Lorquin

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Lorquin
Église Exaltation-Sainte-Croix.
Église Exaltation-Sainte-Croix.
Blason de Lorquin
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Sarrebourg
Canton Lorquin
Intercommunalité Communauté de communes des Deux Sarres
Maire
Mandat
Jean-Pierre Jully
2014-2020
Code postal 57790
Code commune 57414
Démographie
Population
municipale
1 310 hab. (2011)
Densité 149 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 40′ 12″ N 6° 59′ 51″ E / 48.67, 6.997548° 40′ 12″ Nord 6° 59′ 51″ Est / 48.67, 6.9975  
Altitude Min. 260 m – Max. 441 m
Superficie 8,77 km2
Localisation

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Lorquin est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Rose des vents Neufmoulins Xouaxange Hermelange Rose des vents
Landange N Nitting
O    Lorquin    E
S
Aspach Laneuveville-lès-Lorquin Métairies-Saint-Quirin

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Anciens noms[1] , [2] , [3] : Lorchinga, Lorching, Lorchinges (1128); Lorchiging (1153); Lorching et Lorking (1168); Lorechingen (1258); Lorchinge (XIIIe siècle); Lorchingen (1310 & 1323); Lorchingen (XVe siècle); Lorkin (Notice de la Lorraine); Lorquin (1793); Lörchingen (1871-1918).
  • En francique lorrain : Lëëschinge[4], en lorrain roman : Louonrkin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville est en allemand : Lœrchingen[3] / Lörchingen. La terminaison -ingen rappelle la colonisation francique, mais cité en 699 la première fois comme Launarigo. La population est francophone depuis le repeuplement après la Guerre de 30 ans. Lorquin est le siège d'un prieuré bénédictin de Senones au XIIe siècle. Elle devient le siège d'une baronnie lorraine en 1499. Elle est donnée ensuite par le duc Léopold Ier de Lorraine à Marc de Beauvau-Craon, marquis de Craon, qui reçut de l'empereur Charles VI du Saint-Empire le titre de prince d'Empire.

La commune de Lorquin est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918. Après deux générations de paix et de prospérité, la germanisation des esprits est telle que les Mosellans se battent naturellement pour l’Empire allemand lorsque la Première Guerre mondiale éclate. Beaucoup de jeunes gens tomberont sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, mais aussi à l’Ouest, en particulier en France et dans les Flandres. La victoire française en 1918 sera toutefois bien acceptée par les habitants du canton, heureux de retrouver la paix.

La Seconde Guerre mondiale et l'Annexion marqueront plus durablement les esprits. La commune ne sera libérée qu'en novembre 1944[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 mars 2001 Roger Borghi    
mars 2001   Alain Demange    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 310 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 012 1 164 1 132 1 322 1 427 1 389 1 374 1 260 1 260
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
1 120 1 060 1 024 977 892 813 799 748 758
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
770 862 1 106 783 1 343 1 638 1 346 1 790 2 201
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
2 073 1 726 1 479 1 350 1 287 1 218 1 199 1 265 1 310
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Vestiges gallo-romains : vase en or, briques, tuiles.
  • Château de Zufall, qui était situé en bordure de la route départementale 41. Détruit par un incendie accidentel ou provoqué par les troupes françaises au cours de l'hiver 1944-1945, il avait été construit en 1785. Il subsiste la ferme attenante, édifiée en 1702. Celle-ci a été rachetée par un agriculteur exploitant, le parc où se trouvait le château demeurant la propriété des héritiers de la famille Jeannequin. Avant 1785 : ancienne propriété de la seigneurie de Turquestein, puis de la baronnie de Saint-Georges, un premier château aurait été construit au XVIe siècle par les seigneurs de Haussonville de Turkstein (il est mentionné en 1568). Il fut partiellement détruit au cours de la Guerre de Trente Ans. Une ferme et un nouveau château furent construits à son emplacement au XVIIIe siècle
  • Maisons XVIe siècle
  • Centre hospitalier spécialisé en psychiatrie.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Chapelle Sainte-Anne
  • Église paroissiale Exaltation-Sainte-Croix. En 1118 ou 1128, un prieuré dépendant de l'abbaye de Senones fut fondé à Lorquin. La paroisse lui fut soumise ; une église gothique a sans doute été édifiée à cette époque. Des vestiges sculptés du gothique tardif auraient été remployés dans le mur d'enceinte du cimetière, aujourd'hui détruit. L'édifice aurait fait à nouveau l'objet de travaux au XVIe siècle, quand il passa sous le patronage des sieurs de Lorquin ; il en subsiste quelques vestiges. L'église paroissiale de l'Exaltation de la Sainte Croix a été reconstruite en 1749
  • Chapelle Sainte-Anne, érigée en 1809 par les familles Thiry et Seinguerlet et les épouses en reconnaissance du retour de leurs deux fils/époux revenus indemnes des guerres de l'Empire. En 1866, la chapelle a été cédée au Conseil de fabrique de la paroisse de Lorquin. Durant la Seconde Guerre mondiale, l'administration allemande avait prévu de démolir la maison attenante à la chapelle, afin d'y établir un rond-point. Après 1944, le Conseil de fabrique autorisa la surélévation de la maison mitoyenne. En novembre 1970, l'administration donna son accord pour la démolition de la chapelle, afin de faciliter la circulation routière. Cependant, l'édifice bénéficia d'un sursis.
  • Chapelle Notre-Dame-des-Ermites, bâtie au XVIIIe siècle et modifiée au XIXe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Théodore Colle(1734-1807), général des armées de la République et de l'Empire.
  • Jules Crevaux, médecin et explorateur
  • Henri Jeannequin ( 1854-1914 ) Diplomate de carrière.
  • Victor Jeannequin ( 1898-1949 ) Diplomate de carrière, fils du précédent.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mémoires de la Société d'archéologie lorraine - Seconde série (1860)
  2. International Centre of Onomastics - Onoma - Volumes 36 à 37 (2001)
  3. a et b Dictionnaire topographique du département de la Meurthe - Henri Lepage (1862)
  4. Geoplatt
  5. 1944-1945, Les années Liberté, Le Républicain Lorrain, Metz, 1994 (p. 14-15)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011