Ficquelmont y naquit en 1777. Sur son emplacement est bâti le tribunal construit en 1907.
- Cimetière militaire qui rassemble les morts de la 1re division polonaise de grenadiers, tombés lors des combats de juin 1940[7].
- Les prisonniers de guerre roumains "évacués" en Alsace et en Lorraine par les Allemands (1917-1918) ont particulièrement souffert des grandes épidémies et de conditions de détention difficiles – plus de 940 soldats reposent dans la Nécropole Nationale de Dieuze.
- En Moselle, le plus important Mémorial aux soldats français tombés sur le sol roumain en 1914-1918, a été réalisé à Dieuze par le sculpteur Remus Botar Botarro. Il s’agit d’une majestueuse œuvre d’art contemporaine en bronze. Le monument commémoratif a été inauguré le 9 novembre 1998 par M Jean-Pierre Masseret, Secrétaire d’État aux Anciens Combattants et M Victor Babiuc, Ministre de la Défense de Roumanie.
La saline[modifier]
L’exploitation d’un puits salé à Dieuze est attestée par des documents à partir du XIe siècle. L’exploitation fut propriété du duc de Haute-Lorraine Godefroid le Barbu, puis du chapitre collégial de Sainte-Madeleine de Verdun. À partir du XIIIe siècle, les ducs de Lorraine prirent des parts dans l’exploitation, jusqu’à la mener à leur seul profit de même qu’à Rosières-aux-Salines.
Les magasins à sel et la porte Louis XV ont souvent été disputés dans l'histoire. Les fortifications de la saline, distincte de la ville, furent modernisées au XVIIe siècle. La saline elle-même connut une restructuration et une importante extension dans le cours du XVIIIe siècle. La saline devint royale lors du rattachement de la Lorraine à la France. La saline de Dieuze compte parmi les plus importantes unités de production du royaume qui en dénombrait six[réf. nécessaire]. Cette industrie du sel fit travailler jusqu'à sept cents ouvriers[8].
Les installations souffrirent moins que la ville des bombardements américains de 1944. Des réparations furent effectuées, cependant la production de sel s’arrêta définitivement en 1973.
La porte monumentale sur la ville est classée Monument historique. Des bâtiments d’exploitation, d’une facture XVIIIe ou XIXe siècle très sobre, sont encore visibles sur le site.
Édifices religieux[modifier]
- L’ancienne église XVe siècle, détruite en 1944, a été remplacée par l’église Sainte-Marie-Madeleine 1955 : décor en fer forgé.
- Chapelle Saint-Jacques-Majeur de l'hôpital
- Statue de la Vierge de 1891.
- Temple protestant fin XIXe siècle.
- Synagogue construite en 1955, en remplacement de celle détruite en 1940.
- Cimetière israélite construit fin XIXe siècle.
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Les comtes de Ficquelmont, grande famille de l'ancienne noblesse lorraine toujours existante[9] dont Dieuze fut l'une des résidences, dont:
- le comte Charles Louis de Ficquelmont, Ministre-président de l’Empire d’Autriche, né à Dieuze en 1777.
- Musculus (Wolfgang) : théologien réformateur, né à Dieuze en 1497.
- François de Lorraine (1599-1672), ancien évêque de Verdun, est mort à Dieuze en 1672.
- Louis-Gabriel de Gomer : inventeur des mortiers à la Gomer, député au États généraux de 1789; décédé à Dieuze le 30 juillet 1798.
- Charles Hermite : mathématicien et académicien, né à Dieuze en 1822.
- Edmond About : écrivain et académicien né à Dieuze en 1828.
- Arthur Arnould: écrivain, membre de la Commune de Paris (1871), né à Dieuze en 1833.
- Gustave Charpentier : compositeur et académicien, né à Dieuze en 1860.
- Émile Friant : peintre et académicien, né à Dieuze en 1863.
- Lucien Rouzet : physicien et inventeur français, créateur notamment d’un système de TSF en 1912, né à Dieuze en 1886.
- Richard von Bothmer ( 1890 - 1945 ), général de brigade allemand, né à Dieuze en 1890[10].
- Burkhart Müller-Hillebrand (1904 - 1987), général allemand, né à Dieuze en 1904.
Notes et références[modifier]
- P.M. Barbichon:Dictionnaire complet de tous les lieux de la France et de ses colonies, Tétot frères, Paris, 1831 (p.749)
- Friedrich Bull: Statistischen Landesamt fur Elsass-Lothringen, Straßburg, 1912.
- Recensement préfectoral de 1994 sur les dates de libération
- Résultats du recensement de la population - Dieuze, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- http://www.beskid.com/robardet.html, site Beskid
- Le Républicain lorrain, Découvrir le pays du Saulnois. 3. Dieuze, supplément Un été en Moselle, août 2009
- Descendance au sein des familles Marie de Ficquelmont et Clary-Aldringen et, par adoption simple datant de 1991, les Albis devenus Albis de Ficquelmont.
- Richard Bothmer ( 27 mai 1890, Dieuze - 10 mars 1945, Jüngsdorf bei Oberpleis) : Generalmajor, le 01.12.1944.Generale nach Namen B - Lexikon der Wehrmacht
Voir aussi[modifier]
ses étangs, sa place du marché et son lycée