Augny

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Augny
La mairie.
La mairie.
Blason de Augny
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Metz-Campagne
Canton Montigny-lès-Metz
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Metz Métropole
Maire
Mandat
François Henrion
2014-2020
Code postal 57685
Code commune 57039
Démographie
Gentilé Aunéens
Population
municipale
2 204 hab. (2011)
Densité 147 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 03′ 34″ N 6° 07′ 19″ E / 49.0594444444, 6.12194444444 ()49° 03′ 34″ Nord 6° 07′ 19″ Est / 49.0594444444, 6.12194444444 ()  
Altitude Min. 165 m – Max. 361 m
Superficie 14,98 km2
Localisation

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Liens
Site web augny.com

Augny est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine. La physionomie du petit village lorrain a profondément évolué en raison de son contexte « péri-urbain » : au porte de la ville de Metz et au bord de la zone Actisud.

Ses habitants sont appelés les Aunéens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.
Rose des vents Moulins-lès-Metz Rose des vents
Jouy-aux-Arches N Marly

Cuvry

O    Augny    E
S
Corny-sur-Moselle Féy Coin-lès-Cuvry

La commune possède comme écart Neufchâtel-devant-Metz (ou Châtel-Saint-Blaise). La commune possédait comme écarts le hameau de Châtel-Saint-Blaise les fermes de Brabant, Olry, Fristot, Prayelle, Noirville et Ancillon et le château de Grosyeux.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • 857 : Avignaco ou Aviniago.
  • 1793 : Augny
  • 1915-1918 : Auning
  • 1940-1944 : Auningen

Histoire[modifier | modifier le code]

Village du Pays messin. Anciennement « Auvinacum » à l’époque gallo-romaine. Fief seigneurial partagé en six seigneuries. Dépendait de l’ancienne province des Trois-Évêchés. Siège célèbre tenu par les habitants d’Augny à la tour Saint-Benoît, en 1444, contre les Ecorcheurs de Charles VII de France.

Dès avant la Révolution française, une communauté juive importante était présente. Certains de ses membres acquittaient les plaids annaux. Son importance est attestée par la présence d'une synagogue rasée par les nazis lors de la deuxième annexion et son cimetière. Celui-ci servait aussi bien que pour les Juifs d'Augny que pour ceux de Marly tout proche. Dès 1790 de nombreuses familles migrent vers Montigny-lès-Metz tout proche puis vers Metz.

Comme les autres communes du département de la Moselle, Augny est annexée en 1871 à l’Empire allemand. Sur une partie des terrains de la commune, fut installée vers 1900 une base de zeppelins. La base de zeppelins devint un terrain d’aviation militaire pour l’armée allemande peu avant la Première Guerre mondiale. Tous les As allemands de l’époque passèrent par cette base entre 1914 et 1918. Les Français reprendront le terrain militaire en 1918 et réaménageront la base aérienne. Compte tenu de sa proximité avec la base aérienne, le village fut détruit à 80 % par les bombardements américains de 1944.

La Base aérienne 128 Metz-Frescaty qui fut réaménagée sur ces terrains militaires après la guerre, a fermé ses portes en 2012.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La tour Saint-Benoît.
Modèle:Élu Début =1959 = Fin 1971 Alphonse KIFFER
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Georges Obelliane    
1989 2001 Jean-Charles Gimbert    
mars 2001 2006 Jean Dziedzic    
2006 en cours François Henrion UMP  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 204 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
719 760 592 649 696 656 655 660 639
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
623 604 583 583 611 647 697 566 498
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
644 650 709 455 676 1 074 1 148 1 390 1 503
1990 1999 2004 2006 2009 2011 - - -
1 576 1 738 2 467 2 478 2 245 2 204 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Le village est réputé pour sa zone commerciale : la zone Actisud[4].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Porte de la ferme-château de Grosyeux.
  • Traces de l’aqueduc romain de Gorze à Metz.
  • Ferme-château de Prayelle XIIIe, remaniée : une porte et une fenêtre à arc trilobé, salle du rez-de-chaussée voûtée d’ogives 15e.
  • Ferme-château de Grosyeux 16ème (MH), logis remaniés 18e et 19e ; quatre tours rondes.
  • Château d’Augny XIVe, remanié 17e et 19e : bâtiment rectangulaire à trois étages.
  • Ancien château fort Saint-Blaise, réduit en ruines par les Messins en 1543 ; le donjon subsiste jusqu’en 1809 ; les derniers vestiges disparurent à la fin du XIXe siècle.
  • La tour Saint-Benoît : nombre d'habitants du village se réfugièrent et siégèrent dans cette tour en 1444 lors de combats contre les « écorcheurs » de Charles VII qui pillaient le village[4].
  • Cimetière israëlite, du milieu du XIXe siècle.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Ancienne église Saint-Jean-Baptiste fortifiée de 1489 a été reconstruite en néo-gothique en 1867, et restaurée après les graves dommages de la Seconde Guerre mondiale.
  • Chapelle de Grosyeux : statue en bois de saint Roch, XVe ; statue dorée de la Vierge en bois, XVIIIe.
  • Chapelle du collège privé en Domaine de Mazenod.
  • Synagogue qui s'élevait au numéro 10-12 rue de Fey. Celle-ci fut aliénée en 1924. Il n'en reste aucun vestige.

Ouvrages militaires[modifier | modifier le code]

  • Le fort Saint-Blaise appartenant au "groupe fortifié Verdun" ( Feste Haeseler ) sur la seconde ceinture fortifiée de Metz.
  • bunker situé rue de Metz : il servait à l'époque de centrale téléphonique aux Allemands[4].

Lieux[modifier | modifier le code]

Domaine de Mazenod[modifier | modifier le code]

Le domaine a été construit au XIXe siècle par les pères Oblats.

Il sert de collège privé jusqu’à sa fermeture et la fusion avec le collège de Cuvry en 2002.

La municipalité rachète la propriété en 2004 ainsi qu’une partie du parc attenant (une douzaine d’hectares). Le Cercle Saint-Jean et les associations qui lui sont rattachées s’installent dans les lieux.

La municipalité souhaite réhabiliter la chapelle en lieu de représentation pour les artistes et accueillir une maison de la DDASS. Elle a agrandi le parking et désire également agrandir le parc avec l’aide d’un paysagiste[4].

Ferme de Mazenod[modifier | modifier le code]

Une ferme près du domaine de Mazenod est reconstruite après la Deuxième Guerre mondiale pour remplace la ferme initiale, entièrement rasée lors des bombardements. Elle était exploitée par les pères Oblats qui vivaient au domaine depuis 1922 en semi-autarcie alimentaire (étable, écurie, porcherie, poulailler, menuiserie, caves et remises, stocks de paille, grain, foin et de bois). Des chambres étaient aménagées, seuls pièces encore utilisées dans les dernières années d’existence du collège.

Suite à l’acquisition du domaine par la municipalité, le bâtiment de la ferme de Mazenod a fait l'objet d'une réhabilitation complète pour accueillir le complexe municipal Jean-Dziedzic (investigateur du projet et maire de l’époque) : salle omnisports au premier étage, services techniques municipaux et salle réservée aux jeunes (avec coin cuisine et espace rencontre) au rez-de-chaussée[4].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.genealogie-metz-moselle.fr/montigny/augny.html
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. a, b, c, d, e et f Le Républicain lorrain, En passant par… La face cachée d’Augny, dimanche 21 mars 2010, p. 10.