Manom

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Manom
La mairie
La mairie
Blason de Manom
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Thionville-Est
Canton Yutz
Intercommunalité Communauté d'agglomération Portes de France-Thionville
Maire
Mandat
Jean Klop
2008-2014
Code postal 57100
Code commune 57441
Démographie
Gentilé Manomois
Population
municipale
2 618 hab. (2011)
Densité 252 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 22′ 11″ N 6° 11′ 20″ E / 49.3697222222, 6.18888888889 ()49° 22′ 11″ Nord 6° 11′ 20″ Est / 49.3697222222, 6.18888888889 ()  
Altitude Min. 148 m – Max. 245 m
Superficie 10,39 km2
Localisation

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Manom est une commune française située dans le département de la Moselle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Hettange-Grande Garche, Kœking Rose des vents
Thionville N Yutz, Basse-Ham
O    Manom    E
S
Thionville

Toponymie[modifier | modifier le code]

Manom[modifier | modifier le code]

Ancien noms[1], [2]: Monheim en 1050, Munchem en 1270, Monheim en 1290 Monheim proche Thionville en 1290, Munheim au XIIIe siècle, Manhefen en 1341, Monehem et Monhem au XIVe siècle, Monheim en 1448, Moenhem en 1473, Moenheym en 1501, Manhem en 1525, Monhem en 1537, Monchem, Monchen et Mounhoffen en 1544, Monhoven en 1572, Manome en 1582, Manhovven au XVIIe siècle, Manhoffen en 1606, Manome en 1676, Monem et Monom en 1681, Monhoffen au XVIIIe siècle, Manum en 1706, Manom en 1793.

  • En Francique Lorrain: Monuwen, Munnowen et Munnuewen dans les villages situés plus au nord de Thionville[2].
  • En luxembourgeois: Munhowen (qu'on trouve comme nom de famille, notamment au Grand-Duché de Luxembourg).
  • En allemand: Munhoven[1], Monhofen (1871-1918).

la Grange[modifier | modifier le code]

Anciens noms[3]: Scheuren en 1340, la Grange-es-Luxembourk en 1350, Schuren en 1382, Schure en 1388, Schuren en 1440, Grangia en 1453, Schueren en 1459, Scheuwren en 1466, Schüren en 1581, Scheueren en 1589, Scheu-Ren en 1592, Scheuren en 1621, Scheuern, Scheueren et Scheuren au XVIIe siècle.
La forme française La Grange ou Lagrange apparait à partir du XVe siècle.
Suite à l'annexion, le hameau retrouve son nom germanique de Scheuern qu'il reperd en 1918.
Le toponyme Scheuern vient de l'allemand Scheuer (la grange). La forme du moyen-haut-allemand Schiure et celle du vieux-haut-allemand Sciura expliquent bien les anciennes formes du Moyen Âge.

Maison-Rouge[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Archéologie[modifier | modifier le code]

  • Vestiges de faune périglaciaire contemporaine de l'homme du Paléolithique (molaire et fragment de défense de Mammuthus Primigenius, prémolaire de Caelodonta Antiquitatis).
  • Paléosol du Néolithique ancien danubien avec herminette en pierre polie..
  • Gisement du Néolithique ancien (dominant) avec céramique rubanée, outils en silex taillé, fragment de meule.
  • Paléosol de l'Age du Bronze, foyer d'essartage, fosse et trous de poteaux (structure du Bronze final 1 A), épingle en bronze...
  • Chemin protohistorique.
  • Céramiques des deux Ages du fer. Sépultures laténiennes avec fer de lance.
  • Urnes cinéraires de période indéterminée.
  • Sépultures mérovingiennes.

Histoire récente[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1659 (Traité des Pyrénées), le village dépendait du duché de Luxembourg (souvent qualifié de "province" au sein des Pays-Bas espagnols) et faisait partie de la seigneurie de Meilbourg.

