Porcelette

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Porcelette
La façade de l'église de la Sainte-Croix
La façade de l'église de la Sainte-Croix
Blason de Porcelette
Blason
Logo
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Forbach
Canton Saint-Avold-1
Intercommunalité Communauté de communes du pays naborien
Maire
Mandat
Eddie Muller
2014-2020
Code postal 57890
Code commune 57550
Démographie
Gentilé Porcelettois
Population
municipale
2 556 hab. (2011)
Densité 190 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 09′ 26″ N 6° 39′ 23″ E / 49.1572222222, 6.6563888888949° 09′ 26″ Nord 6° 39′ 23″ Est / 49.1572222222, 6.65638888889  
Altitude Min. 213 m – Max. 342 m
Superficie 13,44 km2
Localisation

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Porcelette

Porcelette est une commune française située dans le département de la Moselle en Lorraine. Elle est localisée dans la région naturelle du Warndt et dans le bassin de vie de la Moselle-est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Porcelette se situe entre les agglomérations de Saint-Avold et de Creutzwald, au cœur d’une profonde vallée entourée de forêts, dans le massif du Warndt.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Du patronyme Porcelet + e, doit son nom à M. des Porcelets de Maillane, évêque de Toul[1].
  • Porceletz (1628), Porcelet (1688), La Porcelette (1756), La Pourcelette (1756), Porzelet (1915–1918), Grünwald (1940–1944).
  • En francique lorrain : Porzelett.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les vestiges d’une voie romaine ont été découverts sur le ban de la commune, menant au village voisin de Boucheporn, centre important de production de céramique sigillée durant l’époque gallo-romaine. De plus, une nécropole gallo-romaine se situe sur son ban, ce qui confirme une occupation du lieu depuis l’Antiquité.

Le nom du village rappelle celui de son fondateur, Jean des Porcelets de Maillane, évêque de Toul et abbé commendataire de l’abbaye bénédictine de Saint-Avold (1581-1624). Le sanglier présent sur le blason du village rappelle également les armoiries de la famille des Porcelets. Le terrain sur lequel est fondé le village de Porcelette appartenait aux domaines fonciers de l’abbaye de Saint-Avold, dont Mgr des Porcelets de Maillane autorise le défrichement pour les promoteurs notables de Boucheporn et Saint-Avold, contre certaines redevances. Ainsi est créé sur le domaine royal de chasse de l’évêque de Metz, en 1611, un village d’une trentaine de maisons, au lieu-dit Krienwald ou Crewald. En 1621, on compte déjà cinquante-cinq chefs de famille, bourgeois, laboureurs, propriétaires et journaliers.

La guerre de Trente Ans (1618-1648) décime la localité et ce n’est qu’après le traité de Nimègue de 1678 et le traité de Ryswick en 1697 que la paix s’installe de façon durable dans la région. Le repeuplement et la réorganisation foncière peuvent alors se rétablir. Durant la révolution de 1789, le village fait partie du district de Sarrelouis, qui prend le nom de Sarrelibre. Il dépend tour à tour du canton de Berus en 1790, de Bisten-en-Sarre en 1795, de Sarrelouis en 1802 et enfin de Bouzonville en 1815. Ce n’est qu’en 1829 qu’il est définitivement rattaché au canton de Saint-Avold, avec le village de Diesen comme annexe de 1811 à 1954.

Après l’annexion de l’Alsace-Moselle au Reich en 1871, les mouvements migratoires s’accélèrent vers les colonies et vers la région parisienne. Durant les deux guerres mondiales, la germanisation et l’évacuation provoquent la dispersion d’un grand nombre d’habitants dans toute la France, et ce jusqu’à la libération en 1945. Le nom de la commune en allemand est Grünwald.

Depuis 1950, l’expansion des Houillères du Bassin de Lorraine, puis la création de la plate-forme chimique à Carling-Saint-Avold, apportent la prospérité et dynamise l’urbanisation par la création de plusieurs lotissements. Le puits de Vernejoul, dont les travaux débutent en 1954, est opérationnel dès 1959, mais la conjoncture économique de l’époque le maintiendra à l’arrêt. Il sert cependant de puits d’aération pendant de longues années. Transformés en centre aéré dans les années 1960, les bâtiments accueillent pour la journée les enfants du personnel des HBL, des villages et cités du bassin houiller. Démonté et reconstruit entre 1980 et 1985, il sert de puits principal de remontée du charbon, pour l’unité d’exploitation de la Houve. Un lavoir ultra moderne est également installé à proximité. Ces installations fonctionnent jusqu’en 2004, fin de l’exploitation minière.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la commune de Porcelette

"De gueules à la crosse d'or et à l'épée basse d'argent, garnie d'or posées en sautoir, surmontées d'une lampe de mineur d'argent, allumée du champ, un sanglier de sable brochant sur le tout." [2],[3] Porcelette possède également un logo depuis 2008.

