Longeville-lès-Saint-Avold

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Longeville-lès-Saint-Avold
Rue des alliés
Rue des alliés
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Boulay-Moselle
Canton Faulquemont
Intercommunalité Communauté de communes du District de Faulquemont
Maire
Mandat
Suzanne Thielen-Kalis
2014-2020
Code postal 57740
Code commune 57413
Démographie
Population
municipale
3 784 hab. (2011)
Densité 154 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 07′ 00″ N 6° 38′ 23″ E / 49.1167, 6.6397 ()49° 07′ 00″ Nord 6° 38′ 23″ Est / 49.1167, 6.6397 ()  
Altitude Min. 228 m – Max. 411 m
Superficie 24,54 km2
Localisation

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Longeville-lès-Saint-Avold est une charmante commune française située dans le département de la Moselle. Localisée dans la région naturelle du Warndt et dans le bassin de vie de la Moselle-est, elle comptait 3 784 habitants au dernier recensement de 2011.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à environ quatre kilomètres de Saint-Avold et à trente-huit kilomètres de Metz. Elle se situe dans une vallée du massif forestier franco-allemand du Warndt. Le cours d’eau de la Rosselle prend sa source sur le territoire de la commune, avant de se diriger vers Saint-Avold, Hombourg-Haut puis Forbach et de passer en Allemagne, où elle confluera avec la Sarre.

Réserve naturelle[modifier | modifier le code]

Depuis 1985, Longeville-lès-Saint-Avold abrite aussi une réserve naturelle volontaire de 79 hectares pour les chiroptères, la première créée en France par le ministère de l’Environnement. En effet, les sites dits du Haut Bois et du Castelberg sont creusés de grottes qui servent de refuges hivernaux aux chauves-souris. Quatorze espèces sont présentes, dont le Grand rhinolophe, le Grand murin, le Vespertilion à oreilles échancrées, le Vespertilion de Bechstein et la Barbastelle d’Europe.

Les mines de Longeville-lès-Saint-Avold[modifier | modifier le code]

La mine du Haut-Bois est une ancienne mine de cuivre exploitée dans les couches intermédiaires du grès du Trias inférieur et fermée en 1864[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

On retrouve la trace de la commune dès le XII ème siècle, dans les actes de l’évêque de Metz. Longeville est alors connue sous le nom de Longavilla en 1180, ce qui signifie littéralement le long domaine. En 1314, ce nom se précise avec le rajout de Longavilla Juxta Sanctum Martinum in Glandaria, autrement dit Longeville de Saint Martin à la Glandière. En 1869, la commune prend le nom que l’on connait désormais, Longeville-lès-Saint-Avold, pour se distinguer de ses homonymes. Toutefois, à la suite de l’annexion allemande de 1870, ce nom sera à nouveau changé en "Lubeln", nom également utilisé par habitants parlant encore le francique Mosellan (Platt) . Contraire à d’autres communes mosellanes, la commune retrouve son nom français dès 1918 mais sera rebaptisée Langsdorf entre 1940 et 1944.

  • Locum Glanderia (587), Locum Villelonge (1000), Longixdorf (1179), Longavilla (1180), Longavillen (1344), Longaville & Lungenfeld (1416), Longauillen (1462), Longfillen et Lungenfeldt (1486), Longenfelt (1497), Lungeville en Allemaigne (1502), Lungenfeldt (1594), Langendorf (XVIIIe siècle), Longeville-lès-Saint-Avold (1801 & 1869), Lubeln (1871-1918), Langsdorf (1940–44), Longeville-lès-Saint-Avold (1944)[2].
  • Lungenfeld[3] en allemand, Lubeln en francique mosellan et Luuwle en francique rhénan.

Sobriquets[modifier | modifier le code]

  • Anciens sobriquets désignant les habitants[4]: Die Grumbiren Pitscher (ceux qui font péter/éclater les pommes de terre); Die Lubler Grumbiren Schnapser (les buveurs d'eau-de-vie de Longeville).

Hameau disparu[modifier | modifier le code]

Berg est une localité disparue qui se trouvait située près de Longeville-lès-Saint-Avold[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des vestiges gallo-romains, découverts sur le ban de la commune, témoignent de l’ancienneté de l’occupation du site, confirmée par la présence d’un centre important de production de céramique sigillée situé dans le village voisin de Boucheporn.

La localité se développe autour du vaste domaine d’une abbaye bénédictine, fondée au VIe siècle et nommée Saint-Martin-de-Glandières. Au Moyen Âge, Longeville dépend de l’ancienne province de Lorraine. L'avouerie était un fief lorrain, rattachée au royaume de France depuis 1766.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Longeville-lès-Saint-Avold peut être considérée comme une ville martyre. Près de 150 jeunes réfractaires et résistants seront déportés. Certains seront abattus par l'occupant[6].