Le château de la Grange fut le siège d'une seigneurie luxembourgeoise : la seigneurie de la Grange encore appelée seigneurie de Manom. Celle-ci comprenait la cense de Weltershof ou Schauwenburg, actuellement incluse dans la commune de Hettange-Grande, une partie du village de Manom, le château et la ferme de la Grange, une partie du village de Garche ainsi que la cense de Freihof à Êlange.
La seigneurie de la Grange apparaît à l'origine partie intégrante de la seigneurie de Meilbourg et restera longtemps e à celle-ci. Ce n'est qu'en 1467 qu'elle deviendra une seigneurie à part entière du Duché de Luxembourg. Le premier seigneur de la Grange connu est Guillaume de Scura dit Von Schure ou Scheure, cité en 1106. Le nom de la Grange apparaît à cette époque sous sa forme germanique ancienne Scura ou encore Scuria/Schure.

Au lieu dit la Maison-Rouge, dans la nuit de 17 au 18 février 1814, un détachement de la garnisson de Metz alla surprendre un poste de cosaques. Huit hommes et l'officier qui commandaient le poste furent sabrés. Sept autres furent ramenés prisonniers.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 mars 1989 Sylvie de Selancy    
mars 1989 mars 2008 Gilles Kuntz    
mars 2008 en cours Jean Klop    

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Manom est jumelée avec:

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 618 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
581 599 635 713 885 848 893 903 1 051
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
879 874 904 947 1 033 1 118 1 298 1 401 1 390
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 524 1 587 1 683 1 584 1 695 2 062 2 054 2 065 1 806
1990 1999 2006 2007 2011 - - - -
2 624 2 721 2 641 2 630 2 618 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5])
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • L'annexe de Maison-Rouge situé sur la route de Luxembourg, entre la Grange et Hettange-Grande.
  • L'annexe de la Grange comprend le château et une ferme, les maisons situées sur la route nationale et les maisons situées sur la rue de la Barrière.
  • passage d’une voie romaine ;
  • traces d’un aqueduc dans le bois de la Grange ;
  • Le Jardin des Prairiales qui entoure le Château de La Grange, inauguré en 2009 ;
  • château Sainte-Marie : du château primitif construit au XVIIe siècle ne subsiste que le pigeonnier ; le corps de logis et les parties agricoles sont reconstruites au milieu du XIXe siècle ; laissés à l’abandon depuis le milieu du XXe siècle, tous les bâtiments sont aujourd’hui en ruines ;
  • mausolée au bois de Manom
  • brasserie Saint-François, puis de la Grange ; établie en 1772 ; subsistent de cette époque le logement patronal, qui semble avoir succédé à un relais de poste, et l’entrepôt séchoir à houblon. Considérablement augmentée dans la 2e moitié du XIXe siècle par adjonction de trois cheminées d’usine en brique (détruites), d’une chaufferie et d’ateliers de fabrication (vestiges). L’usine est désaffectée depuis 1928. Un monte-charge (disparu) acheminait les fûts de bière depuis l’atelier de fabrication jusqu’aux caves (comblées en partie). Il existait une glacière sous l’atelier de fabrication.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • église paroissiale de L’Assomption construite au XVe siècle dont il subsiste le chœur, la chapelle nord et l’ossuaire. Nef agrandie en 1752. Nef et transept reconstruits en 1868, néo-gothique : Vierge à l’Enfant XVIe siècle, confessionnaux XVIIe siècle.
  • ancien ossuaire, 4e quart XVIIe siècle.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Albert-Louis Piernet, Munnowen - Revue Hemechtsland a Sprooch, n° 1, Editions H a S, 1983, Manom
  • Alain Simmer, Le Nord du département de la Moselle à l'époque mérovingienne, in Revue Archéologique de l'Est et du Centre-Est, tome XXXVIII fasc. 3-4. Éditions du CNRS, 1987, Dijon.
  • Romain Wagner, Manom, un fer de lance laténien inédit, in Hënt, revue culturelle d'études du Luxembourg français, n° 2-3, Editions H a S, 1988, Manom.
  • Patrice Peiffer, Romain Wagner, Pré et Protohistoire dans le bassin de la Kieselbach, compte rendu des prospections et fouilles à Garche, Hettange-Grande, Kanfen, Manom, Oeutrange, Soetrich, Volmerange (Est), Zoufftgen (Sud), publication de la Société Nord-Mosellane de Pré et Protohistoire, 1997, Hettange-Grande.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bouteiller - Dictionnaire topographique de la Moselle, rédigé en 1868
  2. a et b mairie de Manom - origine de Manom
  3. a, b, c, d et e mairie de Manom - Annexes
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011