Logo de la commune de Porcelette

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Les maires de la commune depuis la Révolution française[2].

Maires depuis la Révolution française[2]
Période Identité Étiquette Qualité
1792   Hénin Nicolas    
An VIII (1800)   Jean-François Couturier    
1808 1812 Hénin Nicolas    
1813 1824 Genvot Charles (Genevaux)    
1824 1829 Hénin Nicolas (fils)    
1829 1830 Muller Pierre    
1830 1837 Weber Mathias    
1837 1843 Kirchmann Jean    
1843 1848 Dorr Jean-Pierre    
1848 1852 Wagmann Julien    
1852 1855 Genvo Nicolas (Genevaux)    
1855 1858 Dorr Louis    
1858 1871 Ney Pierre    
Les données manquantes sont à compléter.
Maires sous l’occupation allemande (maires nommés)[2]
Période Identité Étiquette Qualité
1871 démissionne Genvot Henry (Genevaux)    
1872 1873 Lambert Nicolas    
1873 1876 Dorr Jean-Georges    
1876 1879 Bourger Jean    
1879 1881 Hochard Nicolas    
1881 1883 Baldauff Jean    
1883 1886 Déchoux    
1886 1889 Baldauff Jean    
1889 1897 Dorr    
1897 1900 Dorr    
1900 1902 Genevaux    
1902 1911 Fischer Nicolas    
1911 1920 Nicolas Pierre    
Les données manquantes sont à compléter.
Maires élus (depuis 1920)[2]
Période Identité Étiquette Qualité
1920 1932 Wermeister Henri    
1932 1940 Genevaux Nicolas    
1940 1945 La commune est rattachée à L'Hôpital
et administrée par le commissaire allemand Edelmann
   
1945 1953 Auguste Baroth    
1953 1981 Pierre Baroth    
1981 2008 René Olier SE  
2008 en cours Eddie Muller SE  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 556 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871 1875
532 654 902 1 146 1 192 1 102 1 156 1 058 1 137
1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921 1926
1 132 1 001 1 058 1 036 1 098 1 250 1 326 1 325 1 443
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
1 463 1 453 1 503 1 183 1 553 1 659 1 918 2 097 2 322
1999 2006 2008 2011 - - - - -
2 458 2 466 2 469 2 556 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Passage d'une voie romaine.
  • Nécropole gallo-romaine.
  • Moulin de Porcelette.
  • Puits de Vernejoul.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Chapelle Notre-Dame
  • L'église Sainte-Croix est construite dans le style néogothique entre 1885 à 1887, avec des plans de l'architecte C. Wahn[6]. Elle est érigée sur l’emplacement d’un premier édifice datant de 1622, dont seuls la tour-clocher subsiste, bien que consolidée et agrandie durant le XVIIIe siècle. Il s’agit d’un édifice de type église-halle de style néogothique, de plan allongé avec trois vaisseaux. L’église est couverte d’une voûte d’ogives et d’un toit à longs pans, avec croupe et flèche polygonale.
  • La chapelle Notre-Dame est reconstruite en 1826, à l’emplacement d’un édifice qui est dit ruiné en 1751, avant d’être très restaurée en 1884. Il s’agit d’un édifice en grès et pierre de taille, couvert d’un toit à longs pans avec croupe[7].
  • Une croix de chemin, au lieu-dit Neugelande auf der Hohe, date en 1740. Elle est érigée au carrefour d’anciens chemins, en un lieu alors appelé Glockenberg et réputé pour être le lieu des supplices[8].

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Le complexe sportif et le terrain de football avec tribune.
  • La salle polyvalente et la salle paroissiale Sainte-Barbe.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Article connexe : Famille des Porcellets.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Ham-Sous-Varsberg Diesen Rose des vents
Boucheporn N
O    Porcelette    E
S
Longeville-Lès-Saint-Avold Saint-Avold

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Toponymie générale de la France: Tome 3, Formations dialectales - Ernest Nègre.
  2. a, b, c, d, e et f Abbé N. Baroth, Porcelette Cité du Warndt et son ancienne annexe de Diesen, villages agricoles reconvertis en cités minières, 1968.
  3. Blason de PORCELETTE, U.C.G.L. Union des Cercles Généalogiques Lorrains.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  6. Description de l’église paroissiale dans la base de données du ministère de la culture.
  7. Description de la chapelle Notre-Dame dans la base de données du ministère de la culture.
  8. Description de la croix de chemin dans la base de données du ministère de la culture.
  9. Biographie de Jean-Pierre Couturier, Assemblée nationale.