Cultes[modifier | modifier le code]

L’ancienne abbaye bénédictine Saint-Martin-de-Glandières est fondée par le duc d’Aquitaine, Bodagiste[7], vers 587. En 1215, l’abbé Vulperus ajoute un hôpital au bâtiment. Mais les attaques et les pillages successifs par les troupes d’Albert de Brandebourg en 1552, par les Suédois en 1635, les troupes de Turenne et enfin par les Luxembourgeois en 1672, ruineront le monument. Il faut donc attendre 1685 et l’aide de Louis XIV pour que Don Hilario de Bar restaure l’abbaye.

La Révolution française condamne le clergé et, en 1792, le bâtiment est vendu à Charles Frédéric Durbach pour la somme de 101 000 livres. La bibliothèque monastique est transférée à Metz[7], tandis que le nouveau propriétaire détruit l’église abbatiale et construit une distillerie de pommes de terre, grâce à l’argent gagné après la vente des matériaux et biens de l’Église. En 1905, l’abbaye est revendue à l’évêché de Metz, qui le confie à l’ordre franciscain. Un terrible incendie ravage le bâtiment en 1937, mais grâce à l’aide de la population, il est entièrement rénové en moins de deux ans. Après la Libération, les moines continuent la réhabilitation et construisent une chapelle. Le monument est finalement vendu à la caisse primaire d’assurance maladie de Thionville en 1954 et devient ainsi la maison de repos et de convalescence Notre-Dame de la Paix, agréée depuis 1986[7].

L’église paroissiale catholique, dédiée à saint Magne, est construite en 1740. Un orgue remarquable, œuvre du facteur allemand Rivemach, est alors installé[7]. L’édifice est agrandi en 1889, dans le style néogothique. La paroisse de Longeville-lès-Saint-Avold fait aujourd'hui partie de la Communauté de Paroisses de Saint-Martin-des-Glandières.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 en cours Robert Webert Sans  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 784 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
1 448 1 596 1 709 1 702 2 153 2 148 1 897 1 941 1 855
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
1 827 1 851 1 696 1 636 1 609 1 657 1 759 1 801 1 769
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 792 1 915 2 066 2 015 2 564 3 096 3 170 3 372 3 664
1990 1999 2006 2008 2011 - - - -
3 690 3 750 3 758 3 761 3 784 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Longeville comptait[Quand ?] 135 entreprises, en majorité des PME et des artisans.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Vestiges gallo-romains.
  • Vestiges d’une forteresse médiévale.
  • Caves troglodytes.
  • Abbaye Saint-Martin-des-Glandières. Son aspect actuel est du XVIIe siècle avec l'ancienne enceinte. L'abbaye sert aujourd'hui de maison de repos et de convalescence. L'abbaye est entourée d'un vaste parc arboré.
  • Salle Saint-Martin. L'entrée principale est surmontée d'une statue de Saint Martin.
  • Mairie.
  • Demeures anciennes.
  • Fresque murale de l'ancien village, rue Principale.
  • Monuments aux morts.
  • Monument érigé près de l'église en mémoire des résistants de Longeville-lès-Saint-Avold.
  • Mémorial des déportés et des résistants (érigé près de la D603).
  • Presbytère catholique, situé près de l'église Saint-Magne. Il a été construit en 1913. L'entrée est ornée d'une croix de Lorraine.
  • Maison forestière.
  • Behrmuhle (Écart de la commune).
  • Finseling (ferme ruinée).
  • Wingerthal, village ou lieu-dit de la commune, aujourd'hui disparu.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Un Christ de pitié du XVIe siècle dans la chapelle du cimetière.
  • L’église paroissiale Saint-Magne, de style néogothique, date de 1740. Elle est transformée et agrandie en 1889 en style néogothique. Orgues de Rivemach, vitraux, autels, chaire sculptée. Photo* Calvaires.
  • Grotte de Lourdes.
  • Chapelle de l’abbaye, aménagée dans le cellier au XXe siècle et la crypte est construite en 1950.
  • La chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours est édifiée en 1884 dans l’écart de Kleindal.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saint Digne, abbé.
  • Saint Oudon (Undon), abbé.
  • Arnoul (Arnold) Bodogisel, considéré comme 3e abbé et fondateur de l'abbaye Saint-Martin-des-Glandières.
  • Duc de Boufflers, abbé commendataire de l'abbaye Saint-Martin-des-Glandières dès 1752.
  • Olivier Bietzer, 2e meilleur français aux barres parallèles en 1987.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Kunzler, Les cahiers Lorrains no 4, 1988.
  2. Dictionnaire topographique de l'Ancienne Moselle
  3. Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  4. Cercle "Die Furbacher" - Histoire locale de Forbach n°62 - 2008
  5. Émile Lickenheld, Archäologisches Repertorium der Kreise Forbach und Saargemünd, article "Berg" page 23, Verlag der "Stimmen aus Lothringen", imprimerie L'Écho de l'Est (Bürger Zeitung), Forbach 1932.
  6. Site de la Fondation de la Résistance [1]
  7. a, b, c et d Histoire de Longeville sur un site personnel.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011